Jour 3 (samedi, 23 mai 2015): San Francisco (Alcatraz – Fisherman’s Wharf – Palace of fine arts – Golden Gate Bridge)
Le réveil sonne pour prendre le petit déjeuner mais je suis déjà bien réveillé grâce au jetlag et sûrement aussi à l’excitation de voir encore de nouvelles choses

. Je dois aussi avouer que nous étions tout excités car ça sera notre premier petit déjeuner chaud aux États-Unis

. Il en faut peu pour nous rendre heureux.
On se rend donc au Mel’s Drive, à 2 minutes à pied de notre
hôtel, pour prendre quelque chose de bien consistant, histoire de bien nous bloquer, pour la visite de la matinée.
Je rappelle à madame que ce matin c’est la visite de la prison
Alcatraz qui nous attend

. Elle a l’air toute contente et me demande quelque chose que je n’ai pas entendu vu que je regardais la décoration

. Non!

Pas du tout la serveuse, comme elle peut encore m’accuser aujourd’hui . Je plaide non coupable

.
Les pancakes de madame l’aide à oublier cet épisode et de mon côté je me régale vraiment avec des country potatoes et des œufs brouillés.
On est vachement étonnés par la taille des pancakes

. Ca fait littéralement la taille de ma tête. Le temps de manger tout ça et de contempler encore la décoration du restaurant

…On remarque que le temps a défilé et qu’on commence à être limite niveau timing.
On fonce donc à pied vers le Pier 33 (histoire d’amocher encore plus nos pieds

) et on y arrive en 32 minutes. Top chrono. Même Google n’en revient pas, lui qui estime ce trajet en 40 minutes

(ce sentiment de fierté).
Á peine arrivés, on nous demande nos tickets et on embarque dans le bateau en direction de la célèbre prison d’
Alcatraz 
.
Je dis direct à madame qu’elle sort son bloc note

et que j’espère qu’elle aime les cours d’histoire parce que
Alcatraz, c’est clairement la Rolex des prisons. Ce à quoi elle me répond : « C’est comme Azkaban dans Harry Potter ?

»…Je décide de (pleurer

) ne pas répondre à cette provocation clairement prémédité.
Je lui sors donc mon premier fun fact comme quoi
Alcatraz a été nommé « Alcatraces » en 1775 par le navigateur espagnol Juan Manuel De Ayala ce qui signifie Pélican vu le grand nombre de piafs sur cette île. On la nomme maintenant « The Rock » pour des raisons assez évidentes

.
Elle me demande de poser sur le bord du bateau en faisant la mouette

…Bon c’est pas gagné ce cours d’histoire

.
Les pieds, enfin, sur l’île et on se dirige vers le début de la visite où on reçoit un magnifique casque audio comme guide.
On débute la visite par le bloc A où clairement, c’était le bloc pour les prisonniers fauteurs de troubles mais sans plus. On voit même que les barreaux sont plats et donc plus facile à tordre.
On visite ensuite une cellule du bloc B. C’est impressionnant à quel point c’est petit en réalité

. Ca mesure à peine 3 mètres sur 1,5 mètre.
Nous arrivons donc au restaurant de la prison. (Oh ouais, la bouffe...

Quoi ? Comment ça il est plus fonctionnel ?

) On apprend que c’était l’endroit le plus dangereux de la prison car les gardiens n’étaient pas armés dans cette pièce. Si ça partait en live, ils avaient juste un bouton qui balance un gaz dans toute la pièce

.
Il y a encore sur un panneau le dernier menu servi, le 21 mars 1963, dans la prison.
Madame se rapproche et me signale que ça lui donne faim…Je n’osais pas le dire! On se fait un petit bisou entre personne sans cœur

et on continue la visite.
On visite donc le bloc D et ses 14 cellules ou appelés « unité d’isolement et de traitement spécial » ou comme on l’entend souvent dans les films « le trou » (Euh attention quand je dis comme dans les films les gars. Je vous vois venir

). Ça porte bien son nom, c’est le noir complet à l’intérieur et y a strictement rien à faire.
On fait quelques photos dans ces cellules d’isolements mais dans la 14D on ne se sent vraiment pas bien et madame veut absolument partir

. Après l’avoir réconforté et traité de chochotte

, on repart pour la suite. Nous regarderons une émission paranormale (Ghost Adventure) quelques mois plus tard et on découvrira que c’est une cellule réputée pour être hantée

….GE NIAL

!
Nous prenons un peu l’air en mangeant un cookie puis reprenons avec les plus célèbres pensionnaires de la prison. Je signale à madame qu’il y avait Al Capone à
Alcatraz. Madame me lance un « Ah ouaaaiiiisss, Al Capone

, euh, il a fait quoi lui déjà ?

». La tentation est forte de la refoutre dans la 14D

mais je garde mon calme et lui signale que ce gentil monsieur a baigné dans tout ce qui est illégal: Corruption, jeux d’argents, proxénétisme, contrebande d’alcool pendant la prohibition. Ce petit fils d’immigré italien représentait pour beaucoup le rêve américain pendant une partie de sa vie. Je lui dis que le plus « comique », c’est qu’il n’a jamais payé d’impôts car il ne signait absolument rien sauf une seule facture et que c’est, cette facture qui lui vaudra son emprisonnement.
Je suis littéralement déchainé par mon explication

, il manque juste le power point

mais madame me répond : « on dirait ta tête quand tu regardes une serveuse

» et elle remet son audio guide…Ouch!
Je me contente donc de suivre le pas et d’écouter l’histoire de l’évasion réussie de la célèbre prison

.
Je vous conseille le film avec Clint Eastwood pour ceux qui connaissent pas cette histoire.
Nous finissons donc cette visite et retournons vers le bateau. Madame me dit qu’elle avait un peu peur de pas apprécier la visite mais que finalement ca l’intéressait pas mal

.
J’en profite pour lui répéter mon histoire d’Al Capone mais le fait de lui parler d’un italien lui donne envie de manger des pâtes…
Nous avons prévus de passer au restaurant « Bubba Gump » qui vient du film « Forest Gump » avec Tom Hanks

. Nous voyons sur le menu dans le roadbook qu’il y a des pâtes aux fruits de mer donc c’est accordé par les hautes instances

.
Le temps de marcher jusque-là et donc d’écrire la suite, Je prends une petite seconde pour vous remercier pour vos messages pour notre future roadtrippeuse

.