Après une bonne nuit de sommeil, nous nous habillons rapidement et allons manger. La salle de breakfast est très petite. Personne ne s’y attarde. Certains se servent et retournent dans leur chambre. Pour notre part, on trouve 4 chaises de libre donc on s’installe. Première fois de ma vie que je me fais des gaufres le matin. Pas désagréable… Le repas finit, nous retournons faire nos sacs. Mais la veille, mon épouse et Jonathan n’ont pas pris de douche … Ils passent à la salle de bain. Je n’aime pas rester à ne rien faire. Je charge la voiture et…. Retourne faire un tour au centre commercial. A pied cette fois !
Les magasins ne sont pas encore ouverts. Normal, il n’est pas 10h. Je rentre, tout le monde est prêt. Check out : Je rends les cartes. Tout est ok… payé d’avance… « have a nice day ! ».
Je démarre et je m’apprête à prendre la 1 qui se trouve au bout de la rue de l’hôtel, mais Jonathan me dit que son copain GPS lui dit que c’est dans l’autre sens… Je m’étonne, j’allais bien vers le sud. Il insiste… je sors on vérifie… Bien oui le GPS veut que je retourne sur la 101. On a compris le GPS sera éteint tant que l’on n’a pas besoin de lui.
On atteint rapidement la route de la côte…. C’est à couper le souffle. On se trouve face au plus grand océan du monde ! Là au bout, mais loin hein ! le Japon, l’Inde… plus bas l’Australie. Il a du bol Christophe Colomb d’être tombé sur le continent où nous nous trouvons…. Vous imaginez le trajet qu’il aurait encore du faire…. Lui qui trouvait que le trajet était déjà trop long (« maman c’est quand que l’on arrive ! »)
On s’arrête dès que l’on voit des aires de repos... on fait des tas de photos !
Derrière nous, la montagne boude de ne pas attirer les regards et se cache dans les nuages
Les nuages font un bras de fer avec le ciel bleu.
Un Condor Californien vient nous rendre visite… à première vue il connait les hommes et n’est pas rancunier d’avoir été « bagué » aussi horriblement !
Le ciel bleu a gagné la manche :
Je calcule ma moyenne… on n’avance pas assez vite. Nous avons 323 miles (520 KM) à faire avant d’atteindre Los Angeles. On diminuera les arrêts photos. Pas bien grave car la plus belle côte est au début de la route aux alentours de Big Sur.
Allez…encore une photo !
Dans le carnet de voyage, nous avions prévu de voir Pfeiffer Beach, je trouve rapidement la petite route… oh lorsque je freine longuement la lampe « breaking » s’allume… à surveiller. Aucune perte de puissance de frein. Probablement du sable sur les disques.
Nous faisons la petite route. Une seule voiture à la fois, pour se croiser il faut qu’une personne se place sur les accotés. Le SUV a plus facile que les Mustangs….
Je savais que le parking et l’accès de la plage était payant, nous arrivons devant un guichet… « euh oui mais nous on veut simplement regarder la plage… même de loin » mais ça c’est pas possible, la route est dans les bois…pour voir, il faut payer. Pas la peine de faire ces frais pour une vue, on fait demi-tour par la route prévue pour cela. La dame dans sa guérite nous souhaite une bonne journée. Nous aussi.
On reprend la route… sur un parking… rencontre avec des petites bêtes. Super moi qui étais triste de ne pas en avoir vu à SF !
N’ayant pas encore vu de panneau interdisant de les nourrir, nous ne savions pas que s’était pas une bonne chose. De toute façon, ce petit pain était voué à aller à la poubelle. Et comme ils les fouillent, ils l’auraient quand même mangé ! (NA !)
Mais oui, tu peux aussi en avoir !
Et toi aussi…
Un repas à l’ombre… que demander de plus !
Un chien sort d’une voiture. Un sifflement se fait entendre qui se répète… tous les écureuils se sont cachés. Une voiture arrive, les occupants sortent. Ils n’imaginent même pas que juste là, il y avait plein de petits rongeurs, il n’ y a pas 10 secondes.
On prend la route… on fera encore des photos mais moins souvent. On arrive à « Ragged point inn et resort ». Cela tombe bien on a faim ! On est déjà largement l’après-midi. On commande un plat « snack » Très copieux, c’est bon mais très gras. Jonathan demande où l’on est. Et s’il y a quelque chose à voir dans le coin. Il va à la réception de l’hôtel et revient avec une carte. « On a raté Mc Way cove, mais il y a autre chose à voir ». Zut après la plage payante… c’est bête. Je regarde la carte… non on est vraiment trop loin pour faire demi-tour. « C’est quoi ce qu’il y a à voir ? » il me montre. On approuve… et on y va !
