Le programme est maheureusement chamboulé
un déluge s'abat sur nous, la chaussée, les caniveaux ne font plus qu’un et nous "floc / floc", et pourtant on avait lu que le niveau du lac s’abaissait suite à la très grande sècheresse et à la baisse de la pluviométrie dans la région, en tout cas pendant 2 jours nous allons apporter de l’eau « au moulin »
il n'a pas grand chose à faire à Page, une fois que vous avez fait l'avenue principale en long... et en long, chapelles et églises et... c'est tout. tiens si on mettait de l'essence dans le réservoir ce serait fait
Demain nous avons réservé Antelope canyon à 11 h on est pas des plus optimistes !!!
Toujours dans les adresses piochées sur le net, nous avons essayé le restaurant Fiesta Mexicana et sa margarita
Très bon mais toujours trop copieux
Dimanche 8 septembre
la pluie est tombée toute la nuit, c’est pas aujourd’hui que l’on essaiera la piscine, le moral en a pris un coup
ce qui n'empêche pas un colibri de se restaurer
Ce matin le ciel est couvert nous allons quand même tenter d’aller jusqu’au parking d’antelope canyon (nous avons effet choisi de nous rendre sur place par nos propres moyens – parking 6 USD – sinon solution de prendre leur 4/4 depuis Page mais 25 USD auxquels il faut ajouter le prix du tour)
Encore un petit espoir de descendre dans l’UPPER, mais sans soleil la lumière risque de ne pas être au top et pourtant nous avons pris celui de 11 h (je sais le plus cher 40 USD – mais celui des « photographes » étant à 80 USD)
Nous croisons des véhicules chargés de touristes qui en reviennent, donc pour nous ????

YES, c’est faisable, le ciel est noir mais nous partons quand même .
Pour rejoindre l’entrée de l’UPPER il faut d’abord prendre un 4/4 et rouler un petit quart d’heure dans le lit de la rivière.
La guide navajo roule très vite, quand nous poussons tous un OOOOOOHHHH, à 50 m de nous un ours brun. Couché ni inquiet ni agressif, habitué sans doute, on aurait bien aimé immortaliser le spectable.
Nous ressortons à l’autre bout du canyon…. Il pleut (çà commence à bien faire) la guide nous montre même une photo d’un 4/4 renversé et emporté par un flash flood, faudrait pas rester dans le coin trop longtemps
le charme d'un groupe et de ses personnalités bizarres
La guide navajo roule très vite, quand nous poussons tous un OOOOOOHHHH, à 50 m de nous un ours brun. Couché ni inquiet ni agressif, habitué sans doute, on aurait bien aimé immortaliser le spectable.
Dans Antelope canyon elle nous indique la position à avoir pour réussir les meilleures photos, certes c’est un peu sombre, mais franchement à faire, cela doit être extraordinaire avec plus de soleil.
D’ailleurs elle prend elle-même certaines photos lorsque nous ne trouvons pas le bon angle ;
Ce canyon fait 1 km de long, et les groupes d’une douzaine de personnes, sont les uns derrière les autres, mais l’endroit semble imposer le silence, et finalement comme nous passons le temps la tête en l’air on fait vite abstraction de tout ce monde
Le temps de refaire le chemin dans l’autre sens un timide soleil illumine le canyon et nous refaisons autant de photos
Notre programme de cette fin de matinée nous amène à HORSESHOE BEND sur la 89, cette partie de la route est encore utilisable (18 miles plus loin elle est fermée et Lees ferry est inaccessible)
D’un pas alerte nous attaquons le chemin, tout en descente à l’aller, le ciel au loin est très sombre, il fait un peu chaud.
Des gens sont assis les pieds dans le vide, j’ai pour ma part beaucoup de mal à m’approcher, le vertige çà me connaît.
Grande invention que l’écran orientable sur les appareils photos, mais je fini quand même par demander à un inconnu téméraire et les pieds quasiment dans le vide d’immortaliser l’endroit
Nous attaquons la remontée (parce que çà monte dur) vers le parking (il est annoncé 20 mn) lorsqu’une averse éclate (

un déluge encore) et nous arrivons trempées, dégoulinantes, prêtes à passer à l'essoreuse, l’important était de protéger l’appareil photos, ouf lui n’a pas souffert et au final nous aurons mis moins de temps que prévu à la remontée
Par contre comme la terre est déjà rouge… lorsqu’elle est mouillée les pieds prennent la même couleur.
Il est déjà 14 h, après un rapide « YOP » direction la Marina, où nous voulons échanger notre résa de demain matin.
Oui mais non, la route est barrée, une autre existe quelques miles plus au nord, celle-ci est ouverte 15 USD si vous n’avez pas le pass, pour rien puisque de ce côté également pas d’accès
D’énormes nuages arrivent, on ne distingue même plus l’horizon ni le paysage. Ah oui entre temps il s’était arrêté de pleuvoir mais pas pour combien de temps
Nous retournons à l’hôtel
Si vous restez plusieurs nuits à l’hôtel sachez que la SDB est nettoyée, les poubelles vidées, mais pour les lits débrouillez vous comme à la maison
pour la restauration de ce soir,
et son ambiance country
et comme on dit "avec modération"
La météo semble plus clémente, aujourd'hui la route de la Marina est ouverte et on comprend vite les dégâts d’hier provoqués par la pluie

