J'ai rattrapé mon retard de l'été. Merci pour tous les détails que tu donnes sur Yellowstone et West Yellowstone! c'est très impressionnant, tu as du y consacrer un sacré temps de recherches et rédaction!!
Et pour la dernière journée, que d'émotions!!! ton amie est formidable en tous cas!
Rock the Blues Away
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Shamy
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Re: Rock the Blues Away
Eté 2019 : 4 semaines de San Francisco à Los Angeles en famille. Visite des grands parcs. Le carnet
Eté 2022: Un mois en Scandinavie! Le carnet (en cours)
2023: Catalogne, Pays de Galles et Guadeloupe
Octobre 2024: This is Halloween...in New York City!
Mon rêve, un jour, peut-être...: le Nord de la Californie, l'Oregon, l'Idaho, le Wyoming et l'Utah Le projet
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Siana
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Re: Rock the Blues Away
Merci pour ton commentaire Sylvie. Pas facile de retranscrire les émotions et ressentis qui m'ont traversée à ce moment-là, même si physiquement je m'en souviens encore très bien !SylandCo a écrit : ↑21 août 2021, 16:29 Mais quel récit Anaïs ! Ton angoisse, tes émotions, tes questionnements, ta pause-pipi (j'ai ri quand tu te demandes comment est-ce possible que ton corps ait encore du liquide à faire sortir), ton émotion, tout, absolument tout a été ressenti (par moi) durant la lecture de ton récit. J'ai dévoré tes mots avec une intensité telle que j'aurais voulu être là pour te consoler à ce moment-là
![]()
Merci beaucoup d'exprimer aussi ouvertement tes sentiments avec nous et quelle chance tu as d'avoir une amie si chère qui a su trouver les mots pour t'aider et surtout qui t'as acheté ce précieux billet afin de te permettre de vivre ton rêve et surtout de ne pas avoir de regrets.
Et maintenant place au concert de Lady Gaga![]()
![]()
Pour mon amie, oui, j'ai énormément de chance de l'avoir rencontrée (par la magie d'internet en plus au départ !). J'ai beaucoup de chance d'avoir des personnes géniales dans mon entourage.
Encore une petite journée avant le concert
Oh que oui, très bonne fin de journée ! Même si du coup à la lecture elle n'a pas été très riche en découvertes et photos
J'ai vraiment profité à fond de Yellowstone oui ! L'envie d'y retourner est bien làFloreM a écrit : ↑21 août 2021, 20:48 Hey,
Sacrée journée, riche en émotion!
En tout cas j'ai bien apprécié ton séjour à Yellowstone et on sent bien dans ton récit que tu as bien savouré chaque minutes sur place
Je reste pour la suite bien évidemment!
Flore
Je pense que j'ai passé en moyenne 4 à 5 heures par post pour Yellowstone (en temps d'écriture, sans compter le triage de photos et l'édition), mais ça m'a permis aussi de me replonger encore plus dans le lieu !Shamy a écrit : ↑22 août 2021, 10:23 J'ai rattrapé mon retard de l'été. Merci pour tous les détails que tu donnes sur Yellowstone et West Yellowstone! c'est très impressionnant, tu as du y consacrer un sacré temps de recherches et rédaction!!
Et pour la dernière journée, que d'émotions!!! ton amie est formidable en tous cas!
Dire qu'avec les recherches en amont je m'étais "oh ce carnet ira vite, j'aurai juste à rajouter mes ressentis"... hmmm leçon retenue
Anaïs
USA :
Les classiques de l'Ouest en 3 semaines pour un premier road trip entre amies : 3 semaines dans l'Ouest - L'aventure en camping - Septembre 2017
51 jours en solo dans l'Ouest : Rock the Blues Away
Around the world :
Dolomites septembre 2022 : Au pays de la Fiat Panda et du poker routier
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stseiya
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Re: Rock the Blues Away
eh ben quelle journée ! il ne s'est pas passé grand chose mais en même temps il s'en est tant passé !
Fabienne au début qu'on s'est rencontré avait aussi des crises d'angoisses incontrollables (larmes, ne plus tenir sur ses jambes). Pas facile à vivre et moi à côté qui ne savait pas quoi faire pour l'aider !!
Tu as de la chance d'avoir une copine pareille ! Il faut parfois être poussé pour faire ce que l'on a envie et briser les chaines qui nous retiennent.
hâte d'avoir ton retour sur le concert
@+
Fabienne au début qu'on s'est rencontré avait aussi des crises d'angoisses incontrollables (larmes, ne plus tenir sur ses jambes). Pas facile à vivre et moi à côté qui ne savait pas quoi faire pour l'aider !!
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Jo89
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Re: Rock the Blues Away
Comme d’autres diraient, « le poids des mots, le choc des photos » … ici les mots suffisent
Mes carnets:
D'Est en Ouest en passant par le centre
USAmazing, 6200 km à l'Ouest
Washington, j'aurais voulu dormir chez Potus et Flotus
USAmazing le retour, 7800 km à l'Ouest
USAmazing clap 3ème... 4200 km à l'Ouest
New Amsterdam février 2015 (New-York City)
D-Day 75th Anniversary - une semaine en Normandie autour du 6 juin et une rencontre avec les Rossies
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Siana
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Re: Rock the Blues Away
Ouais, il n'y a pas grand chose à faire à part attendre que ça passe. Autant en amont que tu repères les premiers signes annonciateurs tu peux te calmer, autant une fois que t'es en plein dedans faut laisser passer la vague parce que t'arrives plus trop à prendre le dessus. J'en ai faites que 3 dans ma vie donc ça va, et comme je sais ce que c'est, je ne le vis pas si mal que ça quand ça arrive.stseiya a écrit : ↑26 août 2021, 20:12 eh ben quelle journée ! il ne s'est pas passé grand chose mais en même temps il s'en est tant passé !
Fabienne au début qu'on s'est rencontré avait aussi des crises d'angoisses incontrollables (larmes, ne plus tenir sur ses jambes). Pas facile à vivre et moi à côté qui ne savait pas quoi faire pour l'aider !!
Tu as de la chance d'avoir une copine pareille ! Il faut parfois être poussé pour faire ce que l'on a envie et briser les chaines qui nous retiennent.
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Oui pour mon amie, je pense que de moi-même je ne me serais pas autorisé cette folie...
Du coup, pour le prochain post je ne mets que des photos ?
Anaïs
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Siana
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Re: Rock the Blues Away
Jour 47 – Samedi 1er juin 2019
Au programme du jour, deux choix possibles :
- Soit je rattrape un peu mon retard de la veille suite au petit couac émotionnel rencontré et visite Salt Lake City avant de rejoindre mon point du chute du soir
- Soit je me rends directement à Cathedral Gorge State Park et essaye d’en profiter au maximum sur la demi-journée.
Pour la visite de SLC, j’ai déjà tout un programme bien noté des spots à voir, il me suffirait donc juste de lancer le GPS afin de me rendre directement au centre et faire le petit tour de découverte. Selon le roadbook, cela me permettrait d’arriver au State Park en milieu d’après-midi et d’en profiter encore un peu avant le sunset. Sur papier, ce programme est donc alléchant.
Cependant, l’idée de me retrouver en ville, entourée de bruit et de gens, ne m’enchante pas trop ; je suis encore fatiguée émotionnellement de la veille, et j’ai besoin de calme et de solitude. Je décide donc de prendre mon temps pour quitter le AirBnb et de me diriger directement vers Cathedral Gorge, à quelques heures de route de là.
Ce choix de programme me permet d’arriver au parc vers midi, et j’obtiens ainsi facilement un spot de camping qui fonctionne selon le système de ‘first come first served’.
Créé en 1935, ce petit parc de 6,5 km² est situé dans une longue et étroite vallée au sud-est du Nevada. Les falaises spectaculaires qu’on y trouve ont été façonnées par l’érosion de l’argile tendre bentonite. Au départ, c’est l’activité volcanique qui a permis, après chaque explosion, de déposer des couches de cendres épaisses de plusieurs dizaines de centimètres. C’est la Caliente Caldera, située au sud du parc, qui est responsable de cette activité volcanique.
C’est environ 5 millions d’années après les dernières explosions qu’une fracture apparaît dans la roche pour former les montagnes et les vallées actuelles du Nevada. Un lac est apparu, dû au ruissellement des eaux de pluie, dans la dépression de Meadow Valley. Les formations, composées de limon, d’argile et de cendres volcaniques marquent les vestiges du lac. Le vent et l’eau érodent les roches à un rythme rapide, empêchant la végétation de se développer sur les affleurements, contrastant avec le fonde la vallée. Cette érosion forme les canyons et ravins que l’on retrouve aujourd’hui dans la région.
Le parc accueillait autrefois les peuples Fremont, Anasazi et Paiutes.
Après ce point culturel, je prends le temps d’installer mon matériel à l’emplacement que j’ai sélectionné. Le camping n’est pas très grand, j’ai choisi le spot de libre le plus proche des sanitaires pour le côté pratique du pipi de pleine nuit (#TeamPetiteVessie). Je me prépare à manger avec les restes que j’ai, et termine la glace de la veille (qui est maintenant fondue bien entendu).


