Un peu plus calme aujourd'hui... j'ai le temps de placer mon texte.
Jeudi 21/7
Cette journée commence mal. Il pleut. Mais pleuvoir comme un jour de fête national. Eh bien oui… c’est notre fête, et on a réussi à avoir le temps belge.
Que faire… déjà laisser les enfants dormir. On descend prendre notre petit déj et il y a beaucoup de monde. On partage la table avec d’autres personnes… ensuite on remonte le repas aux enfants.
Mais qu’est-ce que l’on va faire sous la pluie ? Pendant que mon épouse relit une documentation et qu’Alexandre prend sa douche. Jonathan et moi allons reprendre un truc oublié dans la voiture.
Et là qu’est-ce que l’on constate : on a un pneu plat !
Je ne sais pas si vous avez déjà eu cette sensation. Vous voyez le problème, vous savez comment il faut le résoudre, et vous n’avez qu’une idée en tête : que ce ne soit pas à vous de le résoudre….
Et bien si c’est à nous…
En remontant prévenir mon épouse et Alexandre du contretemps, nous passons à la réception pour demander s’il on l’adresse d’un garage.
La dame de la réception et toute triste pour nous, elle veut absolument nous aider. Elle appelle un ouvrier. Jonathan attend près de la voiture et moi je remonte. J’en profite pour prendre les papiers de la location tout en sachant que nous n’avons pas d’assurance pour ce cas…
A mon retour, je vois un ouvrier inspecter ma voiture et regarder en dessous. Il a déjà mis la voiture sur un cric. « Vous n’avez pas de roue de secours », m’annonce-t-il.
On vérifie dans le coffre, tout en sachant que je sais que là il n’y a rien. Un responsable de l’hôtel nous rejoint. L’ouvrier lui explique la situation. Il demande que je lui passe les papiers de location, car il est interdit de louer une voiture sans roue de secours… Il se bat avec Alamo, l’employé en ligne ne trouve pas notre contrat…
Pendant ce temps, l’ouvrier à remonter mon pneu et retirer le cric. Il a été chercher un gonfleur.
Une fois le pneu regonflé, l’ouvrier m’indique un garage presque juste en face de l’hôtel. Le responsable me dit de bien garder toutes les factures car Alamo devra me rembourser. Même si je n’ai pas d’assurance, je dois avoir le matériel pour changer de roue. Je donne discrètement un bon pourboire à l’ouvrier.
Jonathan et moi allons au garage. Le voyant pneu plat est éteint mais pour peu de temps.
Arrivé au garage, on explique la situation. La réceptionniste est désolé, ils n’ont pas de matériel pour réparer les pneus. Mais en face (et donc presque à côté de l’hôtel). Il y a un réparateur de pneu. On redémarre, le voyant pneu plat est allumé… il ne faudra plus tarder.
Le second endroit est effectivement un garage spécialisé dans la réparation de pneu. On rentre dans le bureau (hypercrasseux !) et Jonathan explique le problème. Immédiatement un homme nous suit.
Il va voir les dégâts et reviens avec du matos… il retire ce qui a crevé le pneu :
Avis… si vous avez perdu la clé de votre bateau dans les Keys… mon pneu l’a retrouvé !

