USA 2018, Opération Yellowstone (CA, OR, ID, WY, UT, NV)
Publié : 29 sept. 2018, 15:05
Ce carnet a été élu :
USA 2018
SAISON 4The Grand Finale
La genèse du projet
Eté 2017. Alors qu'Hugo sort de sa monstrueuse opération, le jeune fou évoque le souhait d'aller au resto. Sans blague.
- Et tu veux aller où ?
- Chez Denny's.
- Ca te va si on passe par Yellowstone avant ?
- Ouais.
- Ok.
Chez nous, c'est super facile de faire des projets.
Puisque toutes les bonnes choses ont une fin...
Je ne vais pas vous mentir : cette aventure sera très probablement la dernière que je publierai ici. Notre famille arrive à un tournant : avec un Hugo qui se lance dans ses études l'année prochaine, qui sait ce que l'avenir nous réserve...
Nous avons donc voulu profiter un maximum de ces dernières grandes vacances tous ensemble.
Mission plus qu'accomplie : ce roadtrip est le meilleur que nous ayons fait ! La variété folle des lieux traversés doit y être pour quelque chose : entre terre et mer, tout y est passé. Le beau temps général n'a évidemment rien gâché. La bonne humeur générale, itou. Et puis évidemment : Yellowstone.
Depuis le temps que j'en rêvais, de ce parc... Il mérite tous les superlatifs. J'y reviendrai en temps voulu, images à l'appui.
La conception du circuit
La logique était imparable : nous avions vu le nord-est (New York, Massachusetts, Maine et un large détour par le sud-est du Canada), le sud-est (Floride), le centre-ouest (Colorado, Arizona, Utah, Nevada), le sud-ouest (Californie) ; il semblait donc raisonnable de nous pencher sur le nord-ouest, et profiter de l'occasion pour faire un pèlerinage par le premier état que nous avons connu aux Etats-Unis : Washington.
Notre projet initial consistait à associer Yellowstone aux états du nord (Montana, Washington) en traçant une boucle s'enfonçant dans les Rocheuses canadiennes. Oui mais de l'avis de la famille, cela faisait vraiment beaucoup de montagne. Après le circuit de l'Ouest 2016 où nous avions bouffé du caillou pendant 5 semaines, nous voulions nous assurer que notre nouvel itinéraire serait le plus varié possible.
Ok, on zappe la Colombie Britannique, au profit du nord de la Californie. Gros plus : nous allions pouvoir faire découvrir San Francisco aux enfants. Ultra-motivé, je place toutes mes étapes sur la carte. Bilan : 45 jours, 32 étapes. Sur le papier, ça roule : de la variété, il y en a à tous les étages. Mais 45 jours quoi. Et beaucoup, beaucoup d'étapes d'une seule nuit. On pressent le burn-out.
Ok, ok, on respire un grand coup, et on réfléchit. La solution est assez vite trouvée : on élimine la partie du circuit la plus au nord (Montana et Washington), on économise un paquet de jours, et on en profite de l'occase pour placer quelques jours supplémentaires autour de San Francisco : Yosemite, Death Valley... Ca nous plaît bien ! Et tant pis pour le pèlerinage, que l'on repousse à plus tard (la boucle Colombie Britannique - Montana - Washington reste donc d'actualité). En bonus : nous parvenons à convaincre ma cousine de partir avec toute sa famille dans l'Ouest classique, et de nous rejoindre à Las Vegas début août. Top !
Le circuit final

38 jours, 24 étapes, 6 états (7 si on compte Gardiner et le Montana)... Impossible de s'ennuyer. Un itinéraire long, mais parfaitement digeste et, surtout, d'une générosité incroyable ! Il y en a vraiment pour tous les goûts.
Sans surprise, l'Oregon est une excellente pioche. Il rejoint le Colorado en haut de mes gros coups de coeur. On trouve de tout, dans l'Oregon : une superbe côte, oui, mais aussi des plaines, des lacs, des collines, des montagnes, des déserts... Et une taxe à 0% !
L'Idaho, nous n'avons fait que le survoler. La raison de sa présence dans notre programme tient davantage à notre besoin de rejoindre le Wyoming au plus vite qu'à une véritable volonté de le visiter. Nous y ayons toutefois fait de belles découvertes, comme le superbe Craters Of The Moon Monument & Preserve, ainsi que l'inattendu Twin Falls et ses chutes absolument bluffantes.