Le ventre rempli, je me décide à commencer mon exploration du parc par la partie la plus accessible, celle des différentes caves. Cette dénomination n’est pas tout à fait exacte puisqu’on ne rejoint pas des caves à proprement parler, mais on serpente plutôt à travers ce que l’on pourrait qualifier de slots canyons. On peut visiter les lieux de manière assez libre, en empruntant les passages suffisamment larges entre les immenses parois géométriques. Je m’y sens véritablement minuscule, et être entourée ainsi de falaises friables n’est pas des plus rassurants. Çà et là, on voit des blocs qui se sont détachés et restent soit en équilibre précaire à quelques mètres du sol, soit se sont fracassés sur le sol. Chaque pas demande nécessite une attention particulière à notre équilibre, car le sol est extrêmement glissant avec l’humidité. Dès lors que celui-ci n’est pas plat, il se transforme en une véritable patinoire, et je glisserai plusieurs fois, évitant de peu la chute.
C'est très Belge par ici, avec les parois qui ses frites


Il ne vaut mieux pas tomber à pic




Les passages deviennent rapidement trop étroits pour continuer la progression, il n’y a donc pas de risque de se perdre en s’enfonçant trop loin dans les labyrinthes rocheux.

Ces gorges ne sont pas si profondes...

A la sortie des ‘’caves’’, je reste sage et ne tente pas de gravir les différents pics rocheux. Quelques personnes sur place s’y aventurent, mais je trouve personnellement que la roche s’effrite bien trop facilement pour prendre le risque de tomber ou ne serait-ce que de détériorer cet endroit.



Belle raie. Ici c'est vraiment le trou du cul du monde

Les fall aises rocheuses. Ici, on tombe tranquillement

Je décide de continuer mon exploration par Miller Point trail, qui permet de prendre de la hauteur et de découvrir le parc en version panoramique. Au départ, je voulais faire ce point de vue au coucher de soleil, mais je sens déjà la flemme venir, et de toute façon le ciel commence déjà à se couvrir au loin donc ce programme semble compromis. En plus, vu la technicité de la marche (simplement à cause du risque de glissade, le dénivelé reste jouable puisqu’il n’est que de 61 mètres), je n’ai pas très envie de faire le retour à la lueur de la frontale.



Je suis quasiment seule sur le trail, je ne verrai que quelques personnes au départ du trail, là où se situent les tables de pique-nique. Au départ, le sentier progresse au bas du canyon, qui est assez large, mais donne quand même l’impression d’être bien entouré.e. Ici, les falaises montent moins abruptement, on observe plutôt une évolution avec des petits pics au premier plan, avant d’avoir des parois plus élevées à l’arrière. Les détails sont fascinants, et je prends plaisir à les observer de plus près.


On se croirait sur une autre planète. Disons, U're anus ?

Il n’y a que très peu de végétation présente à cet endroit, mais certains ont réussi à puiser suffisamment de ressources pour se développer, et ça offre une jolie vue pour nous.





Après quelques centaines de mètres, on gagne progressivement en élévation. D’abord, en empruntant un petit sentier où il faut bien faire attention à ses pas, car le sol est extrêmement friable ; çà et là on voit des parties qui se sont détachées et qui laissent des trous. Juste après la montée est un peu plus sécurisée grâce à des escaliers qui ont été installé pour rejoindre le promontoire final. Celui-ci est d’ailleurs accessible directement via la route et un petit parking est présent. Il y a assez peu de monde sur place, je profite donc de la vue calmement, avant de rebrousser chemin.




On rigole bien dans la Cathédrôle valley



La compagnie 974 de la CCC a construit la structure à Miller Point en 1934. La pierre a été extraite près de Caliente, et les poteaux en genévrier ont été coupés le long des crêtes. Les bancs d'origine étaient des rondins grossièrement taillés, qui ont été remplacés en 1987.
Le parc a été inauguré à Miller Point en 1935, et ré-inauguré lors du cinquantième anniversaire des parcs d'État du Nevada en 1985. Miller Point a été nommé en l'honneur du colonel Thomas Miller, qui a dirigé le CCC pendant de nombreuses années et a fait partie de la première commission des parcs d'État en 1935. Il est décédé en 1973.
Je n’ai pas fait de photos de la structure, car les personnes présentes sur place y étaient toutes agglutinées, donc ça ne valait pas le coup à mes yeux. Vous aurez donc juste la vue depuis le bas, quelques photos en arrière.






Les petits plateaux rocheux sur les pics, c'est super bien fait, vraiment, chapeau !





Sur le retour, je visite rapidement Cathedral Cave, un autre mini slot canyon présent sur le lieu. On s’y sent vraiment minuscule, avec les parois qui montent à la verticale sur plusieurs mètres. La température y chute drastiquement d’ailleurs, conférant au lieu une atmosphère encore plus particulière. Cette cave porte bien son nom.

Perdu dans le trou noir, on en zozote. Ici on trouve de la végétafion

Je regagne l’aire de pique-nique, qui a été construite en 1934. Les poteaux de soutien en genévrier ont été coupés dans le parc et le toit en chaume imite le style utilisé par les pionniers qui se sont installés à Panaca en 1864. L'épaisse couche de sol argileux maintient l'aire de pique-nique jusqu'à 20 degrés plus frais pendant les chaudes journées d'été (j’imagine qu’on parle en Fahrenheit, ce qui reviendrait à environ 7 degrés Celsius). Le remplacement des saules et de la terre argileuse est nécessaire tous les 15 à 20 ans environ.
En 1964, 3 000 personnes sont venues ici pour célébrer le centenaire de Panaca.
Juste après, on retrouve la tour d’eau. La compagnie 974 de la CCC a construit cette tour en 1934 au-dessus d'un puits qui avait été foré dans les années 1920. L'eau était pompée dans un réservoir au sommet de la tour, puis conduite à l'aire de pique-nique. Ce système n'a fonctionné que pendant quelques années. En raison de la forte teneur en alcali de l'eau, le puits a été bouché et l'eau du parc a été acheminée par canalisation depuis Panaca.



Même si nous ne sommes encore qu’en milieu d’après-midi, je fatigue déjà et je décide donc de regagner directement le camping pour me poser. J’achète un peu de bois pour me faire un dernier feu de camp plus tard. J’en profite aussi pour trier mes affaires, décider comment je vais organiser ma valise et mon sac à dos pour le retour en avion. Je dépose ma glacière avec mes restes de conserves et quelques autres affaires à l'entrée du parking, avec un petit mot invitant les gens à se servir.

Je me projette aussi déjà au lendemain soir, et je prends simplement le temps de me poser avec mes pensées et mes réflexions. J'écris mes pensées dans mon petit journal, laissant aller le flot de mots.
Forcément, une nouvelle averse survient sur le camping. Fallait bien marquer le coup pour cette dernière étape sous tente !
Alors que le jour décline, j’allume tant bien que mal le feu (je n’ai pas d’allume-feu, ni de brindilles, j’utilise donc des papiers pour le démarrer) et je m’assois par terre avec une petite bière. Avec la nuit qui tombe, et la fatigue qui vient avec, je me pose dans la tente, juste à côté du feu (à distance raisonnable quand même) et laisse la bâche ouverte pour profiter de la vue sur les flammes dansantes.

La soirée sera quand même un peu rythmée, puisqu’un gros camping-car arrivera tard dans la nuit et galérera à se garer sur l’emplacement juste à côté du mien. Il devra s’y prendre à plusieurs fois et une branche d’arbre ne survivra d’ailleurs pas à la manœuvre… Le camping-car a d’ailleurs bien failli se coincer dans les branchages. C’est sur cette dernière petite animation nocturne que je m’endormirai.
Au programme du jour, deux choix possibles :
- Soit je rattrape un peu mon retard de la veille suite au petit couac émotionnel rencontré et visite Salt Lake City avant de rejoindre mon point du chute du soir
- Soit je me rends directement à Cathedral Gorge State Park et essaye d’en profiter au maximum sur la demi-journée.
Pour la visite de SLC, j’ai déjà tout un programme bien noté des spots à voir, il me suffirait donc juste de lancer le GPS afin de me rendre directement au centre et faire le petit tour de découverte. Selon le roadbook, cela me permettrait d’arriver au State Park en milieu d’après-midi et d’en profiter encore un peu avant le sunset. Sur papier, ce programme est donc alléchant.
Cependant, l’idée de me retrouver en ville, entourée de bruit et de gens, ne m’enchante pas trop ; je suis encore fatiguée émotionnellement de la veille, et j’ai besoin de calme et de solitude. Je décide donc de prendre mon temps pour quitter le AirBnb et de me diriger directement vers Cathedral Gorge, à quelques heures de route de là.
Ce choix de programme me permet d’arriver au parc vers midi, et j’obtiens ainsi facilement un spot de camping qui fonctionne selon le système de ‘first come first served’.
Créé en 1935, ce petit parc de 6,5 km² est situé dans une longue et étroite vallée au sud-est du Nevada. Les falaises spectaculaires qu’on y trouve ont été façonnées par l’érosion de l’argile tendre bentonite. Au départ, c’est l’activité volcanique qui a permis, après chaque explosion, de déposer des couches de cendres épaisses de plusieurs dizaines de centimètres. C’est la Caliente Caldera, située au sud du parc, qui est responsable de cette activité volcanique.
C’est environ 5 millions d’années après les dernières explosions qu’une fracture apparaît dans la roche pour former les montagnes et les vallées actuelles du Nevada. Un lac est apparu, dû au ruissellement des eaux de pluie, dans la dépression de Meadow Valley. Les formations, composées de limon, d’argile et de cendres volcaniques marquent les vestiges du lac. Le vent et l’eau érodent les roches à un rythme rapide, empêchant la végétation de se développer sur les affleurements, contrastant avec le fonde la vallée. Cette érosion forme les canyons et ravins que l’on retrouve aujourd’hui dans la région.
Le parc accueillait autrefois les peuples Fremont, Anasazi et Paiutes.
Après ce point culturel, je prends le temps d’installer mon matériel à l’emplacement que j’ai sélectionné. Le camping n’est pas très grand, j’ai choisi le spot de libre le plus proche des sanitaires pour le côté pratique du pipi de pleine nuit (#TeamPetiteVessie). Je me prépare à manger avec les restes que j’ai, et termine la glace de la veille (qui est maintenant fondue bien entendu).


