La route qui nous mène à Fort Laramie longe une voie de chemin de fer où nous doublons des trains de marchandises remplis de charbon. Les Etas Unis, ont depuis quelques années misé sur le charbon comme source d'énergie et de nombreuses mines sont en exploitation. J'ai compté un convoi constitué de 143 wagons remplis à ras bord de charbon , tiré par deux énormes locomotives à l'avant et une locomotive à l'arrière. Impressionnant !
En arrivant à Fort Laramie, on a peine à imaginer, tant cette petite cité est désertique, que c'était un important comptoir de commerce au 19ème siècle. Tout paraît abandonné.
Une guide en tenue d'époque...
Après l'acquisition du territoire de la Louisiane en 1803, de nombreux trappeurs et négociants américains profitèrent de l'occasion pour pousser en amont du Missouri, désireux d'exploiter les grandes ressources de la pelleterie des montagnes rocheuses et des grandes plaines. Souvent, des grands et petits pelletiers se battaient sans scrupules pour dominer l'activité commerciale de ce vaste terrain.
Au début du 19èmesiècle, il y avait une forte demande pour les peaux de castors qui étaient utilisées principalement pour faire des chapeaux d'hommes. Les meilleurs castors se trouvaient dans la région du bassin de la rivière Laramie, un vrai paradis pour les trappeurs.
En 1834, deux trappeurs expérimentés et entreprenants, William Sublette et Robert Campbell, se rendant compte du potentiel lucratif de cette région, ont construit une estacade primitive près du confluent du Laramie et du North Platte. On l'a nommé Fort William, mais plus tard, par habitude, on l'a appelé Fort Laramie.
Quand l'American Fur Company, a acheté cette station de commerce en 1836, Fort Laramie devint un des centres principaux de commerce des Rocheuses. Les pelletiers et les Peaux Rouges venaient faire du troc. Ils comptaient sur la Compagnie pour les approvisionner et les protéger. Des bandes de Sioux, Cheyenne et Arapahoe, établir des camps tout près, désireux de troquer des peaux et des couvertures de fourrure pour des étoffes, du tabac, des colliers et du whisky.
En 1841, le deuxième Fort Laramie, qui portait le nom de Fort John, a été construit. Avec le changement de mode pour les chapeaux d'hommes, la pelleterie commença à baisser et céda la place au passage des pionniers émigrants. A partir de 1847, on a vu de nombreux émigrants, notamment l'expédition Bidwell-Bartelson, celle de Marcus Whitman et celle des Mormons.
En 1849, le nombre de charrettes des pionniers devint plus nombreux avec la découverte de l'or en Californie. La même année, le gouvernement des Etats-Unis acheta Fort Laramie pour mieux protéger les émigrants qui suivaient l'Oregon Trail contre les Peaux Rouges. En 1850, avec la migration vers l'Ouest, des milliers de voyageurs s'arrêtaient à Fort Laramie.
En 1851 et 1868, on a conclu plusieurs traités importants à Fort Laramie, par lesquels les Sioux, les Cheyennes et d'autres tribus des Grandes Plaines ont renoncé à la plupart de leurs droits et au contrôle des territoires où ils faisaient la chasse au buffle. En 1860, le fort était devenu aussi une station pour la Pony Express et pour les diligences du Overland Trail. Après la guerre de sécession, le fort servi de base pour les guerres contre les Peaux Rouges des Grandes Plaines. Les dernières batailles des soldats venant de Fort Laramie furent contre Sitting Bull et d'autres chefs Sioux.
En 1890, Fort Laramie avait perdu de son importance et fut abandonné avec le départ de ses soldats. On a démantelé certains bâtiments et on a vendu d'autres. En 1937, l'Etat du Wyoming a consacré les fonds nécessaires pour l'acquisition du fort et fit don au gouvernement fédéral des 87 hectares de l'ancienne réserve militaire. En 1938, le site historique de Fort Laramie s'est uni au National Park Service.
Ci-dessous, le baraquement de la cavalerie:
C'était le plus bâtiment du Fort et la première structure en chaux-béton qui est restée intacte. Elle avait été construite pour répondre à la demande d'avoir plus de logements pour les soldats pendant les guerres indiennes. Les soldats dormaient au deuxième étage, leur Premier Sergent avait une chambre privée au premier étage.
