Merci de rejoindre vos sièges, la projection va bientôt (re)commencer.
La direction vous remercie pour votre patience et vous souhaite un bon film.
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EPISODE 5 – Jours 5 (suite) & 6 : Durango
Au programme :
Pagosa Springs, Durango & Silverton Narrow Gauge Railroad
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Débriefing
Bon, y a pas à tortiller : Durango, c'est quelque chose. Sans doute un des meilleurs souvenirs de notre voyage.
Premier bon point : la route qui y mène, magnifique. Notez que cela ne vaut que lorsque l'on vient de l'est, la suite de la Highway 160 ne m'ayant pas renversé.
Deuxième bon point : Pagosa Springs, sympathique étape que l'on aurait pu accompagner d'un trail très facile et très beau : Treasure Falls, situé quelques miles avant l'entrée dans la ville. Je vous avouerai que nous avons tiré un trait sur cette rando à cause de nos ventres, qui criaient famine. Honte sur nous.
Troisième bon point : vous avez le temps de vous arrêter à Chimney Rock ? N'hésitez pas, je n'en ai entendu que du bien.
Quatrième bon point : Durango, jolie petite ville avec un cachet certain – vous la découvrirez dans un futur épisode.
Mais surtout, surtout, cinquième bon point : le train. LE TRAIN ! J'en ai des frissons rien que d'y repenser. Le film donne une
idée des émotions ressenties en longeant cette fameuse Animas River. Une expérience hors du temps et incroyable, d'une puissance sensorielle inimaginable.
La réservation des places se fait via deux sites.
Le premier met en vente ses places plus tard que
le second. Je vous conseille donc de donner la priorité à ce dernier site.
Concernant les prestations, nous avons opté pour un des wagons premium pour trois raisons : le toit panoramique, les balcons extérieurs privatifs, les boissons à volonté, l'omniprésence d'une guide surmotivée, le confort remarquable des sièges, les mugs et autres sacs en toile offerts gracieusement, le peu de monde, l'impression de posséder un espace tout à nous, la protection offerte par les vitres à moitié ouvertes (idéales pour ne pas être agressé par la suie, réellement présente dans l'air), la position très éloignée du wagon par rapport à la locomotive (idéale pour admirer les wagons en file indienne dans les virages) – ce qui fait au moins dix raisons, on est bien d'accord, mais je ne compte plus les bonnes raisons d'opter pour ces wagons premium. Le surcoût en vaut largement la peine.
Il est unaniment conseillé de réserver les sièges situés à droite afin de profiter de la
Highline dans les meilleures conditions. Je serai un peu plus mesuré. Certes, cette fameuse Highline vaut son pesant d'or, mais la suite le vaut, à mon sens, tout autant. Peu de temps après avoir joué à l'équilibriste, le train traverse la rivière et offre alors aux voyageurs assis à gauche une vue très privilégiée sur le cours d'eau et ses alentours, d'une beauté sans nom. Longer la rivière m'a autant impressionné que de longer le canyon.
Une dernière chose concernant le tangage quasi-permanent des voitures : il n'a aucune espèce d'importance. Peu de temps avant le départ, Stina, qui nous en avait parlé, nous avait fait craindre le pire, Hugo étant très sujet au mal des transports (c'est d'ailleurs pour cela qu'il s'assied à côté de moi dans la voiture). Au final, aucune alerte au vomi, aucune sensation d'inconfort, rien.
Le retour, vous le verrez dans l'épisode 6. La compagnie propose de redescendre à Durango en bus. Deux avantages à cette alternative : un retour beaucoup plus rapide (1h30), et la découverte de la San Juan Skyway, une des plus belles routes du Colorado, voire des USA. Nous n'opterons pas pour cette solution, préférant garder l'effet de surprise de la route pour le lendemain (nous irons alors jusqu'à Ouray). Une autre raison : le bus, c'est bien, mais pas top – surtout lorsque l'on parcourt les routes sinueuses des Rocheuses (alerte au vomi, tout ça). En outre, nous
voulions passer le plus de temps possible possible dans le train – impossible de se lasser d'un tel spectacle. Bon ok, cela fait au final deux raisons, mais à ce moment du récit, vous aurez sans doute compris que je n'était pas très doué en calcul.
Durango, c'est trop bo, je veux y retourner tout de go. Yo.
Oui, je ne sais pas très bien écrire non plus.