Hello,
Et voila : on quitte
Yellowstone
Mais en en profitant une dernière à travers la magnifique Lamar Valley
En route pour le J26 (déjà

)
Mardi 18 juillet 2017
Yellowstone WY > Cody WY - 272 km - 3h40
Pépito et Pépita
Lamar Valley est un enchantement ! Lamar River serpente et s’offre sur son parcours quelques langues d’îlots boisés.
Les troupeaux de bisons paissent une herbe bien grasse et perdent par lambeaux leur toison de laine décolorée par le soleil. De loin inoffensifs, ils semblent beaucoup plus menaçants lorsqu’on s’en approche.
- Oh ! celui là n’est pas très sympa, partons …
- Tu as la pétoche, hein ? me dit Hubert en s’esclaffant
- Regarde, là bas, ce mâle, il pourrait être plus discret
- Eh oui ! « golo-golo », il n’y a que ça pour renouveler l’espèce !
Les jeunes de l’année restent près de leur mère, alors que les mâles se la jouent « indépendance » ! Solitaires et l’air bougons, ils se tiennent à l’écart.
Lamar River, nous trace la route ; plus haut, elle a perdu son caractère docile pour devenir un torrent fougueux.
Une cascade par ci, une autre par là, ainsi défilent les miles. Entrer dans le cœur des
Rocky Mountain éveille en moi une irrésistible envie de grimpette ; je suis la plus heureuse !
Alors qu’Hubert pique une ronflette, je m’oriente vers un pré, au pied d’une montagne massive et strictement minérale. Seuls quelques sapins, peu exigeants en terre, contrastent et apportent un peu de couleur dans le gris cendré des pentes et terrasses.
Je crois être seule au monde, quand soudain, une biche et ses deux faons déboulent à ma droite. Clouée et si surprise, j’en oublie de sortir le caméscope. Quel dommage ! Cependant, je pense les avoir mémorisés à tout jamais, tant ils m’ont marquée …
Cooke City Silver Gate en Montana, nous y mettons un pied …
Où que nous soyons, la montagne est toujours aussi fascinante. Un pic domine un chapelet de lacs superbement auréolés de sapins.
L’altitude lave l’esprit, revigore les corps. Enfin, elle nous requinque !
Arrêt obligatoire à « Top of the World », station service comptant une seule pompe à gazoline, l’occasion aussi, d’admirer de rutilantes Harley Davidson garées à côté d’un poteau sur lequel des panneaux de bois, très artisanalement fixés indiquent les directions : Paris 4765 miles (7668km), Cooke City 25 miles (40km)…
C’est bon ! Sommes rassurés de voir Paris !...
Hubert alimente au quotidien ses appareils photo, quand à moi, j’adore faire des rencontres.
Quelques mots échangés avec un biker dans un ersatz de langue franco-américaine très écornée, cependant intéressante…
- Toi, si tu voyais une chèvre, tu lui dirais bonjour ! me dit Hubert avec une pointe d’ironie.
C’est vrai, j’ai de qui tirer, papa était comme moi, ou plutôt je suis comme lui. A la seconde, je cerne les visages et en extrais le meilleur.
14°, 10947 feets soit 3336 mètres d’altitude, les pieds dans les neiges éternelles du Montana …
Quand je vous dis qu'elle veut toujours monter plus haut
Casse-croûte à Rock Creek Vista, promontoire dominant une profonde vallée, certainement bourrée d’ours !
Mais pour l’instant, ce sont d’adorables chipmunk qui jouent et se disputent les miettes de pain. Leur pelage est d’une parfaite symétrie, et leur regard tellement expressif …
- Alors, tu attends quoi pour me donner ce quignon dont tu ne sais que faire ? me dit l’un d’entre eux
- Ok, tiens le voilà
Les marmottes sont plus fuyantes, moins familières. Cachée derrière un rocher, j’attends avec patience, qu’elles manifestent un peu de curiosité à mon égard et hop ! Clic photo !
