co64 a écrit :Dis, dis, dis, vous voulez pas m'adopter pour le voyage?????
Chiche ? Ce serait cool de faire sinon en intégralité, au moins en partie un roadtrip en commun !
On a bien fait une rencontre de roadtrippers à Lille ; pourquoi ne pas prolonger l'expérience aux USA ?
@ Jérôme / Stseiya : 54 jours, c'est énôôôrme. Maintenant, il est évident que le ressenti de cette lassitude dépendra d'un tas de critères (personnalité, expériences passées...)
Je suis en tout cas parfaitement d'accord avec toi concernant l'idée que l'on passe plus ou moins nécessairement, sur des voyages d'une telle durée, par quelques coups de mou, mais comme tu le dis si bien, ces passages à vide ne durent jamais bien longtemps. C'est exactement ce qui nous est arrivé lors du jour 2 à Leadville (épisode 29 à venir) : impression soudaine que le voyage tire un chouïa en longueur (on en a profité pour faire un bilan bouffe pas très tendre tout en pointant du doigt la normalisation souvent agaçante de la société américaine), et puis le lendemain pouf, nous avions tout oublié et étions parfaitement d'attaque pour profiter un maximum de notre semaine et demie restante.
Après, mon avis est que la pilule d'un voyage long est d'autant plus simple à avaler qu'on évolue en terre totalement inconnue. Les premières fois en Amérique sont, à ce titre, extrêmement marquantes tant les surprises abondent. On ne s'ennuie littéralement jamais. C'est lorsque la familiarité commence à s'installer qu'il y a danger de lassitude.
Ce sentiment de familiarité est à double tranchant : il peut être positif car on retrouve immédiatement ses habitudes et, d'une certaine façon, on a un peu l'impression de se retrouver chez soi (nos premiers pas en Floride il y a quelques semaines ont été, de ce point de vue là, fascinants : nous n'avions tout simplement
pas l'impression d'être revenus en France depuis cet été !

Tout le monde dans la famille s'est trouvé confronté à cette drôle de sensation ; les enfants étaient excités comme des puces rien qu'en entrant chez Walmart : les odeurs, les emplacements, les couleurs... un véritable festival sensoriel (non mais Walmart quoi !

) qui nous a tous renvoyés plusieurs mois en arrière en une fraction de seconde). Mais évidemment, toute cette familiarité, toutes ces habitudes, portent en eux les germes de l'ennui car ce qui n'est pas nouveau engendre la routine. Et c'est aussi ce qui nous a joué des tours en Floride : l'impression ponctuelle de refaire ou de revoir des choses faites ou vues mille fois auparavant.
C'est aussi une des raisons pour lesquelles nous hésitons pour 2018. Retournerons-nous aux USA ?
Nous allons y réfléchir.

(ça va devenir un leitmotiv !)
Bon, en attendant, l'épisode 29 avance bien. Je vous tiens au courant.
Profitez bien du long week-end !
