Coucou,
voilà la suite et un retour dans le temps par la grande porte !
2 août 2016: Jurassic day!
Toujours de bon matin, après un petit déjeuner franco-américain, nous quittons notre charmant motel.
Immédiatement nous sommes enchantés par la superbe route (la dinosaur diamond scenic byway) que nous traversons: des montagnes colorées, vallonnées et tortueuses.
Malheureusement nous sommes encore coupés dans notre élan par deux fois pour cause de travaux.
Une très belle route!
En arrivant à Dinosaur national monument, Quarry area, nous nous approchons pour faire la photo rituelle devant le panneau du parc. Et là nous rencontrons deux américaines très sympathiques mais un peu folles.
Elles nous expliquent que l’une des deux venait d’être accepté à l’université de Denver et qu’elles avaient décidé d’y aller en visitant un bout des Etats Unis. Jusque là l’idée me séduit. Sauf qu’en une semaine, elles ont fait le trajet suivant: Boston - New York - les chutes du Niagara - Chicago - Yellowstone - Dinosaur - Denver = 5300 km environ!!!
Super gentilles, elles nous offrent d’elles même leur ticket d’entrée pour Yellowstone valable 5 jours mais qu’elles n’avaient utilisé qu’une journée (arrivées à 7h, reparties à 18h). On ne s’en est pas servi vu qu’on avait le pass annuel mais c’est quand même un geste charmant et typique américain!
On se gare sur le parking du visitor center. Et là le Super Beau-Frère, remarque que le camping car garé à côté de nous et plein d'autocollants est immatriculé aux Pays Bas!

(C’est un chanceux qui fait le tour du monde.

)
Bon bah là la victoire du super beau-frère est assurée! Il aura son repas gratuit! (On a attendu quelques jours pour voir si on voyait d’autres voyageurs au long court mais on a rien trouvé de mieux, même pas Hawaï ou l’Alaska.)
Nous dégustons un rapide casse-croûte sur les tables du visitor center avant de remonter le temps. La navette nous emmène au Quarry exhibit hall.
Dans le hall d’exposition, nous pouvons voir des squelettes de dinosaures vieux d'environ cent cinquante millions d'années! Il y a mille cinq cents os venant d'environ cent dinosaures. Certains sont toujours dans la roche, d'autres ont été reconstitués. (Les paléontologues et archéologues doivent être très bon en puzzle!) Nous avons même eu la chance extraordinaire de toucher un os fossilisé d'il y a cent quarante neuf millions d'années (enfin l'animal avait à cette époque là mais la fossilisation a eut lieu il y a soixante-cinq millions d'années seulement).
La vue depuis le musée est aussi très jolie. On voit le Colorado serpentant aux milieux des roches orangées.
Les os de dinosaures dans le mur.
Un vrai et un faux dinosaure...
Mon roadbook prévoyait alors de prendre la voiture pour prendre la route vers la cabine de Josie Morris, de faire les points de vue en cours de route.
Le Colorado…
Les jolies collines blanches.
J’avais aussi mis 3 “petites” randos au planning:
- Desert Voices trail (2h): apparemment superbe mais en plein soleil, déconseillé par le monsieur le ranger du Visitor center à cause de la chaleur (36 degrés)
- Box Canyon (30 min, 800m): courte balade au fond d’un canyon fermé, souvent à l’ombre
- Hog trail Canyon (1h, 2,5km): balade dans un canyon fermé, souvent à l’ombre
Donc nous sommes partis pour les deux randos faciles dans les canyons.
On commence par visiter la maison de Josie Morris. C’est fou de se dire qu’elle a vécu là seule au monde pendant plusieurs années avec son bétail sans eau, ni électricité... ni climatisation !
La maison de Josie et de son bétail.
On débute avec Box Canyon car il y a l’air d’avoir moins de monde. Et là, c’est le drame! A 15h, dans ce canyon, il n’y a pas d’ombre. Il y a un petit passage dans la forêt (pour cent mètres environ) mais après tout le reste se fait sous un soleil de plomb.
La marche est quand même jolie (sans être impressionnante). On est entouré de hauts murs de pierre sur 3 côtés. On a aussi fait l’expérience de l’écho. Alors qu’on était au fond du canyon (mais vu qu’il n’y a pas de panneau “fin de trail”, on avait envoyé le Chéri escalader un peu pour vérifier qu’on ne pouvait aller plus loin), on entend une petite voix crier, en français dans le texte, “Y a quelqu’un?”. Alors je réponds **Oui!**. (J’ai gardé une âme d’enfant.