Pour le reste (Californie, Wyoming, Utah, Nevada), inutile de faire le moindre commentaire sur ces classiques du roadtrip américain. Ces états recèlent toutefois bien des surprises - mention spéciale à la côte nord-californienne, exceptionnellement belle. Big Sur tient là un sacré concurrent dont la popularité moindre s'explique plus par sa localisation désavantageuse (ne relie pas San Francisco à Los Angeles qui veut) qu'à ses qualités réelles. Et puis que dire des parcs "mineurs" de l'Utah qui, si je peux comprendre qu'ils soient délaissés au profit de monstres tels qu'Arches, Canyonlands, Bryce ou Zion, présentent une beauté tout simplement sidérante (Snow Canyon, Yant Flat...) Les Etats-Unis semblent avoir pour eux une réserve illimitée de sites touchés par la grâce ; c'en est presque agaçant.
Seule une inquiétude me taraudait au moment de la conception du circuit : nous consacrions un très grand nombre de jours à la Côte Pacifique. Le choix se justifiait totalement tant le littoral regorge de lieux de balades superbes (jetez un oeil sur les POI de Google Maps, il y en a partout), mais c'était un pari sacrément risqué en plein milieu de l'été, période connue pour ses brouillards fréquents à couper au couteau. Le pari fut toutefois payant, car même si nous avons effectivement croisé quelques nappes de brouillard, elles se sont avérées suffisamment rares pour ne gâcher aucune de nos visites.
Je craignais également que la route longeant la côte ne fût bondée. Je n'aurais pas dû : nous avions pour ainsi dire la Highway 101 pour nous tout seuls ! Une vraie bonne surprise, et un régal de tous les instants.
Une déception, cependant : l'annulation, à la dernière minute, de nos nuits près de (et à) Yosemite, alors en proie aux flammes. Notre passage inattendu par Los Angeles s'est avéré sympathique, mais pas plus. Cette ville ne n'avait pas séduit la première fois ; il en aura été de même cette année. Les routes saturées pour un oui ou pour un non, en particulier, ont eu raison de ma patience, surtout en fin de parcours.
Le montage du film
Comme d'habitude, pas ou peu de clichés statiques chez nous, mais du film, du film, rien que du film. Sur un site où la photo est clairement le format favori, c'est un chouïa gênant, mais voilà : je ne sais pas faire grand-chose d'autre. Donc.
Pour tout vous dire, j'ai même, un moment, envisagé de ne rien filmer. L'envie de me la couler douce était tout simplement énorme. Ca fait quoi de passer ses vacances sans se soucier H24 d'imprimer les images que l'on trouve sympas dans un appareil ? Je n'en ai pour ainsi dire aucun souvenir. Et puis j'ai déjà tellement filmé la famille aux USA... Ok, on mange comme des porcs, c'est marrant deux minutes, mais tout le monde le sait maintenant. Et puis tout le monde sait aussi à quoi ressemblent les routes, les supermarchés, les hôtels, les restos, les fast-foods, les villes, les villages... Il suffit de regarder les trois précédentes saisons... A quoi bon remettre ça...
Et puis j'ai craqué. A la gare de Lille, alors que nous attendions notre train pour Paris les yeux rivés sur le quart de finale des Français contre l'Uruguay, je n'ai pas pu m'empêcher de sortir le caméscope-du-mal (que j'avais emporté "au cas où"). Quelle boulette. Clémence s'en est d'ailleurs étonnée - si vous êtes assez attentifs, vous l'entendrez m'envoyer un joli missile dès les premières secondes du film. La bougresse n'en rate pas une.
Et donc, oui : boulette. Car j'ai filmé à m'en gaver la panse jusqu'à la fin de mes jours. Pourquoi cette boulimie ? Sans doute à cause de cette triste impression que ce voyage était le dernier. Qu'il revêtait donc un caractère peu spécial. La fin d'une époque.
Mais aussi, sans le moindre doute, parce que tous les lieux que je traversais me plaisaient infiniment. J'ai pris un pied magistral. A tel point que, contrairement à d'autres montages passés, je ne rechigne jamais à me replonger dans mes images et à y consacrer le nombre d'heures nécessaires pour représenter, comme j'ai toujours cherché à le faire, ma vision du voyage, pour emporter les miens à l'autre bout du monde une deuxième voire une troisième fois, et pour permettre à tous ceux qui auraient aimé nous accompagner de le faire.
J'ai conservé le format des épisodes de 20 minutes. J'essaierai, comme pour les trois saisons précédentes, de respecter le rythme d'un épisode par semaine (publication le week-end ou en début de semaine). Ce ne sera pas simple car j'ai, cette année, un emploi du temps vraiment chargé qui m'empêche, par exemple, de suivre l'actu Roadtrippin. Je répondrai à vos messages bien sûr, mais en plus du travail de montage, je ne pourrai sans doute pas faire grand-chose d'autre. Par avance, mes plus plates excuses pour cette présence en pointillés.
Selon mes estimations, cette ultime saison devrait s'étaler sur un an. Oui, c'est absolument terrifiant. Mais j'ai tant de choses à vous montrer !
