Meeting Street
Bien plus qu'une simple rue, Meeting Street est l'âme civique et culturelle de Charleston. Si sa voisine King Street est le cœur battant du commerce, Meeting Street est l'artère où l'histoire, le pouvoir et l'art se sont donné rendez-vous depuis plus de trois siècles.
Parcourir cette rue, c'est dérouler un fil qui relie les institutions les plus prestigieuses de la ville, des musées d'art aux grandes demeures historiques, jusqu'à l'emblématique carrefour des "Four Corners of Law".

Situation
Située en plein cœur du quartier historique, Meeting Street est un axe Nord-Sud majeur, parallèle à King Street, mais un bloc plus à l'Est, la rapprochant du front de mer et de Cooper River. Voir le plan de situation de Meeting Street.
Temps de visite
Meeting Street est une rue que vous allez emprunter naturellement en explorant le centre historique, et le temps que vous y passez dépend surtout de vos arrêts. Si vous ne faites que la parcourir à pied d'un bout à l'autre en jetant un œil aux façades et aux monuments depuis l'extérieur, comptez une à deux heures selon votre rythme et le nombre de pauses photo.
En revanche, si vous voulez vraiment profiter de ce que Meeting Street a à offrir, prévoyez largement plus : les églises et bâtiments historiques qui jalonnent la rue méritent d'être visités (et certains demandent du temps), sans compter les détours possibles vers les rues adjacentes et les places. Dans ce cas, vous pouvez facilement y consacrer une demi-journée, voire plus. Le mieux est souvent de revenir plusieurs fois sur Meeting Street au fil de votre séjour, en fonction des sites que vous souhaitez découvrir, plutôt que de vouloir tout faire d'un coup.
À voir, à faire
Visualisez l'ensemble des points d'intérêt présentés ci-dessous sur cette carte.
Meeting Street

Meeting Street est l'une des artères principales qui traversent la péninsule de Charleston du Nord au Sud, comme le fait sa voisine King Street. Plus qu'une simple avenue, Meeting Street est un fil rouge idéal pour organiser vos déplacements à pied et relier naturellement plusieurs quartiers emblématiques de la ville. En la remontant ou en la descendant, vous passez devant des monuments incontournables, des églises historiques, des façades élégantes et des places ombragées, avec à chaque tronçon une ambiance différente.

Le nom Meeting Street trouve son origine dans la toute première église de la colonie, un modeste édifice en bois connu sous le nom de Meeting House. Construite à l'intersection avec Broad Street, elle servait de lieu de rassemblement pour la congrégation de l'Église d'Angleterre. Aujourd'hui, le même site est occupé par l'emblématique St. Michael's Anglican Church, perpétuant ainsi la vocation originelle de la rue.
L'histoire de Meeting Street remonte aux premières années de la colonie de Charles Town, où elle n'était qu'un simple sentier. Au fil du 18ème siècle, elle s'est rapidement développée pour devenir l'épicentre de la vie civique, religieuse et gouvernementale. C'est sur Meeting Street que se sont installés les pouvoirs, comme en témoigne le carrefour Four Corners of Law à l'intersection avec Broad Street, un lieu unique aux États-Unis où les lois municipale, de l'État, fédérale et divine se font face.

Contrairement à King Street, son évolution commerciale a été moins axée sur le commerce de détail que sur les services. La rue a longtemps abrité les plus grandes banques, les cabinets d'avocats les plus réputés et les bureaux administratifs. Cette vocation de centre d'affaires et de pouvoir est encore visible aujourd'hui, même si elle s'est diversifiée.
De nos jours, Meeting Street est une artère vivante qui conserve son prestige historique tout en s'adaptant à la modernité. Elle accueille désormais des musées de premier plan comme Gibbes Museum of Art, des hôtels de luxe installés dans des bâtiments historiques, des restaurants raffinés et continue d'être le siège du gouvernement municipal, au sein de City Hall.

