J8: Mardi 15 Août – Highway to hell
Lone Pine - Death Valley - Las Vegas (Downtown)
En ce matin de notre 8e jour américain, l’objectif est de partir relativement tôt pour profiter au mieux des heures les moins torrides dans la Death valley. Nous quittons Lone Pine juste après 7h00 encore un peu ensommeillé et malgré tout en retard de 20 min sur le programme. Je ne suis pas inquiet, Death Valley n’est pas le site que j’attends avec le plus d’impatience donc je ne stress pas pour maintenir le tempo.
Après 45min de route, nous arrivons à notre première pause au Father Crowley Vista qui nous permet déjà d’appréhender le type de décors qui nous attend aujourd’hui. Il fait encore bon mais on ne traîne pas trop. Les longues lignes droites qui nous mènent vers la vallée la plus chaude de la planète sont impressionnantes. On s’arrête pour quelques photos en route quitte à reprendre un peu de retard. Il nous faut 50 min pour rejoindre les jolies dunes de Mesquite. Certainement une des parties que nous avons le plus aimé notamment parce qu’en raison de températures encore acceptables, on peut marcher un peu dans le sable et admirer le paysage qui s’étend à perte de vue. C’est une des attractions de ce parc à mon avis, ce sentiment d’être très loin de la civilisation.
Nous poursuivons notre route encore 40 min pour trouver le terrain de golf du diable, Devil’s Golf Course. Là encore, le paysage est saisissant même si il commence déjà à faire bien chaud. Pas le temps de faire un 18 tours, on ne restera pas trop longtemps une nouvelle fois mais c’est un joli point de vue également.
Nous continuons jusqu’à Bad Water (moins de 15 min) où nous commençons une balade sur le sol salé et immaculé. Bon le côté Bad, on l’a vite appréhendé, le côté Water est, disons, moins évident….Malgré nos réserves d’eau, on fait demi-tour au bout d’un moment car il fait déjà trop chaud et les garçons ont plus le coup de chaud que le coup de foudre pour le site.
On revient donc sur nos pas et on en profite pour faire un crochet par Artist’s Palette. Cette route à sens unique nous permet de découvrir une variété de couleur assez étonnante. Mais l’essentielle de la visite se fait donc en voiture.
Nous continuons jusqu’à Zabriskie Point. Il fait très chaud et les garçons préfèrent rester au frais. Je vais donc faire un rapide petit tour pour immortaliser ce joli point de vue. Il y a beaucoup de monde mais je comprends pourquoi. C’est quand même assez remarquable même si comparativement à hier, je suis moins emballé par ce type de paysages.
Nous reprenons la route vers Dante’s View et la belle grimpette qui y mène. J’ai lu tellement de choses sur cette route que je suis un peu stressé en ayant peur de martyriser ma fidèle Kia. En vérité, c’est moins impressionnant que je l’imaginais (simplement le côté raide de la route). La vue est, elle, très agréable et avec l’altitude on peut même rester en profiter un peu sans trop souffrir. Quelques « courageux » se lancent dans une rando un peu plus loin malgré les nombreux panneaux « Extreme Heat Danger ». Nous serons moins téméraires.
Il est temps de partir en direction de Vegas. Nous repassons à proximité de Furnace Creek pour prendre cette fois la direction de Parhump. On est saisi par les constructions hôtelières en cours et la végétation très verte sur de tout petits espaces. Véritable oasis au milieu du désert. On se demande où il trouve l’eau pour tout ça… D’ailleurs il y a même un parcours de golf à Furnace Creek…le surréalisme à l’américaine.
Nous quittons donc la Death Valley sans avoir été particulièrement touchés par ce qu’elle nous a offert mais pas déçu non plus. D’autant moins déçu que je m’attendais personnellement à ne pas être « client » de ce parc. Finalement, ça valait le coup d’y consacrer quelques heures d’autant que c’était clairement sur notre route.
Nous faisons notre escale quasi quotidienne au Subway de Parhump qui n’est pas un des plus agréables qu’on ait visité (et on en a vu pas mal….). Et oui, non content d’avoir piqué pas mal d’idées de trail dans le carnet d’Olive, on a aussi été conquis par leur rituel du Subway. C’est un format de restauration pour le midi relativement économique et un peu moins « riche en graisse » que les chaines de burgers (notamment grâce à l’absence des french fries). En tout cas, on s’y est vite fait et on ne s’en est pas lassé.
Nous reprenons notre route en direction de Sin City que l’on aperçoit assez tôt. C’est un spectacle assez étonnant d’ailleurs tant la ville est isolée au milieu de nulle part. La circulation est assez peu fluide. Entre les feux nombreux, les travaux et la masse de véhicules, c’est un peu pénible de rejoindre Downtown, notre point de chute pour ce premier passage à Vegas. On trouve enfin le Golden Nuggets où nous avons réservé pour un tarif très raisonnable (130€ environ avec les frais de séjour). J’ai choisi ce site surtout pour la Shark Pool. Notre chambre est hyper confortable (comme la plupart de celles qu’on a eu sur le séjour, notamment la literie qui est toujours de grande qualité). Nous partons rapidement à la piscine pour en profiter avant la fermeture. J’avais également choisi cet hôtel pour cette raison, la piscine ne ferme pas trop tôt comme parfois à Vegas. Les garçons sont aux anges et profitent bien du toboggan qui passe au milieu de l’aquarium à requins. On est vraiment dans l’ambiance de Vegas. Les clients « picolent » dans la piscine, les tables de black jack remplacent le pédiluve, la croupière en bikini exhibe ses formes généreuses pour distraire le joueur et mettre à mal sa concentration. On n’est clairement pas à Disneyland. Et il n’est que 18h.
On profite de cette pause détente pour prendre et donner quelques nouvelles. J’ai prévu un petit circuit de découverte du Downtown pour ce soir. On part en direction du Main Street Station pour manger au Garden Court Buffet. A priori c’est un buffet tout à fait abordable. Effectivement, pour 17$ par tête de cochons bretons on pourra profiter ad nauseum d’une grande variété de plats. La qualité n’est évidemment pas exceptionnelle, on est clairement plus dans le style Flunch que Fauchon mais vu le tarif, on est surtout content de pouvoir manger autre chose que des burgers. Salades, pâtes, légumes….le kiff. Notre serveuse attitrée qui doit avoir gagné un concours de sosie de Dolly Parton se charge de remplir à volonté nos verres de soda. Nous voilà repus et prêts à déambuler dans Freemont Street et ses environs. Nous visiterons quelques casinos mais le spectacle est surtout dans la rue, extrêmement animée. La différence avec la journée est saisissante. La ville fourmille littéralement. Nous avons bien apprécié les nombreux spectacles de rue, souvent de qualité. L’ambiance est particulière mais personnellement j’ai adoré. Le prêcheur de rue qui vous recommande de laver vos péchés à l’eau de javel côtoie la serveuse en bas résilles qui danse sur le comptoir du bar en pleine rue pendant qu’une horde de touristes vous survolent à l’aide d’une tyrolienne géante. C’est du nimportenawak niveau 75 mais on s’éclate bien. Je sens rapidement dans cette ville un fort potentiel pour y revenir une autre fois. Sans les gosses et avec quelques potes et un bon stock de Doliprane.

Petits et grands en ont pris plein les yeux et les oreilles.
Il commence à être tard (pas si tard que ça mais on n’a pas pris l’habitude de trainer le soir), la journée a été longue et on retourne au Golden Nuggets pour un dodo bien mérité. Nous savons que nous reviendrons à Vegas pour cette fois découvrir le Strip.
