Blanc, Bleu, Québec. Montréal-Toronto Mars 2020

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jlm47
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Re: Blanc, Bleu, Québec. Montréal-Toronto Mars 2020

Message par jlm47 »

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JOUR 2

La neige s’est invitée ce matin. Elle recouvre les toits environnants et le sol, à l’exception de la route qui reste dégagée. Ici, ils appellent ça de la neige fondante, mais pour nous elle est la bienvenue. :super:
On se lève de bonne heure, vers 6h00 si je me souviens bien, et on traîne un peu en attendant que « E » se lève pour aller déjeuner chez Mamie Clafoutis. « E » n’a pas fait de courses, et nous n’avons rien pour petit dej. On la laisse dormir un peu, car elle a bossée comme une dingue pour pouvoir prendre quelques jours avec nous. Vers 9h00, on part donc chez « Mamie » pour rassasier nos ventres vides. C’est à côté du SAQ où hier soir nous avons fait le plein d’ alcool. On s’habille chaudement avec nos parka -20°, il neige, mais en plus, ça pèle. :glagla:

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Chez Mamie Clafoutis, c’est assez cool, les produit frais sont de bonne qualité et nous y passons un bon moment.

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Sur le chemin du retour, arrêt au supermarché Provigo afin remplir un peu le frigo pour les jours à venir et aussi pour les petits dej.
Il est sympa ce magasin, aménagé dans une ancienne usine, il a conservé la charpente métallique apparente, ainsi qu’un pont roulant qui a l’air en état de fonctionner. Sûrement pour transporter les caddies trop remplis. :hihi:
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On rentre à l’appart, et comme la neige continue de tomber je décide d’aller me balader du côté du parc olympique. Seul, les filles préférant rester entre elles au chaud.
Je m’approche du stade couvert, mais impossible de trop m’avancer à cause des monticules de neige qui barrent les passages. Pas grave, je reviendrai.

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Je traverse la route pour me diriger du côté de l’immense parc du jardin botanique. Je le parcours un peu, mais là aussi l’épaisseur de neige m’empêche de m’aventurer plus dans les jardins.


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De toute façon, je n’ai plus de temps, je dois rentrer. Nous devons nous trouver des chaussures plus chaude pour le reste du séjour et pour cela nous allons en centre ville au Décathlon qui se trouve dans un complexe réunissant de nombreux magasins en tout genre : le Centre Eaton.

Dans Montréal, nous ne nous déplacerons qu’en métro et à pied. Le métro n’est composé que de 4 lignes, mais dessert assez bien les points d’intérêts de la ville. Le prix est de 3,5 $ canadien soit environ 2,2 euros pour 1 aller retour. Il est possible d’acheter des cartes pour 1 semaine, trois jours avec autant de trajets que l’on veut.

Avant d’acheter des chaussures, « E » nous emmène manger au « Pois Penché », un bistrot où nous mangeons très bien. :bave:
Se sera d’ailleurs assez récurent, nous avons très « trop » bien mangé partout où nous sommes allés.

La neige a cessée de tomber quand nous sortons du bistrot.
Un camion de pompier.
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Une ruelle sombre qui n’est pas sans rappeler certains coins de USA.
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Au décathlon, nous trouvons chaussures à nos pieds, montante et chaude elle seront les bienvenues pour les jours suivant.

Nous rentrons dans la soirée, apéro, jeu de société et dodo.

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Fiction

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Voilà, tu sais quel genre d’homme j’étais, et ce que je suis devenu. Ne tires pas de conclusion trop rapide en pensant que je suis quelqu’un de bien, parce que je ne le suis pas. Toi aussi tu aurais fait la même chose si tu avais été à ma place, tu aurait pris la même décision et ce geste n’excuse en rien tous ce que j’ai fait avant.

