jeudi 17 août : de la péninsule de Snæfellsnes à Þingvellir
Après une nuit très très ventée, nous nous réveillons sous les nuages.

On ne voit même plus le volcan…

Zut et zut et zut… La météo n’avait pas annoncé ça… Nous aurions dû profiter de l’exceptionnel soleil de la veille pour nous approcher de la calotte glaciaire par les pistes…
Bon, tant pis, nous tentons quand même la piste 575, puis la 570 : gros raté ! Nous sommes très vite dans le brouillard ; la visibilité est nulle.
Nous redescendons vers le bord de mer de la côte nord : c’est beau et bien plus sauvage que la côte sud mais nous ne verrons même pas l’emblématique montagne Kirkjufell.
Nous roulons donc jusqu’à Stykkishólmur, où nous retrouvons quelques éclaircies et faisons notre premier arrêt balade de la journée.
Nous aimons bien ce petit port.
Un escalier permet de monter sur un promontoire et son phare, d’où la vue est vraiment jolie sur les îlots environnants et la ville.
Nous profitons de cette étape en "ville" pour faire quelques courses, refaire un plein, et s’offrir un café-pâtisserie dans une boulangerie fréquentée par les locaux. On s’y sent bien, c’est cool.
Nous repartons par la route 54 qui longe la côte vers l’est c’est très joli et sauvage. Nous bifurquons vers le sud par la 55 (non goudronnée mais roulante)… et retrouvons le plein soleil ! Cette route est elle aussi très sauvage : nous aimons beaucoup.
Presque arrivés à la jonction avec la route , une piste part sur la droite vers un cratère rougeoyant : go !
La piste contourne le volcan et grimpe un peu sur son flanc. Nous nous garons et finissons l’ascension à pied : il y a un vent à décorner les bœufs, mais c’est super beau, autant pour la vue d’en haut que pour la couleur des roches, laves et autres mousses.
De retour sur la route principale, nous rejoignons vite la route goudronnée pour une quarantaine de kilomètres jusqu’à Borganes.
De là, nous choisissons la route/piste 508 en direction du sud-est : elle longe tout d’abord le lac de Skorradalsvatn, tout en longueur dans une vallée. La rive nord, sur laquelle nous roulons est très boisée et est visiblement un lieu de villégiature pour les Islandais citadins car nous distinguons entre les arbres multitude de jolis chalets exposés plein sud avec vue sur le lac et en contrebas des pontons de bois.
Au bout du lac, la route devient piste F, étroite et chaotique. Pas de gués, mais de belles grimpettes dans les cailloux. Après quelques kilomètres, nous devons ouvrir une barrière pour entrer dans une zone de pâturages ; nous retrouvons aussi une ligne électrique mais l’environnement est très beau, avec cascades au loin.
Après un nouveau portail pour sortir de la zone de pâturages, nous rejoignons Kaldidalur que nous empruntons vers le sud. Sur cette portion, elle est large, en train d’être revêtue et n’a plus rien d’une piste.
Nous arrivons ainsi en fin d’après-midi à Þingvellir.
Nous nous baladons dans le parc, toujours sous le soleil et le vent.
Tout d’abord, nous marchons dans la fameuse faille, qui sépare les plaques continentales nord-américaine et eurasienne.
Puis nous allons voir la jolie cascade Öxarárfoss.
Et enfin, nous prenons un peu de hauteur pour une vue d’ensemble à la lumière du soir.
Avec la voiture nous nous approchons de l’immense lac, près des mises à l’eau des centres de plongée qui proposent snorekelling ou plongée dans la faille de Silfra. Nous avions été tentés, mais notre niveau de plongée est insuffisant et ce que nous voyons nous confirme que le snorekelling sent quand même un peu l’attrape-touriste (l’un comme l’autre sont évidemment hors de prix).
Il commence à se faire tard et nous devons trouver où dormir. Le camping du parc national est tout proche, désert, pas trop cher et possède de bonnes douches bien chaudes ! Go !

Nous profitons du beau temps pour tout vider, nettoyer, faire sécher, ranger et refaire les valises puisque nous rendons le camper demain matin.
Bilan de nos 2 semaines en camper : vraiment top !…
Sauf peut-être ces deux derniers jours qui ne le nécessitaient pas vraiment. Nous les avions intégrés à cette partie du trip parce que géographiquement, cela évitait un très long aller-retour. Mais nous aurions dû carrément renoncer à la presqu’île de Snæfellsnes au profit de 2 jours supplémentaires dans les Hautes Terres du nord-est (au nord du glacier Vatnajökull et proche de l’Askja).
La suite va nous conforter dans cette idée : pour visiter les côtes accessibles en véhicule "normal", le choix voiture + hébergements en "dur" (cabanes dans les campings ou à la ferme ou en guesthouse) est bien mieux adapté !