Le ventre rempli, je me décide à commencer mon exploration du parc par la partie la plus accessible, celle des différentes caves. Cette dénomination n’est pas tout à fait exacte puisqu’on ne rejoint pas des caves à proprement parler, mais on serpente plutôt à travers ce que l’on pourrait qualifier de slots canyons. On peut visiter les lieux de manière assez libre, en empruntant les passages suffisamment larges entre les immenses parois géométriques. Je m’y sens véritablement minuscule, et être entourée ainsi de falaises friables n’est pas des plus rassurants. Çà et là, on voit des blocs qui se sont détachés et restent soit en équilibre précaire à quelques mètres du sol, soit se sont fracassés sur le sol. Chaque pas demande nécessite une attention particulière à notre équilibre, car le sol est extrêmement glissant avec l’humidité. Dès lors que celui-ci n’est pas plat, il se transforme en une véritable patinoire, et je glisserai plusieurs fois, évitant de peu la chute.
C'est très Belge par ici, avec les parois qui ses frites


Il ne vaut mieux pas tomber à pic




Les passages deviennent rapidement trop étroits pour continuer la progression, il n’y a donc pas de risque de se perdre en s’enfonçant trop loin dans les labyrinthes rocheux.

Ces gorges ne sont pas si profondes...

A la sortie des ‘’caves’’, je reste sage et ne tente pas de gravir les différents pics rocheux. Quelques personnes sur place s’y aventurent, mais je trouve personnellement que la roche s’effrite bien trop facilement pour prendre le risque de tomber ou ne serait-ce que de détériorer cet endroit.



Belle raie. Ici c'est vraiment le trou du cul du monde

Les fall aises rocheuses. Ici, on tombe tranquillement

Je décide de continuer mon exploration par Miller Point trail, qui permet de prendre de la hauteur et de découvrir le parc en version panoramique. Au départ, je voulais faire ce point de vue au coucher de soleil, mais je sens déjà la flemme venir, et de toute façon le ciel commence déjà à se couvrir au loin donc ce programme semble compromis. En plus, vu la technicité de la marche (simplement à cause du risque de glissade, le dénivelé reste jouable puisqu’il n’est que de 61 mètres), je n’ai pas très envie de faire le retour à la lueur de la frontale.



Je suis quasiment seule sur le trail, je ne verrai que quelques personnes au départ du trail, là où se situent les tables de pique-nique. Au départ, le sentier progresse au bas du canyon, qui est assez large, mais donne quand même l’impression d’être bien entouré.e. Ici, les falaises montent moins abruptement, on observe plutôt une évolution avec des petits pics au premier plan, avant d’avoir des parois plus élevées à l’arrière. Les détails sont fascinants, et je prends plaisir à les observer de plus près.


On se croirait sur une autre planète. Disons, U're anus ?

Il n’y a que très peu de végétation présente à cet endroit, mais certains ont réussi à puiser suffisamment de ressources pour se développer, et ça offre une jolie vue pour nous.





Après quelques centaines de mètres, on gagne progressivement en élévation. D’abord, en empruntant un petit sentier où il faut bien faire attention à ses pas, car le sol est extrêmement friable ; çà et là on voit des parties qui se sont détachées et qui laissent des trous. Juste après la montée est un peu plus sécurisée grâce à des escaliers qui ont été installé pour rejoindre le promontoire final. Celui-ci est d’ailleurs accessible directement via la route et un petit parking est présent. Il y a assez peu de monde sur place, je profite donc de la vue calmement, avant de rebrousser chemin.




On rigole bien dans la Cathédrôle valley



La compagnie 974 de la CCC a construit la structure à Miller Point en 1934. La pierre a été extraite près de Caliente, et les poteaux en genévrier ont été coupés le long des crêtes. Les bancs d'origine étaient des rondins grossièrement taillés, qui ont été remplacés en 1987.
Le parc a été inauguré à Miller Point en 1935, et ré-inauguré lors du cinquantième anniversaire des parcs d'État du Nevada en 1985. Miller Point a été nommé en l'honneur du colonel Thomas Miller, qui a dirigé le CCC pendant de nombreuses années et a fait partie de la première commission des parcs d'État en 1935. Il est décédé en 1973.
Je n’ai pas fait de photos de la structure, car les personnes présentes sur place y étaient toutes agglutinées, donc ça ne valait pas le coup à mes yeux. Vous aurez donc juste la vue depuis le bas, quelques photos en arrière.






Les petits plateaux rocheux sur les pics, c'est super bien fait, vraiment, chapeau !





Sur le retour, je visite rapidement Cathedral Cave, un autre mini slot canyon présent sur le lieu. On s’y sent vraiment minuscule, avec les parois qui montent à la verticale sur plusieurs mètres. La température y chute drastiquement d’ailleurs, conférant au lieu une atmosphère encore plus particulière. Cette cave porte bien son nom.

Perdu dans le trou noir, on en zozote. Ici on trouve de la végétafion

Je regagne l’aire de pique-nique, qui a été construite en 1934. Les poteaux de soutien en genévrier ont été coupés dans le parc et le toit en chaume imite le style utilisé par les pionniers qui se sont installés à Panaca en 1864. L'épaisse couche de sol argileux maintient l'aire de pique-nique jusqu'à 20 degrés plus frais pendant les chaudes journées d'été (j’imagine qu’on parle en Fahrenheit, ce qui reviendrait à environ 7 degrés Celsius). Le remplacement des saules et de la terre argileuse est nécessaire tous les 15 à 20 ans environ.
En 1964, 3 000 personnes sont venues ici pour célébrer le centenaire de Panaca.
Juste après, on retrouve la tour d’eau. La compagnie 974 de la CCC a construit cette tour en 1934 au-dessus d'un puits qui avait été foré dans les années 1920. L'eau était pompée dans un réservoir au sommet de la tour, puis conduite à l'aire de pique-nique. Ce système n'a fonctionné que pendant quelques années. En raison de la forte teneur en alcali de l'eau, le puits a été bouché et l'eau du parc a été acheminée par canalisation depuis Panaca.



Même si nous ne sommes encore qu’en milieu d’après-midi, je fatigue déjà et je décide donc de regagner directement le camping pour me poser. J’achète un peu de bois pour me faire un dernier feu de camp plus tard. J’en profite aussi pour trier mes affaires, décider comment je vais organiser ma valise et mon sac à dos pour le retour en avion. Je dépose ma glacière avec mes restes de conserves et quelques autres affaires à l'entrée du parking, avec un petit mot invitant les gens à se servir.

Je me projette aussi déjà au lendemain soir, et je prends simplement le temps de me poser avec mes pensées et mes réflexions. J'écris mes pensées dans mon petit journal, laissant aller le flot de mots.
Forcément, une nouvelle averse survient sur le camping. Fallait bien marquer le coup pour cette dernière étape sous tente !
Alors que le jour décline, j’allume tant bien que mal le feu (je n’ai pas d’allume-feu, ni de brindilles, j’utilise donc des papiers pour le démarrer) et je m’assois par terre avec une petite bière. Avec la nuit qui tombe, et la fatigue qui vient avec, je me pose dans la tente, juste à côté du feu (à distance raisonnable quand même) et laisse la bâche ouverte pour profiter de la vue sur les flammes dansantes.

La soirée sera quand même un peu rythmée, puisqu’un gros camping-car arrivera tard dans la nuit et galérera à se garer sur l’emplacement juste à côté du mien. Il devra s’y prendre à plusieurs fois et une branche d’arbre ne survivra d’ailleurs pas à la manœuvre… Le camping-car a d’ailleurs bien failli se coincer dans les branchages. C’est sur cette dernière petite animation nocturne que je m’endormirai.
Anaïs
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Re: Rock the Blues Away
une étape prévue pour le peut être voyage de 2022. Sympa le camping ? de ce que j'ai vu c'est un bon spot pour observer les étoiles.
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Jo89
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Re: Rock the Blues Away
Hello,
Belle découverte
Bonne soirée
Jo
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Mes carnets:
D'Est en Ouest en passant par le centre
USAmazing, 6200 km à l'Ouest
Washington, j'aurais voulu dormir chez Potus et Flotus
USAmazing le retour, 7800 km à l'Ouest
USAmazing clap 3ème... 4200 km à l'Ouest
New Amsterdam février 2015 (New-York City)
D-Day 75th Anniversary - une semaine en Normandie autour du 6 juin et une rencontre avec les Rossies
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Siana
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Re: Rock the Blues Away
Oui, le camping est sympa ! T'as pas beaucoup d'intimité sur ton spot vu qu'il n'y a pas beaucoup beaucoup de végétation, mais perso ça ne m'a pas gênée car c'est assez petit.
Pour les étoiles, pour avoir vu passer qqs photos de nuit du parc, effectivement ça a l'air top ! (faut juste pas qu'il pleuve
Anaïs
USA :
Les classiques de l'Ouest en 3 semaines pour un premier road trip entre amies : 3 semaines dans l'Ouest - L'aventure en camping - Septembre 2017
51 jours en solo dans l'Ouest : Rock the Blues Away
Around the world :
Dolomites septembre 2022 : Au pays de la Fiat Panda et du poker routier
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Siana
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Re: Rock the Blues Away
Jour 48 – Dimanche 2 juin 2019
(le lien pour un épisode musical arrive un peu plus loin de le post cette fois-ci)
Ce matin, dernier réveil sous tente du séjour. Je prends mon temps pour me lever, ranger mes affaires bien correctement pour ne plus avoir à m’en occuper au moment du départ des US dans quelques jours. Je n’ai pas vraiment de programme définit pour aujourd’hui, si ce n’est d’être au Park MGM à 20 heures pour le concert.
La météo est au beau fixe, je décide donc de profiter encore un peu du parc avant d’en partir. Je quitte tout de même mon emplacement de camping pour laisser la place et ne pas être prise par le temps lors de ma promenade matinale, et je laisse la voiture au parking visiteurs.
Peu avant 9 h 30, je m’engage sur le Nature Loop trail, qui permet de visiter un peu le bas de la vallée. Il fait déjà bien chaud, je m’équipe donc en eau même si la boucle n’est pas très longue (un peu plus d’un kilomètre si mes souvenirs sont bons).