Demi-tour sur quelques miles, puis direction
Cody en
Wyoming par la peu fréquentée Chief Joseph Highway. 149km - 2h.
Une biche par ci, un cerf par là, des forêts, des virages, des cascades … Bercée par le ronronnement du moteur et des virages sans fin, je m’endors …
- Vite ! Chérie, réveille-toi, regarde à droite …
- Hooooo ! Ho my god ! deux ours !
Tranquillement occupés à taquiner les fourmilières, ils ne remarquent pas deux intrus sur leur territoire. Sans secousse et sans bruit, appareils en main, nous sortons de la
voiture, prêts à y revenir rapidement en cas de nécessité.
Le cœur battant, je zoome et dé-zoome sur ces grizzlis que Hubert appellera Pépito et Pépita ! Pourquoi ces noms là ? Lui seul le sait !
Ils vont et viennent au milieu de longues herbes, se déplacent sans se soucier des nouveaux badauds qui les observent avec crainte et admiration. La scène durera environ une demi-heure.
Pris d’une curiosité soudaine, Pépito s’intéresse à un gros pick up vert et son conducteur qui avait osé sortir de son véhicule (mais qui est vite remonté sur son siège

), le toise, en fait le tour, le toise à nouveau et ayant jugé qu’il n’y avait pas de danger, disparait avec Pépita le long du ruisseau.
Un autochtone nous dira qu’il s’agit de deux jeunes grizzlis frère et sœur.
- Merci Pépito et Pépita, je désespérais de voir des ours, quelle bonne journée !
- Ils étaient magnifiques !
Ce sont mes premiers ours, moi qui, trouillarde de haut niveau, secrètement, souhaitais ne pas en voir … Je ne me reconnais pas !
Encore trois quart d’heure de route avant d’arriver à
Cody.
Mais quelques beaux paysages quand même
(Source Externe) Cody est une ville située dans le nord-ouest de l’État du Wyoming. Elle compte 9 520 habitants.
Traversée par la rivière Shoshone, cette localité est située sur l’ancien territoire des tribus indiennes dénommées comme la rivière.
La ville a été fondée par William Frederick Cody, alias Buffalo Bill, d'où son nom. Au centre de la cité se trouve l'hôtel Irma, que Buffalo Bill ouvrit en 1902 en le nommant d'après le premier prénom (en anglais first name) de sa fille cadette, Irma Louisa Cody (1883-1918).
La ville est connue entre autres pour son rodéo qui a lieu tous les soirs durant l'été mais aussi pour son musée consacré aux armes à feu, aux Indiens des plaines, à la faune et la flore de la région, aux peintres américains et à la vie de William Cody.
On y trouve une grande collection de souvenirs de son Wild Wild West Show qui a traversé l'Atlantique dans les années 1900 jusqu'en 1913.
(Source externe) Le jeune William Frederick Cody devint soldat pendant la guerre. Après une vie aventureuse, commencée à quatorze ans, où il participe aux guerres indiennes en tant qu’éclaireur et au développement du Pony Express, il entre dans la légende grâce à l’écrivain Ned Buntline (en) qui raconta ses aventures. Son nom en langue indienne sioux était « Pahaska » (traduction : cheveux longs)
Buffalo Bill en 1906.
Affiche du Buffalo Bill Show.
The Great Royal Buffalo Hunt par Louis Maurer (1895).
Son surnom provient du fait qu’il fournissait en viande de bison (buffalo en anglais) les employés des chemins de fer Kansas Pacific Railway et qu’il gagna un duel contre Bill Comstock en tuant 69 bisons contre 48 en une journée.
Ils furent juste abattus pour le prestige des chasseurs. Les bisons consommés, par ailleurs, ne furent dépecés que de leurs flancs n'étant pas en contact avec le sol, évitant ainsi aux chasseurs de se fatiguer à les retourner.