En reprenant la route, j’ai enclenché la radio pour écouter le flash info de Radio Québec et un truc bizarre se produit. Je suis à environ 300 mètres de l’allée de la maison de madame Dutreau, quand la radio se brouille, ne laissant passer qu’un message incompréhensible. Je monte le son, tends l’oreille et arrive à comprendre deux mots : fuyez et mortel. Enfin, je crois... Puis d’un coup, plus rien. Je m’engage dans l’allée et manque de déraper sur la glace qui la recouvre. Maudit froid…
La grosse maison se découvre juste après un pin dont les branches ploient sous le poids de la neige. A son approche, je ressens un genre de malaise, je suis déjà venu ici. Oui, mais il y a longtemps et mes souvenirs se sont effacés, ou ont été effacés. Pourtant, je pourrais te décrire le moindre recoin, la moindre pièce. Quelle étrange sensation, comme une onde qui se propage, te traverse, et laisse toutes les molécules de ton corps en vibration.
Quoi qu’il en soit, la personne qui m’a fait venir ici ne s’appelle pas madame Dutreau, n’a pas besoin d’une assurance et encore moins d’un courtier. Non, elle a besoin de quelqu’un qui comprenne que ce qui l’attend est perdu d’avance, elle a besoin de quelqu’un qui a compris le sens des deux mots captés à la radio : fuyez et mortel.
Je n’attrape pas mon attaché-case, et entre directement sans frapper. l’intérieur est plongé dans le noir, seul au fond une diode bleue clignote, m’invitant à la rejoindre.
T’aurais déjà filé toi hein ? Tu aurais laissé la peur s’insinuer dans tes veines comme un poison, pris tes cliques et tes claques, t’aurais enfoncé l’accélérateur de la voiture et disparu. Je doit bien t’avouer que l’idée m’a effleuré aussi. Alors, pourquoi je reste ? A vrai dire, je n’en sais rien. J’attends peut-être une réponse et maintenant que mes yeux se sont habitués à l’obscurité, je sais que l’homme que je distingue au milieu de la pièce, va me la donner.
-Bonjour Mr Fortyseven.
Depuis combien de temps n’ai-je pas entendu ce nom ? Fortyseven… Jielm fortyseven. Pas courant comme patronyme, mais c’est le mien. La voix éraillée, presque métallique de mon interlocuteur, je la reconnaîtrais n’importe où.
-Professeur Dovnîk, je suis presque content de vous avoir raté au Kazakhstan.
-Ho, vous ne m’avez pas raté, seulement, des personnes haut placé ont jugés bon de me ramener à la vie. Voyez par vous même.
Une lumière aveuglante inonda la pièce et ce que je vis me fis froid dans le dos.
L’homme, enfin, ce qu’il en restait, se tenait debout devant moi. Son visage avait vieilli et était couvert de cheveux blancs filandreux, de son corps, il ne restait que le tronc, le bras et la jambe droite. Le reste n’était que titane et plastique. L’exosquelette partait de la base de son cou et maintenait son corps, d’un côté, il prenait appui derrière le genou droit et finissait sous le pied, de l’autre, les pièces de métal entremêlées, formaient un semblant de jambe, et se finissaient sur une languette de carbone repliée servant d’appui au sol. Quel supplice avait du subir cet homme par ma faute.
-Ne me regardez pas ainsi, vous me faites peur, Jielm. En me tuant, vous m’avez sauvé la vie, si je puis dire. Voyez vous, à leur acharnement pour me maintenir en vie, j’ai compris que ce que j’avais créé pour eux ne resterait pas enfermé dans des éprouvettes. Alors, je les ai laissé faire de moi ce que je suis aujourd’hui, pour mieux les combattre de l’intérieur. Vous souvenez vous de cet endroit Jielm ?
-C’est flou, mais je me souviens. Je me souviens d’un homme à la voix éraillé penché sur moi. C’était vous n’est ce pas ?
-Oui, de quoi vous souvenez vous encore ?
-Je ne sais plus… Etais-je volontaire Professeur ?
-Ho, vous savez à l’époque, je me moquais de qui était ou pas volontaire. Vous étiez là, et vous avez été le seul. Mais venez avec moi, passons dans une autre pièce, celle là est trop froide pour mes articulations métalliques.
Un bruit pneumatique précédait et finissait chacun de ses mouvements. Il se déplaçait rapidement pour un homme de son âge et en un clin d’œil nous étions dans une pièce chauffée.
-Professeur…
-Vous attendez des réponses, je sais. Elles arrivent... Avant que les Russes ne s’intéressent à mes expériences, je travaillais pour les Américains, ici, à côté de Montréal. Vous étiez en formation grand froid pour votre « organisation », et j’avais besoin d’un cobaye humain jeune et en pleine forme. Mes expériences touchaient à leur fin , je pensais avoir mis au point une molécule capable d’augmenter la résistance à l’effort, à la douleur, capable d’augmenter l’acuité, l’ouïe, l’odorat…
