JOUR 5
Niagara Falls and CN TOWER
Hier, quand nous sommes arrivés à Toronto, la différence de température avec Montréal nous avait surpris. Elle était négative à notre départ et positive à Toronto. Un bonne quinzaine de degrés de différence.
Et aujourd’hui, du côté des
Chutes du Niagara, nous allons avoir 14/ 15°C.
Debout pour 7h30 et petit dej diversifié, copieux et très bon.
On prend la route vers 9h15 et environ 1h30 après, on s’arrête à l’Ontario Travel information (à l’angle de la 420 par laquelle on arrive et de la 102 qui mène au cœur de
Niagara) pour demander quel parking choisir pour pas cher.
Comme on est hors saison, on nous indique un parking à 2$ l’heure juste au pied de la tour Skylon.
Effectivement, pas de problème pour se garer, peu, pour ne pas dire personne sur le parking. Je donne à manger à la machine pour 4h00, et nous voilà partis à pieds pour aller admirer les chutes. Nous ne montons pas à la tour Skylon, on réserve notre élévation pour ce soir à la CN.
Nous n’irons pas non plus côté américain, notre fille « A » n’ayant pas d’
ESTA.
Pour être sincère, on espérait qu’il fasse beaucoup plus froid pour voir les chutes gelées, mais pour le coup, c’est foutu.
Bon, le spectacle est quand même fantastique, je vous rassure.
Trêve de mots, je laisse parler les photos.
Le côté Américain.
Pour moi, LA photo du voyage. Libre... Vous pouvez cliquer dessus pour un affichage plein écran.
Alors que nous retournons sur nos pas, un double arc en ciel apparaît.
Hors saison est synonyme de peu d’activité, et si pour admirer les chutes c’est vraiment top, pour trouver de quoi manger, c’est moins bien. Tout est fermé, et d’important travaux bloquent les rues. Nous allons alors au casino pour nous rassasier.
L’entrée du casino.
Limo.

Note à moi-même : pour le prochain road trip aux US, penser à louer une limo pour dormir, en plus d’un SUV.
Nos 4h00 sont écoulées, et nous retournons tranquillement à la
voiture.
Vraiment pas déçu d’avoir fait le déplacement, la notoriété de ces chutes est tout à fait justifiée. Très impressionnant de voir ce débit d’eau se précipiter dans le vide. De plus nous avons eu du soleil, et très peu de monde. Un moment hors du temps. A faire obligatoirement.
Bon allez, c’est pas tout, faut rentrer maintenant, une autre visite nous attend.
Pourquoi ne pas avoir profité plus des
Chutes du Niagara ?
Ben, c’est une histoire de météo… Demain, il pleut normalement, et monter dans la CN et ne voir que des nuages… Hier soir, la fatigue du trajet nous avait fait renoncer à monter, ne restait alors qu’aujourd’hui, en rentrant des Chutes.
Bonne pioche pour nous, au vu du temps le lendemain matin.
1H30 plus tard, je gare la jeep au parking de l’
hôtel, et nous rejoignons la CN Tower toujours par le
Skywalk.
A l’entrée de la CN, fouille des sacs et passage sous un portique avant d’acheter son billet pour grimper. 44$ par personne, et 15$ de plus pour pouvoir aller tout en haut au niveau du Skypod. Nous resterons au niveau du glass floor pour une vue à 360° sur Toronto, et la possibilité de sortir à l’extérieur (grillage de sécurité) à l’étage inférieur.
L’ascenseur monte rapidement, mais sans cette sensation d’écrasement que l’on peut ressentir dans d’autre ascenseur rapide. Nous arrivons et commençons à admirer la vue.
Art terre et go.
Le soleil commence à décliner.
Des vitres permettent de voir le bas de la tour.
Puis on descend à l’étage inférieur, on enfile nos bonnets et on sort. Un vent d’une puissance incroyable nous cueille et il est difficile d’avancer à contre vent. On est dans une machine infernale avec un bruit d’enfer. Les filles ne reste pas longtemps, et moi je fais 2 ou 3 tours, histoire de bien m’aérer. Génial…
On y reste un peu plus d’1h30 et descendons. Petit arrêt à la boutique souvenirs, et bye bye CN.
