Jour 9 : Dimanche 14/04 - Part 1
Le réveil sonne à 8h00 ce matin-là.
Un coup d’œil rapide aux voitures garées devant le
motel, avec une luminosité meilleure que la veille au soir.

On va déjeuner au Denny’s situé juste à côté du
motel, et on prend la direction du Pima Air & Space Museum situé à Tucson, à 40 min de route.
Bonne surprise en arrivant, plus de moitié du parking est couvert par d’énormes panneaux solaires, et il n’y a pas foule pour l’instant. On peut donc se garer à l’ombre.
Mauvaise surprise en arrivant devant la porte d’entrée, les sacs à dos sont interdits. On retourner à la
voiture pour tout déposer.
Le booster de navette spatiale à l’entrée donne tout de suite le ton.

On avait fait le Space & Air Museum de
Seattle deux ans plus tôt, qui était principalement centré sur les appareils Boeing, civils comme militaires.
Ici, l’immense majorité des appareils entreposés dont militaires.
Une reproduction du premier
avion des frères Wright est le premier appareil du musée.

Il y a de nombreux avions et hélicoptères dans le hangar principal.

Du F14-Tomcat de Top Gun, a l’hélicoptère Bell UH-1 Huey de la guerre du Vietnam, il y a du choix.

Il y a un cockpit d’hélicoptère de combat Apache, qui est loin d’être de la haute technologie à l’intérieur !

Un Cobra juste à côté.

Un A-10 Thunderderbolt. Un tueur de char dont l’
avion est construit autour de sa mitrailleuse principale, qui est aussi grosse qu’une petite
voiture.
Petit aparté, voilà la célèbre photo montrant la taille de la mitrailleuse à l’intérieur de l’
avion à côté d'une New Beetle de l'époque.
Un Bell OH-58 Kiowa. Un hélicoptère de reconnaissance qui peut voler en rase-motte sous les collines avec sa caméra placée au-dessus du rotor pour désigner des cibles.

Une bombe guidée laser.

Déjà vu à
Seattle, un magnifique Lockheed SR-71 Blackbird,
avion espion supersonique durant la guerre froide.

Il y a même un rayon bombes. Entre les bombes guidées laser GBU, bombes planantes, missiles de croisières ou carrément des bombes nucléaires qui y sont exposées.

On est loin de la toute première bombe en termes de taille !

J’ai bien aimé les avions en papier jetés sur la carlingue

On passe ensuite à l’extérieur.
On se rend compte très vite qu’on aurait dû commencer par là. Car le soleil tape de plus en plus fort et que le hangar climatisé était très appréciable.
Enormément de chasseurs sont exposés à l’extérieur. F4, F15, F16, F18, Tornado allemand…

On arrive ensuite dans le coin des avions de transports et de commandement, dont certains sont très imposants.

Derrière le grillage, en dehors du musée officiel, se dessine la silhouette d’un F117, premier bombardier furtif fabriqué dans les années 70.

Je crois que cet
avion de la TWA était le seul
avion civil à l’extérieur dans cette partie

Un dépôt de la garde national est situé juste à côté du musée, et se côtoient les célèbres Humvees, et leurs remplaçants qui commencent de plus en plus à apparaitre dans les forces armées américaines, les JLTV.

On arrive au rayon des bombardiers lourd.

Le B36, construit à la fin des années 40 nous a sauté aux yeux avec ses hélices situées à l’arrière des ailes.

Deux B52 côte à côte.

Et, cocorico, deux vieux avions de Dassault sont présents. Un
Mirage III et un Etandard de la Marine Nationale.

Il y a un petit rayon soviétique.
Certains portent l’étoile rouge sur l’empennage, d’autres des drapeaux étrangers comme ce vieux Mig de l’armée irakienne.

Il y a bien sûr le Mig21, l’
avion de combat le plus produit de l’histoire.

Il y a un petit rayon hélicoptère au bout du tour, avec des appareils qui commencent vraiment à dater et dont j’ignorais l’existence pour la plupart, et des plus gros comme des Sea King des garde-côtes où le CH53, le plus gros hélicoptère de l’armée américaine.

Il y a également un Mi24 soviétique, dont le drapeau nous a étonné : la RDA !

On voit également nos premiers cactus
Saguaro, qui nous font bien rire. On dirait 2 personnes en train de se faire prendre en photo.

On se rend ensuite au hangar dédié au mémorial du 390ème groupe de bombardiers de la 2nde guerre mondiale, où un B17 y est exposé. Celui-ci est en restauration depuis des années. On pourrait même parler de reconstruction, car les pièces ont été récupérées au fur et à mesure à travers le monde pour en remonter un entièrement.

On était bien content d’y rentrer, et de trouver une fontaine à eau, car on commençait à avoir bien soif en plein cagnard dehors.

Une carte de l’Europe indique les zones bombardées pendant la guerre, ainsi qu’un tableau avec la date des bombardements.

Un petit retour dehors où on passe devant une rangée de Harriers,
avion à décollage vertical, qu’on voit à la fin de True Lies avec Schwarzi.

Le Texas n’est jamais loin

Dans un autre hangar se trouve un B24.

Dans le hangar suivant se trouve un B29 Superfortress, et un Mustang P51.

Un dernier petit tour rapide à l’extérieur.

Le dernier hangar expose des avions et hydravions dont je n’ai pas retenu les noms.

On ressort du musée vers 13h30. On fait un petit tour vers l’entrée du parking où on avait repéré en entrant tout à l’heure un char T72 irakien.

Il y avait du beau monde sur le parking.

On a bien aimé.
Mais j'ai toujours une petite préférence en plus pour le musée de
Seattle.
Pouvoir monter à l'intérieur de certains avions comme le premier 747, un Concorde ou un vieux Air Force One sont des gros points positifs comparé à Tucson.
Avant de prendre la route de
Saguaro National Park, on fait un crochet par The Historic Aviation Bone Yard, le plus grand cimetière d’avions militaires au monde.

On se gare au nord du site devant des maisons d’habitation, où la vue est dégagée sur le cimetière.

Techniquement, ce n’est pas un cimetière.
Le désert autour de Tucson étant un des endroits les plus secs au monde, les avions s’y conservent très bien, et sont désossés au fur et à mesure, pour servir de pièces détachées aux avions toujours en service. Certains peuvent être carrément remis en service actif quelques années plus tard.

On distingue par exemple un bombardier stratégique B-1B. Il y en avait 3 de parqués sur les vues satellite de Google Maps, mais deux ont été remis en service.

Ce site se visitait en bus il y a quelques années dont les visites dépendaient du musée qu’on avait visité. Mais comme l’usine Boeing à
Seattle, les visites n’ont jamais repris depuis le covid…
On se rend à un autre point de vue que j’avais repéré sur Google Maps, voyant défiler les zincs sur le côté.

Pas de chance ici, la végétation a poussée et n’est pas entretenue. Impossible de se garer ou d’y voir quoi que ce soit avec un point de vue dégagé.

Super impressionnant.
En on n'en a aperçu qu'une toute petite partie !
On prend donc la direction de
Saguaro National Park.