Mardi 25 juillet : Jour 1 - De Walincourt à Phoenix
Le programme dans le roadbook :
La vraie histoire : Ceux qui louaient une voiture :
Le réveil sonne à 4h30 et nous quittons la maison peu avant 6h.
Nous arrivons sans encombre au parking proche de Roissy mais j’avais compté sur le temps habituel pour aller à Roissy, sans penser que le parking réservé était quand même à une bonne quinzaine de minutes de l’aéroport… Nous ne sommes pas très en avance.
Les salariés nous annoncent qu’il y a beaucoup de trafic ce matin à Roissy et que nous devons attendre un autre groupe en approche. Le stress monte. Par chance, ils arrivent dans les 2 minutes et vont au même terminal que nous.
Le trafic est dense en effet et nous nous faisons déposer au premier terminal 2 qui se présente, pour terminer à pied.
Arrivés à la dépose bagages, il n’y a personne, mais on nous dit que c’est mal indiqué et qu’il faut aller plus loin, là où il y a une queue tellement énorme qu’elle sort presque du terminal ! Finalement, au bout de 5 minutes, une dame vient chercher 20 personnes pour délester et je me précipite en pressant Denis et Alice qui n’avaient rien vu (par chance, les autres non plus n’avaient rien vu, ce n’est pas comme au supermarché quand une caisse ouvre).
Nous déposons nos bagages en 5 minutes (nous avons 2 grosses valises, où j’ai réparti les affaires en 2 moitiés de manière à ne manquer de rien si un bagage se perd et un bagage cabine avec du rechange et les trousses de toilettes, si jamais les 2 valises se perdaient…) et nous partons acheter des chewing-gums pour les oreilles de Denis. En sortant par la porte latérale du magasin, nous court-circuitons une partie de la file d’attente du passage de la douane, file qui est énorme également !
Nous nous engageons dans la file du contrôle automatique, sensée aller plus vite, mais au bout de 5 minutes, nous nous faisons refouler car les mineurs ne peuvent pas utiliser cette file. Résultat, avec d’autres familles, nous prenons la file normale, que l’on recourt-circuite encore un peu. Pas assez à mon goût, car la file n'avance pas du tout !
Il est 9h, nous embarquons à 9h40 et nous sommes encore très loin des comptoirs. Les hôtesses ne peuvent rien pour nous et nous ne pouvons que stresser (surtout moi !). Et on n’a pas encore passé le contrôle des bagages à mains qui risque de prendre du temps également… Je compte sur le fait que nos valises seront dans l’avion pour gagner quelques minutes (certes ils n’attendent pas mais rechercher les bagages en soute pour les sortir les embête également…).
Finalement on passe la douane, le contrôle des bagages est fluide comme rarement et on arrive à notre porte d’embarquement à 9h35 !!! Ouf, soulagement de votre narratrice…
L’avion partira avec presque une heure de retard car une passagère manquait à l’appel et ils ont dû rechercher son bagage…
Le vol se passe très bien (à pas mal de turbulences près), le personnel est aux petits soins, je regarde 4 films, Denis et Alice (qui a une autorisation télé non-stop car on lui avait interdit l’usage de sa tablette, histoire de garder de la batterie pour les contrôles aux US) aussi !
Quand l’avion commence sa descente, Denis pulvérise son produit dans les narines, mâchouille son chewing-gum et mets ses bouchons d’oreilles. L’atterrissage se passe miraculeusement sans douleur.
Nous arrivons à la douane et même si nous sommes parmi les derniers à descendre de l’avion, la file d’attente pour le contrôle des passeports ne me semble pas longue, elle ne fait pas 1/3 de la longueur maximum prévue.
Heureusement, car il n’y a que 3 agents et il nous faudra piétiner pendant plus de 2 heures (entre-temps, 2 autres avions sont arrivés, la file s’est allongée). Les personnes devant nous ont manqué leur correspondance et nous nous réjouissons d’avoir une durée d’escale de 5 heures…. Alice n’en peut plus et nous non plus. Je pense à nos valises qui doivent tourner en rond sur le tapis…. Le passage devant le douanier se passe très bien et nous retrouvons nos valises qui avaient fini de tourner et qui nous attendaient bien alignées.
Nous les redéposons sur un tapis 20 mètres plus loin (quelle affaire !)

et nous tombons nez à nez avec un agent qui nous dit qu’elle va nous amener vers une file de contrôle bagage moins longue.