A commencer par San Francisco.
Bon visionnage.
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USA 2018
SAISON 4The Grand Finale
La genèse du projet
Eté 2017. Alors qu'Hugo sort de sa monstrueuse opération, le jeune fou évoque le souhait d'aller au resto. Sans blague.
- Et tu veux aller où ?
- Chez Denny's.
- Ca te va si on passe par Yellowstone avant ?
- Ouais.
- Ok.
Chez nous, c'est super facile de faire des projets.
Puisque toutes les bonnes choses ont une fin...
Je ne vais pas vous mentir : cette aventure sera très probablement la dernière que je publierai ici. Notre famille arrive à un tournant : avec un Hugo qui se lance dans ses études l'année prochaine, qui sait ce que l'avenir nous réserve...
Nous avons donc voulu profiter un maximum de ces dernières grandes vacances tous ensemble.
Mission plus qu'accomplie : ce roadtrip est le meilleur que nous ayons fait ! La variété folle des lieux traversés doit y être pour quelque chose : entre terre et mer, tout y est passé. Le beau temps général n'a évidemment rien gâché. La bonne humeur générale, itou. Et puis évidemment : Yellowstone.
Depuis le temps que j'en rêvais, de ce parc... Il mérite tous les superlatifs. J'y reviendrai en temps voulu, images à l'appui.
La conception du circuit
La logique était imparable : nous avions vu le nord-est (New York, Massachusetts, Maine et un large détour par le sud-est du Canada), le sud-est (Floride), le centre-ouest (Colorado, Arizona, Utah, Nevada), le sud-ouest (Californie) ; il semblait donc raisonnable de nous pencher sur le nord-ouest, et profiter de l'occasion pour faire un pèlerinage par le premier état que nous avons connu aux Etats-Unis : Washington.
Notre projet initial consistait à associer Yellowstone aux états du nord (Montana, Washington) en traçant une boucle s'enfonçant dans les Rocheuses canadiennes. Oui mais de l'avis de la famille, cela faisait vraiment beaucoup de montagne. Après le circuit de l'Ouest 2016 où nous avions bouffé du caillou pendant 5 semaines, nous voulions nous assurer que notre nouvel itinéraire serait le plus varié possible.
Ok, on zappe la Colombie Britannique, au profit du nord de la Californie. Gros plus : nous allions pouvoir faire découvrir San Francisco aux enfants. Ultra-motivé, je place toutes mes étapes sur la carte. Bilan : 45 jours, 32 étapes. Sur le papier, ça roule : de la variété, il y en a à tous les étages. Mais 45 jours quoi. Et beaucoup, beaucoup d'étapes d'une seule nuit. On pressent le burn-out.
Ok, ok, on respire un grand coup, et on réfléchit. La solution est assez vite trouvée : on élimine la partie du circuit la plus au nord (Montana et Washington), on économise un paquet de jours, et on en profite de l'occase pour placer quelques jours supplémentaires autour de San Francisco : Yosemite, Death Valley... Ca nous plaît bien ! Et tant pis pour le pèlerinage, que l'on repousse à plus tard (la boucle Colombie Britannique - Montana - Washington reste donc d'actualité). En bonus : nous parvenons à convaincre ma cousine de partir avec toute sa famille dans l'Ouest classique, et de nous rejoindre à Las Vegas début août. Top !
Le circuit final
38 jours, 24 étapes, 6 états (7 si on compte Gardiner et le Montana)... Impossible de s'ennuyer. Un itinéraire long, mais parfaitement digeste et, surtout, d'une générosité incroyable ! Il y en a vraiment pour tous les goûts.
Sans surprise, l'Oregon est une excellente pioche. Il rejoint le Colorado en haut de mes gros coups de coeur. On trouve de tout, dans l'Oregon : une superbe côte, oui, mais aussi des plaines, des lacs, des collines, des montagnes, des déserts... Et une taxe à 0% !
L'Idaho, nous n'avons fait que le survoler. La raison de sa présence dans notre programme tient davantage à notre besoin de rejoindre le Wyoming au plus vite qu'à une véritable volonté de le visiter. Nous y ayons toutefois fait de belles découvertes, comme le superbe Craters Of The Moon Monument & Preserve, ainsi que l'inattendu Twin Falls et ses chutes absolument bluffantes.
