La remontée vers le Nord
C'est à Kennewick dans l'Etat de
Washington que nous nous rendons pour notre folle remontée vers le Nord. Alors allons y let's go c'est parti les amis... (c'est parti tu as la chanson de Dora dans la tête, c'est la carte c'est la carte...)
4h00 de route aujourd'hui, et nous passons le cap des 2000 miles. Ça en fait de l'essence. Pour le moment la moins chère était à 2.29 dollars pour 1 gallon, soit 0.52 centimes d'euros le litre. 4h00 ça peut paraitre long mais le paysages nous rendent la route plus agréable. D'abord les pics bien connus Mt Hood, Mt Jefferson nous accompagnent un bon moment sur des petites routes ou des routes moyennes.
Le paysage s'étend sur des dizaines de kilomètres, à perte de vue, des champs, des collines, des passages rocheux et parfois on doit encore grimper et descendre.
On passe par des villages tout petits, ou perdus ou abandonnés. Parfois un ranch se dresse le long de la route. Une seule route pour y aller qui porte le nom des proprios: la wilson road ou la wilcox lane... C'est classe d'avoir une route à son nom. La Bertille Drive ça sonne bien aussi.
Puis nous rattrapons une autoroute, on peut même rouler super vite... 70 miles ou 110 km/h. Ça décoiffe ! Bip bip doit passer par ici régulièrement. Nous longeons la Columbia que nous retrouvons avec bonheur. Cette partie de la rivière n'est pas dans le vert et les sapins mais dans l'aridité et les herbes jaunes. Ça fait un beau contraste avec le bleu des flots du fleuve. Nous passons d’ailleurs non loin de The Dalles, que nous avons visité la semaine précédente.
Enfin Kennewick se profile avec au loin dans le ciel bleu, la fumée noire de plusieurs incendies qui flambent dans l'Idaho. Il faut dire qu'il fait chaud, on dépasse les 100° F cette après midi. D'ailleurs on part à la piscine. Esther
Williams est de retour moins sylphide mais elle vieillit...(parce que tu crois Driver que tu ressembles à Michael Phelps…ah oui peut être mais il aurait une bouée autour du ventre…)
Une étape de transition, une de plus, mais pas trop longue, des arrêts sympas, et la grandeur des plaines de l’Ouest à perte de vue pour nous rappeler que les USA, c’est 17 fois la France. Une étape sur 3 Etats quand même!
A partir de cette date, les incendies seront omniprésents dans notre trip. Si on n’était pas sûr de nous, on pourrait penser que Bertille joue avec des allumettes. « Non moi je préfère l’odeur du zippo au petit matin».
Le lendemain, départ pour notre dernière étape aux USA de cette partie du voyage. Cette étape est assez longue. Encore de la route, beaucoup de route avec des camions, des voitures, des bouchons, de la campagne et de la ville. Le
GPS nous a encore fait découvrir des coins perdus mais ça doit être plus rapide. Merci Tom Tom. Mais au moins il nous emmène toujours à bon port, rallongeant peut-être le trajet, mais nous sommes en vacances après-tout.
Une journée pour remonter vers le Canada. Nous sommes arrivés à Bonners ferry, ville de l'Idaho. Nous sommes en effet dans l'Idaho, tout au Nord de l'Etat à moins de 50 kms du Canada. L’Idaho n’est pas non plus très touristique mais les décors sont agréables dans sa partie nord. Au sud, en 2015, nous avions surtout traversé des régions agricoles ou d’élevage.
En arrivant, ici aussi des fumées d'incendie assombrissent le ciel, mais encore une fois, ces feux sont assez loin dans la montagne. Nous sommes en effet revenus dans des espaces montagneux, en principe plus frais sauf ce jour là : 38°C l’après midi.
Nous mangeons au Subway mais ne pouvons profiter de la terrasse, des cendres tombent en permanence sur la ville. Après « tombe la neige » d’Adamo, « tombent les cendres » dans l’Idaho. C’est une atmosphère étrange cette soirée, les cendres et des quantités d’oiseaux qui fuient la fumée pourtant lointaine.
Ce soir notre
hôtel fait aussi casino. Lulu adore les casinos, elle rode parmi les machines à sous, renifle l’atmosphère et hop elle trouve sa proie (non pas un papy plein aux as avec sa CB branchée direct aux bandits manchots) elle trouve la machine qui va la faire gagner (Rigole mon cher époux mais cette technique paie depuis notre 1er voyage en 1999, pas beaucoup mais quand même…).
Comme souvent dans ces
hôtels, les chambres sont vastes et bien équipées (magnifique peignoir de bain, si on joue à tu ressembles à qui : François ressemblait à un ancien ministre des Finances dans un
hotel de
Washington). Mais horreur, malheur, nous sommes juste à côté d'une voie ferrée et les trains ici sifflent beaucoup, fort et longtemps. Le chauffeur de train doit être sadique, à 3 heures du mat pour faire trembler les murs de notre chambre par le beuglement de sa sirène. Et à chaque passage à niveau, rebelotte. On avait pourtant bien regardé sur Google earth avant, pour chaque
hôtel, mais sur celui là… la boulette, l’oubli, la défaillance. The brain a vu casino et a oublié le reste pour l’organisation
En plus ce sont de longs trains, de très longs trains. On a été bloqué à un passage à niveau par un train de 85 wagons...qui ne roule pas vite qui plus est.
Mais pour donner une note positive à la soirée, L72 a gagné 22 dollars en jouant 1 dollar. On est presque riche. Dans les salles du casino, certaines machines sont réservées aux Canadiens. Ils sont d'ailleurs nombreux ici. L’alcool est moins cher, mais je n’ose pas croire que ce soit la seule raison de leur présence. Au petit dej il y en a un qui nous a demandé de passer de l’alcool à la frontière, on a décliné la proposition. Notre 1ère fois au Canada cela eut été dommage de ne visiter que les prisons.
Demain ce sera le départ pour le pays à la feuille d’érable et elle est partout cette feuille mais ça c’est une autre histoire.
Lucile et François
Et comme à chaque fois, la petite vidéo, elle est vraiment courte, 2 minutes 40 d'images de route, de paysages traversés pendant ces 2 jours.