Parcourant la péninsule de Charleston sur toute sa longueur, le secteur le plus intéressant de Meeting Street se concentre sur une section d'environ 2 kilomètres, entre Ann Street, près du Visitor Center, et le front de mer, au niveau de Murray Boulevard, où la rue s'ouvre sur le magnifique parc de White Point Garden et la baie de Charleston.
La découverte de Meeting Street se fait de préférence à pied. Il faut prendre le temps de déambuler, de lever les yeux et de s'imprégner de l'atmosphère unique qui se dégage de ses trottoirs pavés. Chaque pas est une invitation à observer un détail, à imaginer la vie qui animait ces demeures et ces institutions à travers les siècles.
L'architecture y est d'une richesse exceptionnelle, offrant un véritable cours d'histoire de l'art à ciel ouvert. On y croise de somptueuses demeures de style Géorgien, Fédéral, Néo-Grec ou encore Italianisant, qui côtoient des bâtiments publics imposants. C'est précisément cette hétérogénéité des styles, fruit de reconstructions successives après les grands incendies et le tremblement de terre de 1886, qui fait tout le charme de la rue.

Tout comme sa voisine King Street, Meeting Street regorge de joyaux architecturaux qu'il serait fastidieux de vouloir tous recenser exhaustivement. Cependant, pour guider votre promenade, voici une sélection des édifices les plus emblématiques, présentés du Nord vers le Sud, en partant du Visitor Center pour descendre tranquillement vers South of Broad.
Au 375 Meeting Street, se trouve Charleston Visitor Center, un point de départ idéal pour toute visite. Ce bâtiment n'est pas qu'un simple bureau d'information : installé dans un vaste dépôt de fret ferroviaire de 1856, il constitue un remarquable exemple d'architecture industrielle du 19ème siècle, avec ses grands volumes de brique qui accueillaient autrefois les marchandises de South Carolina Railroad.
Un peu plus au Sud, au 350 Meeting Street, on découvre Joseph Manigault House. Cette splendide demeure achevée en 1803 est un chef-d'œuvre du style fédéral. Conçue par l'architecte amateur Gabriel Manigault pour son frère Joseph, elle impressionne par son plan sophistiqué, son escalier flottant et ses jardins d'époque. Ses briques rouges et ses proportions harmonieuses en font l'une des maisons-musées les plus visitées de la ville.

The Old Citadel, au 337 Meeting Street, est bâtiment imposant aux allures de forteresse crénelée, construit en 1829 autour d'une grande cour intérieure. Il abritait à l'origine l'arsenal de l'État puis l'école militaire The Citadel (avant son déménagement). Bien qu'il ait été reconverti en hôtel, sa structure militaire massive et ses murs d'enceinte rappellent son passé défensif.

Face à Marion Square, au 334 Meeting Street, The Dewberry est un ancien bâtiment fédéral (L. Mendel Rivers Federal Building) construit en 1964 qui tranche avec le classicisme environnant. C'est un rare et superbe exemple d'architecture moderniste "Mid-Century Modern" à Charleston. Réhabilité en hôtel de luxe, il a su conserver ses lignes épurées, son marbre d'origine et son esthétique des années 60.

À côté, au 328 Meeting Street, trône Citadel Square Baptist Church. Cette église se distingue par sa silhouette massive et son clocher élancé (bien que moins haut que sa voisine St. Matthew's Lutheran Church). Sa façade sobrement néoclassique témoigne de l'importance religieuse de ce carrefour au 19ème siècle, où plusieurs congrégations majeures se sont établies côte à côte.

Au 309 Meeting Street, un bâtiment victorien de 1894 attire immédiatement l'œil par sa façade en pierre rouge et ses grandes arches caractéristiques du style néo-roman richardsonien. Ancien funérarium d'une entreprise de pompes funèbres, l'édifice dégage une certaine gravité architecturale tout en offrant une richesse de détails sculptés.