De 1882 à 1912, il organise et dirige un spectacle populaire : le Buffalo Bill’s Wild West1. Une tournée le conduit lui et sa troupe dans toute l’Amérique du Nord et en Europe.
En 1889, il passe en France par Paris, Lyon et Marseille2. Sitting Bull participe au Wild West Show en 1885 aux États-Unis et au Canada mais n’est pas autorisé à se rendre en Europe.
En 1905 lors d'une tournée qui a lieu dans plus de cent villes françaises, le spectacle connaît un important succès à Paris ; le peintre Maximilien Luce (1858-1941) consacre une série au cirque de Buffalo Bill qui se produit à l'Hippodrome, au bas de la rue Caulaincourt ; le cow-boy habite alors à l'hôtel Terrass3. La cavalerie de sa troupe participe, de façon remarquée, au grand cortège du Carnaval de Paris, sorti pour la Mi-Carême.
Le spectacle sera présenté au pied de la tour Eiffel et attirera trois millions de spectateurs.
C’était un spectacle étonnant pour l’époque, destiné à recréer l’atmosphère de l’Ouest américain dans toute son authenticité. Les scènes de la vie des pionniers illustraient des thèmes tels que la chasse au bison, le Pony Express, l’attaque d’une diligence et de la cabane d’un pionnier par les Indiens, la présence de vrais Indiens constituant le clou du spectacle.
Pour des millions d’Américains et d’Européens commença alors le grand mythe du Far West qui ne s’éteindra plus et que le cinéma, avec ses figures mythiques des géants de l’Ouest, contribuera à développer.
William Cody construisit en 1904 un lodge nommé Pahaska Tepee pour y accueillir les visiteurs du parc de Yellowstone. En 2011, ce lodge reçoit des touristes tout au long de l'année, le lodge ancien existe toujours mais ne se visite pas.
Sa vie est retracée dans le film Buffalo Bill de William A. Wellman réalisé en 1944 avec Joel McCrea et Maureen O'Hara. Son plus célèbre cheval est un cheval blanc nommé Isham. Il est une des rares personnes ayant reçu la Medal of Honor.
Il est ce que l’on appellerait chez nous un « viandaïre » ! Je n’ai aucune admiration pour ce personnage, cependant il fait partie de l’histoire américaine, c’est la raison pour laquelle je le cite.
Old Trail Town est un village de cow-boy reconstitué de maisons authentiques provenant de tout le pays.
Effectivement, nous sommes saisis par l’ambiance western. Dans celle-ci, toute une armada de matériel équestre, dans une autre, plus intime, la chambrette au lit recouvert d’une peau d’ours ou de bison … Les poêles anciens en fonte, rivalisent de décoration et le piano est prêt à émettre une suite de notes de musique aigrelettes …
Au fond du parc, quelques discrètes tombes des proches de Buffalo Bill …
Il est trop tard pour voir les musées de Buffalo Bill Historical Center, entièrement consacrés à la culture indienne et à la conquête de l’Ouest américain. Je le regrette vraiment.
Nous terminons l’après-midi par un spectacle de rue « The
Cody Gunfighters ». Rien de transcendant.
Quelques cabanes de bois posées au milieu des pick-up Ford du 21ème siècle font office de village western; pris dans ce contexte, le spectacle est assez décevant, mais les costumes sont beaux et les acteurs convaincants.
Une trempette dans la piscine de l’
hôtel, avec en alternance bassin d’eau chaude et eau froide et comme d’habitude resto, à l'
hôtel Irma bien sur
- Pépito et Pépita vont certainement alimenter tes rêves !...
- Et toi, qui avais si peur des ours, tu as fait preuve d’une réelle inconscience ! Je n’en reviens pas, si je ne t’avais pas retenue, tu serais allée leur chatouiller les babines ! non mais !...
Pour remercier tous ses gentils et fidèles lecteurs, Fantôme Production vous offre en bonus 2m40 de douceur avec Pépito et Pépita