elle va pas être propre "titine"
un rayon de soleil et tout est différent

La balade sur le lac est sympa, mais la pluie recommence à tomber à moitié, et il faut quitter le pont pour descendre à l’abri
un petit creux :??:
pour nous ce sera petits sandwichs que nous grignoterons pendant le chemin
En fin de matinée nous reprenons la route il semble que le ciel s’éclaircisse mais nous sommes à 200 kms de Monument valley, alors ….wait and see
Les routes sont comme toujours droites, terriblement droites et voilà ce que nous réserve le ciel
A l’entrée de Monument Valley, nous payons 5 USD/ Pax (çà c’est pas cher)
Quelques photos depuis le Visitor center
et après un rapide coup d’œil sur la piste nous constatons que même les berlines circulent alors c’est parti pour la Scénic Drive
Chemin extrêmement caillouteux, bosselé dans les premiers mètres, plein d’ornières
Nous croisons une voiture avec des français qui crient à tue-tête « On l’a fait » bizarre non ?
Le paysage est fabuleux, même pas besoin de faire travailler l’imagination et ce n’est plus un paysage, même pas un décor de cinéma en fait on se croirait dans le film. On s’attend à chaque virage à tomber sur des indiens « à plume » qui nous surveilleraient depuis les collines, des chariots et des pionniers escortés par la brigade légère.

Un galop dans ce paysage…..
Le point John Ford et son fameux promontoire
Toutes nationalités confondues nous avons la même culture cinématographique et chacun notre tour, nous posons pour la petite photo souvenir à la John Wayne.
Le « cow-boy » prend également la pose, c’est juste génial avec plus loin un enclos avec des chevaux, là encore il ne manque que les cavaliers.

nous aussi on a nos chevaux
Nous continuons la route à sens unique et qui fait une boucle, dommage à peine à moitié la pluie commence à tomber,

au début rien de bien grave, les nuages sont très très bas et on n’aperçoit même plus le haut des buttes.
La route commence à ne plus digérer ce trop plein d’eau, des flaques apparaissent…. De plus en plus grosses, des ruisseaux se forment, on se perd… un peu, pas de panneau pour indiquer la bonne « route », un couple dans une voiture à côté à l’air de s’engu…. grave. Les essuies-glace à fond on ne sait plus si c’est un chemin où le lit d’une rivière.
Et au détour d’un virage nous faisons un remake d’« au milieu coule une rivière » qui s’est formée, quelle profondeur ? nous sommes pour l’instant seules dans la pénombre, phares allumés, essuies-glace épuisés et nous angoissées
Le ranger qui arrive nous dit de ne pas traverser, trop fort et d’attendre que cela ce calme (d’ailleurs j’en avais pas l’intention) mais au bout d’un moment il repart en arrière, (récupérer peut être les attardés) une dizaine de voitures s’est également arrêtée derrière nous dont des 4/4 et voilà t’y pas qu’ils traversent tous
Certes ils ont réussi à franchir toute cette eau, mais si on reste planté au milieu ??
Attendre que cela ce calme. Oui mais quand ? c’est en tout cas c'est mal parti.
il faut quand même savoir qu'1 h avant il n'y avait pas une goutte d'eau, sinon on se doute bien que l'on aurait pas tenté l'aventure.
Arrive un autre ranger dans le sens contraire, qui se marre d’un sourire édenté

et qui nous dit que « bien sur c’est possible de passer » je lui demande d’attendre que nous soyons arrivées de l’autre côté pour s'éloigner.
En effet on est passées, mais ce n'était pas fini pour autant, il en reste encore plusieurs à franchir de moindre largeur et surtout à remonter la pente du début de piste, c’était déjà pas facile lorsque l’on voyait la route, mais quand on ne voit plus rien (les trous ne sont plus que des flaques) finalement on fonce. De toute façon pas possible de caler là dedans on est chahutées dans tous les sens, je regarde de temps en temps dans le rétro histoire de vérifier que nous ne perdons pas un autre enjoliveur (mais non je blague, j'ai autre chose à faire). Mais même pas sur que l’on irait le rechercher. Les roues commencent à ne plus trop adhérer pourtant il faut monter.
Un voyant fini par s’allumer,

pas le temps de se demander ce qui se passe le tout est d’arriver
On comprend beaucoup mieux les occupants de la voiture croisée à l’aller qui criaient « ON LA FAIT »
Quelle joie de retrouver du goudron.

Pour un peu on pourrait crier la même chose NOUS AUSSI on la fait