Au croisement avec Pinckney Street, se trouve Indigo Inn qui attire immédiatement l'œil par la teinte "bleu indigo" distinctive de sa façade, un hommage visuel direct à la plante qui a fait la fortune de la colonie. Bien qu'il s'agisse d'un hôtel moderne, il occupe l'emplacement d'un ancien entrepôt d'indigo, une plante tinctoriale qui fut l'une des principales sources de richesse de la Caroline du Sud au 18ème siècle. L'architecture de l'hôtel, avec ses murs en brique, ses balcons en bois et sa cour intérieure luxuriante, cherche à recréer l'ambiance des auberges historiques de la ville, servant de rappel discret à ce pan essentiel de l'économie coloniale de Charleston.
Passé l'intersection avec Calhoun Street, Meeting Street pénètre véritablement dans le cœur historique et commercial, alternant institutions vénérables et lieux de vie animés.
Au 150 Meeting Street se dresse Circular Congregational Church, un édifice unique qui défie les conventions architecturales de Charleston. La structure actuelle, achevée en 1892, est le quatrième lieu de culte construit sur ce site historique. L'église adopte un style néo-roman (plus précisément Richardson Romanesque) d'une robustesse saisissante, caractérisé par l'utilisation de briques rouges provenant de l'ancienne église détruite, mariées à des éléments en terre cuite. Ce style se distingue par ses arcs en plein cintre massifs et ses murs de maçonnerie épais, qui confèrent au bâtiment une impression de puissance et de pérennité. Contrairement à une simple rotonde, le plan du bâtiment actuel évoque plutôt un trèfle (ou une croix grecque aux bras arrondis), une conception sophistiquée des architectes Stephenson & Greene qui permettait d'améliorer l'acoustique et la visibilité.

L'aspect "circulaire" est un hommage direct au précédent temple conçu par le célèbre architecte Robert Mills en 1804 (auteur du Washington Monument), qui était une véritable rotonde de 27 mètres de diamètre coiffée d'un dôme spectaculaire, malheureusement détruite par le grand incendie de 1861 puis le tremblement de terre de 1886. La légende locale raconte que cette forme ronde, rare pour l'époque, avait été choisie pour deux raisons pragmatiques et spirituelles : d'une part, pour qu'aucun fidèle ne soit trop éloigné du prédicateur au centre, et d'autre part, selon le dicton populaire, "pour ne pas laisser de coins où le diable pourrait se cacher". L'intérieur, baigné de lumière naturelle grâce à une lanterne centrale au sommet du toit pyramidal, offre un espace de recueillement intime et chaleureux, loin de la longueur hiérarchique des nefs traditionnelles.

Juste derrière l'église s'étend le plus ancien cimetière de la ville, avec des tombes remontant à 1695. C'est un lieu fascinant pour observer l'évolution de l'art funéraire américain : des austères pierres tombales en ardoise du 17ème siècle ornées de crânes ("Death's heads") aux monuments en marbre plus classiques du 19ème siècle, en passant par les anges ("Soul effigies") du 18ème siècle. Une véritable leçon d'histoire gravée dans la pierre, et qui constitue l'un des points de passage de Gateway Walk.

Inauguré en 1905, Gibbes Museum of Art, au 135 Meeting Street, prend place dans un superbe bâtiment de style Beaux-Arts conçu spécifiquement pour être un musée, chose rare dans le Sud à cette époque. Sa façade classique, avec ses colonnes doriques et ses frontons, abrite une vaste collection dédiée à l'art américain, en particulier celui lié à l'histoire de Charleston et du Sud. Le dôme de style Tiffany qui coiffe la rotonde intérieure est un trésor caché à ne pas manquer lors de la visite.

Le musée a été fondé grâce au legs de James Shoolbred Gibbes, un riche marchand qui souhaitait "cultiver le goût des habitants". Après une rénovation majeure récente, le musée a retrouvé toute sa splendeur d'origine, rouvrant ses galeries lumineuses et ses ateliers d'artistes au rez-de-chaussée, recréant le lien voulu par son fondateur entre l'art et la rue.

Au 115 Meeting Street, Mills House Hotel est un imposant bâtiment rose qui est en réalité une reconstruction de 1970, mais qui reproduit très fidèlement l'hôtel original de 1853 qui se dressait au même endroit. Avec sa façade rose emblématique, ses balcons en fer forgé vert et ses arches en terrasse, il capture parfaitement l'élégance du Charleston d'avant la guerre civile.

