
Les Amis, la suite c'est tout de suite
NDLR : Beaucoup de blabla
J4 – Samedi 28 juin : Twin Falls - Boise
Enfin une vraie nuit réparatrice pour notre étape du jour qui doit nous conduire à Boise, la capitale de l’Idaho.
Le petit déjeuner est le même qu’hier, on charge le Bronco et en avant Guingamp ! ( C'est pour la rime seulement

)
Avant de voir Boise, qui se prononce « Boïsi » j’ai calé une étape « histoire ».
Ce n’est pas une période de l’histoire américaine des plus glorieuses mais en préparant ce voyage j’ai découvert qu’à quelques kilomètres de Twin Falls il y a avait un National Historic Site du nom de Minidoka. Ce site n’est rien d’autre qu’un des nombreux camps qui ont été construits pour y interner les japonais pendant la seconde guerre Mondiale.
Le site est ouvert h24, mais le Visitor Center est ouvert les vendredis, samedis et dimanches de 10h à 17h. On a la chance d’y être pendant un des jours d’ouverture.
Nous arrivons à Minidoka vers 9h30 et commençons la visite du site qui se fait sans guide grâce aux nombreux panneaux explicatifs disséminés de-ci delà.
L’immigration japonaise a débuté dans les années 1880. Ils sont arrivés à Hawaï comme ouvriers contractuels pour travailler dans les plantations de canne à sucre. Nombre d'entre eux se sont ensuite rendus sur le continent pour trouver du travail manuel sur les chemins de fer, dans les champs, dans les scieries ou au déminage. Au fil du temps, de nombreux immigrants ont créé des entreprises et des familles.
Avant la seconde guerre mondiale déjà certains Américains se méfiaient des immigrants japonais qui avaient une apparence et une culture différentes. Si les enfants de ces immigrants nés aux États-Unis ont automatiquement obtenu la citoyenneté, leurs parents n'avaient pas la possibilité d'être naturalisés jusque dans les années 1950.
Le 7 décembre 1941 c’est l'attaque de la base navale de Pearl Harbor, les États-Unis déclarent la guerre au Japon impérial. À peine deux mois plus tard, le président Franklin Roosevelt publie le décret 9066, le 19 février 1942 qui autorise des zones spécifiques aux États-Unis comme « zones militaires » dans lesquelles les Américains d'origine japonaise, quel que soit leur statut de citoyenneté américaine, doivent être expulsés et emprisonnés contre leur gré sans procédure régulière pendant toute la durée de la guerre.
La construction à Minidoka démarre dès 1942 mais la plupart des bâtiments ne sont pas achevés quand arrivent les premiers japonais. À l'échelle nationale, 120 000 Américains d'origine japonaise vivent dans des conditions de logement extrêmement précaires, dont 13 000 à Minidoka. Le gouvernement utilise les détenus comme main-d'œuvre sous-payée pour l'achèvement de la prison qu'ils allaient occuper.
Minidoka comptait 36 blocs résidentiels. Chaque bloc comprenait 12 baraquements, un réfectoire et des latrines. Chaque baraquement mesurait 36 mètres sur 6 mètres, puis était divisé en six unités. Chaque unité pouvait accueillir une famille ou un groupe de personnes. Chaque unité était équipée d'une seule ampoule et d'un poêle à charbon. Les murs séparant les unités n'atteignaient pas le plafond et les baraquements n'étaient pas isolés. L'intimité était quasi inexistante.
Les latrines se trouvaient dans un bâtiment en forme de « H », les hommes d'un côté et les femmes de l'autre, séparés par la buanderie. Les salles de bain, en revanche, se résumaient à une simple rangée de toilettes et une rangée de douches, sans cloisons. L'absence de cloisons a entraîné des problèmes de santé qui ont perduré jusqu'à ce que des cloisons soient construites dans les toilettes des femmes.
Le Visitor Center
Ce qui reste des baraquements
Une vie presque «normale » s’organise. Le sport et l’éducation des enfants sont fortement recommandés. Les institutrices sont américaines, pour être sûr que l’assimilation sera efficace …
Le terrain de base ball. À la lecture des journaux du camp, il apparaît clairement que le baseball a servi de ciment pour rassembler les gens et a créé des ponts entre les communautés situées à l'extérieur des barbelés. Après la guerre, de nombreux anciens détenus ont continué à s'exclamer : « Le baseball nous a sauvés. »
L’environnement qui jouxte le camp là où en 1942 s’élevaient d’autres baraquements
L'agriculture occupait une place importante dans la vie à Minidoka, et ce, à plus d'un titre. Au départ, la nourriture servie dans les réfectoires était bon marché et de mauvaise qualité, comme les hot-dogs, les conserves de viande et le mouton. De nombreuses familles du camp n'étaient pas habituées à ce type de nourriture, mais plus tard, des légumes traditionnels ont été cultivés sur place, comme le radis daikon, les haricots adzuki, le soja et le chou. Une usine de tofu a également été construite et les détenus ont pu ajouter le riz, aliment de base de leur culture, à leur alimentation.