Direction « Piedras Blancas Elephant Seal Rookery », ce n’est pas loin et sur la route. On y arrive vite et il y du monde. Heureusement cela ne nuit en rien au spectacle :
Enfoncé Pire 39 avec ses 2 otaries, ici les phoques sont bien présents !
Nous prenons le temps de les observer, mais l’heure avance…. On reprend la route.
Nous arrivons à Malibu à la tombée de la nuit. Comme nous n’avions pas prévu de faire bronzette ce n’est pas grave… mais les beaux maîtres-nageurs (masculin comme féminin
Je remplis une petite bouteille avec le sable de Malibu… histoire de faire un sablier qui ne s’écoule pas…Juste pour voir si cela arrête le temps !
L’expérience avait presque réussie. Mais le soleil, s’efface.
Il est temps de rejoindre l’hôtel.
Comme mon réservoir se vide, je décide de faire le plein. Il me reste encore le ¼ du réservoir mais je préfère joueur la prudence. C’est mon premier plein. Evidemment le lecteur de carte sur la pompe ne veut pas reconnaître ma carte belge. Je vais à la réception. Il garde ma carte et m’invite à faire le plein…. Les enfants restent près de lui… histoire de voir qu’il n’en profite pas pour manipuler ma carte. Précaution inutile. Je fais le plein et reviens payer.
Plus loin, on voit un Subway. On commande chacun un sandwich. Lorsque l’on voit la « bête » on se dit que l’on aurait pu n’en prendre que 2 pour nous 4 ! On les gardes pour l’hôtel.
A santa Monica, nous montons sur la 10… Elle a par endroit 8 bandes… de chaque côté ! Je pense même qu’il y
avait des parties à 10 bandes… Ils sont fous les Ricains ! Cela dit comme tout le monde prend la bande qu’il veut sans se préoccuper de savoir si l’on doit dépasser à gauche ou à droite, cela n’a généré aucun stress….
Jonathan a repris mon GPS et m’indique la route…. C’est long, LA est grand, je l’avais vu sur la carte en préparant le voyage…. « Là tu prends à droite »…. « Dans 15 miles tu prends la sortie » C’est vraiment long… « T’inquiètes on arrive… plus que 10 miles ». … Moi : « Oh non ! Là je crois qu’il y a un problème on voit des grues des quais ! » « Le GPS nous dit que l’on est à 5 miles »… Je réplique « Mais Hollywood est à côté de la montagne au nord ! Les lettres Hollywood ne sont pas sur une grue ! » On sort comme indiqué par le GPS… On est bien sur la Western Avenue… Je m’arrête sur le parking d’un centre commercial.
Une brave dame rejoignant sa voiture avec son caddy renseigne mon épouse : « Vous êtes bien sur la Western Avenue, mais la S Western Avenue. Votre hôtel est probablement au N Western avenue… » Jonathan…. « Ah c’est ça cette lettre… bon bien je prends l’autre adresse alors….C’est à 42 km d’ici ! »
Le plus simple aurait été de remonter toute la rue. Mais cela aurait été aussi beaucoup plus long. On reprend l’autoroute… enfin les autoroutes : la 110 et la 101. Mon fils téléphone à l’hôtel… pas de problème, il y a quelqu’un toute la nuit.
Les sorties des autoroutes ne sont pas numérotées mais il est indiqué le nom de la rue principale qu’elles desservent. Pour être certain d’être à la bonne hauteur, je sors lorsque l’on indique « Hollywood blvd », l’hôtel est ensuite vite trouvé : Coral Sands Motel.
Comme sur Google maps, il ne paye pas de mine vu de l’extérieur. Les parkings entourent le bâtiment…on va à la réception. C’est vieux. Un homme demande mon passeport et ma carte de crédit. Ok tout est en ordre, c’est bien prépayé. Il sort de son comptoir nous fait passer derrière et nous montre la buanderie, la cours forme un coin tranquille avec la piscine.Sympa. En haut de l’escalier, il nous indique où se trouve la chambre…. Bien mais un peu vieux. Heureusement, la literie est impeccable ! On va rechercher les valises… manger les sandwichs du Subway, la moitié va dans le frigo… douche… dodo !