Hibernian Hall, un majestueux édifice néo-grec situé au 105 Meeting Street et achevé en 1840, est le siège de la Hibernian Society, une organisation caritative irlandaise (catholique et protestante). Son portique colossal à six colonnes ioniques, surmonté d'un fronton, en fait l'un des bâtiments les plus photographiés de la rue. Il a accueilli de nombreux événements historiques, dont la convention démocrate de 1860 qui a mené à la scission du parti, prélude à la Guerre de Sécession.

Au 100 Meeting Street, se trouve Fireproof Building. Conçu en 1827 par Robert Mills (l'architecte du Washington Monument), ce bâtiment sobre et massif est considéré comme le premier bâtiment entièrement "à l'épreuve du feu" construit aux États-Unis. Réalisé en maçonnerie, fer et pierre, sans charpente bois, il était destiné à protéger les archives publiques. Il abrite aujourd'hui la South Carolina Historical Society, la principale institution privée dédiée à la préservation de l'histoire de la Caroline du Sud, fondée en 1855.

Un peu plus loin, au 72 Meeting Street, South Carolina Society Hall attire l'attention par son élégance. Construit en 1804 dans le style Adamesque, il a été modifié plus tard par l'ajout d'un portique sur le trottoir. C'est le siège de la South Carolina Society, l'une des plus anciennes organisations caritatives de la ville, fondée à l'origine par des huguenots français pour aider leurs compatriotes indigents.

The Charleston Museum

Fondé en 1773, bien avant que les États-Unis ne deviennent une nation indépendante, The Charleston Museum est fièrement reconnu comme le "Premier Musée d'Amérique". Situé au 360 Meeting Street, il est l'institution incontournable pour quiconque souhaite comprendre en profondeur l'histoire complexe, culturelle et naturelle du Lowcountry de Caroline du Sud. Ses collections, riches de milliers d'artefacts, racontent l'évolution de la région, depuis ses origines géologiques jusqu'aux défis contemporains, en passant par les fastes de l'ère coloniale et les tragédies de la guerre.

L'exposition Lowcountry History Hall vous plonge dans les racines profondes de la région. Elle met en lumière les premiers habitants, les Amérindiens, à travers leurs poteries et outils en pierre, avant d'aborder l'arrivée des colons européens et la transformation radicale du paysage. Une part essentielle de cette galerie est consacrée à la contribution fondamentale, mais souvent douloureuse, des esclaves africains qui ont bâti l'empire agricole du riz et de l'indigo. On y découvre des artefacts provenant de la "Walled City" originelle ainsi que des objets liés à la culture du riz, illustrant comment le labeur et le savoir-faire africains ont façonné l'économie locale.
Pour les passionnés d'histoire militaire, la galerie The Armory offre une collection impressionnante d'armes couvrant la période de 1750 au 20ème siècle. Loin d'être une simple vitrine de mousquets et d'épées, l'exposition explore l'évolution technologique de l'armement et son usage social, de la chasse aux duels d'honneur, en passant par les grands conflits militaires. On peut y admirer des épées de la Révolution, des armes à feu de la Guerre de Sécession et comprendre comment ces armes ont influencé le destin de la région.
Charleston a joué un rôle crucial dans la guerre d'Indépendance américaine, et l'espace Becoming Americans : Charleston in the Revolution en capture toute l'intensité. Cette exposition retrace le chemin vers la liberté, des premières protestations contre les taxes britanniques jusqu'à la victoire finale, en passant par l'occupation brutale de la ville. On peut y voir des objets personnels ayant appartenu à des figures légendaires comme Francis Marion, le "Renard des Marais", ainsi que des uniformes et équipements de soldats britanniques et patriotes, offrant un regard humain sur le conflit qui a donné naissance à la nation.