Une seule autre personne est sur le trail, on jouera au chat et à la souris en fonction de nos différents arrêts photos et nos rythmes de marche respectifs. Nous n’avons toutefois pas échangé plus qu’un petit ‘’hello’’ lors de notre première rencontre.

La première partie du sentier longe les falaises de Cathedral Gorge, on peut d’ailleurs s’y approcher à notre guise pour y découvrir des alcôves, des caves ou des petits tunnels. Ayant déjà visité quelques ‘’caves’’ la veille, je me contente de suivre le sentier sans faire de détours. Un peu de flemme ce matin, j’ai l’impression…











Nous sommes sur le versant opposé des pics rocheux qui j’ai longés la veille lors de la marche jusqu’à Miller Point, et ici plutôt que d’être entourée de deux façades rocheuses, la vallée est plus étendue et ouverte. D’ailleurs, au bout d’un moment, le sentier bifurque et on se retrouve en plein milieu de celle-ci.



Le sentier se fait un peu moins visible et par moments, je ne suis pas tout à fait sûre de là où je suis supposée mes pieds, car des petits ‘’sentiers’’ naturels se sont formés avec les passages de l’eau. Aucun risque de se perdre néanmoins, la direction du parking n’est pas difficile à estimer, il suffit de suivre la direction naturelle qu’offre les roches (bon, pour les plus nuls en orientation, il faut quand même aller dans le bon sens, mais en toute logique, il suffit juste de revenir en direction de là où on est venus).


Le sol est tantôt dur, tantôt sablonneux, parsemé de végétation résistante au climat. Il ne faut pas oublier que même si en été les températures peuvent monter très haut, l’hiver le parc peut aisément se retrouver sous la neige. Cela demande donc une certaine résistance et adaptabilité de la part des végétaux.






J’ai encore une fois l’impression d’être seule au monde, où que mon regard se porte, je suis entourée de la nature. C’est vraiment un aspect de ce voyage que j’aurai apprécié ; j’ai eu la chance de ne pas faire que de gros parcs où il y a forcément d’autres visiteurs, ce qui m’a permis de vraiment pouvoir profiter pleinement des endroits plus petits en étant quasiment en solo.






En prenant mon temps sur le sentier, il m’aura fallu un peu plus d’une heure pour regagner la voiture. Je quitte ainsi définitivement le parc peu avant 11 heures. Il me reste 1 h 40 de route à parcourir jusqu’à mon AirBnb du soir, j’ai donc largement le temps.

Initialement, j’avais prévu de faire l’Extraterrestrial Highway, ainsi que quelques villes +/- fantômes, avant de rejoindre la Death Valley pour la nuit. Je vous laisse le programme ci-dessous si jamais ça peut vous intéresser :
Alors que j’arrive à Las Vegas, sur la partie ville habitable et non pas ville touristique, j’y découvre un tout autre aspect. C’est assez particulier en fait, surtout parce que ça fait bizarre de voir que Las Vegas ne se résume pas au strip, mais est aussi une vraie ville, avec des quartiers ethniques, des quartiers à l’aspect plus pauvre, plus ‘’chaud’’, plus résidentiel, etc. Bref une ville des US comme les autres. Je m’arrête dans un petit restaurant mexicain, qui fait plutôt self que vrai restaurant (le menu est immense, on commande et cherche nos plateaux au guichet). Je prends un plat tout simple, bon, mais sans plus.
Il me reste encore un peu de temps avant de rejoindre mon AirBnb, je décide donc d’aller faire quelques courses (entendre : un pack de bière pour me suivre sur les derniers jours à Vegas). Je me fais un petit combo Target, Dollar Tree, afin de visiter les grosses enseignes américaines. Je m’y achète une petite gourde toute pourrie pour emporter au concert de ce soir, je ne veux pas prendre ma vraie gourde en inox au cas où ce n’est pas autorisé et que je doive l’abandonner.
En milieu d’après-midi, je me rends à mon airbnb, situé dans la partie Est de Las Vegas. C’est la mère de l’hôte qui m’accueille, lui n’étant pas là. Les échanges seront un peu compliqués, car elle ne parle pas anglais, et je ne parle pas espagnol
. On communiquera donc tant bien mal par mimes et signes. Elle est très gentille, me montre ma chambre, me fait (je crois
) comprendre qu’elle n’a pas encore fait le lit, mais qu’il va s’y mettre de suite, j’essaye de lui demander où est la salle de bain. Le moindre mètre carré de la maison accueille des tableaux de la vierge, des chapelets, des icônes religieuses, etc. Même dans les églises, on ne sent pas autant la présence de la vierge. Je vais me tenir à carreau !
Heureusement que sous la douche en tirant le rideau, je ne me sens pas observée par petit Jésus ou sa maman.
Une fois le passage rafraîchissant à la salle de bain terminé, je retourne dans ma chambre pour me poser un peu avant de partir. Je regarde un peu s’il y a des parkings gratuits dans le centre de Vegas. Après quelques recherches, je jette mon dévolu sur le parking du Circus Circus (ou un autre juste à côté, je ne suis plus sûre). Il est un peu excentré et me fera marcher pendant environ 1 heure pour rejoindre l’opposé du strip, mais cela me permettra aussi de traverser Vegas et de revoir la ville. De toute façon, j’ai du temps à tuer et je sens le mélange stress/excitation qui monte de plus en plus, ce n’est donc pas plus mal si je pars tout de suite.
J’arrive ainsi au parking vers 17 heures, ce qui me laisse une bonne marge. Je bois une petite bière en étant encore dans la voiture, histoire de me calmer les nerfs et de me mettre un peu dans l’ambiance. Je remplis aussi ma petite gourde de deux autres bières (si déjà) !
Le jour commence à décliner, mais la chaleur est encore bien élevée et l’atmosphère est moite. Je progresse rapidement en direction des premiers gros hôtels du strip, c’est fou à quel point ça fait autoroute quand on marche sur le trottoir sans traverser les hôtels (ou avant d’être à hauteur du gros centre touristique). Alors que j’approche de plus en plus du Park MGM, les affiches publicitaires se font de plus en plus présentes, et forcément, je vois celle-ci.

Mon cœur prend un gros shot d’adrénaline, j’ai envie de hurler de joie, et paradoxalement, je n’arrive toujours pas à réaliser. Un dimanche soir, à l’autre bout du monde, sur le point de voir Lady fucking Gaga en concert. Les larmes me montent déjà aux yeux, ça commence bien.
J’arrive à hauteur du Park MGM vers 18 h 30, je ne sais pas du tout où se situe la salle de concert. A côté ? Y a-t-il un bâtiment particulier ? Une entrée spéciale ?
Que nenni ! C’est Las Vegas ici, la salle de concert est, le plus normalement du monde, construite en plein milieu de l’hôtel. On traverse simplement le premier restaurant et boutique, puis le hall, et un petit panneau indique l’entrée du Park Theater, où a lieu le concert. Je trouve que quand on est pris dans l’immensité de Las Vegas, on a du mal à se rendre compte du côté gigantesque des choses, mais c’est un peu comme imaginer une salle de concert qui serait tellement ‘’petite’’ par rapport au bâtiment de l’hôtel qu’elle ne se repérerait même de manière évidente… (pour info, la salle dispose de 5 200 places assises).

