Dernière journée de visite avant de prendre l'avion. Nous avons tout de même le temps de parcourir 220 km ce jour-là en dépit des travaux et des encombrements de Vancouver et de sa région urbaine.
Les nuages s'accrochent aux montagnes, nous les quittons sans regret en direction des éclaircies qui s'élargissent du côté du littoral.
Les visites commencent à 10h par le Lieu Historique National du Fort Langley, siège de l'activité commerciale de la Compagnie de la Baie d'Hudson de 1827 à 1858 dans la basse vallée du Fraser, c'est le site historique où a été proclamé l'acte de fondation de la colonie de Colombie Britannique en 1858 par porter un coup d'arrêt aux empiètement des chercheurs d'or Yankee qui menaçaient tout simplement d'annexer le territoire aux États-Unis au mépris du traité de l'Oregon de 1846...
Le fort, administré par Parc Canada a été soigneusement reconstitué, avec figurants en costume. c'est une attraction familiale très réussie qui permet aux visiteurs de "remonter le temps" dans l'environnement du 19e siècle.
L'acte de création de la colonie qui rejoindra la confédération canadienne en 1871 a été signé dans la maison des administrateurs du fort.
Après Fort Langley, nous avons encore beaucoup de temps, alors nous partons pour Vancouver visiter le MOA, le musée d'anthropologie de l'Université de Colombie Britannique (UBC). Après un déjeuner dans un Subway de vancouver, nous arrivons enfin sur le campus UBC, situé à l'extrémité occidentale d'une péninsule au sud-ouest du site de Vancouver. la route d'accès est interminable, mais le MOA vaut la visite...
Consacré à la conservation, à l'élucidation et à l'exposition des artefacts culturels des peuples premiers, le MOA est le pendant vancouvérite du musée Chirac du Quay Branly à Paris. ses expositions sont dominées par les oeuvres des premières nations des cultures littorales de Colombie Britannique, aux cultures très riches et aux totems spectaculaires.
Ce sont des œuvres monumentales et dérangeantes, pas nécessairement anciennes, mais à la symbolique très riche.
L'esthétique est indéniablement séduisante, même si les figures vaguement monstrueuse des chefs de clans et de leurs animaux totémiques sont assez inquiétantes.
Cette collection est unique au monde, et si vous ne devez voir qu'un seul musée à Vancouver, visitez le MOA.
Les expositions se prolonge en plein air à l'extérieur du grand hall, avec des maisons et totems Haida, cette grande culture de l'Archipel de la Reine Charlotte.
l'oeuvre de Bill Reid, un grand artiste Haida du 20e siècle, et ami du fondateur du MOA, est aussi exposée, avec en particulier sa grande sculpture sur cèdre "Raven and the First Men" qui retrace le mythe cosmogonique fondateur de la nation Haida.
Après cette visite fabuleuse, il nous reste encore un peu de temps, alors je quitte Vancouver pour échapper aux bouchons de l'après-midi et gagner Richmond, la commune où se trouve l'aéroport. A Richmond, nous allons dans le quartier de Steveston, visiter un dernier site historique de Parcs Canada, la Conserverie du Golfe de Géorgie.
Nous avons droit à une visite guidée par une rangeresse Québécoise en langue française pour nous tout seul. C'est très intéressant. le site retrace l'histoire des conserveries de saumon qui autrefois ponctuaient le littoral de la Colombie Britannique jusqu'à ce que la surpêche ne les fassent fermer les unes après les autres à partir des années 1980.
Nous quittons la conserverie à la fermeture vers 17h. Je rentre l'appareil photo dans le bagage de cabine, il est temps d'aller faire le plein de carburant et d'aller rendre la voiture au comptoir Hertz de l'aéroport. Je fais le plein sur Cambie Street dans un quartier de Richmond qui est surnommé le "Golden Village". Toutes les enseignes sont en idéogrammes. On est Vancouver ou à Hong-Kong ?
J'avais demandé une assistance à la mobilité à la compagnie British Airways pour Michèle sur leur site Internet. Après avoir rendu la voiture, je prends un chariot à bagage gratuit. Michèle peut venir à l'aéroport immédiatement adjacent avec ses cannes. Nous enregistrons les bagages et Michèle est prise en charge. Une assistante va venir la conduire avec une chaise roulante, je l'accompagne en prenant les deux bagages de cabine. Nous passerons les contrôles ainsi par le "fast track" et attendrons notre gros avion à la porte d'embarquement.
Le vol retour se déroule sans encombre, nous sommes assistés à Heathrow pour transiter d'un terminal à l'autre et monter dans l'avion de Paris. CDG sera le seul endroit où nous ne recevrons aucune assistance.
A Roissy, la navette privée que nous avions réservé nous attend pour nous ramener chez nous. Fin du voyage...
