Vendredi 4 août : Jour 11 - De Monterey à San Francisco
Le programme du jour dans le roadbook :
La vraie histoire : Ceux qui ne trouvaient pas Google :
Le réveil est programmé pour 7h, mais je suis réveillée à 6 h et j’en profite pour écrire les lignes d’hier.
Nous sommes donc fin prêts pour le petit-déjeuner à 7h30 (voiture chargée) et encore une fois nous ne sommes pas les premiers au petit-déjeuner. Comme prévu, le buffet est proche du ridicule et nous devons manger dans notre chambre.
Nous quittons l’hôtel vers 8h15 et comme il nous reste ¼ de jauge et peu de km à faire ce matin, nous allons directement à Monterey pour profiter du parking gratuit avant 9h (j’avais lu sur le net que le parking était rare et cher) et nous allons à Fisherman Wharf.
Les otaries sont toujours aussi bruyantes mais en fait elles sont sur un rocher lointain et inaccessible.
La jetée est agréable et des gens prennent le petit-déjeuner au soleil (il fait beau et 68°F)...
...mais nous ne nous attardons pas car la maréchaussée est sur le parking.
J’avais essayé de mettre de l’argent dans l’horodateur mais la machine ne décomptait pas le temps à partir de la fin de gratuité. Je m’explique, si le parking est payant à partir de 9 h et que l’on met de l’argent à 8h27 pour 15 minutes, la machine nous vend un ticket à 8h42 au lieu de 9h15.
Nous prenons donc la route pour Point Lobos Park (que le GPS a du mal à trouver) et nous y sommes pour 9h30. Le pass n’est pas accepté (j’avais lu des informations contradictoires sur ce forum) car ce n’est pas un parc national mais il y a une affiche « Junior Ranger » à l’entrée.
Toutefois la ranger de service pense que ce n’est que pour les scolaires ou le week-end et je peine à me faire remettre un carnet.
Nous commençons la promenade par Sea lion trail (facile à trouver vu le bruit).
Une bénévole a missionné Alice de trouver 3 graminées : rabbit’s food grass, rabbit’s tail grass et rattlesnake grass.
Rabbit’s food grass
Rabbit’s tail grass
Rattlesnake grass
Alice s’acquittera de sa mission avec ardeur.
A noter qu’il y a profusion de sumac vénéneux (poison oak) sur le chemin, à ne toucher sous aucun prétexte.
Des bénévoles ont fixé des télescopes sur des loutres (otters), des phoques (seals) et les fameuses otaries (sea lion) si bruyantes.
Sans jumelles, on ne voit rien
phoques (seals)
loutres (otters)
otaries (sea lion)
Lorsqu’un groupe de bénévoles nous demande d’où nous venons, après notre réponse, il s’excuse pour Trump.
Trouvé le Rabbit’s tail grass !
Nous restons un moment à regarder les animaux mais quand on reste inactif, un petit vent frais nous pousse à repartir : nous allons faire cypress trail, un chemin côtier très agréable, sous les Cyprès de Monterey.
Le Cyprès de Monterey
Trouvé le Rattlesnake grass !
Nous lâchons notre précieuse place de parking pour aller faire bird trail à l’autre bout du parc et nous le regrettons amèrement…

Une fois garés (après avoir passé plus de temps à chercher que traverser ce petit parc à pied), nous allons observer des colonies de cormorans en passant devant de petites criques qui ressemblent à des calanques.
Le fameux pavot de Californie
Au retour, il y a un endroit où les gens se baignent et Alice va patauger dans l’eau.
Denis, qui avait annoncé avant les vacances qu’il célébrerait sa présence au bord du Pacifique par une trempette dans l’eau est sommé de s’exécuter…
Après un pique-nique perturbé par des abeilles

, nous allons à la guérite des rangers.
Il n'y aura pas eu que des guêpes sur l'aire à pique-nique
Le ranger de service a changé et il sait où sont les badges

: un beau badge en métal et en forme d’étoile de shérif (le plus beau de tous

), à ne toucher sous aucun prétexte à en croire le sticker collé par les chinois au verso

