Quand l'eau bleu devient…
Frais et dispo, on charge les sacs et on fait le plein de café et viennoiserie industrielle dans un Oxxo. Qui n’a pas mis les pieds dans cette "épicerie" n’est jamais aller au Mexique.
C'est une institution ! Tout comme les stations essence Pemex, à chaque coin de rue, tu trouveras un Oxxo pour y acheter des soins d'hygiène en passant par les sodas, les sacs de glaçons, les cigarettes, le pain, payer ta facture d'électricité, recharger ton téléphone, déposer de l'argent sur ton compte etc etc…
Aujourd'hui, destination Agua Azul et ses cascades. J'ai découvert cette chaine de cascades en regardant une émission de Ushuaia Nature et elles sont restées au fond de ma mémoire.
Gobelet de café bien calé, on s'installe pour 1h30 de route et Sami me demande si j'ai à portée de main le sachet plastique. Je lui confirme qu'il est dans la boite à gants et facile à extraire.
Après quelques kilomètres, un checkpoint. Le policer nous fait signe de nous arrêter.

Vous êtes d’où, vous allez où, pourquoi les vitres de votre
voiture sont teintées, le pare-brise c'est interdit ; interdit dans les Chiapas mais pas dans le Q-R ! Bref, découragé ou pas en forme, il nous fait signe d'avancer. On le remercie et nous poursuivons notre route.
A je ne sais combien de kilomètres, Sami me demande de sortir le sachet. Je m'exécute et le cache tant bien que mal. Finalement, nous n'en aurons pas l'utilité car sommes généralement précédés par des camions qui dégagent beaucoup de poussière et de ce fait, nous ouvre la route.
Je sais, le suspense du petit sachet est intolérable mais que voulez-vous, ça m'amuse.
Sami ralentit car on trouve qu'il y a beaucoup de monde à l'intersection d'Agua Azul. D'un côté des villageois et de l'autre la Police

. Clignotant à droite, un policer nous fait signe de passer. On ne demande pas mieux, on fonce. 4 km et nous arrivons sur un parking…. Totalement vide !
Un jeune garçon s'approche et nous propose ses services. Il garde la
voiture le temps de notre ballade. Ok mais on te paie au retour, marché conclu.
Et maintenant, place au panorama.
(Désolée pour les halos sur les photos, la contemplation m'en a fait oublier le nettoyage de l'objectif.)
Et vous allez me dire : Mais c'est quoi cette couleur ! C'est la couleur des cascades après un orage. Et rappelez-vous que dans la partie 2 du carnet, je précise que de septembre à novembre c'est pas trop la saison.
J'apprendrais par un vendeur que la meilleure période c'est d'avril à juin. Avant il fait trop froid

et après c'est la mousson
Visite d'Agua Azul ou plutôt Agua Marrón
Nous arrivons à ce que nous pensons être la limite des cascades quand un jeune homme vient nous propose, pour la modique somme de 15 pesos par tête, de nous amener jusqu'au lieu de naissance de la cascade.
Nous nous acquittons du montant et c'est dans la gadoue que nous progressons.
L'accès qui mène au cœur de la cascade est constitué de sacs de sable, de ponts de bois aménagés à travers la forêt.
Il n'est pas loin de 13h quand nous nous retrouvons à l'entrée du site et décidons de déjeuner sur place.
Nous discutons avec le propriétaire tout en dégustant nos quesadillas. Nous apprenons que le contrôle de police à l'intersection et dû au barrage sauvage organisé par les villageois afin de se faire un peu d'argent, on s'en doutait un peu.
Il est temps pour nous de partir. Nous avons 4h de route avant d'arriver à San Cristobal de Las Casa où nous passerons la nuit. J'ai hâte d'y être pour pouvoir visiter la ville.
Nous voyons arriver à toute vitesse notre guetteur et nous lui laissons 50 pesos en le remerciant d'avoir pris soin du véhicule.
Une petite dernière et on y va.
Et quelques kilomètres après notre départ, tiens un ralentissement. Sami me demande de sortir le petit sachet.
Mais que contient donc ce sachet, c'est insupportable à la fin.
Le sachet plastique contient un peu plus de 200 pesos en petites pièces de 10, 5, 2 et 1 pesos pour les cas d'urgence.
Il est de coutume dans les Chiapas et surement dans d'autres Pueblo retirés, d'envoyer les enfants en bordure de route pour vendre des fruits et autres friandises. Mais il faut savoir qu'ils sont étroitement surveillés. Si vous n'achetez rien, un guetteur contactera son acolyte qui lui, vous arrêtera et vous soutirera un maximum d'argent.
Nous avançons au ralenti quand nous comprenons la situation. Un barrage sauvage ! La revendication du jour : un de nos villageois a été arrêté par la police, nous n'avons plus de nouvelles de lui, si vous voulez passer c'est 200 pesos ! C'est pour soutenir notre cause.
Et c'est là que tu te dis que t'es contente de ne pas voyager seule ou en famille.
Sami marchande avec un des membres, qui réclame 200 pesos pas moins. J'ai l'impression qu'on ne va pas y arriver ! Une fillette se poste devant ma fenêtre et me propose des bananes. Je lui donne quelques pièces sans acheter les bananes et elle repartira se mélanger à la foule.
Après diverses explications, Sami donne 100 pesos et nous passons. La planche de bois clouée, tenue de part et d'autre de la route par une corde est abaissée et écartée de la voie afin que nous puissions poursuivre notre route.
Après cet incident, Sami décide de faire une halte café à Grutas de Rancho Nuevo, parc écotouristique dans la forêt, et décidons de visiter les grottes (désolée pour la qualité des photos).
L'énigme du jour, trouver le crocodile
Nous reprenons la route et moins d'1/2h plus tard, nous arrivons à San Cristobal de las Casas sous un déluge.
Après avoir tourné un moment dans les ruelles, nous trouvons un emplacement de parking face à l'
hôtel Casa Madero. Je prends la clef et me retrouve dans une chambre déjà occupée. Nouvelle clef, nouvelle chambre ou plutôt, une chambre aménagée dans une cave.
Lit confortable, wifi très bien, TV pas utilisé et pas de pression dans la douche.
Nous irons diner dans une ruelle mais vite fait bien fait car très peu d'éclairage et il pleut comme vache qui pisse comme on dit chez moi.
Hasta mañana.