La nuit a été courte. D’autant plus que mon épouse s’est levée pour faire des photos du soleil se levant.
Le petit déjeuner est pris à l’hôtel. On est près de la fermeture de celui-ci, je pensais ne plus rien trouver, mais des serveurs remplissent les présentoirs. On en aura pour notre argent. Nos estomacs sont bien remplis.
Je prends ma valise et passe par le check-out. Tout est en ordre. Les enfants m’attendent à la voiture avec leurs valises… mon épouse ne sachant pas où j’avais garé la voiture me cherche sur le mauvais parking…
Est-ce que l’on fait la Valley drive avec la voiture ou avec les 4x4 des Indiens ? Une berline s’engage devant moi… si elle passe moi aussi. Je lui laisse le temps de descendre et je suis sa trace. Tiens mon voyant frein s’allume…. Commence à me gonfler celui-là ! Mais toujours pas de perte de puissance. On est en bas. D’après ce que j’avais pu lire, le plus dur est fait. La pluie de la veille fait des petites flaques s’asséchant rapidement. On ne devrait pas s’ensabler.
Il n’y a pas trop de monde, on arrive à circuler et à faire des photos.
On se croirait dans un western
On peut constater que l’hôtel ne gâche absolument pas le paysage. Bons architectes !
Sur tout le parcoure, des Indiens Navajos vendent des bijoux. Evidemment, cela fait très opportuniste. Mais il ne faut pas oublier qu’ils n’ont pas beaucoup de sources de revenus. Pendant nos achats, nous discutons avec eux.
Un Indien va me confirmer que de temps en temps, un farfelu veut grimper sur une paroi rocheuse. Comme il enfreint la loi tribale, la loi de l’Etat et la loi fédérale, il est automatiquement arrêté par la police du parc et tout son matériel, y compris sa voiture est confisqué.
Il complète, même lorsqu’il y a un tournage d’un film, il n’y a personne qui grimpe réellement. Ils filment une fausse monté du pied de la montagne et parfois on autorise un hélicoptère à déposer les acteurs sur un sommet. Mais ceci est excessivement rare.
Plus loin, lorsqu’une commerçante me remet de la monnaie, je discute des pièces en circulation et je lui annonce que je n’ai malheureusement pas encore vu des pièces de 1$. Elle m’invite à l’accompagner et m’échange 2$ contre 2 belles pièces. Elle est aussi contente que moi de m’avoir fait plaisir.
Ce peuple est fier. J’ai compris que pour ne pas les froisser, il est préférable que ce soit eux qui vous propose les choses plutôt que ce soit vous qui les leur demandiez. Je n’ai pas demandé à faire un échange pour avoir les pièces de 1 dollar, j’ai juste dit que je n’en avais jamais vu. C’est la dame qui me les a montré et proposé l’échange.
La balade se termine. Je laisse passé un convoi de touristes conduit par des Navajos. Car je préfère monter sur le côté gauche qui me semble plus ferme. Malgré cela en remontant vers la route goudronnée, ma voiture patine mais j’arrive en haut sans trop de problème. Le tout est de ne pas décélérer dans la monter et de bien garder la trajectoire voulue sans accélérer.
On repasse devant le guichet de la sortie du parc, personne pour contrôler si l’on a bien payé. Bon et bien j’ai bien fait d’acheter des bijoux !
On prend la route de Page. A l’intersection entre la 163 et la 160, nous nous arrêtons dans une grande surface. Toujours pas de glacière ! On a bien sur demandé, « Désolé, il n’y en a plus ». On s’achète quelques encas et de l’eau. En sortant, nous ferons également le plein. Toujours le principe de précaution.
La route vers Page se passe sans problème.
Près d’un point de vue sur le 98, encore loin de Page, on s’arrête. En sortant de la voiture, je vois une Navajo âgée avec sa fille, sortir d’un enclos. Elles remontent dans une voiture conduite par un homme qui visiblement venait de regagner la voiture. Je me demande ce qu’ils ont pu bien faire dans la prairie. Quelques minutes plus tard, une dame asiatique voyageant seule, s’arrête près de nous. Elle cherche quelque chose et voie la barrière et passe ! Il n’y avait rien de visible dans la praire… juste un sillon creusé par l’érosion qui forme une ravine.
On ignore, et on pense juste à un problème pressant … Sauf que lorsque le lendemain, nous sommes entrés dans Antelope Lower Canyon, dans une praire du même style. Il y aurait-il le même style de grotte là-bas ?
Impossible de savoir où j’étais… même en refaisant la route sur google street. Il y a bien une zone proche d’un Canyon, mais je ne retrouve pas le parking. Dans ce parking, il y avait dans un coin deux petits mur formant un angle et chapeauté d’un toit… et une barrière à tourniquet dans le fond. Je n'ai évidement aucune photo.
Revenons à notre voyage… Juste avant l’horrible centrale à charbon, à gauche, nous repérons un stand vendant les excursions pour le Upper. (Adventurous Antelope Canyon Photo Tours) On s’arrête. L’affiche signale que c’est fermé, mais une Navajo est présente. On lui demande s’il y a encore moyen de réserver une visite pour le lendemain et elle nous répond avec un grand sourire « Sure ! » Elle a encore de la place pour 10h30. On prend, elle ne me demande que mon nom et le nombre de personnes. Elle note le tout sur son carnet. Elle nous montre l’heure sur une horloge en me demandant bien de faire attention à ce que l’on soit à la même heure. C’est vrai que l’on revient de Monument Valley, mais nous avions déjà remis nos montres à l’heure.
Ne vendant pas de billet pour le lower, elle nous indique où nous rendre : Plus loin sur la route, après la centrale de côté droit. Nous trouvons rapidement. C'est la même compagnie.
Même scénario, il y a des personnes mais le bureau est aussi fermé. On s’excuse du dérangement et on demande si l’on peut réserver. Gentiment, la jeune fille nous explique qu’il n’y a pas de réservation. Il suffit juste de venir à l’ouverture.
Heureux d’avoir notre réservation pour le upper et une possibilité pour le lower, on va à l’hôtel : Le super 8. On trouve rapidement car tout est indiqué dès l’entrée de Page. La chambre est parfaite… (sauf que le sèche cehveux ne marche pas) Alexandre repère la piscine…. On y passera un bon bout de temps.
En fin de journée, nous allons faire un tour au Walmart. Où nous trouvons un Subway et achetons de quoi compléter notre repas avec les restants de la veille.
On mange le tout à l’hôtel. La nuit précédente fut très courte… on se couche tôt.