Il est 10h15 et le Visitor Center est maintenant ouvert. Présentation du site au top comme d’habitude. La visite se termine par un film d’une trentaine de minute très intéressant et poignant, il est visible sur le site du NP ici si cela vous intéresse.
[url]ps://
www.nps.gov/media/video/view.htm?id=3DF ... BCB5A7532F[/url]
Une poupée fabriquée par une maman pour sa fille
L’entrée du camp et ce qui reste du poste de garde. La tour en bois est une reconstitution.
Un monument avec les noms des volontaires du camp qui ont servis sous les couleurs de la bannière étoilée. On ne leur faisait pas confiance mais on était quand même d'accord pour les enrôler dans l'armée, à condition tout de même qu'ils aient prêté allégeance à l'Amérique.
Aujourd’hui encore, des associations recherchent de nouveaux noms à porter sur ce monument.
Une fois la guerre terminée, les gens du camp de Minidoka comme ceux des autres camps ne sont pas retournés chez eux où ils n’étaient pas les bienvenus …
Voilà la triste histoire de cette période de la WWII. La visite est passionnante et je suis très contente de l’avoir faite. Il est temps maintenant de prendre la route vers Boise.
Paysage de l’Idaho qui nous a beaucoup surpris, les rivières ont un débit incroyable. Il y a de l’eau dans l’Idaho !
Pour rejoindre l’interstate on traverse la ville de Jérôme et sa nouvelle collection printemps été de robes de soirée
On pique-nique sur la route et atteignons Boise vers 14h. Comme dit précédemment, Boise est la capitale de l’Idaho et de ce fait est la ville la plus peuplée de l’état. Elle tire son nom de la rivière qui coule au milieu de la ville, c’est un affluent de la Snake River. La ville est née en 1860, c’était un poste militaire sur la route de l’Oregon qui a vu passer de nombreux pionniers en route vers l’Ouest.
Notre premier arrêt est pour l’ancienne gare de Boise construite par l' Union Pacific Railroad et inaugurée en 1925. Elle ressemble incroyablement à celle de
Los Angeles. Nous ne pourrons pas voir l’intérieur, un évènement festif se prépare. Au-delà de la photogénie du lieu, nous avons une très belle vue sur la ville.
Le capitole où nous serons dans quelques minutes
On est déjà conquis par ce qu’on voit. Notre
hôtel Modern
hotel est dans le centre et nous pouvons tout faire à pied, il n’est pas encore 15h, mais on tente quand même le Check in. Bingo la chambre est prête ! La chambre est grande, on a un petit balcon et l’ambiance de l’
hôtel est très cool ! Bonne pioche. Il y a des vélos à disposition, mais je préfère marcher et j’évite de le dire à DH.
La
voiture est stationnée, les valises déposées, mon brushing presque parfait, direction le capitole qui est ouvert au public jusqu’à 19h.
La rue près de l’
hôtel est baptisée « The Neon Era ». Dès le début du XXème siècle les néons font leur apparition dans ce quartier, les entreprises ont vite compris l’impact que cela avait sur les clients.
L’
hôtel Idanha depuis son ouverture en 1901 jusqu'à la fin du XXe siècle. C’est aujourd’hui un immeuble d’appartements
J’adore le chercheur d’or devant la banque ! Des gisements d'or furent découverts à environ 40 kilomètres de Boise en 1862.
Egyptian Theatre, cinéma de 1927
Notre objectif
On s’approche
Je trouve celles-ci bien plus jolies que le Bronco… DH est quand même d’accord avec moi !
Notre ami Abe, C'est la plus ancienne statue de Lincoln dans l'Ouest. Pourquoi Lincoln dans l'Idaho ? Il a signé la loi créant le territoire de l'Idaho en 1863.
Une autre œuvre statuaire m’attire c’est celle du chef des Nez Percés en compagnie de son fils à ses pieds et de Lewis et Clarke. Nous allons le voir plus loin, mais nous sommes sur les terres de cette tribu et du passage de l’expédition de Lewis et Clarke.