Juste en face de l’entrée, qui est pour l’instant encore close par des portes coulissantes qui ne laissent pas imaginer ce qui se cache derrière, se trouvent les toilettes, qui seront mon point de chute régulier pour les prochains jours… Entre l’émotion naturelle, et l’amplification due à la bière, je suis déjà en larmes et je préfère m’enfermer dans un petit box à l’abri des regards plutôt que de me donner en spectacle en plein milieu de l’hôtel. Je suis en train de sourire en même temps que les larmes coulent sur mes joues, je me ‘’réhydrate’’ à la bière, vérifie pour la centième fois que j’ai bel et bien un ticket qui s’affiche sur mon téléphone. Qu’il est bien enregistré dans mes documents ; toujours présent dans mes mails ; toujours retrouvable via le site internet de Ticket Master ; et qu’au cas où j’ai bien un screenshot de chaque version du ticket.
Quelques minutes plus tard, et quelques kilos de larmes en moins, je ressors des toilettes. Il s’agirait quand même de passer le concert DANS la salle, plutôt qu’en face. J’ai aussi une petite pensée pour le crève-cœur que ça aurait été de passer devant la salle de spectacle le lendemain, avec les portes closes, si j’avais manqué cette occasion exceptionnelle
.
Alors que les portes s’ouvrent, il y a d’un seul coup un afflux de gens sortis d’on ne sait où. En fait, tout est tellement immense ici qu’on n’est pas à un effet de foule que l’on retrouve encore une fois chez nous lors d’un grand concert. Tout est très bien organisé, les tickets sont vérifiés super rapidement (ouf, j’en ai vraiment un vrai de vrai, je ne me fais pas refouler à l’entrée ! (rigolez, mais j’y ai pensé jusqu’au bout qu’en fait c’était une blague)).
Un stand de merch est présent, mais je l’ignore et monte directement dans les étages supérieurs. Pas besoin de me poser la question, je sais que je dois monter le plus haut possible, je suis placée quasiment en haut de la salle.
La salle de concert accueille Lady Gaga en résidence depuis plus d’un an pour son show Enigma et ses concerts en Piano-Jazz ; et la résidence est prévue jusqu’à fin 2020 normalement (pour info, après un temps de pause, les concerts en Piano Jazz reprennent pour quelques dates en octobre (et les tickets sont nettement moins chers quand ce n’est pas la revente en dernière minute quand tout est sold-out…).
Alors que j’entre dans la salle, qui est encore quasi-vide, j’essaye de contenir mon émotion au maximum. C’est peine perdue, puisqu’à peine mon siège trouvé, je ne peux retenir mes larmes de couler sur mes joues. En contrebas, je vois la scène qui est légèrement éclairée, ainsi que le piano sur lequel Lady Gaga jouera d’ici quelques dizaines de minutes.
Un peu après 20 heures, l’orchestre monte sur scène sous les applaudissements. Les lumières s’éteignent (je pleure encore un peu plus fort). Un enregistrement de Tony Bennet se lance, introduisant l’arrivée de l’artiste. Et là, en toute sobriété, elle entre sur scène pour se placer au centre de l’orchestre. Sa tenue est splendide (enfin, pour ce que j’en vois à travers l’eau dans mes yeux).
Heureusement, les larmes n’empêchent en rien d’entendre. C’est sur une musique très sobre, presque en a capella, qu’elle débute son concert. Le son est superbe, et sa voix en live est sublime. J’en frissonne (à l’instant T, mais aussi en écrivant ces lignes en étant plongée dans mes souvenirs (et oui, j’ai aussi les larmes aujourd’hui en écrivant ces lignes)) et je suis immédiatement transportée. Ma respiration se fait plus lente, je crains de faire trop de bruit en faisant bouger ma cage thoracique. Je suis projetée dans un espace hors du temps, complètement emportée par l’intensité de sa voix.
Les photos ne sont pas de moi, j'étais placée bien trop loin pour en avoir de cette qualité



La puissance tout en douceur, les nuances, l’amplitude des notes… C’est vertigineux. Je fais tomber toutes mes barrières de pudeur, ce moment il est pour moi, et je m’en fiche d’avoir d’immenses coulées de larmes. C’est ma contribution à l’exploitation dans l’eau de Las Vegas dans un milieu aride.




Le concert en entier sera un émerveillement. Entre les tenues, l’orchestre, les chansons… Tout cela ponctué d’interludes avec des petits échanges, soit en live, soit via des vidéos pré-enregistrées qui sont diffusées entre deux actes.

D’ailleurs, lors des échanges avec le public, elle nous dira que lorsqu’elle a demandé à faire un Piano-Jazz, elle n’a dans un premier temps pas été soutenue pour le projet. Elle a dû batailler et négocier pour le faire, à raison de deux show Enigma minimum pour un show Piano-Jazz, histoire d’amortir les pertes ‘’au cas où’’. Je trouve ça assez dingue qu’on ne lui fasse pas confiance… et d’ailleurs l’avenir lui donnera raison puisque c’est le Piano Jazz qui a été sold-out le plus rapidement et ils ont même rajouté des dates… qui se sont toutes vendues.




Le concert durera 2 h 30 durant lesquelles je profiterai pleinement de l’instant présent, sans rien d’autre que la musique et la voix de Lady Gaga qui feront vibrer tout mon être et me toucheront au plus profond de mon âme.
Je ressors de la salle de concert peu avant 23 heures, en ayant l’impression de flotter sur un petit nuage hors du temps. Je n’entends pas encore vraiment les sons de la réalité qui m’entoure, je suis déconnectée, je souris toujours à travers les larmes. Je m’arrête quelques minutes devant les vitrines de Haus of Gaga. Cette boutique/musée est ouverte jusqu’au milieu de la nuit les soirs de concert, mais la file est immense et je n’ai pas envie de me mêler aux gens ce soir. J’aurai tout le temps d’y aller les prochains jours lorsque je séjournerai à l’hôtel.
Pour l’heure, j’ai envie de ressortir, prendre l’air et marcher, laissant mes pas me guider automatiquement en gardant mon esprit dans la plénitude la plus totale.
Celle-ci, je la garde en tirage poster encadré


Je suis contente que la voiture soit garée si loin, cela me permet de regagner un peu de concentration au fil des minutes qui s’égrènent, et d’arriver au parking en étant suffisamment reconnectée pour prendre le volant.
Une vingtaine de minutes plus tard, je retrouve mon AirBnb. Heureusement, à cette heure-ci, je n’y croise personne, je savoure ma solitude et n’ai pas encore envie de reprendre contact avec les autres humains.
Je ne sais plus ce qui est du rêve et ce qui est de la réalité, mais ma nuit sera bercée de magie musicale.
(le lien pour un épisode musical arrive un peu plus loin de le post cette fois-ci)
Ce matin, dernier réveil sous tente du séjour. Je prends mon temps pour me lever, ranger mes affaires bien correctement pour ne plus avoir à m’en occuper au moment du départ des US dans quelques jours. Je n’ai pas vraiment de programme définit pour aujourd’hui, si ce n’est d’être au Park MGM à 20 heures pour le concert.
La météo est au beau fixe, je décide donc de profiter encore un peu du parc avant d’en partir. Je quitte tout de même mon emplacement de camping pour laisser la place et ne pas être prise par le temps lors de ma promenade matinale, et je laisse la voiture au parking visiteurs.
Peu avant 9 h 30, je m’engage sur le Nature Loop trail, qui permet de visiter un peu le bas de la vallée. Il fait déjà bien chaud, je m’équipe donc en eau même si la boucle n’est pas très longue (un peu plus d’un kilomètre si mes souvenirs sont bons).

Une seule autre personne est sur le trail, on jouera au chat et à la souris en fonction de nos différents arrêts photos et nos rythmes de marche respectifs. Nous n’avons toutefois pas échangé plus qu’un petit ‘’hello’’ lors de notre première rencontre.

La première partie du sentier longe les falaises de Cathedral Gorge, on peut d’ailleurs s’y approcher à notre guise pour y découvrir des alcôves, des caves ou des petits tunnels. Ayant déjà visité quelques ‘’caves’’ la veille, je me contente de suivre le sentier sans faire de détours. Un peu de flemme ce matin, j’ai l’impression…











Nous sommes sur le versant opposé des pics rocheux qui j’ai longés la veille lors de la marche jusqu’à Miller Point, et ici plutôt que d’être entourée de deux façades rocheuses, la vallée est plus étendue et ouverte. D’ailleurs, au bout d’un moment, le sentier bifurque et on se retrouve en plein milieu de celle-ci.



Le sentier se fait un peu moins visible et par moments, je ne suis pas tout à fait sûre de là où je suis supposée mes pieds, car des petits ‘’sentiers’’ naturels se sont formés avec les passages de l’eau. Aucun risque de se perdre néanmoins, la direction du parking n’est pas difficile à estimer, il suffit de suivre la direction naturelle qu’offre les roches (bon, pour les plus nuls en orientation, il faut quand même aller dans le bon sens, mais en toute logique, il suffit juste de revenir en direction de là où on est venus).


Le sol est tantôt dur, tantôt sablonneux, parsemé de végétation résistante au climat. Il ne faut pas oublier que même si en été les températures peuvent monter très haut, l’hiver le parc peut aisément se retrouver sous la neige. Cela demande donc une certaine résistance et adaptabilité de la part des végétaux.






J’ai encore une fois l’impression d’être seule au monde, où que mon regard se porte, je suis entourée de la nature. C’est vraiment un aspect de ce voyage que j’aurai apprécié ; j’ai eu la chance de ne pas faire que de gros parcs où il y a forcément d’autres visiteurs, ce qui m’a permis de vraiment pouvoir profiter pleinement des endroits plus petits en étant quasiment en solo.






En prenant mon temps sur le sentier, il m’aura fallu un peu plus d’une heure pour regagner la voiture. Je quitte ainsi définitivement le parc peu avant 11 heures. Il me reste 1 h 40 de route à parcourir jusqu’à mon AirBnb du soir, j’ai donc largement le temps.