Charleston in the Antebellum Era : A Time of Prosperity, Technological Change & Angst explore l'âge d'or économique de Charleston, une période de prospérité éblouissante mais fondée sur l'institution de l'esclavage. L'exposition met en avant le raffinement de l'élite urbaine à travers l'artisanat local, l'orfèvrerie et le mobilier, tout en abordant les tensions politiques croissantes qui menaient inexorablement vers la désunion. Elle illustre également les avancées technologiques et l'essor du port qui faisaient alors de Charleston l'une des villes les plus riches d'Amérique du Nord.
Sans doute l'une des galeries les plus poignantes, City Under Siege : Charleston in the Civil War raconte comment Charleston, berceau de la Sécession, a vécu le conflit le plus meurtrier de l'histoire américaine. L'exposition présente des pièces maîtresses comme la table où fut signée l'Ordonnance de Sécession, mais aussi des objets plus intimes témoignant du quotidien sous le blocus et les bombardements. Des effets personnels de soldats confédérés aux vestiges de l'artillerie utilisée pour pilonner la ville, cette section offre une vision crue et détaillée de la guerre civile vue de l'intérieur.
L'histoire ne s'arrête pas en 1865. L'exposition Beyond the Ashes : The Lowcountry's New Beginnings prend le relais pour raconter la reconstruction difficile et la renaissance culturelle de Charleston. Elle couvre une période dense allant de l'après-guerre civile au mouvement des droits civiques, en passant par le tremblement de terre dévastateur de 1886. On y découvre des artefacts puissants, comme un banc d'église fabriqué par des esclaves affranchis ou le piano sur lequel George Gershwin a composé l'opéra Porgy and Bess, illustrant la résilience et la créativité d'une ville en pleine mutation sociale.

Changeant radicalement de registre, Bunting Natural History Gallery nous rappelle que l'histoire du Lowcountry commence bien avant l'homme. Cette galerie fascinante présente la biodiversité passée et présente de la région. La pièce maîtresse est sans conteste le squelette reconstitué d'un Pelagornis sandersi, le plus grand oiseau volant jamais découvert, dont les fossiles ont été trouvés lors de travaux à l'aéroport de Charleston. Paresseux géants, crocodiles anciens et baleines primitives complètent ce voyage dans le temps géologique.
La section Early Days se concentre sur les collections exotiques et curieuses qui ont constitué le noyau originel du musée au 18ème et 19ème siècle. À une époque où les musées étaient des "cabinets de curiosités" destinés à émerveiller autant qu'à instruire, les gentlemen de Charleston collectionnaient des spécimens du monde entier. Cette galerie rend hommage à cet esprit scientifique pionnier et présente des objets ethnographiques et zoologiques ramenés de voyages lointains par les premiers conservateurs et donateurs du musée.
Pensée pour les plus jeunes visiteurs, Kidstory est un espace interactif où l'histoire devient un jeu. Ici, les enfants peuvent littéralement toucher le passé : explorer la réplique d'une maison historique, découvrir la vie dans une plantation de riz ou s'imaginer en naturaliste étudiant la faune locale. C'est une introduction ludique et pédagogique qui permet aux familles de partager l'histoire de Charleston de manière accessible et engageante.
La galerie Historic Textiles est un trésor pour les amateurs de mode et d'arts décoratifs. Puisant dans l'une des plus belles collections de costumes du Sud, cette exposition rotative présente des vêtements, courtepointes et broderies allant du 18ème siècle à nos jours. Chaque pièce raconte une histoire, non seulement de style et d'élégance, mais aussi de savoir-faire technique, de commerce international des tissus et du statut social de ceux qui les portaient.
Enfin, la galerie Charleston Silver célèbre le talent exceptionnel des orfèvres locaux. Durant l'époque coloniale et antebellum, Charleston était un centre majeur de production d'argenterie. Cette exposition éblouissante présente des pièces d'une finesse rare (théières, couverts, coupes de présentation...) qui ornaient les tables des plus riches familles. Elle témoigne du niveau de sophistication atteint par les artisans de la ville et de l'importance du rituel de la table et de l'apparat dans la société charlestonienne d'autrefois.

Sachez que The Charleston Museum propose des billets combinés à prix avantageux qui vous permettent de coupler l'entrée du musée avec la visite d'une ou deux de ses maisons historiques emblématiques (Joseph Manigault House et Heyward-Washington House).
- 360 Meeting Street
- Tous les jours, de 10h (midi le dimanche) à 17h
- 15$ par adulte, 12$ par enfant de 13 à 17 ans, 6$ par enfant de 3 à 12 ans
- charlestonmuseum.org
Photos
Cartes
Carte interactive de Charleston
Carte des quartiers de Charleston
Par dommm063
Mis à jour le 04 fĂ©vrier 2026