Pour le reste (Californie, Wyoming, Utah, Nevada), inutile de faire le moindre commentaire sur ces classiques du roadtrip américain. Ces états recèlent toutefois bien des surprises - mention spéciale à la côte nord-californienne, exceptionnellement belle. Big Sur tient là un sacré concurrent dont la popularité moindre s'explique plus par sa localisation désavantageuse (ne relie pas San Francisco à Los Angeles qui veut) qu'à ses qualités réelles. Et puis que dire des parcs "mineurs" de l'Utah qui, si je peux comprendre qu'ils soient délaissés au profit de monstres tels qu'Arches, Canyonlands, Bryce ou Zion, présentent une beauté tout simplement sidérante (Snow Canyon, Yant Flat...) Les Etats-Unis semblent avoir pour eux une réserve illimitée de sites touchés par la grâce ; c'en est presque agaçant.
Seule une inquiétude me taraudait au moment de la conception du circuit : nous consacrions un très grand nombre de jours à la Côte Pacifique. Le choix se justifiait totalement tant le littoral regorge de lieux de balades superbes (jetez un oeil sur les POI de Google Maps, il y en a partout), mais c'était un pari sacrément risqué en plein milieu de l'été, période connue pour ses brouillards fréquents à couper au couteau. Le pari fut toutefois payant, car même si nous avons effectivement croisé quelques nappes de brouillard, elles se sont avérées suffisamment rares pour ne gâcher aucune de nos visites.
Je craignais également que la route longeant la côte ne fût bondée. Je n'aurais pas dû : nous avions pour ainsi dire la Highway 101 pour nous tout seuls ! Une vraie bonne surprise, et un régal de tous les instants.
Une déception, cependant : l'annulation, à la dernière minute, de nos nuits près de (et à) Yosemite, alors en proie aux flammes. Notre passage inattendu par Los Angeles s'est avéré sympathique, mais pas plus. Cette ville ne n'avait pas séduit la première fois ; il en aura été de même cette année. Les routes saturées pour un oui ou pour un non, en particulier, ont eu raison de ma patience, surtout en fin de parcours.
Le montage du film
Comme d'habitude, pas ou peu de clichés statiques chez nous, mais du film, du film, rien que du film. Sur un site où la photo est clairement le format favori, c'est un chouïa gênant, mais voilà : je ne sais pas faire grand-chose d'autre. Donc.
Pour tout vous dire, j'ai même, un moment, envisagé de ne rien filmer. L'envie de me la couler douce était tout simplement énorme. Ca fait quoi de passer ses vacances sans se soucier H24 d'imprimer les images que l'on trouve sympas dans un appareil ? Je n'en ai pour ainsi dire aucun souvenir. Et puis j'ai déjà tellement filmé la famille aux USA... Ok, on mange comme des porcs, c'est marrant deux minutes, mais tout le monde le sait maintenant. Et puis tout le monde sait aussi à quoi ressemblent les routes, les supermarchés, les hôtels, les restos, les fast-foods, les villes, les villages... Il suffit de regarder les trois précédentes saisons... A quoi bon remettre ça...
Et puis j'ai craqué. A la gare de Lille, alors que nous attendions notre train pour Paris les yeux rivés sur le quart de finale des Français contre l'Uruguay, je n'ai pas pu m'empêcher de sortir le caméscope-du-mal (que j'avais emporté "au cas où"). Quelle boulette. Clémence s'en est d'ailleurs étonnée - si vous êtes assez attentifs, vous l'entendrez m'envoyer un joli missile dès les premières secondes du film. La bougresse n'en rate pas une.
Et donc, oui : boulette. Car j'ai filmé à m'en gaver la panse jusqu'à la fin de mes jours. Pourquoi cette boulimie ? Sans doute à cause de cette triste impression que ce voyage était le dernier. Qu'il revêtait donc un caractère peu spécial. La fin d'une époque.
Mais aussi, sans le moindre doute, parce que tous les lieux que je traversais me plaisaient infiniment. J'ai pris un pied magistral. A tel point que, contrairement à d'autres montages passés, je ne rechigne jamais à me replonger dans mes images et à y consacrer le nombre d'heures nécessaires pour représenter, comme j'ai toujours cherché à le faire, ma vision du voyage, pour emporter les miens à l'autre bout du monde une deuxième voire une troisième fois, et pour permettre à tous ceux qui auraient aimé nous accompagner de le faire.
J'ai conservé le format des épisodes de 20 minutes. J'essaierai, comme pour les trois saisons précédentes, de respecter le rythme d'un épisode par semaine (publication le week-end ou en début de semaine). Ce ne sera pas simple car j'ai, cette année, un emploi du temps vraiment chargé qui m'empêche, par exemple, de suivre l'actu Roadtrippin. Je répondrai à vos messages bien sûr, mais en plus du travail de montage, je ne pourrai sans doute pas faire grand-chose d'autre. Par avance, mes plus plates excuses pour cette présence en pointillés.
Selon mes estimations, cette ultime saison devrait s'étaler sur un an. Oui, c'est absolument terrifiant. Mais j'ai tant de choses à vous montrer !
A commencer par San Francisco.
Bon visionnage.