Parfait la cloche est là ! Rhoooo non je ne parle pas de DH
Vue depuis les marches
Le sceau de l’état, le seul sceau dessiné par une femme en 1891
Capitole dont la construction a débuté en 1905 pour se terminer en 1920. Seul capitole du pays doté d’un système de chauffage géothermique. En 1863, la première capitale de l’Idaho désignée est la ville de Lewinston, mais un an plus tard la découverte d’or à Boise stimule la croissance de sa population et c’est elle qui devient la capitale. Un premier capitole sera construit à la suite de cette désignation à l’endroit même où se trouve celui de 1920.
Un petit salon pour patienter…
Je ne voudrais pas avoir à grimper dans ce petit escalier en colimaçon
Statue équestre en bois et non pas en or de George
Washington
La chambre des représentants et le sénat ne sont pas accessibles.
Le trésor, autrement dit la banque de l’Etat ! Il y a une exhibition sur l’histoire des trésorier de l’Etat
La modernité n’est pas arrivée jusque là
Une dernière de la coupole
L'Idaho fut le quatrième État du pays à accorder le droit de vote aux femmes, en 1896, et le premier à le faire en consacrant ce droit par un amendement à sa Constitution. Cette statue est un hommage à ses femmes.
Les 14 marches de pierre ornées de chaussures sont l’emblème des décennies qui ont précédé ce droit de vote, à commencer par une paire de mocassins censés représenter les femmes amérindiennes comme Sacagawea, la Shoshone qui a guidé l'expédition Lewis et Clark
De tous les côtés il est beau ce capitole, il a un air de celui de
Washington DC, tout en restant de taille plus modeste.
Une église et un canon …
Un joli clin d’œil à une région française, mais on va y revenir plus loin
Nous continuons notre promenade vers Freak Alley Gallery, galerie en plein air des artistes locaux dont les thèmes sont assez variés.
Nous voici dans l’artère piétonne bordée de restaurants et de cafés. On fait un peu de repérage pour revenir diner ici, l’ambiance nous plait bien.
Maia avant ça, un détour dans le sud-ouest français et plus particulièrement dans The Basque Block !
Je l’ai expliqué dans la journée précédente, à la fin du XIXème siècle, de nombreux compatriotes ont traversé l’Atlantique pour s’établir dans l’Idaho et c’est leur expertise dans les ovins qui leur a permis de s’installer et de rester. L’hiver les bergers rejoignaient Boise où des pensions de famille tenues par d’autres basques les accueillaient. De nouvelles vagues d’immigrants fuyants le régime franquiste sont arrivés avant la seconde guerre mondiale.
La population d’origine basque est estimée aujourd’hui entre 10 et 15 000.
Le quartier est vraiment sympa, les tables des restaurants et des cafés sont déjà bien remplies, il y a même le cocktail d’un
mariage.
On joue la carte à fond
Le quartier n’est pas très grand mais plutôt dynamique.
Le Old Historic District avec ses bâtiments de la fin du XIXème début XXème.
A quelques mètres de là nous arrivons au Julia Davis park qui comporte des musées, une roseraie tout cela le long de Boise River Greenbelt. D’immense espaces vert et de pistes cyclables, on adore.
C’est le plus ancien parc de la ville, qui a été créé grâce à un généreux don de 17 hectares de terrain en 1907 par Thomas Davis en mémoire de son épouse bien-aimée, Julia
La deuxième statue de Lincoln de la ville sculpture géante de 2,7 mètres de haut
C’est près du Rose Garden que nous allons faire une pause dans herbe bien épaisse, ça rend DH dingue, lui dont la pelouse est pleine de trèfle et de mousse !
On va observer un jeune couple en shooting avec deux photographes, c’est très drôle.
Boise River et ses occupants
Un mémorial dédié aux vétérans
Une plaque pour l’arrière-petite-fille de Julia Davis
Statue de Julia Davis
Shooting improvisé avec mon ami le Squirrel
Grove Plazza, esplanade piétonnière
On a faim ! On fait le chemin dans l’autre sens et trouvons une table au Bittercreek Alhouse.
Salade
Caesar pour moi et burger pour DH, on est heureux de s’assoir et la bière fraiche est la bienvenue ! eh oui ce soir on picole … raisonnablement.
On va passer une soirée sympa, cette rue, la 8th est animée, c’est un spectacle à elle seule.
La journée se referme ainsi, j’espère que je ne vous ai pas perdu et qu’il reste encore quelqu’un ?
Demain on continue notre remontée dans l’Idaho avec un retour dans le passé de l’histoire américaine, encore me direz-vous ? ….Eh oui ici c’est comme ça …mais ça c’est pour demain..
To be Continued…