Injecté à des rats et des singes de laboratoire, les effets étaient spectaculaires. Suite à un rapport, l’armée américaine m’a donc demandé de tester ma molécule sur un humain…
-Ne me dites pas que c’est sur moi que vous l’avez testé…
-Allons Mr Fortyseven, vous savez très bien que si… Quel age avez vous ?
-54
-Avez vous des cheveux blancs ? Ressentez vous la moindre fatigue quand vous courrez ou montez un escalier ? Avez vous été malade ces 20 dernières années ? Et quand vous vous blessez, votre peau ne cicatrise t’elle pas vite ?
Non, à toutes ces questions. Je n’ai jamais fait le rapprochement… Je pensais que je maintenais ma forme par l’entraînement que je faisais tout les jours…
-A voir votre tête Jielm, ce que je viens de vous dire vous surprend.
-Un peu tout de même professeur. Pourquoi m’avoir effacé la mémoire alors ?
-Personne ne vous l’a effacée, c’est un des effets secondaires de la molécule.
-Quel sont les autres ?
-Je vais y venir, mais laisser moi finir mon histoire.
-J’ai tout mon temps.
-Non, justement, nous n’avons pas beaucoup de temps… Donc, vous étiez là, et je vous ait injecté la molécule. Au début tout se passait bien, votre corps réagissait positivement, vous même disiez vous sentir incroyablement performant.
-Au bout de combien de temps est arrivé le mais, professeur.
-Au bout de 2 jours et demi. Vous êtes devenu hargneux, méchant et complètement hors de contrôle. Il a fallu 8 gars pour vous maintenir pendant que je vous injectai calmant sur calmant. Au troisième jour, vous vous êtes effondré, et j’ai pu faire un prélèvement de votre sang. La molécule avait muté en une sorte de virus incontrôlable. Mais paradoxalement, votre corps l’a absorbée, ne gardant que les effets positifs, à part cette perte de mémoire de votre séjour ici. Suite à ce « semi échec », l’armée américaine s’est retiré du projet, et j’ai dû rentré en Russie.
-Où bien sûr vous avez repris vos expériences.
-Oui… Mais les russes se moquaient de ma molécule, ils ne voulaient que le virus, mais je ne m’en suis rendu compte que plus tard, quand mes stocks de molécules ont disparu de mon labo. Il n’était pas difficile de savoir ce qu’ils allait en faire.
-L’injecter à des gens et ensuite récupérer le virus…
-Exactement. C’est à peu près à ce moment là que vous m’avez tué. Votre balle a traversé le pare brise de ma Lada et m’a arraché le bras gauche. J’ai fini contre un mur.
-Je me souviens oui… Les gars de la sécurité qui vous suivaient sont intervenu de suite…
-Oui, et sans eux je ne serais pas là. Ils m’ont ramené à la vie et construit ce corps que je hais.
-Et vous avez continué à travailler pour eux.
-Encore oui. Ils avaient besoin d’encore plus de molécules et comme ils n’avaient pas réussi à cracker mon ordinateur, ils m’ont obligé à reprendre le travail. Je me suis employé alors à trouver un antidote au virus. J’ai fait ça sous leur nez, sans qu’ils s’en rendent compte. Il y a 2 jours, j’ai pris la fuite avec cette mallette que vous voyez sur le bureau. A l’intérieur 5 éprouvettes contenant de l’antidote. Ce sont les seules, et leur valeur est inestimable. Ils sont à mes trousses Mr Fortyseven, ils me cherche et ne vont pas tarder à me trouver.
-Admettons professeur… Et que voulez vous que je fasse avec cette mallette ?
-Mais voyons, il faut trouvez un laboratoire capable de fabriquer plus d’antidote. Avez vous entendu le message radio en arrivant ?
-Pas clair, mais j’ai cru entendre : fuyez et mortel.
-Ils ont répandu le mal Jielm, l’Europe va le voir déferler dans 5 ou 6 jours, bientôt, il sera ici, et aux Etas-Unis, provoquant une panique mondiale.La période d’incubation n’est que de 2 jours, après, vous devenez incontrôlable pendant 2 jours de plus, et ensuite vous mourrez dans d’horribles souffrances. Une égratignure, une morsure de quelqu’un d’infecté suffit pour transmettre le virus. Vous seul pouvez réussir à faire synthétiser l’antidote pour une large diffusion.
-Pourquoi moi seul professeur ?
-Mais parce que vous êtes immunisé Jielm, parce que tout simplement vous êtes le "patient zéro".
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Rana
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Re: Blanc, Bleu, Québec. Montréal-Toronto Mars 2020

