29 juillet 2016: Enfin le départ!
Notre vol décolle à 10h45 et nous habitons près de l’aéroport donc pas de stress ni de réveil aux aurores. On prendra même le temps pour dévorer un petit pain au chocolat tout chaud (merci à Picard, ses pains au chocolat sont un bonheur pour les expatriés!).
Le premier vol se passe bien et le changement à Londres ne prend pas trop de temps. (Mais l’aéroport nous a vraiment paru mal organisé, bondé et avec des agents de sécurité peu aimables.)
Nous avons 1h30 à attendre avant d’embarquer dans notre second vol et nous grignotons un sandwich.
Dans la salle d’attente, il y a une annonce pour le vol à côté de nous. Et basiquement leur vol pour Dallas aura 4h de retard et fera une escale technique à Atlanta avant de redécoller. Ils utiliseront cette escale pour rediriger les passagers qui ont raté leur correspondance.
J’étais tellement contente que ce ne soit pas notre avion qui soit touché.
Et d’ailleurs, il est là notre avion!
En attendant de pouvoir monter à bord, on maudit avec mon Super Beau-Frère les gens qui nous passent devant grâce à leur carte de fidélité ou leur classe business/first. Comme s’ils étaient vraiment plus pressés ou plus importants que nous. On arrivera tous en même temps de toute façon.
Le vol se passe bien si ce n’est que la TV ne fonctionnera pas 6h sur les 9h de vol. Alors on discute, on joue (merci à ma maman et ma soeur pour les livres de jeux), on mange (plutôt bien) et on admire le Groënland. Le paysage entre glacier, mer et iceberg est vraiment très joli. Les 3 familles françaises derrières nous ont d’ailleurs appelé leurs enfants pour qu’ils viennent aussi regarder. L’avion a failli se retourner avec tout le monde sur la droite de l’appareil.
Les petits points blancs sont de petits icebergs… pas sûr que le Titanic aurait coulé avec ca.
Le Groenland en août sans trop de neige.
Et nous avons aussi réussi à dormir, moins que nous l’aurait souhaité mais nous étions excités par ce voyage et impatients d’arriver.
A l’arrivée, nous sommes tous les 3 collés au hublot pour tenter de voir où nous allons passer les prochaines semaines: des champs à pertes de vue, des zones arides, des petites collines…
Une des Française derrière nous avait des commentaires très enjoués: “Oh, c’est horrible, quelle sécheresse! Où sont les arbres? C’est désert! Et il n’y a pas de relief! Les pauvres! Il n’y a pas d’eau. C’est mort! C’est un paysage si triste.” Et là on s’est dit que son roadtrip commençait mal.
On a réussi à sortir vite de l’avion pour ne pas avoir trop de queue à la douane.
En premier, on passe par des machines qui scannent nos passeports, prennent nos empreintes, nos photos et nous demandent si on a des mauvaises intentions.
La machine imprime un récapitulatif. Et là, nous avons été surpris de voir que le papier de mon Super Beau-Frère est ressorti barré. Nous demandons au douanier si il y a un problème et il nous dit que non et nous envoie vers la sortie. Après nous avons vu plusieurs panneaux où il était écrit que les papiers pouvaient sortir barrés, il n’y avait pas de soucis.
Nous avons dû refaire la queue devant les guichets habituels de la douane mais ce fut rapide. Le douanier a demandé au Super Beau-Frère de redonner ses empreintes et de se faire tirer le portrait. Puis nous sommes passés sans aucune question vers la sortie pour récupérer des bagages.
Nous en avons donc conclu que le papier de mon Super Beau-Frère était barré car c’était son premier voyage aux USA et qu’ils voulaient donc faire une vérification un peu plus poussée.
[Pour les personnes stressées, sachez que comme sur le papier distribué dans l’avion et à remplir, ils disent "un papier par domicile", on a dû faire 2 déclarations successives à la machine, mais on a pu rester tous les 3 ensemble. Les douaniers s’en moquaient. Pareil au moment de passer au guichet du douanier, on a pu passer tous les 3.]
