Jour 5. Grand Canyon à Page
Petit déjeuner copieux avec les voisins. J'amène des muffins. Il y a du bacon, des pommes de terre, de l'omelette, des tortillas.

Ils me préparent des burritos pour la route (des tortillas fourrées au bacon et pommes de terres), et un sac avec des chips et des biscuits apéritifs. Leur gentillesse est touchante.
7h30. Je prends la route pour Page, et m'arrête à tous les points de vue sur le Grand Canyon. La vue est jolie de ce côté là, on voit le Colorado.
14h Arrivée à Lone Rock, Lake Powell.... Toute un histoire....
La vue du parking:

Bel endroit!
Les toilettes du parking sont fermés, il n'y a pas pas d'eau aux robinets ni aux douches extérieures. Par contre, il y a des toilettes sèches à intervalle régulier, en bas, le long de la plage.
Je descends en voiture à la plage, en visant l'endroit un peu éloigné des camping-cars où il y a déjà des tentes.
La route est sableuse et gravillonneuse à quelques endroits. Une fois en bas, Je descends plusieurs fois de voiture pour repérer le chemin jusqu'aux tentes et éviter les coins trop sableux.
J'installe la tente, jusque là tout va bien, et vais me baigner.
La plage est pas super super propre, et il y a des crétins en quad/mini 4*4 qui font un boucan fou en roulant le long de l'eau.
Mais l'eau est bonne, le décor splendide.
Je sors de l'eau, remonte sur la plage. Et à surprise, la tente est par terre! Je la redresse, une bourrasque de vent plus tard, re-par terre. Je la leste avec des pierres, refixe les sardines. Coup de vent, par terre.
Bon.
Je déplace la tente de façon à ce que le plus petit côté soit face au vent, vais chercher toutes les grosses pierres des environs et remplis la tente avec. Je fixe les sardines, les haubans du mieux que je peux. Je suis passablement énervée. Les tentes d'à côté n'ont pas ce problème, elles tiennent bien elles.Et je comprends pas pourquoi. Peut-être leur forme igloo?
Malgré tous mes efforts, la tente ressemble à ça:

Pas très satisfaisant.
C'est pas tout ça, mais il est déjà 16h, et je veux voir les environs. Je prends la voiture. Et erreur, je ne prends pas exactement le même chemin que pour descendre. La voiture patine, et se retrouve coincée dans le sable!
Heureusement, en allant en marche arrière (en descente), j'arrive à me dégager, et à retourner d'où je viens. La tente n'est pas tombée, mais elle vraiment une salle tête. J'en ai marre, je déteste cet endroit, je commence à démonter la tente, je vais dormir sur le parking ou me prendre une chambre à l’hôtel, hors de question que je reste là. Je mets un certain temps à enlever la bâche, j'avais fait des bons nœuds pour l'attacher aux arceaux.
Je commence à me dire que c'est dommage de ne pas en profiter plus que ça, l'endroit est magnifique, en plus je peux me baigner. Bon. Je décide de retourner à l'eau et de décider après quoi faire. L'eau me fait du bien, je retrouve mon sang froid. Je retourne à la tente. Sans la bâche verte, elle tient vraiment mieux! Il y a de l'espace entre les arceaux et la toile de la chambre, ce qui fait que le vent ne plaque plus les deux arceaux l'un contre l'autre. Elle a presque une tête décente. Peut-être que ça vaut le coups de rester.
Des nouveaux arrivants essayent de monteur leurs tentes, pas très loin de la mienne. Ils galèrent. Il n'y a pas que moi! Finalement, ma tente sans la bâche est plutôt pas mal.
Je remonte dans la voiture, prends cette fois-ci le même chemin que l'aller, en roulant plus vite, et de façon aussi rectiligne que possible. Ça passe comme une lettre à la poste. Ouf!
Je vais au point de vue sur le lac, qui est un chemin parallèle à celui pour aller à la plage, mais bien goudronné.
Ensuite, quelques courses à Wallmart, et direction Horseshoe bend. Il est déjà tard. Le chemin pour y aller, dans le sable, est beau et pas très long. J'admire le désert.
Arrivée à Horseshoe bend, il y a du monde. On est en plein contre-jour, c'est pas le meilleur horaire pour les photos.
Jusqu'au coucher de soleil:

J'ai bien aimé cet endroit.
Je retourne au camping, n'ai aucun mal pour rejoindre la tente. Mes voisins ont finalement installé la leur le long de leur voiture.
Le vent est complétement tombé. Je remets la bâche sur la tente. Ça valait bien le coup de s'escrimer sur cette foutue tente, alors qu'il aurait suffit d'attendre le coucher du soleil....
Les camping-cars sont bruyants.
Heureusement que je ne reste qu'une nuit ici.
La citation du jour, Edward Abbey:
The impounded waters form an artificial lake named Powell, supposedly to honor but actually to dishonor the memory, spirit and vision of Major John Wesley Powell, first American to make a systematic exploration of the Colorado river and its environs. [...] To grasp the nature of the crime that was commmited imagine the Taj Mahal or Chartres Cathedral buried in mud until only the spires remain visible.
Les retenues d'eau forment un lac articificel nommé Powell, soi-disant pour honorer, mais en réalité pour déshonorer la mémoire, l’esprit et la vision du Major John Wesley Powell, le premier américain à faire un exploration systématique du Colorado et de ses environs. [...] Pour saisir la nature du crime qui a été commis, imaginez le Taj Mahal ou la cathédrale de Chartres enterrés sous la boue jusqu'à ce que seules les flèches restent visibles.