Je viens d’aller faire un tour sur le sites de la CN et viens de voir qu’elle reste fermée jusqu’au 30 Mai 2020 à cause du Covid.
Il fait pratiquement nuit quand nous sortons, on s’achète de quoi manger dans la chambre, et on rentre. Il doit être 20h00 environ.
Fiction
De rage, je cogne sur le volant du F150. Il a Janet avec lui, comment il a fait pour aller si vite ?
Par acquis de conscience, j’appelle quand même sur le téléphone de l’abri dans ma maison. l’autre me l’a fait au
Bluff peut-être. Ça sonne, mais dans le vide. Je réessaye une deuxième fois, mais toujours pas de réponse.
Soudain, ça ne fait qu’un tour dans ma tête. Depuis le début c’est lui qui mène le jeu comme il dit. C’est « l’organisation » qui a exfiltré le professeur, mais il a été plus malin qu’eux et s’est fait la malle en arrivant au Canada. Il devait se douter qu’il me contacterai pour me donner l’antidote, sachant que je suis le seul immunisé… Alors, il m’a fait suivre pour que je mène ses chiens au prof… Mais voilà, les Russes ont été plus rapides et ont pris la mallette… Et moi, j’ai pris un autre véhicule. La bagnole du prof qui elle n’est pas pucée… C’est pour ça qu’il voulait savoir où j’étais quand il m’a téléphoné. Il a dû tracer mon portable, et ses chiens m’ont vu sortir du hangar avec la mallette. Ils ne doivent pas être bien loin, cachés par là. Et maintenant, il veut plus d’antidote et m’envoie à Toronto pour que je le fasse synthétiser et produire. Enfoiré de merde, tu n’as pas changé… Tu veux te faire un gros paquet de fric en revendant l’antidote… Et moi je te sers de mule. J’espère que tes chiens sont à la hauteur, ils vont avoir du boulot…
Je mets le contact et le moteur du Ford glougloute. Je recule sur la petite piste et rejoins la route.
J’ai 2 solutions… Soit, comme un gentil toutou, je vais à Toronto par la 401 pour l’antidote et je dois faire le plein du réservoir, soit je reviens à Montréal pour Janet.
Qu’est ce que tu ferais toi, sachant que pour la deuxième solution, faut pas oublier les chiens ?
Ne laisse pas ta peur décider pour toi, tu vas faire le mauvais choix. D’un côté la vie de milliers de gens, de l’autre une seule, celle de Janet. Alors, t’as choisi ?
Direction Toronto, ça te surprend ?
Je fais 200 mètres sur la route et 2 petits points blancs s’allument au loin derrière. Les chiens ont repris la chasse et leurs crocs sont sûrement bien affûtés. J’espère, je n’aime pas me battre contre des caniches… Après quelques bornes sur la 401, je sors de l’autoroute pour faire le plein. Je me gare aux pompes sans couper le moteur et attends de voir arriver la caisse des gugusses qui me suivent. Un Yukon me passe à côté et va se garer sur le parking, en évitant de se placer sous un lampadaire. Aucun doute, c’est mes clients. Devant j’ai vu 2 gars, et je tablerai pour 2 gars de plus à l’arrière, mais avec les vitres fumées, difficile de savoir. Je ne descends pas du F150, ces gars là auraient vite fait de ma sauter dessus et de récupérer la mallette. Pour l’instant, ils se tiennent à l’écart, « l’organisation » a dû les mettre en garde sur moi. Ils doivent être sûr de leur coup, 4 contre 1…
Voilà, le chauffeur a éteint les phares et coupé le moteur. Pourtant, cet idiot c’est garé avec le museau du Yukon à l’opposé de ma direction. Pour me voir, il est obligé de se servir des rétros. Qu’est ce qui l’empêchait de se mettre sur le côté… 4 paires d’yeux valent mieux qu’une ou deux… Des caniches…
La station est déserte, il fait nuit et froid, très froid.
