J14 Samedi 24 juillet- Andalsnes
Le jour où on a gravi la montagne
Nous voilà donc au
camping Trollvegen, au pied du mur des trolls et à proximité d’Andalsnes. C’est le point le plus septentrional de notre voyage, bientôt nous changerons de cap et amorcerons la descente. Mais nous n’y sommes pas encore, et aujourd’hui nous allons faire la randonnée la plus intense du voyage, à savoir Nesaksla.
Petite vue sur notre camping, avec le Trollveggen en arrière-plan
La rando n’est pas longue en soi (4kms aller-retour) mais le dénivelé est extrêmement important (700m) et sur une si courte distance, cela s’apparente plus à de l’escalade. Nous passons donc la matinée au chalet, à prendre des forces pour l’après-midi. Le soleil semble être de la partie, et pour une fois nous sortons même les shorts !
Nous nous mettons en route vers 13h00. Le départ se fait depuis la ville même d’Andalsnes : nous nous garons sur un parking et rejoignons le point de départ, d’où l’on aperçoit le sommet.
Oui oui, c'est bien la montagne à gravir! on aperçoit le téléphérique qui permet de profiter de la vue à moindre effort.
Je ne prendrai quasiment aucune photo durant la balade tant j’étais concentrée sur l’effort à fournir. Le sentier commence par une rampe d’acier qui grimpe déjà pas mal. Mais ce n’est rien face à ce qui nous attend. Assez vite, la rampe cède la place à une sentier de terre qui grimpe au milieu des arbres et des racines. Avec la pluie des derniers jours, cela glisse un peu et la vigilance est de rigueur. N. et les filles avancent à un bon rythme, faisant des pauses régulières pour m’attendre. J’avoue, j’ai du mal à gérer le souffle, mais je pense aux filles de Flore qui ont fait la rando quelques jours avant et cela me donne du courage !
Ponctuellement, des panneaux nous indiquent où nous en sommes…. Pas sûre que cela soit réconfortant !
La vue se dévoile au fur et à mesure que l'on avance. Enfin, au bout d’une heure trente, nous atteignons le premier point de vue, à 500 mètres d’altitude, appelé Rampestreken. Une passerelle permet de faire une photo du magnifique point de vue, après avoir fait la queue derrière tous les randonneurs. Dire que nous étions tout en bas !
Même pendant les pauses il faut qu'elles grimpent
Il nous reste 200 mètres pour atteindre le sommet. Là, cela devient franchement technique… des rochers, des escaliers de métal, des chaines pour s’agripper quand le vide est trop proche…. Mais en 30 minutes, nous y sommes ! quelle fierté d’y être arrivés ! et quelle vue ! c’est à couper le souffle !
On aperçoit ici la passerelle sur laquelle nous étions il y a quelques minutes
Là haut, il y a du monde ! un café permet de profiter de la vue tout en buvant un coup ou mangeant un morceau. Nous prenons donc des glaces et kannelbulle pour reprendre des forces.
Mais honnêtement, à ce point, je n’ai absolument aucune envie de faire la descente ! B a mal aux pieds, et je ne suis pas très franche en descente, j’ai toujours peur de me casser la binette. J’envisage donc très sérieusement de prendre le télécabine pour la descente. Oui…. Mais c’est sans compter le tarif prohibitif : 855NKK (85 euros) pour nous quatre, juste pour descendre !!!

Ok, cela se fera à la force des cuisses dans ce cas !Nous y allons doucement, et faisons le retour en 1h25. J’ai les cuisses qui tremblent tellement elles ont été sollicitées !
Un petit passage au supermarché pour faire quelques courses, et nous voilà de retour au chalet où nous passons la soirée tranquillement à nous remettre de cette randonnée quand même très technique. Je reçois un sms de Richard, notre hôte de Bergen qui nous avait bien aidés avec la
voiture, et qui nous propose de prendre rendez-vous chez un garagiste d’Oslo pour la fin de semaine. Quelle gentillesse !
En allant se coucher, B. se plaint d’avoir le nez bouché…. Allez, on ouvre les paris : simple rhume ou aurait-elle été contaminée par son père ? on le saura demain !