Elle nous promène sur 2 étages et nous emmène au contrôle domestique où l’on ne nous demande pas d’allumer nos appareils électroniques.
Nous prenons la navette pour rejoindre le terminal de notre vol pour Phoenix et il nous reste encore un peu plus de 2 heures à attendre. C’est long. Alice s’endort sur mes genoux. Nous reprenons l’avion. Delta Air Lines est moins convivial qu’Air France. J’arrive à dormir (Alice aussi). Ce sera toujours 3 heures de prises. Denis ne dort pas. L’atterrissage est rude mais Denis n’aura encore une fois pas mal aux oreilles.
Nous récupérons nos valises très rapidement et sortons pour chercher la navette vers les loueurs de voitures. Il fait nuit et nous sommes saisis par la vague de chaleur.
Arrivés au hall des locations, il n’y a pas la queue, contrairement à ce que j’avais pu lire sur certains forums. C’est peut-être notre malchance, car l’employée de service chez Hertz a eu le temps d’essayer de nous placer tous ses produits complémentaires. Je raconte.
Il est 21 h.
Comme lu sur les forums, l’employée tente de nous vendre les assurances supplémentaires et je réussis à refuser facilement. Puis elle nous demande combien nous avons de valises et nous fait remarquer que j’ai réservé le plus petit S.U.V. de leur flotte : un Kia Sedona. Comme je sais que le surclassement ne coûte pas forcément cher, je lui demande le prix en lui disant que je serai potentiellement intéressée si ça ne dépasse pas 50$ et elle propose de se renseigner.
Elle téléphone à un collègue et elle est soi-disant sur attente. Elle en profite pour essayer de placer son GPS, son forfait internet et son plein d’essence. Au bout de 10 bonnes minutes, elle n’a toujours personne en ligne et je vois derrière elle une affiche proposant le surclassement à 25$ par jour (ce qui nous ferait donc 250$, ce qui est hors budget). Et quand je lui pose la question, elle me répond que c’est 35$ pour les personnes qui ne sont pas membres VIP ! Elle connaissait donc la réponse ! Je pense qu’il n’y avait personne au bout du fil. Nous payons donc pour le conducteur supplémentaire et à 21h45, nous avons les clés et allons chercher notre « petit » S.U.V. : il est très gros, avec trois rangées de sièges !
On ne nous a pas remis la liste des « scratchs » mais un formulaire vierge en nous disant de contrôler par nous-même et de donner le formulaire rempli au « gate attendant ». C’est futé ! Comme ça, si on ne voit pas tout, on est fautif.
Nous faisons donc bien consciencieusement le tour de notre carrosse et il y a des rayures partout !
Nous passons un bon quart d’heure à tout noter, prendre des photos (je ne suis pas sereine) et je m’installe au volant. Le parking étant quasiment désert, j’entreprends de faire quelques tours de parking, histoire de prendre en main ma grosse voiture automatique avant de me lancer dans la circulation de nuit. Pas moyen de démarrer. J’essaie toutes les combinaisons possibles (pied sur une pédale, sur l’autre, …). Rien ! Nada ! Niet !
Je me rends donc au bureau Hertz Gold au bout de l’allée et j’insiste pour que l’employé de service vienne me faire un cours de conduite rapide. J’en profite pour lui parler de mes scratchs, mais il n’est pas ému outre-mesure et me redit de voir avec le « gate attendant ».
Je démarre.
Je fais mes quelques tours de parking et la prise en main est facile.
Mais une alarme de porte se déclenche et on a beau ouvrir et fermer toutes les portes, pas moyen de faire stopper l’alarme. Je retourne voir M. Hertz Gold.
Qui lui aussi ne comprend pas ce qui se passe. Il nous propose une autre voiture, un Nissan Quest, un minivan 7 places. Pour se faire, il doit refaire les papiers. Nous transférons les valises, nous refaisons un état des lieux des nombreuses rayures et cabosses et je fais un test de conduite. Prise en main facile. Pas d’alarme.
M. Hertz Gold mets plus de 20 minutes à revenir et nous conseille de faire noter tous les scratchs par le « gate attendant ».
Il est 22h45.
Nous quittons notre parking et arrivons au niveau de ce qui ressemble à des cabines de péages d’autoroute : le « gate attendant ».
La personne me demande mon contrat et ma carte bancaire et elle fait la grimace quand je lui demande de noter les scratchs sur le formulaire. Elle le fera après le contrôle des papiers. Au bout de quelques minutes, nous nous rendons bien compte que quelque chose ne va pas : ma carte bancaire ne passe pas. J’ai prépayé la voiture, mais le paiement pour le conducteur additionnel ne passe pas. J’insiste, elle appelle son superviseur… et M. Hertz Gold arrive !
Effectivement, ma carte bancaire ne passe pas. Soit j’appelle ma banque, soit nous partons et je serai la seule conductrice. Je cherche les n° d’urgence de la carte bancaire. Aucun ne marche.
Il est 23h15 (donc 8h15 du 26/07 heure française, donc 28h sans depuis la sonnerie du réveil).
Nous décidons de partir sans conducteur additionnel, mais je suis terriblement inquiète pour la suite du voyage : que faire si la carte bleue ne marche pas ?
Nous arrivons à l’hôtel sans problème (à cette heure-là, ce n’est pas surprenant, il faut voir le bon côté des choses) et je donne ma carte de crédit au réceptionniste comme si de rien n’était. Ma transaction est « approved ». Le problème doit venir de chez Hertz.
Nous prenons notre chambre (quasiment miteuse mais à cette heure, personne ne fait le difficile) et je me rends compte que je n’ai pas le reçu de la carte bancaire. Je retourne à la réception et il me répond qu’il me donnera le ticket demain, avec l’enregistrement de la transaction, car là, ils n’ont procédé qu’à une interrogation… Horreur !!!
Il est 23h50, je décide d’attendre 10 minutes (9h en France) pour appeler la banque et me rassurer.
La banque décroche tout de suite et je me montre persuasive pour joindre ma conseillère.

Selon elle, il n’y a pas de problème et elle propose d’appeler l’organisme de carte bancaire et de faire un mail pour me rassurer.
Je me couche rassurée.
En plus d’être un peu miteux, le motel est bruyant.