Je baisse la vitre côté passager, éteins les phares, recule pour m’ouvrir l’angle de tir, et lâche 2 balles. Les pneus arrière du Yukon explosent. Aussitôt, les quatre gars sortent de la
voiture et se cachent derrière. J’appuie sur l’accélérateur et fait semblant de reprendre l’autoroute.
Sûr que mes « caniches » sont comme deux ronds de flan, et qu’ils appellent déjà « l’organisation » pour lui dire qu’ils m’ont perdu.
Mais je ne suis pas loin, je laisse la
voiture au bord de la route, et reviens en courant vers eux. A cinquante mètres, je stoppe dans l’obscurité, et je les regarde faire le tour de leur caisse. Un des gars a son téléphone à l’oreille. Tu vois, qu’est ce que je te disais, déjà au courant mon vieux pote « l’organisation ».
J’attends qu’il ai fini de causer pour passer à l’action. J’ai besoin de réponses, comme par exemple « où est mon pote et Janet» et… Non, en fait je n’est besoin que de cette réponse…
Si tu veux garder une opinion à peu près positive de moi, t’es pas obligé de lire la suite. Va directement au chapitre suivant, car tu dois bien te douter que pour obtenir cette réponse, mes « caniches » vont se faire raser, et de près..
J’estime avoir 5 minutes avant qu’ils ne s’engouffrent tous dans la
voiture. 5 minutes pour agir.
Je vais commencer par celui qui s’isole pour aller pisser sûrement. Il se tient à 20 mètres et dégaine son outil. Avec le froid qu’il fait, ça doit pas être évident et ça lui prend un peu de temps. Le coup à la tempe le sèche immédiatement. J’accompagne sa chute pour éviter le bruit et le traîne un peu à l’écart. Ce n’est pas lui qui m’intéresse, alors j’ouvre son blouson et le lui enlève, pareil pour son froc. Un dernier coup au menton et le froid fera le reste.
Impitoyable…
4 minutes.
Les autres sont regroupés autour de celui qui a le téléphone pour demander la suite du programme.
Coucou les gars, pour la suite c’est distribution de châtaignes et de bastos.
Je m ‘approche, et me pose devant eux. Ils ont dû croire que j’étais celui qui revenait de pisser et ouvrent grand leurs yeux. J’écrase le nez de celui qui tient le portable, il recule contre la
voiture et sa tête cogne contre l’acier. Il s’affale le cul par terre, les jambes écartées et les bras tombants. Pris de court, les deux autre essayent de sortir leur flingue, mais pas assez rapide. Pour celui de gauche, un coup de pied circulaire au visage, et pour celui de droite, le plus balaise, une bastos plein front. Celui de gauche essaye de se relever pour compter le nombre de dents qu’il lui reste, mais je ne lui en laisse pas le temps. Mon pied s’écrase sur sa nuque. Il me semble entendre un crac…
Impitoyable…
Le coco au téléphone, je le fourre sur le siège passager du Yukon et je boucle sa ceinture. J’ai attaché ses pieds et ses mains et ouvert les fenêtres de la bagnole.
Je vais jouer avec sa peur.
Cette peur primitive chez l’homme, mourir de froid…
T’ai-je dit qu’il était nu sur le siège ? Non ? Il me semblait bien que j’oubliais quelque chose…
Dans 10 secondes, il va se réveiller, son corps lui disant qu’il a froid et qu’il faut le réchauffer. Mais il ne pourra pas bouger et ouvrira les yeux. Au début, il contractera ses muscles plusieurs fois, espérant leur apporter un peu de chaleur, ensuite il criera, dépensant le peu d’énergie qui lui reste. Puis, la panique s’emparera de lui et crois moi, il me dira tout ce que je veux savoir.
Quand je te disais que j’étais un sale type…
Impitoyable…
Déterminé.