J20 – 16 avril – De Mobile à Baton Rouge
Un programme chargé nous attend, et nous ne savons pas si le temps va nous permettre de tout faire.
Jusqu’à présent, nous avons eu de la chance…. Et….. Yep! We can! Il ne pleut pas.
Nous traversons l’Etat du Mississipi à bride abattue, sans même jeter un œil à Biloxi qui fut un temps la capitale de la Louisiane (de 1720 à 1723). De nos jours, Biloxi est surtout connue pour ses casinos.
Et nous voilà dans le «Pelican State», la LOUISIANE!

Une halte au Visitor Center (qui n’est pas terrible côté information il faut l’avouer).
Je ne vous parlerai pas ici de l’histoire de la Louisiane: c’est tellement compliqué…
Mais j’incite vivement toute personne intéressée par cet état à lire des ouvrages sur le sujet. C’est passionnant… et ceux qui ont déjà visité la Gaspésie retrouveront la suite de l’histoire ici.
J’avais repéré un petit parc au bord du lac Pontchartrain, qui pourrait nous accueillir pour le pique-nique et nous donner l’impression d’être un peu chez nous:
Fontainebleau State Park

Sauf que, non, nous ne sommes pas chez nous, et l’allée nous fait penser à ces Canopy Roads que nous avons traversées dans le Nord de la Floride.

Nous sommes quasiment seuls.

Deux toutes jeunes filles font trempette dans le lac.
Vu les infrastructures, le parc doit être bondé le week-end.
Au loin, le pont que nous emprunterons tout à l’heure pour rejoindre Baton Rouge.
Nous traversons la charmante bourgade de
Mandeville, plutôt coquette, et c’est parti pour une longue traversée au-dessus des flots.
Lake Pontchartrain Causeway Bridge

La traversée est longue, longue et monotone.
Le pont mesure plus de 38km de long (ce qui en fait le 2e plus long pont du monde). Il s’agit en fait de deux ponts parallèles, soutenus par plus de 9000 piles en béton. S’il fut endommagé par l’ouragan Katrina, ses fondations, elles, n’ont pas bougé.
C’est le 2e plus grand lac d’eau salée des Etats-Unis (après celui de Salt Lake City: Great Salt Lake).
En surveillant le ciel, nous sommes très inquiets pour la suite du programme.

Mais cela serait compter sans notre chance. Les pieds dans l'eau mais la tête au sec, nous découvrons notre première plantation de l’autre côté du lac.
Et c’est le moment de se remémorer la trilogie de Maurice Dénuzière, qui, au-delà de tout romantisme, dépeint très bien la société des Plantations de Louisiane, parfois même au risque de lasser les amateurs de roman. Tout y est authentique (vérifié) : une façon ludique d’en apprendre un peu sur la Louisiane. Je l’ai relue avant de partir et, comme j’avais déjà préparé mon roadbook avec des références plus «austères», je l’ai encore plus appréciée qu’à mes premières lectures (je lis toujours plusieurs fois ce genre d’ouvrage, avec une approche différente à chaque fois). Mais je bavarde, je bavarde,

désolée…
Destrehan Plantation (13034 River Rd, Destrehan)

C’est l’une des plus anciennes du Sud des USA. Elle est d’une architecture des plus classiques.
Comme nous n’avons nullement l’intention de visiter des tonnes de plantations, nous en faisons juste le tour; les pelouses sont gorgées d’eau.
Nous reprenons la route en longeant le Mississipi, à des années lumières de l’image romantique que l’on peut en avoir: un, il est caché par une digue, deux, l’environnement est horrible.
D’ailleurs, en arrivant à notre prochaine plantation, nous sommes surpris de voir ce petit bijou encerclé par l’industrie pétrolière.
San Francisco Plantation (2646 Hwy, Garyville)
Ouvert tous les jours de 9h 30 à 16h, et jusqu'à 16h40 d'avril à octobre.
Quand je dis petit bijou:

Une bâtisse curieuse, de style néogothique, victorien et classique (et oui, tout à la fois!

), aux couleurs pétantes, que l’on ne trouve nulle part ailleurs.
Le système d'alimentation en eau était révolutionnaire pour l’époque.
Une petite folie qui a coûté une fortune, au point que le fils du dernier propriétaire la surnomma «
Sans Fruscins»: sans un sou en poche.
Nous arrivons à la fermeture (dommage*), mais le portillon est ouvert. Qu’auriez-vous fait à notre place? Ben rentrer bien sûr!
Et là, je me fais harponner par une mégère non apprivoisée en tenue d’époque, qui n’a rien d’une «Perfect Lady» et encore moins d’une «Scarlett O’Hara» ou autre «Virginie» qui ont fait rêver des générations de jeunes filles. Car nous sommes rentrés sans payer: le prix pour faire le minuscule tour de la plantation est de 10$ par personne. «
You must pay to be on the ground»

(sic). Ce n’était même pas écrit sur la porte.
Je m’acquitte du montant, mais l’équipe qui a juste mis un pas dans le jardin fait demi-tour: faut pas exagérer quand même.
*
Je pense que cette plantation mérite une visite, car elle diffère des autres.
Nous prenons ensuite la direction de Baton Rouge où nous resterons 2 nuits.
Hébergement
TownePlace Suites Baton Rouge South
Suite avec 2 chambres et cuisine équipée. Le plus, le petit déjeuner est gratuit (sommaire).
Pas mal comme adresse au vu rapport qualité/prix.
Un peu excentré, rien autour.