La carte mémoire c’est pour vous donner l’échelle….
L’ouvrier essaye de faire une réparation avec une mèche, mais lorsqu’il vérifie à l’eau savonneuse, l’air continue de passer. Il décide de démonter le pneu…
Le patron du garage vient me voir. Et me demande si c’est bien nous qui sommes venus du garage en face. Je confirme. La dame du précédent garage avait téléphoné pour vérifier que nous étions bien arrivés et que nous n’étions pas en panne sur la route (500 m de trajet quand même !)
Le pneu est vite réparé… ouf il ne faut pas le changer.
Je parle du manque de roue de secoure. Le gars me dit, elle est là… et me montre la roue sous la voiture…pas à l’arrière mais entre le conducteur et le passager. Aucune réclamation à Alamo à faire.
Je rentre dans le bureau.
Une vieille dame reçoit l’information de l’ouvrier et s’apprête à faire ma facture. C’est à ce moment qu’un cafard sort de son clavier pour courir sur le bureau. Je sors à Jonathan… il y a un bug dans leur programme.
Elle m’annonce le montant 37$. Je passe ma carte Visa… Je n’ai plus d’argent liquide.
Une fois payé, je signale à l’ouvrier que je retourne à l’hôtel pour lui chercher son Tips. Il me remercie et retourne à une autre tâche.
Dès notre entrée à l’hôtel, la dame à la réception nous demande si nous avons réussi à faire réparer notre pneu. En montant dans la chambre, nous voyons l’ouvrier qui a regonflé le pneu… Il nous demande des nouvelles de nos
problèmes et est heureux que tout est en ordre.
On retrouve Alexandre et sa maman qui ont préparé les affaires pour le snorkeling… En attendant notre retour, ils ont été faire des photos dans le port… il y avait de beau poissons
On repasse au garage pour donner le tips… le type nous remercie chaleureusement… je pense qu’il a cru que nous ne repassions pas !
Il est prêt de 10h30… que faire ?
Mon épouse a regardé, il y a un centre de soins pour les tortues pas trop loin. On y va.
Mais il y a un monde fou à l’entrée, bien oui forcément, il pleut toujours ! Lorsque nous arrivons à la réception, nous apprenons que toutes les visites sont complètes jusqu’au lendemain soir.
On sort. Que faire ? La pluie a cessée… sur le plan, il y aurait un parc pas trop loin… On y va, mais en gros il n’y a aucune infrastructure : qu’une route.

Le soleil tape de nouveau très fort. On renonce à faire la route à pied. D’ailleurs il n’y a rien à voir. Même problème que pour les Everglades, il vient de pleuvoir les animaux ne sont pas là.
Sur la route on repère un vendeur de tarte au citron…

Elles sont délicieuses…
Que faire… on continue notre route vers Key West… j’ai une idée.
Mon épouse avait repéré le Gardo’s Grill lors de notre passage, mais on n’avait pas pu y manger, il était déjà fermé…. Et si l’on y allait.
Problème… j’ai sous-estimé le temps pour y aller

, nous n’aurons que le temps de prendre quelque chose à emporter et manger dans la voiture… bien oui le Snorkeling est à 16h et on doit être présent plus tôt.
On arrive presque qu’en courant au resto… FERME !

Vraiment pas de bol… on repart. Jonathan repère la plus vieille maison des Keys… on jette vite un coup d’œil (c’est gratuit)… Sympa mais nous n’avons pas le temps de faire le tour complet.
On reprend la voiture et on « fonce » vers Bahia Honda State Park. A l’entrée, il n’y a pas de message comme quoi la plongée est annulée. On est tout excité.
Sitôt sorti de la voiture, on se présente au guichet pour le prendre nos places. Il y a plein de document à remplir. Autorisation pour Alexandre, renoncement de poursuite en cas d’accident, etc.. ; truc classique mais qui prend du temps. On a presque tout remplit lorsqu’une dame crie « On annule, il y a un orage sur la zone ! »
NOOOONNNNN !
On demande si cela ne peut pas être reporter…. Oui demain matin. C’est notre dernière chance, c’est notre dernier jour dans cet hôtel. Problème, il n’y a que trois places. On les prend… on verra bien demain si une place se libère. Sinon je laisserai ma place…
Que faire… on a payé l’entrée du parc (10$)… autant y rester.
La marée est basse. On se change et on marche/nage de côté Atlantique. Nous n’avons qu’une paire de lunette… je la prends. Jonathan me passe la caméra. Je tombe sur un poisson qui protège son trou… il doit faire 3 à 4 cm mais ma présence le dérange.. il fait mine de me charger. Trop mignon

et plein de courage. Je passe mes lunettes aux enfants qui vont voir le petit poisson sans trop s’approcher. Nous, on sait que nous n’allons rien lui faire, mais lui ne le sait pas. Il ne faut pas qu’il se stresse non plus !
On passe deux bonnes heures dans l’eau et sur le bord… On décide de rentrer.
Retour à l’hôtel…. Un peu de piscine et puis direction le resto du premier soir. Tout le monde l’avait bien aimé…

Heureusement… il est ouvert. Le repas fut très bon..
Conclusion de la journée : même si elle semble ratée à cause de toutes les activités loupées, on garde un bon souvenir de la solidarité de l’hôtel et des deux garages… Espérons que demain on puisse faire du snorkeling !