Mardi 29 octobre 2024 : Edimbourg et la vieille ville
Nous commençons notre séjour par la visite très attendue du Château d’Edimbourg.
J’avais réservé la visite de 11h pour que nous ayons le temps de nous préparer et d’arriver le matin et afin d’y être pour le tir de canon de 13h.
J’avais prévu de monter à Calton Hill en arrivant le matin mais comme nous y sommes allés hier, nous avons du temps avant notre visite de 11h. Nous réorganisons la matinée. Nous prenons de nouveau le tramway. Nous avons pris un billet journalier illimité à 5 livres, valable pour le tram uniquement (il existe également des forfaits bus-tram avec l’application de bus avec des tarifs très intéressants et même des pass à la semaine vraiment pas très chers. Les transports en commun sont très abordables à Edimbourg).
Nous descendons (encore) à Princes’s street, derrière le château d’Edimbourg et nous décidons de visiter Princes street gardens, les jardins situés au pied du château, au nord.
Les couleurs automnales sont superbes et nous avons la chance d’avoir un grand ciel bleu, bien loin de l’atmosphère pluvieuse à laquelle nous nous attendions.
Nous nous approchons de Ross Fontain. Cette fontaine est un lien de rassemblement l’été. Il est possible de s’installer dans les chaises longues, de manger des glaces… En ce matin d’automne, dans l’ombre du château, une lumière bleutée baigne la fontaine et les jardins.
La fontaine Ross a été construite en France et exposée à l’exposition universelle de 1962. Elle a ensuite été achetée par le marchand d’armes Ross et offerte à la ville d’Edimbourg.
Nous décidons de contourner les jardins par l’ouest pour nous rendre à Vennel Viewpoint, un célèbre point de vue du château.
En voulant prendre un raccourci, nous atterrissons par hasard… dans un cimetière !
Il s’agit du cimetière St Cuthbert’s kirkyard. Nous tombons immédiatement sous le charme de ce lieu un peu magique. Tellement plus beau que le célèbre Greyfriars Kirkyard que nous verrons plus tard.
La plupart des tombes date du XVIIIème siècle et je suis surprise de voir le nombre d’Isabella parmi les défuntes. Sans doute un prénom à la mode de l’époque.Les tombes sont parfois renversées, couvertes de mousse, laissant apparaître le château parmi les arbres. Il n’y a pratiquement aucun visiteur. Il se dégage de ce lieu une sérénité incroyable.
Nous y restons un long moment avant de rejoindre King’s stable road pour contourner le château en direction de Vennel Viewpoint, ce point de vue très instagrammable sur Castle Hill, la colline du château. Là encore, bonne surprise, il n’y a presque personne.
Quelques photos puis nous redescendons… et remontons vers Castle Hill pour notre visite du château. En arrivant par le Nord et en contournant le château par l’ouest, nous avons manqué la foule qui arrive depuis High Street et son prolongement et qui rejoint le parvis du château.
Nous entrons dans le château bien gardé par les statues de chevalier et prenons possession de nos audioguides.
Le château d’Edimbourg est une forteresse du XIIème siècle, construite sur un énorme rocher volcanique (castel Hill), à proximité de la mer du Nord. Le site a été occupé dès l’âge de Bronze, puis par les Romains. Le château d’Edimbourg aurait été édifié du temps des rois Malcom III et David Ier d’Ecosse, la création du Royaume d’Ecosse par le roi Kenneth Ier remontant à 843. La forteresse a connu les guerres entre écossais et anglais et a été occupé pendant quelques siècles tour à tour par les écossais et les anglais. A partir du XVème siècle, le château a conservé une fonction de dépôt d’armes et de matériel, alors que les Stuarts ont fait construire un nouveau palais royal à l’autre bout du Royal Mile : Holyrood Palace, qui reste encore aujourd’hui le palais royal officiel d’Ecosse.
En 1818, Sir Walter Scott s’est vu confier la mission de retrouver les « Honneurs d’Ecosse », nom donné aux bijoux de la couronne portés disparus depuis la réunification de l’Ecosse et l’Angleterre en 1707. Mission accomplie puisque les insignes royaux (la couronne, le sceptre et l’épée) sont retrouvés 111 ans après leur disparition et sont désormais exposés dans le château.
Le château est très grand et comme pour la Tour de Londres, le site regroupe plusieurs musées si bien qu’il est tout à fait possible d’y passer plusieurs heures pour tout voir.
Nous n’en ferons qu’une partie.
Nous commençons par les remparts qui nous permettent d’observer la ville, avec la mer au loin, puisqu’il ne faut pas oublier que le port de Leith est proche.
