J26 – 22 avril – Vermilionville, Opelousas – Nuit Lafayette
Nous passerons la matinée dans cet écomusée :
Vermilionville (300 Fisher Road, Off Surrey Street, Lafayette)
Tarif préférentiel sur présentation du routard
Ouverture de 10h à 16h
Vermilionville, c’est aussi le premier nom de Lafayette.
Le bayou Vermillion traverse Lafayette et passe au ras des maisons. Toutes les maisons font face à l’eau (le bayou était l’équivalent de la route à l’époque).

Si l’on peut craindre parfois les reconstitutions de village, ici c’est une réussite.

La vie complète d’un village y est représentée. Des guides en costume d’époque expliquent l’histoire, les mœurs et autres techniques (par exemple la construction des meubles, le tissage du coton,…).
Toutes les maisons sont des maisons authentiques qui ont été déplacées. Hormis l’église.
Les maisons

Les pièces n’étaient pas bien grandes.

Les maisons de maître étaient plus spacieuses.
Une cadienne travaille le jardin.
Et il y a même du linge, d’époque lui aussi, en train de sécher.
Les ateliers
L’Ecole

Il semble qu’à Houma l’interdiction ait duré plus longtemps, ou alors Ennis s'est trompé dans les chiffres en parlant français.
L’Eglise
Elle a été construite sur le modèle de celle de Pointe Coupée.
La traversée du bayou

Au moment de traverser le bayou, nous apercevons au dernier moment un petit alligator qui paresse au bord de l’eau, à 3 ou 4 mètres de nous. Il se confond tellement avec la nature qu’on a failli le louper.

On comprend mieux à présent pourquoi il y a tant de panneaux incitant les visiteurs à faire attention.
La traversée se faisait à bord d’un bac, et nous sommes bien contents d’avoir un copain solide pour tirer sur la corde.
Nous terminons la visite par un déjeuner au resto du coin : «
La Cuisine de Maman ».

Nous nous régalons d’un gombo et d’un jambalaya accompagné de fèves. Quant à la Pecan Pie, c’est une tuerie.

En gros, un de nos meilleurs souvenirs culinaires.
Avant de "monter" sur Opelousas (ben c’est au nord, donc on monte

), nous passons devant la
Cathedral of St John (515 Cathedral St, Lafayette).
Pas si vieille que ça : elle a été achevée en 1916.

L’extérieur laissait augurer d’un intérieur plus « flamboyant ».
Opelousas
C’est la 3e plus vieille ville de Louisiane. La ville tient son nom des Amérindiens Opelousas qui vivaient dans cette région.
C’est aussi la capitale de la
musique zydeco.
«Cousine noire de la musique cajun, la musique zydeco (transcription phonétique anglaise de zarico, terme issu de la chanson Les Haricots Sont Pas Salés, célébrant l'omniprésence de ce légume dans la nourriture des populations pauvres) est, comme elle, une musique de culture française.
Au départ, la musique des Créoles noirs se compose essentiellement de berceuses, de ballades et de complaintes chantées a capella. Cette forme d'expression musicale se trouve plus tard enrichie d'influences afro-américaines, afro-antillaises et cajun et devient connue sous le nom de musique la-la.
Mais, alors que, vers le milieu du 20ème siècle, les cajuns blancs s'ouvrent à la musique country et au rock n' roll en même temps qu'à la société de consommation, les noirs, eux, de plus en plus laissés pour compte socialement et soucieux d'affirmer leur identité ethnique face à l'intolérance raciale croissante des blancs, se tournent naturellement vers le blues, le rythm & blues et la soul, qu'ils intègrent à leur musique la-la pour créer le zydeco.
Dès lors, ce nouveau style de musique va connaître essentiellement deux axes de développement : d'un côté, un zydeco urbain joué à l'accordéon chromatique piano, aux forts accents rythm & blues, popularisé, entre autres, par le célèbre Clifton Chénier. D'un autre côté, un zydeco rural, également très influencé par le blues, mais puisant davantage dans ses racines cajuns / créoles et joué à l'accordéon diatonique une rangée. Conduit par le grand Boozoo Chavis, disparu il y a quelques semaines, ce courant donnera également des artistes de renommée mondiale comme Beau Jocque ou Geno Delafose. Aujourd'hui, ces deux écoles, qui sont plus que jamais d'actualité, sont rejointes par une troisième, celle de Houston, Texas, où de jeunes artistes exclusivement anglophones produisent un Zydeco d'avant-garde, en n'hésitant pas à lorgner du côté du hip-hop et du rap. » (sic)
Opelousa Museum & Intrerpretative Center (315North Min Street)
Le musée est à l’échelle de la ville : minuscule, mais fort intéressant.
Le Vieux Village de Poste des Opelousas (828 East Landry)

On y trouve l’une des plus vieilles maisons créoles à l’ouest du Mississippi.
Nous aurions bien aimé aller à Eunice, mais nous sommes en semaine, et cela ferait un détour pour pas grand-chose en fin d’après-midi. Il faut absolument y aller le week-end.
De retour à Lafayette, nous faisons un tour
Chez Randol’s (2320 Kaliste Saloon Rd)
Nous avions envie d’écouter encore de la musique cajun et nous ne sommes pas déçus. Un gamin d’à peine 8-10 ans joue du traditionnel accordéon diatonique cajun et il s’en sort comme un chef.

Quelques couples, pour la plupart d’âge bien mûr (comme nous, quoi,

voire plus) dansent. Une danse à eux, ça c’est sûr.
On grignote dans la chambre de l'hôtel (vu le repas de midi....

).