Message par Rana »

:coucou:

Qu'est ce que je suis contente de te revoir par ici et en plus avec un carnet! :super:
comme je te l'ai déjà dit sur tes précédents carnets j'adore lire le côté fiction de tes carnets (bon la narration de la réalité du voyage me plaît aussi :clin: ) et après une journée de télétravail c'est un vrai plaisir.

Super les retrouvailles avec ta fille mais en effet il a l'air de faire super super froid dis-donc vu comment vous êtes habillés! C'est vraiment ce qui me freine d’entreprendre un voyage l'hiver dans ces contrées même si je suis sûre que les paysages sont magnifiques.

Hâte de lire la suite :clap:
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jlm47
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Re: Blanc, Bleu, Québec. Montréal-Toronto Mars 2020

Message par jlm47 »

Rana a écrit : 24 mars 2020, 20:54 :coucou:

Qu'est ce que je suis contente de te revoir par ici et en plus avec un carnet! :super:
comme je te l'ai déjà dit sur tes précédents carnets j'adore lire le côté fiction de tes carnets (bon la narration de la réalité du voyage me plaît aussi :clin: ) et après une journée de télétravail c'est un vrai plaisir.

Super les retrouvailles avec ta fille mais en effet il a l'air de faire super super froid dis-donc vu comment vous êtes habillés! C'est vraiment ce qui me freine d’entreprendre un voyage l'hiver dans ces contrées même si je suis sûre que les paysages sont magnifiques.

Hâte de lire la suite :clap:
:coucou: Rana,
Content que tu sois contente de me revoir :hihi:
De mon côté, je ne peux pas faire de télétravail, je passe mon temps dans le jardin ou à écrire, et si ma maigre contribution peut apporter de rêve ou de plaisir tant mieux.
Pour le froid, en fait, on allait là bas un peu pour ça aussi, pour se rendre compte des conditions, même si elles n'ont pas été très froide. Ça donne déjà un aperçu; :lol: Et puis les paysages sont à tomber.
A+
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jlm47
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Re: Blanc, Bleu, Québec. Montréal-Toronto Mars 2020

Message par jlm47 »

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JOUR 3

Ce matin, c’est le soleil qui brille, et ça va durer toute la journée. On va en profiter et commencer à vraiment découvrir Montréal.
Mais d’abord je me lève pour aller chercher un peu de pain frais chez « Mamie ». Bon, c’est pas loin, 15 minutes de marche aller. Il est 7h00 du mat, je m’habille et sors. Les -15° de ce matin m’obligent à enfiler mon bonnet sur la tête, mais je ne ressens pas plus que ça le froid.
Vers 10h00, nous levons le camp, direction le vieux Montréal. On prend la ligne verte du métro, on change pour la ligne orange à Berri-Uquam direction Place d’Armes. Le trajet nous prend au total une petite vingtaine de minutes.

Le vieux Montréal.
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On sort de la bouche du métro et on se dirige sur la droite pour avoir une vue sur le Palais des Congrès et sur un petit bout de la skyline.

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Sur la photo précédente on aperçoit cette « pagode » sur le toit d’un immeuble.
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On monte ensuite les quelques marches du Champs de Mars pour arriver Place Vauquelin, avec d’un côté la mairie et de l’autre l’Édifice Julien Saulnier. Bâtiments assez massifs qui contrastent avec ceux beaucoup plus modernes disséminés autour.
En descendant la place Jaques Cartier, une cabane à sucre nous attire, :bave: mais elle n’est pas encore ouverte. Nous y reviendrons dans l’après midi.

