Bon, je vais pouvoir le commencer ce carnet, oui ou non !!!
Y’a en marre de l’autre qui squatte avec sa fiction.
Pffff tu parles d’un titre « Ouest 2019, disparaître sans traces en 7 lettres ».
Il est temps de laisser la place aux vrais roadtrippers, ceux qui marchent, conduisent, en prennent plein les mirettes, mangent des hamburgers, que sais-je encore, et, qui une fois de retour, écrivent un vrai carnet.
Ouais, t’as raison Jean-Luc, te laisses pas faire, et renvoies le dans ses cordes à l’autre Privé, Il se croit où celui-la.
So, il est temps de les présenter ces vrais personnages de chair et d’os.
Ils sont deux, parfaitement constitués, sains d’esprit, conscients d’avoir la chance de pouvoir voyager, conscients d’avoir réaliser pour la troisième fois un superbe voyage.
Je commence donc par votre serviteur, charité bien ordonnée…
Et de mon épouse, toujours partante, fidèle soutien, de la conception à la réalisation de ce roadtrip .
DIMANCHE 19 MAI
Il est 4h00, la maison s’éveille…
Vous connaissez ce petit stress, cette tension qui compresse le temps. Les pieds n’ont pas touchés le sol au saut du lit, que l’on voudrait être déjà dans l’
avion, faisant fi des kms qui vous séparent de l’aéroport, faisant fi des éventuelles embûches d’une route étroite et sinueuse, faisant fi du petit problème mécanique toujours aléatoire donc imprévisible.
Vous connaissez, hein ?
Hé bien, sur moi, il n’a aucune prise, Il glisse comme une goutte d’eau sur un pare brise après un coup d’essuie glace.
Pff, que peut-il arriver ?
J’ai tout calculé. Le nombre de kms, la vitesse moyenne de la
voiture par temps sec ou humide, le temps nécessaire au paiement à l’automate du péage, et aussi l’éventualité de tomber la carte au moment de l’insérer dans ce même automate, défaire la ceinture de sécurité, ouvrir la portière, descendre du véhicule ramasser la carte, se cogner à la machine en se relevant, pour enfin payer, remonter en
voiture, reboucler la ceinture… Et en plus, nous serons un Dimanche, synonyme de personne sur la route.
Oui oui, j’ai tout calculé.
C’est pour cela que j’ai aussi prévu de partir une heure avant l’horaire à laquelle mes savants calculs nous faisait partir, On ne sais jamais…
Donc, il est 4h00 du mat, et on est déjà aux taquets. Petit dej expédié, valises définitivement bouclées, nous prenons place dans le véhicule de notre fille qui nous conduit à l’aéroport de Toulouse, quelques 130 kms plus loin.
Comme prévu, la route ne pose aucun soucis, et nous arrivons largement à temps pour nous enregistrer, passer la sécurité, et poser nos séants sur les sièges devant la porte d’embarquement.
A l’heure dite, nous embarquons pour notre premier vecteur en direction de Munich. Nous avons 1h30 pour rallier le satellite du terminal 2, dédié au gros porteur.
Un genre de métro souterrain nous y propulse en moins d’une minute, et après avoir passé un nouveau contrôle
passeport, nous prenons place dans l’A380, qui doit nous mener à
Los Angeles.
Le vol se déroule sans encombres, et 12 heures plus tard, notre oiseau blanc pose ses grosse roues sur le tarmac Californien de LA.
2 h00 nous serons nécessaire pour passer à la machine, et ensuite devant le douanier.
C’est long oui, mais nous sommes Dimanche, il est 15h45 heure locale, et les Américains rentrent de week-end, Ouai, beaucoup de monde, en plus, un de nos deux douaniers prend sa pause au moment de notre passage…
Récupération de nos 2 valises, et direction la navette
Alamo, à droite en sortant du terminal international Tom Bradley.
Le temps est plutôt gris, et la température certainement un peu fraîche pour la saison, mais au moins on ne crève pas de chaud,
Le bus tout vert arrive, et nous nous y engouffrons, laissant le soins au chauffeur de ranger nos bagages dans les racks prévus à cet effet.
Sacré chauffeur, il a une pèche d’enfer, se met à rapper, nous invective, nous met tout de suite dans l’air du temps de LA.
Skip the counter chez
Alamo, nous nous dirigeons directement vers les SUV garés dehors, après avoir demander à l’employé où ils étaient parqués.
Que des Japonaises… Nous jetons notre dévolu sur une Hunday Tucson, avec le coffre assez grand pour nos deux valises, Derrière le siège passager, prendra place la glacière de décathlon, et sur les sièges arrières nos sacs à dos.
GPS en route, en trois coups de cuillère à pot, nous sommes sur la route qui nous conduit à notre premier
motel, situé à Moreno Valley.
77 miles et 1h30 après, notre premier check-in fait, nous nous écroulons sur le lit.
Faire plus de route aurait été inconscient.
Alors que mes yeux n’arrivent pas à se fermer, je repense au chauffeur du bus d’
Alamo et à sa folie contagieuse.
Et dans ma tête, quelques paroles prennent forme.
A vous de rapper dessus…
Tout juste entré dans le bus,
The driver, quel drôle de gus,
Un black pas plus gros qu’un fil électrique,
Se lance dans un rap aux paroles éclectiques.
Tu te lèves et tu esquisses quelques pas de danse,
Hey mec, t’es à LA, mets toi dans l’ambiance,
Yep man welcome to LA,
Yooo guys you’re in LA.
Tu viens de survoler l’atlantique,
Te souviens tu où tu étais tout à l’heure ?
Radical changement à vitesse supersonique,
Réveilles toi mec toute cette agitation n’est pas un leurre.
Tu te lèves et tu esquisses quelques pas de danse,
Hey mec, t’es à LA, mets toi dans l’ambiance,
Yep man welcome to LA,
Yooo guys you’re in LA.
Alors tu la kiffes cette liberté ?
Tu peux tout faire, tout dire, révéler tes pensées,
Son accoutrement au mec, non, il n’est pas bizarre,
Libre court à l’imagination ? non, rien n’est hasard.
Tu te lèves et tu esquisses quelques pas de danse,
Hey mec, t’es à LA, mets toi dans l’ambiance,
Yep man welcome to LA,
Yooo guys you’re in LA.
Cette bagnole qui déboule toutes sirènes hurlantes,
Elle est black, elle est white, au volant des cops,
Pas de soucis mec, si tu n’appartiens pas à la caste non méritante,
De ceux qui vendent la mort, un rail de blanche ou une clope,
Hey mec, ne te laisse pas entraîner,
Sur la pente glissante que t’offre LA.
Tu te lèves et tu esquisses quelques pas de danse,
Hey mec, t’es à LA, mets toi dans l’ambiance,
Yep man welcome to LA,
Yooo guys you’re in LA.
Pour finir, un petit mix de photos, sur les 18 jours de roadtrip, et des parcs que nous avons traversés. J’espère vous aurez le plaisir de les redécouvrir avec nous.
A+