Initialement, j’avais prévu de faire l’Extraterrestrial Highway, ainsi que quelques villes +/- fantômes, avant de rejoindre la Death Valley pour la nuit. Je vous laisse le programme ci-dessous si jamais ça peut vous intéresser :
Spoiler
Extraterrestrial highway
C’est au milieu du désert aride du Nevada que se trouve la fameuse zone 51, que l’on rejoint par une petite route poussiéreuse et non balisée, à partir de l’Extraterrestrial highway. Cette mythique base militaire super secrète serait sous surveillance étroite… et le moins que l’on puisse dire est que l’idée est bien exploitée dans la région.
De nombreuses spéculations existent depuis des décennies quant à ce qu’il se passe à l’intérieur de la zone, la plus populaire étant que des extra-terrestres y seraient cachés.
En 1989, un ingénieur du nom de Bob Lazar affirme, dans un reportage télévisé exclusif, avoir travaillé sur des vaisseaux spatiaux extraterrestres et vus des vols d’essai de soucoupes. C’est dans les années 1990 que la base secrète, la zone 51, devient ultrapopulaire, avec de nombreux livres et récits personnels attirant des centaines de personnes à la recherche d’OVNI. La route SR375 est officiellement baptisé l’Extraterrestrial Highway en 1996.
Juste après Crystal Springs, premier avant-goût avec l’Alien Research Center. Quelques kilomètres plus loin, se trouve la black mailbox (aujourd’hui remplacée par une blanche car l’originale ne cessait d’être vandalisée).
The Little A’Le’Inn à Rachel profite du relatif attrait touristique de la région pour proposer divers services en lien avec les extraterrestres (bar et motel à thème, posters, jouets et babioles).
Tonopah
- Clown motel : surnommé l’hôtel le plus terrifiant d’Amérique, à cause (ou grâce ?) à sa thématique autour des clowns et de sa proximité d’avec l’ancien cimetière de la ville. La collection de clowns de l’hôtel s’élève à plus de 600 pièces, envoyées par des personnes du monde entier.
- L’ancien cimetière : utilisé de 1901 à 1911. Des témoignages de bruits et lumières bizarres, ainsi que d’apparitions existent.
On retrouve les tombes de plusieurs ‘’personnalités’’ :
o Les frère Marojevech : morts dans un terrible accident minier. L’un écrasé par un chariot, l’autre amputé des deux jambes à cause de ce même chariot, et mort de ses blessures.
o William ‘’Big Bill’’ Murphy : un héros local qui a sauvé plusieurs vies lors d’un incendie dans les mines, avant d’y périr. Une statue de lui peut être trouvée devant le bureau de poste et une mural retrace son enterrement, sous le brouillard.
o George ‘’Devil’’ Davis : le premier africain-américain de la ville, décrit comme farceur et aimé de toute la communauté. Toutefois, il avait une face cachée et était violent avec sa femme. Une nuit, sa femme Ruth entra dans le saloon de son mari et lui tira dans le dos, puis de multiples fois alors qu’il s’effondrait. Son esprit serait toujours présent de ce qui est aujourd’hui la Tonopah Liquor Company.
o Le Sheriff Thomas Logan qui a rendu Tonopah la ville minière la plus paisible du monde.
o Bina Verrault : son histoire commence à NYC où elle et son amie avaient un ‘’Love Syndicate’’. Les deux femmes disaient être de riches veuves qui séduisaient les hommes pour leur soutirer de l’argent et des cadeaux. Un homme tomba amoureux de Bina, mais lorsqu’elle refusa ses avances il la dénonça aux services de polices. Elle fut arrêtée et il fut révélé que l’équivalent de 2.5 millions de dollars avaient été collectés par les deux amies. Durant le procès, Bina mis quelques-uns de ses diamants en gage et s’échappa. A l’heure actuelle, elle hante le Visitor Center au Tonopah Historic Mining Park.
- Mizpah hotel : Depuis 1907, l’hôtel est considéré comme une oasis de confort dans le désert du Nevada. Son intérieur est à découvrir absolument ! Moins glamour, il est aussi considéré comme l’un des hôtels les plus hantés des USA. Il y aurait notamment l’esprit de la Dame En rouge qui a été poignardée et étranglée entre les chambres 502 et 504 par un ex jaloux. Elle hanterait le 5ème étage ainsi que l’ascenseur. Si elle nous apprécie, elle pourrait nous laisser des bijoux. D’autres fantômes incluent des enfants assez joueurs, au 3ème étage, ainsi que des miniers qui ont été tués dans le sous-sol.
- Le musée minier.
o Silver Top Mine : en opération entre 1902 et 1948, on voit les restes de l’un des trois systèmes de levage du parc. On peut également observer l’ancien puits.
o Silver Top Grizzly : bâtit en 1905, il abritait une équipe qui triait manuellement le minerai pour y trouver l’argent. On peut y entrer, c’est d’ailleurs l’un des seuls bâtiments encore en état dans l’ouest.
o Stope Bridge : installé en 2000, on peut traverser un puit minier et observer d’en haut le travail qui était effectué dans la mine.
o Le Burro tunnel ‘’underground adventure’’ permet de marcher dans les pas des miniers jusqu’à un ‘’point de vue’’ dans une cage en acier permettant d’observer un ancien chantier profond de plusieurs mètres.
o Mizpah Mine Hoist House : on retrouve d’anciennes machines dans ce bâtiment, dont les systèmes de levage avec un système de compression à air.
o Framing House : utilisée entre 1903 et 1948 pour couper le bois utilisé pour l’activité minière.
o Heizer Mineral Exhibit Hall : on retrouve ici des outils miniers que l’on peut manier.
o Powder Magazine : la structure était utilisée pour ranger la dynamite et les bougies durant les premières années d’activité.
o Tonopah & Goldfiel Railroad Trestle : c’est la dernière structure du T & G railroad.
o Glory Hole : une crevasse due à un effondrement d’un grand chantier minier.
o Barbara Graham house : la fameuse ‘’butcher of Burbank’’ a habité dans cette maison et est devenue connue en Californie par la suite, pour être la dernière femme à être exécutée dans la région. Son histoire a été reprise dans un film.
o Desert Queen Hoist House and Mine : Le troisième système de levage du parc, l’un des plus connus de l’ouest.
o North Star Mine : un peu plus difficile d’accès, offre une très belle vue.
Goldfield
Le centre historique compte environ 120 bâtiments qui datent, pour la plupart, du boom historique de la ville entre 1904 et 1909. La zone est d’ailleurs inscrite au registre national des lieux historiques. Il fut un temps où la ville recensait plus de 30 000 habitants.
- The Goldfield Highschool : malgré un incendie en 1923/1924, le bâtiment est toujours debout. Un esprit d’une jeune fille y serait présent.
- Le cimetière : le côté le plus glauque de ce cimetière réside sans doute dans sa grandeur. Avec plus de 1000 tombes, la population de morts dépasse largement celles des vivants dans la région ! Le lieu serait hanté… pas étonnant sachant qu’une partie des corps ont été dérangé ; en effet, le cimetière était à l’origine au centre de la ville avant que ses habitants ne réalisent qu’il serait mieux qu’il soit en périphérie. Les tombes ont alors été déplacées.
- The Goldfield hotel : un bâtiment de 4 étages historique. A l’époque de sa construction, il était considéré comme l’hôtel le plus spectaculaire du Nevada, avec 150 chambres ayant chacune leur fenêtre grâce à la forme en U du bâtiment, de nombreuses salles de bain privées, un hall en acajou et en cuir, un ascenseur et des chandeliers en cristal. Plusieurs fantômes seraient présents dans l’hôtel, dont le plus connu se prénommant Elizabeth, une ‘’fille de la nuit’’ que George Wingfield, un magnat de la mine, fréquentait régulièrement. Elizabeth tomba enceinte de lui, avant de disparaitre mystérieusement. Des gens disent avoir entendu les cris d’un bébé dans l’hôtel…
- The Esmeralda County Courthouse : construit en 1907, ce bâtiment de deux étages est un palais de justice historique.
- Bullfrog-Goldfield Railroad Yard : vieilles voitures, cabines de miniers, wagons de train…. Il se situe juste en face du Santa Fe Saloon.
- The International Car forest : produit par deux artistes, Chad Sorg et Mark Rippie. Aujourd’hui, plus de 40 automobiles (voitures, camions et fourgonnettes) ont été délicatement équilibrées ou superposées pour ressembler aux jouets d’un géant. Chaque voiture est décorée de façon unique.
Gold Point
Encore une ancienne ville minière, qui a été abandonnée après un effondrement de la mine d’or. Aujourd’hui, une cinquantaine de bâtiments sont encore debout, y compris la maison de l’ancien sénateur Harry Wiley et le bureau de poste. La population actuelle de la ‘’ville’’ est de 7 habitants.
Sur la route : 36.939498, -116.723368 le Brothel Angel’s Ladies avec un vieil avion crashé qui est là depuis 1978. Le Brothel était totalement légal. Un jour, les propriétaires ont lancé une pub pour le moins originale : la première personne à sauter en parachute depuis l’avion du brothel et à atterrir sur un matelas posé sur le sol gagne une nuit au motel avec la prostituée de son choix. L’histoire raconte que la personne ayant essayé de relevé le challenge a été distraite par les prostituées présentes et qu’il crasha l’avion.
Rhyolite
Dernière ville abandonnée du jour, et sans doute l’une des plus connues – et plus grande – du Nevada. Cet ancien camp minier pour les mines de Montgomery Shoshone était le lieu d’habitation de 3500 à 5000 personnes. La petite ville comprenait deux écoles, une station de train et avait même l’électricité. En 1905 les mines cessèrent de produire et en 1920 la population du camp était quasiment nulle. Aujourd’hui, on peut y voir la Bottle House, construite en 1906 avec 50 000 bouteilles qui avaient été jetées par les différentes institutions de la ville (le saloon, la gare, l’école et la prison).
Au sud, on retrouve le Rhyolite-Bullfrog cemetery et le Goldwell Open Air Museum avec des sculptures fantomatiques. On y retrouve la sculpture ‘’The Last Supper’’ qui reprend la peinture de Leonardo da Vinci, ou encore le Ghost Rider.
C’est au milieu du désert aride du Nevada que se trouve la fameuse zone 51, que l’on rejoint par une petite route poussiéreuse et non balisée, à partir de l’Extraterrestrial highway. Cette mythique base militaire super secrète serait sous surveillance étroite… et le moins que l’on puisse dire est que l’idée est bien exploitée dans la région.
De nombreuses spéculations existent depuis des décennies quant à ce qu’il se passe à l’intérieur de la zone, la plus populaire étant que des extra-terrestres y seraient cachés.
En 1989, un ingénieur du nom de Bob Lazar affirme, dans un reportage télévisé exclusif, avoir travaillé sur des vaisseaux spatiaux extraterrestres et vus des vols d’essai de soucoupes. C’est dans les années 1990 que la base secrète, la zone 51, devient ultrapopulaire, avec de nombreux livres et récits personnels attirant des centaines de personnes à la recherche d’OVNI. La route SR375 est officiellement baptisé l’Extraterrestrial Highway en 1996.
Juste après Crystal Springs, premier avant-goût avec l’Alien Research Center. Quelques kilomètres plus loin, se trouve la black mailbox (aujourd’hui remplacée par une blanche car l’originale ne cessait d’être vandalisée).