Derrière la cabane, la colonne Nelson.
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Puis on se dirige vers le vieux port.

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Une partie du port de plaisance, vidé des ses bateaux est pris dans les glaces.
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On approche du bassin Bonsecours où la grande roue déploie ses rayons. :lol:

J’aime beaucoup cette photo, sur grand écran elle est superbe, et pas trafiquée. :)
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A côté, sur le quai Jacques Cartier, les chapiteaux du Cirque Du Soleil, occupent une grande surface.
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Lentement, nous nous dirigeons vers la roue.
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Derrière, la patinoire. Beaucoup de monde, mais nous n’essayerons pas. Faut dire que la dernière fois que l’on a fait du patin remonte à loin…
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Bon, demi-tour, et on grimpe dans la roue. C’est pas donné, 115$ TTC, soit environ 75Euros pour 4, mais nous y sommes restés 20 minutes et avons fait 3 tours complets. :cool: Remarque il vaut mieux qu'ils sois complets les tours, sinon on y serait encore. :lol:

On voit la tour de l’Horloge et derrière le pont métallique Jacques Cartier.
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La coupole du marché Bonsecours et la skyline. Tout au fond, la bute, c'est le Mont Royal.
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Ensuite,nous marchons jusqu'à la Tour de l'Horloge, et revenons par la plage qui borde un autre bassin gelé.
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Le marché Bonsecours.
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Puis on s’engage dans la rue saint Paul à la recherche d’un resto. On mange au Méchant bœuf. Encore une fois très bon et pas trop cher.
Nous sortons complètement repus.
Direction La basilique Notre Dame.

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Les filles ne veulent pas entrer, alors j’irai seul. 10$ l’entrée.
Très chargé l’intérieur néogothique, mais vraiment bien mis en valeur par un éclairage réussi. A voir.

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Je retrouve les filles près de la cabane à sucre qui est ouverte. Elle n’attendent que moi pour goûter au Maple Syrup.

Vous mé reconnaissez ? C’est pas monté au dessus de -10° de toute la journée.
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Les filles prennent une boisson chaude, et moi une tire sur la glace.
Ça consiste à verser du sirop d’érable chaud sur de la glace, et avant qu’il ne refroidisse complètement, tu l’enroules autour d’un bâtonnet, te fabriquant ainsi une sucette. :bave: :bave: :bave: Ça colle un peu, mais qu'est ce que c'est bon. :super:

On reprend le métro ensuite, direction le parc La Fontaine. Seulement, là aussi, l’épaisseur de neige recouverte de glace nous empêche d’en profiter. Au contraire des écureuils qui sont là par dizaines.
On rentre tranquillement en traversant un quartier aux maisons et escaliers d’accès assez chic.

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On rentre en fin d’après midi, bien crevé quand même. Ce qui ne nous empêchera pas de trinquer...





