Bonjour à tous, voici la suite de nos péripéties San Franciscaine
Nous somme donc toujours le
2 septembre, notre deuxième jour de voyage.
Après avoir arpenté les rues de Mission district pendant environ 1h15 (malgré le nombre de fois où j'ai pu le lire, j'ai oublié de régler l'heure de mon reflex, je n'aurai donc pas les temps exacts car je ne suis même pas sûre que la bonne heure française était entrée dans l'appareil, oops...

), on fait une petite pause au Dolores Park.
Il fait beau, le soleil brille, la température est déjà assez élevée bien que très supportable et nous sommes samedis. Les habitants de la ville (et quelques touristes sans doute) en profitent donc pour chiller dans le parc
Ce petit coin de verdure est bien sympathique et nous offrira une jolie vue malgré le voile qui enveloppe la ville.
Mission High School, avec en bonus un camion de pompier (ils sont vraiment magnifiques là bas, je ne sais pas combien de fois par jours ils sont lavés, mais ça brille !)
La vue que l'on a tout autour de nous :
Après cette petite pause au calme, nous reprenons la route en direction du quartier de Castro (on ratera au passage la maison bleue, on s'en rendra compte quelques mètres plus loin mais on ne fera pas demi-tour). Surnommé Le Castro, ce quartier est un symbole de la communauté LGBT+.
La concentration d'une population gays dans le quartier débute dans les années 50, lorsque les centre-villes sont désertés par les familles. Dans les années 70, les loyers sont bons marchés et des milliers de jeunes viennent s'installer dans le quartier. En 1975, Harvey Milk ouvre son magasin d photo et devient un militant de la communauté gay particulièrement actif. Il va grandement contribuer à établir le quartier comme une destination homosexuelle. D'autres propriétaires homosexuels le suivent et fondent leur association nommée Castro Village, le quartier gay est né. La vie nocturne y est riche et on compte de nombreux bars et clubs.
Dans les années 80, le quartier fut sévèrement touché par la crise du SIDA, les autorités ferment les bains publics et lancent des campagnes de sensibilisation. (Source : Wikipédia)
De nos jours, le quartier met bien l'accent sur cet héritage gay : drapeaux, passages piétons aux couleurs de l'arc-en-ciel, j'adore !
Après ce passage rapide dans le quartier (on ne fera que traverser une partie de Castro street), on se dirige vers le célèbre quartier de Haight Ashburry.
On fera un petit détour pour passer devant la maison où Janis Joplin a vécu pendant un temps.
Sur le chemin, on peut voir quelques jolies maisons.
Bon, c'est dommage quand même tous ces fils qui traversent les rues, ça enlèvera du charme à beaucoup de photos.
Je n'avais pas remarqué sur place, mais c'est assez rigolo de voir qu'en fait la partie du toit n'est là que pour l'esthétique sur certaines maisons (eh oui, pas de grenier comme chez nous) :
C'est mignon, mais habitant en Alsace j'ai l'habitude des maisons colorées et des colombages donc même si c'est un style différent ici, ce n'est pas non plus un gros coup de cœur pour ma part
Il est midi passé et on commence à avoir faim, ce ne sont pas les restaurants qui manquent et on jettera notre dévolu sur un petit restaurant proposant des burgers avec une option végétarienne (nous sommes toutes les deux végétariennes, il n'y aura donc pas de compromis culinaire à faire durant le sejour

).
Le menu est affiché sur des grands tableaux au dessus d'un comptoir. On fera notre choix et on passera la commande directement à la caisse. Et là, en tant que bonnes françaises pas habituées au système américain, se pose la grande question du "tip". J'avais vu que parfois dans les restaurants, lorsqu'on nous donne le ticket de caisse il faut rajouter ce qu'on souhaite donner comme tip à la note. On calcule donc (plus ou moins) rapidement ce qu'on va rajouter, sauf que là pas de ticket de caisse, le gentil monsieur qui a pris ma commande m'encaisse directement, en me donnant un petit panneau à poser sur notre table pour qu'un serveur puisse nous apporter notre commande. Bon, pas grave, on voit un petit "tube" transparent avec quelques billets de $1 un peu plus loin. On trouve quand même que c'est bizarre, il n'y a vraiment pas beaucoup de billets dedans. On a alors un gros doute et on décide de demander à un autre employé "do you put our tip in here?", la honte

. Il nous dira qu'on peut soit le mettre ici, soit le donner plus tard. Soit, on attendra.
On va prendre place en attendant sagement que notre commande arrive... enfin, il y a en a une qui râle un peu parce qu'elle a faim, je vous laisse deviner qui... (indice : ce n'est pas moi