Nous continuons vers la cour de l’hôpital militaire et entrons dans le très intéressant et très riche musée de la guerre qui a également l’avantage de nous abriter du vent glacial qui souffle en haut du rocher.
Tenus militaires, objets ayant appartenu à des soldats, cartes, drapeaux, insignes... il y a beaucoup à voir !
En sortant, nous remontons vers la maison du Gouverneur du château en direction du Musée des Royal Scott Dragoon guards (moins intéressant) et le musée du régiment d’Ecosse (que nous ne visitons pas).
Il va bientôt être 13h et nous nous approchons de la terrasse près de la chapelle Sainte Marguerite pour observer le très célèbre tir au canon quotidien. Il y a foule !
Au passage, nous observons Mons Meng. Cet immense canon de 6 tonnes, fabriqué en France, avait été offert au roi Jacques II d’Ecosse (en cadeau de
mariage !!). Il fallait 100 hommes pour le transporter. D’une portée incomparable pour l’époque, il constituait une arme de très forte puissance. Après son retrait du service, le Mons Meng a continué à être utilisé occasionnellement pour des cérémonies du tir au canon. C’est lors d’une de ces cérémonies, que le canon a éclaté et a été endommagé en 1681. Remisé à la Tour de Londres, le Mons Meng a été rapatrié au château d’Edimbourg grâce à l’intervention de Sir Walter Scott.
Autre curiosité : le cimetière des chiens des soldats du château !
Le One O’clock Gun est une cérémonie militaire avec tir au canon qui a lieu tous les jours sauf le dimanche. A l’époque où les cadrans à heure précise n’existaient pas, le coup de canon tiré à 13h pile chaque jour permettait aux marins naviguant dans la baie d’ajuster leurs instruments marins afin de mieux calculer les distances et éviter ainsi les écueils du bord de mer. Aujourd’hui, la cérémonie continue en hommage à cette époque.
Le problème est qu’une fois le coup de canon tiré, c’est toute la foule qui se déplace en même temps vers les sites voisins… et notamment le palais royal de la forteresse où sont exposés les Honneurs d’Ecosse, qu’il est interdit de photographier.
Pas mal de queue pour entrer dans le palais et observer la couronne, l’épée et le sceptre des rois d’Ecosse mais également le Grand Hall et quelques pièces de l’ancienne résidence royale.
Nous zappons un autre mémorial écossais de la guerre pour nous rendre ensuite vers les anciennes prisons où les prisonniers de guerre étaient enfermés au XVII et XVIIIème siècle et les prisonniers politiques.
Les salles ont été reconstituées pour donner une idée des conditions de vie très dures, dans des locaux insalubres.
Il est presque 14h30 quand nous quittons le château et nous n’avons pas encore mangé.
Nous redescendons vers Grassmarket Square et nous régalons de notre premier déjeuner au Pub. Un régal !
Petit passage vers le cimetière de Greyfriars Kirkyard qui a inspiré les noms des personnages de Harry Potter. Malgré un plan, nous avons beaucoup de mal à nous repérer et nous trouvons que le lieu n’a pas du tout le même charme que le cimetière de ce matin.
Beaucoup de monde également. Comme l’heure tourne et que nous voulons retenter notre chance à Calton Hill pour le coucher du soleil, nous décidons d’abréger la visiter (sans trouver la tombe Potter).
Nous saluons en sortant la statue de Bobby, le chien de Greyfriars. Son nez est tout poli, à force d'être caressé
La légende de Bobby : Bobby était le chien de John Gray, un policier ayant obtenu en 1856 cet emploi avec le droit d’avoir un chien de garde. John Gray mourut deux ans plus tard de tuberculose et le jour de son enterrement, son chien aurait été aperçu derrière le cercueil en tête de cortège. Le lendemain le gardien du cimetière de Greyfriars aurait découvert Bobby couché sur la tombe de son maître. Il serait revenu chaque jour sur la tombe pendant 14 ans avant d’y mourir à son tour.
La légende a été adaptée en roman, et bien sûr en film par Walt Disney !
Nous passons au pas de course dans Victoria Street et ses devantures colorées. Nous y reviendrons…
Et nous voilà de nouveau à Canon Hill vers 16h45 …
Le ciel est dégagé et nous pouvons enfin profiter du coucher de soleil.
Nous retournons un peu vers le royal Mile où nous nous découvrons nos premiers « closes » et joueurs de cornemuse…
Nous ne sentons plus nos jambes quand nous reprenons le tram en direction de l’appartement… pour une soupe, une tourte et la suite de Harry Potter…