Fiction

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J’ai encaissé le coup. Patient zéro… Moi seul… Antidote… 5 éprouvettes… Large diffusion…
Ça tourne dans ma tête, et ça me fout la nausée. Le professeur est là, devant moi, ses yeux fouillent mes réactions, mon comportement. Qu’est ce qu’il croit, que je vais me jeter à son coup et lui rouler une pelle !! Putain d’enfoiré de savant de merde… Il en faut toujours un pour se croire au dessus de l’humain, toujours un pour bidouiller avec la vie des autres.
Un bruit dans l’entrée…
La porte explose en mille fragments. Instinctivement je roule au sol derrière le bureau et empoigne la mallette des éprouvettes. 5 hommes tout de noir vêtus et armes en joues entrent en silence. Le faisceau de leur laser de visée balaye la fumée de l’entrée. L’un d’eux se dirige tout droit vers la diode bleu, un autre à gauche et un autre dans notre direction pendant que le dernier reste au centre. 2 balles viennent se ficher dans le corps du professeur, laissant 2 auréoles rouge au niveau de son thorax, mais il ne tombe pas. Son exosquelette le maintient debout. Son visage n’exprime rien ou peut-être la délivrance… Enfin... Un des hommes brise le silence, il s’exprime en Russe. Il dit qu’il vient de tuer le professeur, mais qu’il ne voit pas la mallette. Le gars du centre lui dit de la chercher, mais de faire attention car il doit y avoir une autre personne dans la pièce.
Ma voiture dehors, merde, ils savent que je suis là… Mais ils ne savent pas qui je suis…
Il s’approche du bureau , toujours flingue levé. J’ouvre un tiroir et attrape un coupe papier, une arme dérisoire. Il contourne le bureau et quand sa jambe apparaît je détend la mienne en visant le genou. Un craquement sinistre, je me lève rapidement, empoigne son arme et plante le coupe papier juste en dessous de la jugulaire qui maintient son casque. Il émet un gargouillis, et s’affale sur le bureau. Une balle frôle ma tête, une autre fait voler en éclat un angle du bureau, mais je ne suis déjà plus là, juste dans l’angle de la pièce, avec le flingue du gars dans mes mains. Mon premier tir se loge dans la main droite du type qui est resté au centre, lui faisant lâcher son arme, le deuxième traverse sa visière et finit sa course entre ses yeux. Trois types, il reste trois types. Je les entends se regrouper à côté. Ils doivent se parler par signe, aucun mot ne trahit leur position.
Tu connais le bruit d’une goupille qui saute de son logement ? Ce petit « spiiiiinnggg » caractéristique ? Non ? Alors planque toi et prie.
Moi, je sors de l’angle où je suis caché et je cours vers l’opposé. Mais le souffle de la grenade me projette contre le mur et je me ramasse par terre à moitié étourdi. Ces gars sont tarés, ils ont balancé une grenade dans la pièce de la mallette. Tout les trois, un par un, entrent, mais la fumée de l’explosion me cache. Leur laser par contre est bien visible… Je m’agenouille et tire. Un gars tombe. Des tirs dans ma direction m’obligent à bouger et à me mettre à l’abri. Je reste caché contre un meuble, mais je ne vois plus le bureau. Un des gars dit qu’il a la mallette et qu’il se replie. Alors je plonge en avant, fait un roulé boulé, m’agenouille et tire, tuant un quatrième gars. L’autre a disparu avec la mallette. Je cours à travers l’entrée, passe par ce qu’il reste de la porte et me précipite sur la camionnette qui recule dans l’allée. Elle recule plus vite que je ne cours, mais arrivée en bas, elle glisse sur le verglas et s’encastre sur un des piliers du portail. Le gars sort et court lui aussi, en direction d' une voiture qui avance vers lui. Il balance la mallette sur les sièges arrière, s’engouffre dedans, et la bagnole disparaît.
A l’intérieur, le corps de professeur est toujours debout malgré le souffle de l’explosion. Tout est ravagé dans la pièce et l’odeur de poudre brûlée me pique le nez. En passant à côté de ma voiture, j’ai constaté que les pneus étaient tous crevés et je me suis demandé comment j’allai pouvoir sortir de ce trou. Le professeur, n’est pas venu à pied lui… Son véhicule doit-être quelque part, et les clés peut-être dans une de ses poches. Bingo, une poche de son veston… Pleine de sang… Désolé prof, mais je ne vais pas m’attarder sur votre sort, ni sur celui des 4 gars étendus raides, mais si vous pouviez me dire par où je dois commencer, ce serait cool.