Nos valises sont arrivées immédiatement (elles sont bien élevées

) et nous sommes parti chez Avis (en navette) chercher notre voiture.
Les loueurs de voitures sont assez mal indiqués mais comme l’aéroport n’est pas grand on a trouvé la navette rapidement. La chaleur nous agresse en sortant même si on est en début de soirée.
J’ai pressé les garçons pour ressortir en premier de la navette et nous étions les premiers au comptoir. (Bon, j’avoue il y avait au moins 5 autres comptoirs vides, mais on n’est jamais trop prudent.)
La vendeuse sympa n’a pas poussé pour un surclassement ou des assurances supplémentaires. Une question (pas si convaincue que ça) et c’était réglé. Nous avons dû préciser sur place qu’il y avait un deuxième conducteur (je n’ai pas pu l’enregistrer sur internet). La vendeuse avait l’air embêtée que ça ne soit pas sur le contrat jusqu’à ce que je lui dise qu’on habitait ensemble. Et là son sourire est revenu, si on est concubin, le conducteur additionnel est gratuit (elle ne nous a même pas demandé de justificatif).
Elle nous a donné le choix entre une Nissan Altima et une Dodge Charger et le Chéri a pris la Dodge (histoire de se la jouer américaine).
La gentille vendeuse nous donne des conseils pour notre séjour:
- - attention au mal de tête à cause de l’altitude, buvez beaucoup ça aide;
- - mettez vous du baume à lèvres régulièrement elles vont sécher (tellement vrai!). La peau aussi peut sécher;
- - n’oubliez pas la crème solaire, ça tape plus fort qu’on ne le croit.
Notre voiture est belle et spacieuse! Sauf le coffre qui contient difficilement nos trois valises!
Ouf, ça tient! Oops, nous n’avons pas encore de glacière…
Chéri tient à ce que je donne les informations nécessaires à propos de la voiture: propulsion avec 292 chevaux et un moteur V6, antipatinage, un très bon rayon de braquage et elle tient bien la route.
Sur la photo, vous pouvez remarquer l’écu de roadtrippin. Il y en avait un aussi sur mon sac à dos mais nous n’avons rencontré personne connaissant le site.
Tout juste une heure après l’atterrissage, nous partons vers Denver et à 20h, nous arrivons dans notre sympathique bed and breakfast avec Alexandra, notre hôte,qui nous attend sur le perron.
Nous discutons une bonne demi heure de notre vie, de la sienne, du quartier et des règles de la maison. Elle répète les conseils de la vendeuse d’Avis et nous propose d’utiliser la crème hydratante de la salle de bain (mais bizarrement elle ne partage pas son labello!

) C’est une petite mamie charmante qui tient sa comptabilité dans un petit cahier A6 et qui a une procédure à suivre: quand on rentre le soir, on éteint la lampe de chevet qu’elle nous laisse dans le salon; comme ça le dernier arrivant sait qu’il peut éteindre la lumière du porche.
On se sent vraiment chez l’habitant (on a dû retirer nos chaussures, on se fait notre propre petit déj en se servant dans le frigo…).
Ce sont les photos du site mais ça ressemblait bien à cela.
Un peu fatigués, on part dîner à deux blocs de notre chambre dans un restaurant de tacos recommandé sur le blog de Maathiildee: Marg’s World Tacos Bistro. C’était bon mais sans plus. La viande de boeuf en particulier avait un peu la texture de fast food (ou de viande pour animaux).
Un peu fatigués, nous retournons à l’appartement, éteignons la lampe de notre hôte, et nous nous couchons vers 22h, épuisés mais heureux.
Hôtel: Alexandra's Uptown Bed and Breakfast
East 19th Avenue, Denver, Colorado
Sympa pour ceux qui veulent être près du centre (on a tout fait à pied) et rencontrer l’habitant. Ce n’est pas un B&B classique. On partage la même salle de bain, on fait son petit déjeuner soi même… Pas cher.
Parking gratuit dans la rue.
Nous avons bien aimé.