Venise, idéal féminin
Publié : 06 janv. 2019, 21:23
Non, non, nous ne revenons pas de Venise,,, Malheureusement,
Je suis en congés depuis quelques jours, mais Pascale bosse comme une folle en cette fin d'année 2018/ début 2019, Je me suis occupé pendant plusieurs jours, tailler les arbres au jardin, faire du sport, 3 ou 4 gueuletons, lu 50 carnets, finir le roadbook du prochain voyage, tout réservé, j'ai même refait les ESTA,
Mais voilà, ça na pas suffit, dehors il fait un froid de loup, j'ai un début de crève,,, Je suis comme un lion en cage,,,
Je me met donc a faire du tri dans les photos, 2018, 2017, 2016,,,Tiens, ça fait déjà pratiquement 3 ans que nous sommes retournés à Venise !! 2015, pfiouuu 1er voyage aux USA,,, 2014, 2013, Venise,,,Tout seul derrière mon écran, je me repasse les photos de ces trois jours de rêve, Dire que cette citée m'a tournée la tête est un euphémisme,
Et pourtant,,,
Venise, idéal féminin.
Ne dit-on pas que seul les idiots ne changent pas d'avis ?
Alors, idiot, je l'ai été,
Si longtemps,
Tant de fois j'aurai pu parcourir la distance me séparant d'elle,
Pourquoi ne l'ai-je fait ?
Quel drôle de sentiment que celui qui oppose un idéal à une quelconque déception,
Un idéal d'eau, de lumière, de courbes, celles qui masquent la rectitude de tes édifices, de ponts, enjambant tes rues liquides, de tes cours masquées, de tes ruelles entrelacées, de ton histoire, qui a fait ce que tu es,
Quelle vérité faut-il tirer de ceux qui te chantent ?
Avaient-ils les mêmes attentes, les mêmes craintes que moi ?
Et que leur as tu donné en échange ?
Mais moi, je ne t'imaginais autrement que sale, malodorante, humide, hautaine, encombrée, que sais-je encore,,,
Mais moi, je ne comprenais pas cette étincelle qui allume la mèche du désir, ce dialogue de mains trahissant une abstinence, cette tendresse, résilience d'un manque,
Oui, longtemps je n'ai été qu'un idiot,
Jusqu'à ce jour, où, cédant enfin à une demande de ma douce, tu as chassé mes doutes, soufflé le brouillard de ma défiance, rayé mes certitudes dissonantes,
Et, en un clin d’œil,
Je suis tombé amoureux,
Amoureux de tes couleurs, de tes places allongées, de tes venelles torturées, de tes fondations inondées,
Et à ceux qui n'effleurent que ton aura,
Ceux qui ne viennent que pour un selfie sur ta place mythique,
Ceux qui ne t’aperçoivent qu'en haut de leur building flottant,
Et qui arrachent aux gens de la lagune des quolibets d’hérétique,
Je dit « passez votre chemin »
Laisser leur ville aux Vénitiens,
Car elle s'apprivoise, se ressent, se vit,
Alors, aujourd'hui, c'est moi qui te fredonne,
C'est moi qui te récite,
Et c'est à moi que tu manques,
Je suis en congés depuis quelques jours, mais Pascale bosse comme une folle en cette fin d'année 2018/ début 2019, Je me suis occupé pendant plusieurs jours, tailler les arbres au jardin, faire du sport, 3 ou 4 gueuletons, lu 50 carnets, finir le roadbook du prochain voyage, tout réservé, j'ai même refait les ESTA,
Mais voilà, ça na pas suffit, dehors il fait un froid de loup, j'ai un début de crève,,, Je suis comme un lion en cage,,,
Je me met donc a faire du tri dans les photos, 2018, 2017, 2016,,,Tiens, ça fait déjà pratiquement 3 ans que nous sommes retournés à Venise !! 2015, pfiouuu 1er voyage aux USA,,, 2014, 2013, Venise,,,Tout seul derrière mon écran, je me repasse les photos de ces trois jours de rêve, Dire que cette citée m'a tournée la tête est un euphémisme,
Et pourtant,,,
Venise, idéal féminin.
Ne dit-on pas que seul les idiots ne changent pas d'avis ?
Alors, idiot, je l'ai été,
Si longtemps,
Tant de fois j'aurai pu parcourir la distance me séparant d'elle,
Pourquoi ne l'ai-je fait ?
Quel drôle de sentiment que celui qui oppose un idéal à une quelconque déception,
Un idéal d'eau, de lumière, de courbes, celles qui masquent la rectitude de tes édifices, de ponts, enjambant tes rues liquides, de tes cours masquées, de tes ruelles entrelacées, de ton histoire, qui a fait ce que tu es,
Quelle vérité faut-il tirer de ceux qui te chantent ?
Avaient-ils les mêmes attentes, les mêmes craintes que moi ?
Et que leur as tu donné en échange ?
Mais moi, je ne t'imaginais autrement que sale, malodorante, humide, hautaine, encombrée, que sais-je encore,,,
Mais moi, je ne comprenais pas cette étincelle qui allume la mèche du désir, ce dialogue de mains trahissant une abstinence, cette tendresse, résilience d'un manque,
Oui, longtemps je n'ai été qu'un idiot,
Jusqu'à ce jour, où, cédant enfin à une demande de ma douce, tu as chassé mes doutes, soufflé le brouillard de ma défiance, rayé mes certitudes dissonantes,
Et, en un clin d’œil,
Je suis tombé amoureux,
Amoureux de tes couleurs, de tes places allongées, de tes venelles torturées, de tes fondations inondées,
Et à ceux qui n'effleurent que ton aura,
Ceux qui ne viennent que pour un selfie sur ta place mythique,
Ceux qui ne t’aperçoivent qu'en haut de leur building flottant,
Et qui arrachent aux gens de la lagune des quolibets d’hérétique,
Je dit « passez votre chemin »
Laisser leur ville aux Vénitiens,
Car elle s'apprivoise, se ressent, se vit,
Alors, aujourd'hui, c'est moi qui te fredonne,
C'est moi qui te récite,
Et c'est à moi que tu manques,






























































