Maintenant qu’ils ont la mallette, ils vont vouloir quitter le territoire au plus vite. Pas par un aéroport civil, trop compliqué. Un bateau ? Le Saint Laurent est à moitié gelé…
Tout en réfléchissant, je fais le tour de la maison à la rechercher de la caisse du prof. Elle n’est pas dehors, alors je m’approche du garage. Par une vitre, je vois un F150 à l’intérieur et comme je n’ai pas de clé pour ouvrir, je casse cette vitre pour entrer. Je déverrouille la porte du garage, et là, ça me fait tilt. L’ancienne base canadienne à 10 bornes d’ici. C’est là que j’étais… Il y a une piste d’atterrissage. Mais par où faut-il aller ? J’attrape mon portable.
Après 3 sonneries.
-Montréal assurance j’écoute.
-Janet, c’est moi.
-Dis donc, ton rendez vous a du bien ce passer avec la mère Dutreau…
-Janet, écoute moi. Ce n’était pas Madame Dutreau.
-Mais enfin, je l’ai eu au téléphone ! Et quelle drôle de voix tu as !
-Je t’expliquerai. Prends de quoi noter s’il te plaît et sois attentive.
-Que ce passe t’il ?
-…
-Thomas, que ce passe t-il ?
-Janet, laisse moi parler. D’abord, tu appelle ce numéro… 0033 09810005447.
-Ce n’est pas possible, il y a trop de chiffres.
-Appelle ce numéro, et dit que c’est Jielm fortyseven…
-Qui ça ?
-Jielm Fortyseven… C’est mon vrai nom…
-...OK Thomas, et après ?
-Tu demandes à parler à « l’organisation ». Quand tu l’auras au téléphone, répètes mon nom et dis lui qui tu es. Ensuite tu lui demandes de trouver un laboratoire proche de Montréal capable de fabriquer du sérum en grande quantité et rapidement.
-Hein, mais qu’est ce que tu me racontes.
-Laisse moi parler Janet. Dis lui aussi que Dovnîk n’était pas mort. Il comprendra tout de suite…
-Moi je ne comprends rien…
-Je n’ai pas le temps de tout t’expliquer Janet, c’est juste ma vie d’avant qui refait surface.
-Thomas, que ce passe t-il ?
-Laisse à « l’organisation » mon numéro de portable.
A l’autre bout du fil, j’entends Janet sangloter, mais je ne peux rien lui dire pour le moment.
-Janet…
-Oui.
-Je te promets de t’expliquer plus tard. Mais pour l’instant quand tu auras fini avec le téléphone, je veux que tu ailles te mettre à l’abri.
Elle sanglote plus fort maintenant.
Tu vois, je n’ai jamais eu d’enfant, et encore moins de relation avec une personne pour en avoir. Pourtant, je considère Janet comme ma fille et elle me considère un peu comme son père. L’entendre sangloter comme ça me brise le cœur. J’en ai fait du mal dans ma carrière, pris la vie à des gens qui devaient en avoir, eux, des enfants. Quel salopard j’ai été… Une machine à tuer, jamais de remords, ne jamais regarder en arrière, contrat après contrat, pas de sentiments. J’ai dû en provoquer des pleurs et des cris de douleurs. Une épouse, des enfants, une famille tout simplement… Moi qui n’est jamais été que tout seul jusqu’à maintenant. Je comprends… Enfin... Je comprends qu’il n’y a pas pire douleur que la perte de quelqu’un qu’on aime ? Ça fait plus de mal qu’un coup de poing, qu’un coup de couteau, qu’une balle.
Alors, pourquoi cacher mes sentiments, pourquoi me taire. Janet est loin d’être idiote…
-Thomas, dis moi ce qu’il se passe ?
-Janet, sur mon bureau, il y a les clés de ma maison. Prends les. Au rez de chaussée, sous l’escalier et au fond du placard tu trouveras une porte métallique. Cette porte mène à un abri. Dans cet abri tu as de quoi tenir 3 semaines, voir 5 si tu te rationnes un peu. Il y a une télé, une radio et un téléphone d’un genre spécial. Moi seul connaît le numéro de ce téléphone et je t’appellerai tous les jours.
Si je n’arrive pas à la stopper, dans une dizaine de jours une épidémie va déferler sur le continent Nord Américain. Il faut que tu sois en sécurité. Je viendrai te chercher…
Elle ne dit plus rien, sûrement secouée par la nouvelle. Je voudrai la rassurer, mais pour l’instant, ce n’est pas possible.
-Janet, je t’aime… Fait ce que je te dis.
-… Papa, moi aussi je t’aime…

