J3 - Lundi 10 septembre
Direction Old Faithful et les geysers.
Un départ à 7h45 après un succulent petit déjeuner. Il fait bien froid et la route est longue depuis l'hôtel. Mes prévisions sur Google Earth ne sont pas bonnes, même si j'ai multiplié par 1,5 fois le temps indiqué. Il faut dire qu'avec une vitesse limitée à 35 mph, voire 25 à certains passages, ça n'avance pas vite. Dans un sens tant mieux, ça permet de profiter du paysage.
Et justement, le paysage, c'est magnifique.
A peine entrés dans le parc, un Elk ou Deer (je ne sais pas

bloque la circulation.
Nous avons droit à son brame puissant.

Il la joue je suis le roi du parc, et on n'est pas loin de le croire.
Un peu plus loin, j'hallucine : ici, les rangers font appel aux bisons pour régler la circulation :

mais non nous n'allons pas le prendre ce sens interdit !

Promis, on ne passe pas !
Ouf, il est passé près celui-là

Courageuse mais pas téméraire, j'avais relevé la vitre !!! Pour un premier contact, je m'en suis tenue là.
Nous voici arrivé auprès de ce vieux fidèle dont vous m'avez tant parlé. Une chance, juste avant qu'il n'entre en éruption. Il nous fait son grand jeu.

Et encore !
Et puis nous faisons le grand tour. Non, rien à dire, c'est trop
Nous verrons dans l'ordre : Back Sand Basin, Biscuit Basin, Midway Geyser basin, Lower Geyser Basin
Les photos sont mélangées

, mais tant pis, juste pour le plaisir des yeux. Pour la culture, faudra voir ailleurs
Mais il n'y a pas que de grandes piscines, il y a aussi tout un tas de petites cuvettes :
Et vus de près, ces microorganismes dont on ne se rappelle jamais le nom, à quoi ressemblent-ils ?
Des blous blous partout,

de la vapeur, des odeurs aussi il faut le dire (mais pour l'odeur, il y aura pire), des ronflements, des souffles....
La rivière n'échappe pas à toute cette agitation souterraine
Et puis, au milieu de toute ce charivari, de charmants petits endroits où l'on serait bien tenter de se rafraîchir

Bon, d'accord, il ne fait pas si chaud que ça même si le ciel "se la pète" lui aussi.
Un petit tour dans le Oldfaithful Inn qui était malheureusement complet au moment de nos réservations, et il sera temps pour nous de reprendre la route vers le ranch. Il ne faut pas que l'on arrive trop tard pour le dîner et c'est loin.
Mais c'est sans compter les fameux embouteillages du parc. Cela en deviendrait presque un cliché. Ouf, la cavalerie arrive !

Ils se frayent un passage à grand coups de klaxon bizarre et de plus petits coups de pare-bufle, pardon, de pare-bison. Le troupeau (ils étaient une bonne vingtaine) s'est empressé de rebloquer la route dès les forces de l'ordre parties. Au bout d'une quinzaine de minutes, nous nous sommes faufilés derrière un gros 4x4 plus téméraire que les autres. Du coup, l'heure passe et le resto de l'hôtel sera fermé (il ferme à 20h)
On s'arrête au seul resto ouvert entre le parc et le ranch (sur une bonne centaine de kms quand même !). Un choix imposé, mais un très bon souvenir. Sûr, on est chez les cow boys : que des américains, chapeau sur la tête même à table, santiags, des animaux empaillés partout et des ribs d'enfer : le PAHASKA TEPEE.
La table vaut le coup si vous passez devant.
Arrivés au ranch à 22h30, nous ne demandons pas notre reste.