Et la suite : notre arrivée à San Francisco (J20)
Oakhurst ►San Francisco (Californie)
(314 kms)
Mardi 23 septembre
Nous traversons de nombreuses bourgades, collines et vallons. Peu de cultures, peu d'élevage ; ça se comprend, l'herbe est si sèche et si rase …
Puis, la plaine à perte de vue, annonce l'approche de la cote du Pacifique. De grands vergers bordent les routes de part et d'autre, mais il nous est impossible de savoir quels sont ces arbres, peut-être des orangers, mais sans certitude.
Plus loin, des centaines d'éoliennes jalonnent l'horizon.
Les routes deviennent plus larges, et sont bientôt doublées par des autoroutes, des rocades … Les zones industrielles se multiplient, la circulation devient plus dense, tout ce changement étant le signe annonciateur de l'arrivée encore plus proche de San Francisco.
A droite, à gauche, tout droit, le GPS et nos deux têtes ont du mal à trouver l'itinéraire conseillé.
Traverser la baie de San Francisco sur le Bay Bridge, nous amuse ; Hubert au volant de la Ford Fusion, et moi au volant de l'appareil photo, c'est assez cocasse ; nous sommes de grands enfants !...
Toutefois, cela n'empêche pas le sérieux, car nous ne sommes pas très fiers sur ce pont où circulent des milliers de véhicules.
Dans le doute, nous restons sur la file centrale.

Le road-book nous invite à descendre au sud de San Francisco dans les quartiers pauvres à la population majoritairement portoricaine.
La langue parlée n'est plus l'anglais, mais l'espagnol. Visiblement, il y a résistance à parler la langue officielle.
Malgré les quelques belles maisons victoriennes, les quartiers ne brillent pas de propreté. La misère est visible.
Peinte sur les murs, de Balmy Alley, Clarion Alley, et the Women's Building, elle crie sa douleur, la violence, les inégalités. L'expression murale est omniprésente ; de magnifiques fresques chatoyantes ornent les bâtiments publics ou privés.
Les maisons victoriennes


et les rues ornées de superbes "tags"


Les messages de tristesse ou de joie s'expriment toujours à travers la couleur ; la couleur étant certainement pour les minorités, porteuse d'espoir d'une existence meilleure.
Sur un portail, les "Les Folles de Mai" côtoient l'arc en ciel et sa corne d'abondance. Sur une autre façade, deux femmes à tête de vache, haut perchées sur leurs talons aiguilles, échangent un baiser et tiennent dans leur main, un cœur d'où rayonne le bonheur.
Certains messages sont très forts






Et d'autres, plus originaux

Rappelons que les premières manifestations gays ont eu lieu à San Francisco ; ce message semble bien correspondre à un souhait de banalisation et de l'acceptation de l'homosexualité, ce qui devrait être une évidence depuis que le monde est monde : liberté !...
Ici, un message clair sur fond de fleurs "TAX THE RICH"…
(Je suis d'accord !)
Désolé pour nos lecteurs qui sen seraient

The Women's building est une explosion de couleurs, de richesse et de générosité picturale.

Je pose fièrement au 3841, 18th street, devant la maison bleue de Maxime le Forestier
"C'est une maison bleue, adossée à la colline ♪ ♫ ♪ …"

La petite plaque, à gauche au-dessus du garage

Un chapelet de yellows bus school attend les écoliers devant la Mission Dolorès.


Trois pas sur l'Union Square Plazza, et vite, vite …
-"dépêche toi, il y a tant de choses à voir …
- Ok, Ok,"
Je cours, je vole, je suis mon époux au pas de course, les yeux dans les gratte ciels !... (Attention à la chute !...)
Le contraste entre deux tours qu'un siècle et quelques mètres séparent est frappant. L'élégante Transaméricain Pyramid née en 1972 fait de l'ombre à l'austère Columbus Tower de style victorien née en 1907. D'une hauteur de 260 mètres, elle est le plus haut gratte ciel de San Francisco. De sa flèche, elle égratigne le brouillard venu de l'océan.
Le mélange de l'ancien et du moderne

Enfin, le moderne ? On en doute parfois

Le Gateway Arch (dragon gate) est la porte d'entrée de Chinatown, plus grande communauté chinoise hors d'Asie. Crée en 1848, ce quartier a accueilli des milliers de chinois venus dans l'ouest américain, lors de la ruée vers l'or.
Cette enclave continue à conserver ses propres coutumes, langues et lieux de culte.

Il est agréable de s'immerger dans ce monde asiatique microcosmique qui regorge de boutiques et de toits en pagode. Ce lieu d'un attrait touristique incontestable me rappelle mon voyage en Chine ; je me retrouve en pays connu !



Délicieux repas Thaï et retour à l'hôtel Powell, hôtel bien décevant ; la chambre est exigüe et donne sur une avenue très bruyante.
Nous étions habitués aux grands espaces et au calme, celui-ci nous ramène à des dimensions plus européennes.
Et pour terminer, le message philosophique du jour : à souvent adopter