The Little A’Le’Inn à Rachel profite du relatif attrait touristique de la région pour proposer divers services en lien avec les extraterrestres (bar et motel à thème, posters, jouets et babioles).
Tonopah
- Clown motel : surnommé l’hôtel le plus terrifiant d’Amérique, à cause (ou grâce ?) à sa thématique autour des clowns et de sa proximité d’avec l’ancien cimetière de la ville. La collection de clowns de l’hôtel s’élève à plus de 600 pièces, envoyées par des personnes du monde entier.
- L’ancien cimetière : utilisé de 1901 à 1911. Des témoignages de bruits et lumières bizarres, ainsi que d’apparitions existent.
On retrouve les tombes de plusieurs ‘’personnalités’’ :
o Les frère Marojevech : morts dans un terrible accident minier. L’un écrasé par un chariot, l’autre amputé des deux jambes à cause de ce même chariot, et mort de ses blessures.
o William ‘’Big Bill’’ Murphy : un héros local qui a sauvé plusieurs vies lors d’un incendie dans les mines, avant d’y périr. Une statue de lui peut être trouvée devant le bureau de poste et une mural retrace son enterrement, sous le brouillard.
o George ‘’Devil’’ Davis : le premier africain-américain de la ville, décrit comme farceur et aimé de toute la communauté. Toutefois, il avait une face cachée et était violent avec sa femme. Une nuit, sa femme Ruth entra dans le saloon de son mari et lui tira dans le dos, puis de multiples fois alors qu’il s’effondrait. Son esprit serait toujours présent de ce qui est aujourd’hui la Tonopah Liquor Company.
o Le Sheriff Thomas Logan qui a rendu Tonopah la ville minière la plus paisible du monde.
o Bina Verrault : son histoire commence à NYC où elle et son amie avaient un ‘’Love Syndicate’’. Les deux femmes disaient être de riches veuves qui séduisaient les hommes pour leur soutirer de l’argent et des cadeaux. Un homme tomba amoureux de Bina, mais lorsqu’elle refusa ses avances il la dénonça aux services de polices. Elle fut arrêtée et il fut révélé que l’équivalent de 2.5 millions de dollars avaient été collectés par les deux amies. Durant le procès, Bina mis quelques-uns de ses diamants en gage et s’échappa. A l’heure actuelle, elle hante le Visitor Center au Tonopah Historic Mining Park.
- Mizpah hotel : Depuis 1907, l’hôtel est considéré comme une oasis de confort dans le désert du Nevada. Son intérieur est à découvrir absolument ! Moins glamour, il est aussi considéré comme l’un des hôtels les plus hantés des USA. Il y aurait notamment l’esprit de la Dame En rouge qui a été poignardée et étranglée entre les chambres 502 et 504 par un ex jaloux. Elle hanterait le 5ème étage ainsi que l’ascenseur. Si elle nous apprécie, elle pourrait nous laisser des bijoux. D’autres fantômes incluent des enfants assez joueurs, au 3ème étage, ainsi que des miniers qui ont été tués dans le sous-sol.
- Le musée minier.
o Silver Top Mine : en opération entre 1902 et 1948, on voit les restes de l’un des trois systèmes de levage du parc. On peut également observer l’ancien puits.
o Silver Top Grizzly : bâtit en 1905, il abritait une équipe qui triait manuellement le minerai pour y trouver l’argent. On peut y entrer, c’est d’ailleurs l’un des seuls bâtiments encore en état dans l’ouest.
o Stope Bridge : installé en 2000, on peut traverser un puit minier et observer d’en haut le travail qui était effectué dans la mine.
o Le Burro tunnel ‘’underground adventure’’ permet de marcher dans les pas des miniers jusqu’à un ‘’point de vue’’ dans une cage en acier permettant d’observer un ancien chantier profond de plusieurs mètres.
o Mizpah Mine Hoist House : on retrouve d’anciennes machines dans ce bâtiment, dont les systèmes de levage avec un système de compression à air.
o Framing House : utilisée entre 1903 et 1948 pour couper le bois utilisé pour l’activité minière.
o Heizer Mineral Exhibit Hall : on retrouve ici des outils miniers que l’on peut manier.
o Powder Magazine : la structure était utilisée pour ranger la dynamite et les bougies durant les premières années d’activité.
o Tonopah & Goldfiel Railroad Trestle : c’est la dernière structure du T & G railroad.
o Glory Hole : une crevasse due à un effondrement d’un grand chantier minier.
o Barbara Graham house : la fameuse ‘’butcher of Burbank’’ a habité dans cette maison et est devenue connue en Californie par la suite, pour être la dernière femme à être exécutée dans la région. Son histoire a été reprise dans un film.
o Desert Queen Hoist House and Mine : Le troisième système de levage du parc, l’un des plus connus de l’ouest.
o North Star Mine : un peu plus difficile d’accès, offre une très belle vue.
Goldfield
Le centre historique compte environ 120 bâtiments qui datent, pour la plupart, du boom historique de la ville entre 1904 et 1909. La zone est d’ailleurs inscrite au registre national des lieux historiques. Il fut un temps où la ville recensait plus de 30 000 habitants.
- The Goldfield Highschool : malgré un incendie en 1923/1924, le bâtiment est toujours debout. Un esprit d’une jeune fille y serait présent.
- Le cimetière : le côté le plus glauque de ce cimetière réside sans doute dans sa grandeur. Avec plus de 1000 tombes, la population de morts dépasse largement celles des vivants dans la région ! Le lieu serait hanté… pas étonnant sachant qu’une partie des corps ont été dérangé ; en effet, le cimetière était à l’origine au centre de la ville avant que ses habitants ne réalisent qu’il serait mieux qu’il soit en périphérie. Les tombes ont alors été déplacées.
- The Goldfield hotel : un bâtiment de 4 étages historique. A l’époque de sa construction, il était considéré comme l’hôtel le plus spectaculaire du Nevada, avec 150 chambres ayant chacune leur fenêtre grâce à la forme en U du bâtiment, de nombreuses salles de bain privées, un hall en acajou et en cuir, un ascenseur et des chandeliers en cristal. Plusieurs fantômes seraient présents dans l’hôtel, dont le plus connu se prénommant Elizabeth, une ‘’fille de la nuit’’ que George Wingfield, un magnat de la mine, fréquentait régulièrement. Elizabeth tomba enceinte de lui, avant de disparaitre mystérieusement. Des gens disent avoir entendu les cris d’un bébé dans l’hôtel…
- The Esmeralda County Courthouse : construit en 1907, ce bâtiment de deux étages est un palais de justice historique.
- Bullfrog-Goldfield Railroad Yard : vieilles voitures, cabines de miniers, wagons de train…. Il se situe juste en face du Santa Fe Saloon.
- The International Car forest : produit par deux artistes, Chad Sorg et Mark Rippie. Aujourd’hui, plus de 40 automobiles (voitures, camions et fourgonnettes) ont été délicatement équilibrées ou superposées pour ressembler aux jouets d’un géant. Chaque voiture est décorée de façon unique.
Gold Point
Encore une ancienne ville minière, qui a été abandonnée après un effondrement de la mine d’or. Aujourd’hui, une cinquantaine de bâtiments sont encore debout, y compris la maison de l’ancien sénateur Harry Wiley et le bureau de poste. La population actuelle de la ‘’ville’’ est de 7 habitants.
Sur la route : 36.939498, -116.723368 le Brothel Angel’s Ladies avec un vieil avion crashé qui est là depuis 1978. Le Brothel était totalement légal. Un jour, les propriétaires ont lancé une pub pour le moins originale : la première personne à sauter en parachute depuis l’avion du brothel et à atterrir sur un matelas posé sur le sol gagne une nuit au motel avec la prostituée de son choix. L’histoire raconte que la personne ayant essayé de relevé le challenge a été distraite par les prostituées présentes et qu’il crasha l’avion.
Rhyolite
Dernière ville abandonnée du jour, et sans doute l’une des plus connues – et plus grande – du Nevada. Cet ancien camp minier pour les mines de Montgomery Shoshone était le lieu d’habitation de 3500 à 5000 personnes. La petite ville comprenait deux écoles, une station de train et avait même l’électricité. En 1905 les mines cessèrent de produire et en 1920 la population du camp était quasiment nulle. Aujourd’hui, on peut y voir la Bottle House, construite en 1906 avec 50 000 bouteilles qui avaient été jetées par les différentes institutions de la ville (le saloon, la gare, l’école et la prison).
Au sud, on retrouve le Rhyolite-Bullfrog cemetery et le Goldwell Open Air Museum avec des sculptures fantomatiques. On y retrouve la sculpture ‘’The Last Supper’’ qui reprend la peinture de Leonardo da Vinci, ou encore le Ghost Rider.
Alors que j’arrive à Las Vegas, sur la partie ville habitable et non pas ville touristique, j’y découvre un tout autre aspect. C’est assez particulier en fait, surtout parce que ça fait bizarre de voir que Las Vegas ne se résume pas au strip, mais est aussi une vraie ville, avec des quartiers ethniques, des quartiers à l’aspect plus pauvre, plus ‘’chaud’’, plus résidentiel, etc. Bref une ville des US comme les autres. Je m’arrête dans un petit restaurant mexicain, qui fait plutôt self que vrai restaurant (le menu est immense, on commande et cherche nos plateaux au guichet). Je prends un plat tout simple, bon, mais sans plus.
Il me reste encore un peu de temps avant de rejoindre mon AirBnb, je décide donc d’aller faire quelques courses (entendre : un pack de bière pour me suivre sur les derniers jours à Vegas). Je me fais un petit combo Target, Dollar Tree, afin de visiter les grosses enseignes américaines. Je m’y achète une petite gourde toute pourrie pour emporter au concert de ce soir, je ne veux pas prendre ma vraie gourde en inox au cas où ce n’est pas autorisé et que je doive l’abandonner.
En milieu d’après-midi, je me rends à mon airbnb, situé dans la partie Est de Las Vegas. C’est la mère de l’hôte qui m’accueille, lui n’étant pas là. Les échanges seront un peu compliqués, car elle ne parle pas anglais, et je ne parle pas espagnol
Une fois le passage rafraîchissant à la salle de bain terminé, je retourne dans ma chambre pour me poser un peu avant de partir. Je regarde un peu s’il y a des parkings gratuits dans le centre de Vegas. Après quelques recherches, je jette mon dévolu sur le parking du Circus Circus (ou un autre juste à côté, je ne suis plus sûre). Il est un peu excentré et me fera marcher pendant environ 1 heure pour rejoindre l’opposé du strip, mais cela me permettra aussi de traverser Vegas et de revoir la ville. De toute façon, j’ai du temps à tuer et je sens le mélange stress/excitation qui monte de plus en plus, ce n’est donc pas plus mal si je pars tout de suite.
J’arrive ainsi au parking vers 17 heures, ce qui me laisse une bonne marge. Je bois une petite bière en étant encore dans la voiture, histoire de me calmer les nerfs et de me mettre un peu dans l’ambiance. Je remplis aussi ma petite gourde de deux autres bières (si déjà) !
Le jour commence à décliner, mais la chaleur est encore bien élevée et l’atmosphère est moite. Je progresse rapidement en direction des premiers gros hôtels du strip, c’est fou à quel point ça fait autoroute quand on marche sur le trottoir sans traverser les hôtels (ou avant d’être à hauteur du gros centre touristique). Alors que j’approche de plus en plus du Park MGM, les affiches publicitaires se font de plus en plus présentes, et forcément, je vois celle-ci.