Le F150 démarre au premier coup, je sors du garage et enclenche le GPS. L’ancienne base doit bien être indiquée, et de toute façon, je ne dois pas en être bien loin. Avec mes doigts, je dézoome sur la carte jusqu’à apercevoir un semblant de piste d’atterrissage. C’est bien là, à environ 10 bornes. Je me souviens que je passai par les bois pour y aller, mais à pieds, en courant… J’y serai plus vite avec la voiture.
Juste avant de bifurquer sur la route qui mène à la base, j’engage le pick-up sur une piste enneigée, j’enclenche le mode tout terrain, et avance jusqu’à me retrouver à une vingtaine de mètres du grillage de protection qui entoure la base. Au loin, j’aperçois la voiture de tout à l’heure, mais je ne vois personne. Ils sont sûrement à l’intérieur du hangar à attendre que quelqu’un ou quelque chose viennent les chercher.
Moi aussi je vais attendre. Je vais attendre que la nuit arrive pour passer à l’action, pour redevenir celui que j’étais, un sale type, un tueur impitoyable, sans remords et déterminé. Un enfoiré de première.
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Rana
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Re: Blanc, Bleu, Québec. Montréal-Toronto Mars 2020

Message par Rana »

:coucou:

Montréal à l'air d'être une très jolie ville.
J'adore cette photo :
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Et l'épisode Fiction démarre sur les chapeaux de roues! :clap:
SylandCo
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Re: Blanc, Bleu, Québec. Montréal-Toronto Mars 2020

Message par SylandCo »

Très jolie la vue de la ville depuis la grande roue :oui:

J'aime bien cette ambiance, la neige, le ciel bleu, la patinoire, le fleuve gelé...le Québec en hiver, ça doit être bien aussi :super: (et un -10°C dans un environnement sec est gérable si on est bien habillé)

Assez drôle de voir les parasols ouverts sur cette plage enneigée :lol:
steepstone
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Re: Blanc, Bleu, Québec. Montréal-Toronto Mars 2020

Message par steepstone »

Salut Jean luc
Une jolie ville Montréal sous la neige, j'aime bien tes photos noir et blanc et les autres aussi. celle de la grande roue est superbe effectivement.
La fiction démarre fort, on s'y croirais et pour les frissons je sens que l'on va être gâté.
P
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jlm47
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Re: Blanc, Bleu, Québec. Montréal-Toronto Mars 2020

Message par jlm47 »

Lorax a écrit : 25 mars 2020, 19:32 Ca a l'air quand même pas mal Montreal je trouve^^

J'aime bien!
Salut Lorax,
Un très belle ville, à taille humaine.
Rana a écrit : 25 mars 2020, 20:27 :coucou:

Montréal à l'air d'être une très jolie ville.
J'adore cette photo :
Image

Et l'épisode Fiction démarre sur les chapeaux de roues! :clap:
:coucou: Rana,
Comme je disais à Lorax, Montréal est une belle ville. Cette rue qui est proche du parc La Fontaine est vraiment typique. Belles maisons et beaux escaliers des deux côtés.
Pour la fiction, je fais un petit topo en suivant, et merci de me donner ton opinion.
SylandCo a écrit : 26 mars 2020, 17:28 Très jolie la vue de la ville depuis la grande roue :oui:

J'aime bien cette ambiance, la neige, le ciel bleu, la patinoire, le fleuve gelé...le Québec en hiver, ça doit être bien aussi :super: (et un -10°C dans un environnement sec est gérable si on est bien habillé)

Assez drôle de voir les parasols ouverts sur cette plage enneigée :lol:
:coucou: Sylvie,
Nous avons des manteaux -20°, et avec les chaussures que nous avons achetées, pas de problème pour le froid.
Les parasols sont en dur, difficile donc de les replier. :hihi:
steepstone a écrit : 27 mars 2020, 08:47 Salut Jean luc
Une jolie ville Montréal sous la neige, j'aime bien tes photos noir et blanc et les autres aussi. celle de la grande roue est superbe effectivement.
La fiction démarre fort, on s'y croirais et pour les frissons je sens que l'on va être gâté.
P
Salut P,
C'est une de mes préférée cette photo, le ciel est sans nuages, et la neige sans traces de pas. Le soleil se reflète sur les cabines et dans les rayons de la roue. :love:
Merci pour la fiction, et remerci pour me laisser ton opinion plus bas.

A+
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