) Et pendant cinq bonnes minutes le gamin n’a pas arrêté de répéter “Y a quelqu’un?” Et soit le Super Beau-Frère, soit moi acquiesçons.

On a croisé le papa et le fils sur le chemin du retour. Le papa s’est exclamé “Et bien voilà, fils, qui te répondait.” Et nous avec un bel ensemble “Ah non, ce n’était pas nous!”

. (On a peut être fait naître la légende d’un fantôme français à Dinosaur NP. Hubert, on a préparé ton passage et débuté ta légende.

)
Vous le voyez vous le sentier à l’ombre?
Le “mensonge” sur l’ombre et la chaleur accablante nous conduisirent à abandonner toute velléité de rando supplémentaire. On décida d’un commun accord de partir directement à Flaming gorge qui avait l’air super sympa et peut être, qui sait, moins chaud.
La route vers Flaming gorge est assez jolie et ça nous occupe un peu car il y a encore des travaux qui nous retardent!!!

Encore trente minutes à l’arrêt.
Mais au Red Canyon Lodge, nous fûmes accueillis par une charmante Québécoise qui nous fit sourire grâce à son fort accent. Ce n’est pas qu’on se moque, c’est juste qu’on ne s’y attendait pas et que pour nos oreilles, les québécois ont toujours l’air de s’amuser.
Nous sommes dans un petit chalet en rondins de bois, avec vue sur le lac. C’est charmant et très calme. (Je crois qu’il n’y a que huit chalets de notre côté.)
Nos voisins font un barbecue (en faisant griller des pommes de pin, alors qu’il y a du bois gratuit à disposition!

). Ca les occupera toute la soirée.
Notre cabine au Red Canyon lodge.
Nous, nous partons nous balader car il fait bien moins chaud (environ 25 degrés). La Québecoise nous a indiqué un petit chemin qui part de la réception, passe parmi les cabines Pondérosas (de luxe) et va jusqu’aux points de vue sur Flaming Gorge en vingt-trente minutes dans une sorte de prairie.
La vue sur les gorges et le réservoir est magnifique.

On est vraiment tout petit et seul au monde. On en profitera de longues minutes, même le Chéri qui avait faim et voulait renoncer à la balade à l’origine. (C’est grognon un Chéri qui a faim !

)
En plus sur tout le chemin, nous n’aurons croisés qu’un couple de campeur.
Les cabines Ponderosas de notre lodge dans un cadre magnifique.
Flaming gorge en début de soirée.
En revenant, on s’arrête au restaurant de l’hôtel pour dîner. A peine installés, on profite du spectacle des colibris dehors puis de nos premiers animaux sauvages: deux mules deers. (On a dû demander à la serveuse pour être sûr de ce que c’était.) Elles mangent le pain des oiseaux! Elles sont restées devant nous une bonne demi heure (ce qui a retardé notre repas car on était trop occupé à les regarder pour lire le menu

).
Nous avons de la compagnie pour le dîner.
Après un repas correct (ils mettent en avant le fait que la viande est servie avec des légumes (et des frites) mais tout ce qu’on a eu c’est des mini carottes, pas franchement naturelles, CRUES!!!

Bon la viande et le poisson étaient bons), direction notre cabine pour une bonne nuit de sommeil.
Hôtel: Red canyon Lodge
2450 Red Canyon Road, Dutch John, UT 84023, États-Unis
Cabines en bois au milieu de la nature. Belles vue sur le lac et à 25 min à pieds des points de vue sur Flaming gorge. Barbecue pour chaque cabine et bois fourni.
Prévoir d’aller au restaurant du lodge ou faire les courses avant car il n’y a pas de bonne supérette sur place.
C'était encore une très bonne journée et la dernière où nous avons eu vraiment trop chaud. Je recommande à tout le monde l'étape à Flaming gorge et le lodge.
A votre avis, auront nous le courage de nous lever demain pour voir le lever de soleil sur l'eau. Que moi ? Que les garçons ? Personne ?
++