Mon cœur prend un gros shot d’adrénaline, j’ai envie de hurler de joie, et paradoxalement, je n’arrive toujours pas à réaliser. Un dimanche soir, à l’autre bout du monde, sur le point de voir Lady fucking Gaga en concert. Les larmes me montent déjà aux yeux, ça commence bien.
J’arrive à hauteur du Park MGM vers 18 h 30, je ne sais pas du tout où se situe la salle de concert. A côté ? Y a-t-il un bâtiment particulier ? Une entrée spéciale ?
Que nenni ! C’est Las Vegas ici, la salle de concert est, le plus normalement du monde, construite en plein milieu de l’hôtel. On traverse simplement le premier restaurant et boutique, puis le hall, et un petit panneau indique l’entrée du Park Theater, où a lieu le concert. Je trouve que quand on est pris dans l’immensité de Las Vegas, on a du mal à se rendre compte du côté gigantesque des choses, mais c’est un peu comme imaginer une salle de concert qui serait tellement ‘’petite’’ par rapport au bâtiment de l’hôtel qu’elle ne se repérerait même de manière évidente… (pour info, la salle dispose de 5 200 places assises).

Juste en face de l’entrée, qui est pour l’instant encore close par des portes coulissantes qui ne laissent pas imaginer ce qui se cache derrière, se trouvent les toilettes, qui seront mon point de chute régulier pour les prochains jours… Entre l’émotion naturelle, et l’amplification due à la bière, je suis déjà en larmes et je préfère m’enfermer dans un petit box à l’abri des regards plutôt que de me donner en spectacle en plein milieu de l’hôtel. Je suis en train de sourire en même temps que les larmes coulent sur mes joues, je me ‘’réhydrate’’ à la bière, vérifie pour la centième fois que j’ai bel et bien un ticket qui s’affiche sur mon téléphone. Qu’il est bien enregistré dans mes documents ; toujours présent dans mes mails ; toujours retrouvable via le site internet de Ticket Master ; et qu’au cas où j’ai bien un screenshot de chaque version du ticket.
Quelques minutes plus tard, et quelques kilos de larmes en moins, je ressors des toilettes. Il s’agirait quand même de passer le concert DANS la salle, plutôt qu’en face. J’ai aussi une petite pensée pour le crève-cœur que ça aurait été de passer devant la salle de spectacle le lendemain, avec les portes closes, si j’avais manqué cette occasion exceptionnelle
Alors que les portes s’ouvrent, il y a d’un seul coup un afflux de gens sortis d’on ne sait où. En fait, tout est tellement immense ici qu’on n’est pas à un effet de foule que l’on retrouve encore une fois chez nous lors d’un grand concert. Tout est très bien organisé, les tickets sont vérifiés super rapidement (ouf, j’en ai vraiment un vrai de vrai, je ne me fais pas refouler à l’entrée ! (rigolez, mais j’y ai pensé jusqu’au bout qu’en fait c’était une blague)).
Un stand de merch est présent, mais je l’ignore et monte directement dans les étages supérieurs. Pas besoin de me poser la question, je sais que je dois monter le plus haut possible, je suis placée quasiment en haut de la salle.
La salle de concert accueille Lady Gaga en résidence depuis plus d’un an pour son show Enigma et ses concerts en Piano-Jazz ; et la résidence est prévue jusqu’à fin 2020 normalement (pour info, après un temps de pause, les concerts en Piano Jazz reprennent pour quelques dates en octobre (et les tickets sont nettement moins chers quand ce n’est pas la revente en dernière minute quand tout est sold-out…).
Alors que j’entre dans la salle, qui est encore quasi-vide, j’essaye de contenir mon émotion au maximum. C’est peine perdue, puisqu’à peine mon siège trouvé, je ne peux retenir mes larmes de couler sur mes joues. En contrebas, je vois la scène qui est légèrement éclairée, ainsi que le piano sur lequel Lady Gaga jouera d’ici quelques dizaines de minutes.
Un peu après 20 heures, l’orchestre monte sur scène sous les applaudissements. Les lumières s’éteignent (je pleure encore un peu plus fort). Un enregistrement de Tony Bennet se lance, introduisant l’arrivée de l’artiste. Et là, en toute sobriété, elle entre sur scène pour se placer au centre de l’orchestre. Sa tenue est splendide (enfin, pour ce que j’en vois à travers l’eau dans mes yeux).
Heureusement, les larmes n’empêchent en rien d’entendre. C’est sur une musique très sobre, presque en a capella, qu’elle débute son concert. Le son est superbe, et sa voix en live est sublime. J’en frissonne (à l’instant T, mais aussi en écrivant ces lignes en étant plongée dans mes souvenirs (et oui, j’ai aussi les larmes aujourd’hui en écrivant ces lignes)) et je suis immédiatement transportée. Ma respiration se fait plus lente, je crains de faire trop de bruit en faisant bouger ma cage thoracique. Je suis projetée dans un espace hors du temps, complètement emportée par l’intensité de sa voix.
Les photos ne sont pas de moi, j'étais placée bien trop loin pour en avoir de cette qualité



La puissance tout en douceur, les nuances, l’amplitude des notes… C’est vertigineux. Je fais tomber toutes mes barrières de pudeur, ce moment il est pour moi, et je m’en fiche d’avoir d’immenses coulées de larmes. C’est ma contribution à l’exploitation dans l’eau de Las Vegas dans un milieu aride.




Le concert en entier sera un émerveillement. Entre les tenues, l’orchestre, les chansons… Tout cela ponctué d’interludes avec des petits échanges, soit en live, soit via des vidéos pré-enregistrées qui sont diffusées entre deux actes.

D’ailleurs, lors des échanges avec le public, elle nous dira que lorsqu’elle a demandé à faire un Piano-Jazz, elle n’a dans un premier temps pas été soutenue pour le projet. Elle a dû batailler et négocier pour le faire, à raison de deux show Enigma minimum pour un show Piano-Jazz, histoire d’amortir les pertes ‘’au cas où’’. Je trouve ça assez dingue qu’on ne lui fasse pas confiance… et d’ailleurs l’avenir lui donnera raison puisque c’est le Piano Jazz qui a été sold-out le plus rapidement et ils ont même rajouté des dates… qui se sont toutes vendues.




Le concert durera 2 h 30 durant lesquelles je profiterai pleinement de l’instant présent, sans rien d’autre que la musique et la voix de Lady Gaga qui feront vibrer tout mon être et me toucheront au plus profond de mon âme.
Je ressors de la salle de concert peu avant 23 heures, en ayant l’impression de flotter sur un petit nuage hors du temps. Je n’entends pas encore vraiment les sons de la réalité qui m’entoure, je suis déconnectée, je souris toujours à travers les larmes. Je m’arrête quelques minutes devant les vitrines de Haus of Gaga. Cette boutique/musée est ouverte jusqu’au milieu de la nuit les soirs de concert, mais la file est immense et je n’ai pas envie de me mêler aux gens ce soir. J’aurai tout le temps d’y aller les prochains jours lorsque je séjournerai à l’hôtel.
Pour l’heure, j’ai envie de ressortir, prendre l’air et marcher, laissant mes pas me guider automatiquement en gardant mon esprit dans la plénitude la plus totale.
Celle-ci, je la garde en tirage poster encadré


Je suis contente que la voiture soit garée si loin, cela me permet de regagner un peu de concentration au fil des minutes qui s’égrènent, et d’arriver au parking en étant suffisamment reconnectée pour prendre le volant.
Une vingtaine de minutes plus tard, je retrouve mon AirBnb. Heureusement, à cette heure-ci, je n’y croise personne, je savoure ma solitude et n’ai pas encore envie de reprendre contact avec les autres humains.
Je ne sais plus ce qui est du rêve et ce qui est de la réalité, mais ma nuit sera bercée de magie musicale.
Anaïs
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