.
La parenthèse instructive : le parc doit son nom aux otaries, déjà présentes quand les marins espagnols passaient au large de la côte. Los lobos de mar en espagnol.
Nous partons ensuite visiter la mission San Carlos Borromeo de Carmel...
...un lieu serein et bien fleuri, puis nous partons au centre-ville (le parking est gratuit pendant 2 heures et facile).
C’est une très jolie petite ville et il doit être facile d’y passer une journée.
Les maisons d’habitation sont mignonnes et bien tenues, les vitrines très belles et surtout il y a pleins de petits passages entre les maisons des différentes rues qui sont très agréables.
Mais cela nous paraît tellement artificiel avec des magasins et des bars de luxe inabordables (des escarpins Jimmy Choo à 695$, hors taxe !) que nous n’y restons pas longtemps.
Il est déjà 15h30.
En retournant à la voiture, nous passons devant la caserne de pompiers ouverte et nous demandons à voir le vieux camion. Le pompier de service (qui faisait sa musculation) propose à Alice de montrer dans le camion et elle repart avec un autocollant ET un chapeau (qu’elle traînera pendant tous les trajets jusqu'au retour à la maison !).
Nous partons pour la 17 miles drive et là c’est le stress : la jauge à essence sonne !
Résultat, nous partons dans le mauvais sens de la boucle et nous n’en profitons pas du tout.
Il y a d’ailleurs assez peu d’endroits d’où voir la mer. Cela nous donne l’impression d’une gigantesque copropriété autour de golfs qui font payer des gogos.
Nous faisons l’arrêt au point loups de mer.
Lorsque nous démarrons, le voyant de la jauge à essence est éteint !
Nous finissons tout de même rapidement pour aller faire le plein (effectivement l’essence est plus chère en Californie mais n’atteindra jamais les 4.50$ annoncée par la loueuse malhonnête de Phoenix, pas même à Death Valley).
Nous rentrons dans le GPS l’adresse de Google Headquarters trouvée sur Google et après une circulation plutôt dense, nous arrivons dans une ville très sympa et très animés pleine de bobos qui prennent du bon temps dans des bars de musique, mais pas de Google !!!
Nous avons quand même vu Dell, Microsoft, Mcafee, Motorola, Paypal et même Microsoft…
Nous abandonnons donc et repartons vers l’aéroport, après un dernier plein d’essence 3 km avant l’arrivée.
Dans le parking du retour des locations, l’employée fait un tour rapide et examine le compteur et la jauge et nous donne un ticket en nous indiquant la sortie, le tout en moins de 2 minutes.
Cela nous en prend un peu plus pour abandonner notre voiture et notre glacière et nous partons chargés comme des mulets

: nous avons fait tenir 3 valises dans 2, donc elles sont super lourdes et il nous reste 2 galons d’eau que nous n’abandonnons pas puisqu’il nous reste 4 jours de vacances.
Nous prenons l’air train pour aller au bart.
L’achat du ticket est la première épreuve.
Quand on se trouve si proche de Microsoft, construire un logiciel aussi mauvais est puissant.
Il faut d’abord trouver le prix de la course sur une grille de tarif collée à côté de la machine puis introduire la somme en liquide correspondant au prix à payer , mais pas trop car la machine ne rend pas plus de 4.95$ (donc pour 8.95$, ne pas mettre un billet de 20$), puis il faut ajuster la somme à coups de + ou – 1 dollars et de + ou – 5 cents et quand la somme correspond au tarif, on peut imprimer.
Le tout est à faire autant de fois que de billets (donc mieux vaut avoir de la monnaie) et la machine ne délivre pas de ticket enfant (en fait, nous découvrirons plus tard qu’il n’y a qu’une seule machine dans une station peu fréquentée qui en délivre).
La 2e épreuve est de prendre le bon train : la direction n’est pas indiquée, sur le plan, les lignes ont des codes couleur qui ne figurent pas sur les trains et il n’y a pas de plan dans les couloirs.
La 3e épreuve est le voyage : le train siffle et grince à la limite du supportable.
La dernière épreuve est de trouver la bonne sortie : leurs noms ne correspondent pas au nom des rues. Du coup, en sortant dans Montgomery street dans la nuit, nous avons du mal à nous orienter, avec nos valises.
Nous marchons 10 minutes pour arriver à l’hôtel des arts, qui se trouve à côté d’un bar où il y a une fête. Le réceptionniste nous donne la clé d’une chambre sans frigo, en nous disant que si nous entendons trop la musique, il nous en donnera une à l’étage au-dessus si nous nous manifestons avant l’arrivée des hôtes suivants.
Notre chambre est superbe et elle a un frigo. Problème, on entend la musique !
Je redescends pour demander à visiter l’autre chambre et en attendant le réceptionniste qui a disparu, je vois plein de gens traverser le hall de l’hôtel pour trouver l’entrée du bar, qui se trouve dans notre hôtel… Bizarre.
La chambre de l’étage au-dessus est bien moins belle et surtout elle donne sur la sortie du système de ventilation de l’hôtel : on garde la chambre à musique !
La vue depuis notre fenêtre
La salle commune
Nous mangeons les derniers Mac&Cheese de notre lot familial et après nous être oint (nous ne nous sommes pas protégés du soleil et nous sommes couverts de coups de soleil) c’est l’extinction des feux à 23 heures (j’aurais besoin de mes boules Quies pour ne plus entendre la musique, pourvu que cela ne soit pas comme ça tous les soirs).