).
Pendant qu'on attend, Julia verra plusieurs personnes se lever pour aller remplir leur verre à une fontaine à eau citronnée (enfin de l'eau où des citrons sont coupés dedans quoi). On se demande si c'est vraiment en libre service, ça donne envie mais moi je n'ose pas me lever, heureusement que Julia sera plus courageuse que moi
Après plusieurs minutes d'attente dans la chaleur (c'est bien le seul endroit où il n'y aura pas la clim à fond d'ailleurs) notre commande arrive enfin : ce sera un burger -frites pour chacune. Bien entendu, dans les proportions américaines; nous n'arriverons pas à finir, surtout que le burger est bien épicé. Le truc chouette c'est qu'il y a des lunch box en libre service pour pouvoir prendre les restes à emporter, ça nous fera notre repas du soir.
Au moment où on veut partir, la question du tip que l'on n'a toujours pas donné refait surface. Nos ventres ont beau être pleins, on ne sait toujours pas quoi faire. On observe les gens autour, tous semblent partir sans rien donner... On ne veut pas paraitre malpolies... est-ce qu'on doit appeler notre serveuse ? retourner au comptoir ? le laisser sur la table ?
En continuant d'observer les gens, que ce soit lorsqu'ils passent commande ou lorsqu'ils sortent de table, on n'arrivera pas à élucider ce mystère, on partira donc sans laisser de tip
C'est le ventre bien (trop) rempli que l'on reprendra notre découverte de la ville.
La célèbre devanture de la Piedmont boutique (pour information, une grande fierté de la boutique, en plus d'être reconnue à la fois des professionnels et des particuliers, est de continuer à produire au maximum localement, ou plus largement à l'échelle des USA à 90%).
The Wasteland, je ne résiste pas à vous mettre un petit point historique, vous aurez compris comme j'aime ça maintenant
L'histoire de ce magasin a commencé par Joe Swinney et Cheryl Cohen à Berkeley en Californie, en 1985. Forts de leur goûts du style, et avec une belle somme d'argent empruntée, le duo a élaboré un plan pour ouvrir un magasin de vêtements vintage. Ils ne voulaient pas tomber dans le cliché mais créer un havre de style, offrant une collection de mode authentique et encourageant l'expression de soi. Leur but était d'inspirer les clients. Pari gagné, le magasin a tellement plu que des magazines tels que Vogue ou Rolling Stone ont nommé Wasteland un trésor unique de la mode contemporaine, vintage et design. (Source : le site du magasin)
The Red Victorian, ou le Jefferson à son construction en 1904, était apparemment un bordel à l'origine. Pendant "The Summer of Love" (mouvement où des milliers de jeunes du monde entier ont fait découvrir au public la contre-culture hippie, c'est d'ailleurs à cette occasion qu'est née la célèbre chanson San Francisco), il est rebaptisé le Jeffrey Haight. C'est en 1977 qu'il prend son nom et style actuels, par le biais de Sami Sunchild un artistique environnementaliste et activiste local. Son but était que l'entreprise incarne les idéaux de la région incluant les mouvements pour la paix et l'environnement, le mouvement communautaire coopératif et pour la justice sociale. Jusqu'à sa mort en 2013, tous les dimanches matin elle y accueillait les "World Peace Conversations". L'hôtel était également connu pour ses chambres à thèmes uniques.
L'entreprise est reprise en 2014 et sa mission est d'expérimenter la cohabitation entre le modèle de développement communautaire urbain et le modèle résidentiel. Il fait aussi parti du Embassy Network, une organisation qui fournit des ressources et un réseau d'espaces de création partagés. (Sources : Wikipédia et The Embassy Network)
La plus ancienne maison de la rue :
On continue notre balade vers le Panhandle Park (qui porte son nom parce qu'il forme le manche de la poêle lorsqu'on le regarde d'en haut avec le Golden Gate park). Nous n'irons d'ailleurs pas voir son grand frère mais prendrons la direction opposée. Le long du parc, on peut voir quelques jolies maisons.
(bon celle là elle était dans la rue pour rejoindre le parc mais chut personne ne dira rien

)
On fera une petite pause à l'ombre dans le parc, parce que mine de rien les kilomètres s'enchainent et il fait chaud. Après cette pause on reprend notre chemin. Ceux qui connaissent très bien San Francisco et leur géographie auront compris qu'on va en direction d'Alamo Square et des fameuses Painted Ladies. Après une dernière montée, on y est ! On a de la chance, le parc n'est plus en travaux, et malgré qu'on soit samedi il n'y a pas trop de monde.
Painted Ladies est avant tout une appellation américaine désignant les maisons de style Victorien et Edouardien peintes en trois couleurs ou plus afin de rehausser leurs détails architecturaux. Ouais donc en fait leur nom n'a rien d'original

... si l'un ou l'une d'entre vous serait tenté d'en acquérir une, sachez qu'en 2014 des propriétaires ont vendu la leur pour 3.9 millions de dollars, apparemment ils en avaient assez d'avoir l'impression de vivre dans une attraction Disney
Elles sont belles, mais j'aime bien leurs voisines aussi moi

:
On a terminé le programme de la journée mais on est à l'avance. On ne sait pas trop quoi faire, la veille on avait décidé de ne pas passer par la Pier 39, mais aujourd'hui ne nous sommes trop motivées non plus. Finalement, on décidera d'utiliser nos derniers tickets de bus pour aller voir l'Embarcadero. De là bas, on aura une jolie vue sur le Bay Bridge.
On se baladera un peu le long de l'embarcadère et dans le Financial District mais avec la chaleur et les miles accumulés dans les pieds, ça devient dur. On ne tardera pas trop à reprendre le bus direction l'hôtel.
Le soir, on teste la deuxième salle de bain de l'hôtel, bonne surprise, elle est plus récente que l'autre et même si ce n'est pas au top propreté, on pourra quand même y prendre notre douche à tour de rôle.
De retour dans la chambre, on aura droit à un petit spectacle de rue : une jeune femme qui hurlera sur un homme en béquilles (son copain ?) assis par terre, à coup de "get up !". Les minutes passent, les gens autour commencent à s'énerver "shut the fuck up! bitch!". La jeune femme ne veut rien entendre, elle enlèvera ses chaussures pour les jeter sur l'homme assis. Tout ce cirque aura bien duré 45 minutes. De ce qu'on aura compris, il fallait qu'elle aille au toilette, soit
On mettra le reste de frites de ce midi au micro-onde et à 20h nous irons nous coucher.
Restaurant du midi :
Patio Cafe & Crepery,
1428 Haight street,
$23.9 pour 2 burgers.
A bientôt pour la suite,
Anaïs
P.S : n'hésitez pas à me dire si je mets trop de photos ou de texte (ou, sait-on jamais, pas assez)