"- It’s a 106 miles to Chicago, we’ve got a full tank of gas, half a packet of cigarettes, it’s dark and we’re wearing sunglasses.
- Hit it."
Je sais, ça n'a rien à voir avec mon carnet (à part la distance pour aujourd'hui) mais j'avais envie de commencer par cette citation d'un roadtrip dans un de mes films cultes. Qui saura me dire lequel ?
Jour 3 - Lundi 29 juillet (suite)
Les yeux encore pleins des merveilles vues d'en haut, nous montons (c'est le cas de le dire vu la hauteur du char) en
voiture, direction notre prochaine étape : Toronto !
Le temps se maintient au beau, la route est fluide et une heure et demie plus tard nous nous garons au pied de notre
hôtel à Toronto, le "One King Street West". Même s'il n'est pas encore 15 heures, notre chambre est disponible. Nous y restons à peine 10 minutes, le temps de se débarrasser des bagages, de prendre nos affaires de plage et, pour moi, d'aller trouver un parking souterrain au tarif absolument prohibitif, puis nous repartons, à pied jusqu'au quai de départ des ferrys pour Centre Island.
Juste avant d'arriver au bord du lac Ontario, nous nous arrêtons devant un stand de hot-dogs, pour nous régaler, à un tarif complètement ridicule (20 C$ pour 4 avec hot-dogs et boissons fraîches) de ce qui fait, à l'égal du hamburger et du t-bone steak, partie du patrimoine culinaire nord-américain.
Le mien déborde de pickles et je m'en lèche les babines.
Le Ferry dessert les îles qui se situent au large de Toronto, sur le lac Ontario. Centre Island est la plus grande de ces îles. On y trouve, dans sa partie Ouest l'aéroport urbain de Toronto et dans sa partie centrale un très grand parc avec de nombreuses plages, un parc d'attraction pour enfant (Centreville) et, surtout, une très belle vue sur la skyline de Toronto.
Le ferry (7,50 C$) nous emmène sur l'île en 15 minutes. Il est bondé, mais nous offre déjà de quoi faire de jolies photos panoramiques :
Arrivé sur l'île, nous nous apercevons qu'environ 10% des terres sont inaccessibles car inondées. En effet, le lac, en cette fin de juillet souffre d'un trop-plein que le Saint-Laurent, en embouchure du lac, peine à résorber.
Première étape, le parc d'attractions Centreville. Pour être clair, c'est plutôt un parc pour les petits. Charlotte, du haut de ses neuf ans est presque à la limite supérieure.
Mais elle s'éclate bien quand même :

Regardez comme son frère, Louis, a l'air ravi d'être là, lui
Après le parc, nous allons nous changer dans les vestiaires de Chelsea beach (malheureusement sales et puants) et nous trouvons un coin de sable pour allonger nos serviettes de plage, à l'ombre pour moi (le soleil et moi, on ne s'aime que de manière distante

) et nous profitons de la douceur du temps.
Bien sûr, Charlotte veut se baigner... mais pas toute seule.
Corinne, ma femme fait semblant de dormir,
Louis, en parfait post-ado venant de s'abonner sur SFR à 10 Go d'internet pour la durée des vacances, a d'autres preoccupations bien plus importantes sur son smartphone que de s'amuser à des choses aussi triviales qu'un bain dans un des 5 grands lacs nord-américains,
Il ne reste que moi. Va pour le bain !
Enfin, bain... jusqu'au genoux, pas plus.
En effet, l'eau du lac est à 19°, et n'étant pas d'origine bretonne ou normande, c'est pour moi 6° de moins que le strict minimum pour se baigner.
Heureusement, Charlotte est du même avis. Aussi, on joue avec le sable en bord de plage et on se balade au milieu des mouettes :
La plage est quand même très sympa, et comme ce sera la seule de nos trois semaines de vacances, j'en profite au maximum. Charlotte aussi, d'ailleurs !
Après une bonne heure de tranquillité, nous décidons de repartir. On a encore pas mal de choses à voir !
Ce qui est bien sur Centre Island, c'est qu'il ya beaucoup de choses à voir et à faire pour les enfants. Charlotte en profite un max et se fait un peu prier pour abandonner les balançoires et reprendre le ferry.
L'endroit où le ferry s'arrête sur Centre Island est aussi très photogénique :
Retour vers le centre-ville de Toronto, l'opportunité d'immortaliser de qui fait le clou de la skyline, la CN Tower de 553 mètres, qui surplombe le Rogers Center, stade à toit rétractable de l'équipe de base-ball des Blue Jays.
Nous allons d'ailleurs à pied du débarcadère jusqu'à la Tour. L'occasion de passer au milieu de tour très sympas à l'architecture moderne. On y trouve aussi quelques sculptures très sympas :
Et nous voilà au pied de ce qui fut pendant 34 ans la plus haute tour du monde avant d'être dépassée en 2009 par la Burj Khalifa et la Tour de télévision et de tourisme de Canton. Elle reste à ce jour la plus haute tour de l'hémisphère occidental.
On nous annonce en bas environ 30 minutes de queue. La file d'attente passe tout autour du magasin où l'ascenseur s'arrêtera quand on redscendra : excellent teasing.
En haut, il y a effectivement foule.
Personnellement, je n'ai pas été vraiment impressionné par la vue. Toronto n'est pas une ville qui comporte beaucoup de choses à admirer. En plus, le soleil a disparu, voilé par de nombreux nuages élevés, rendant la ville très grise.
Pour ceux qui n'ont pas le vertige, donc pas ma femme, on peut marcher sur des vitres en verre au-dessus du vide :

Le seul intérêt est de bien voir les îles sur le lac Ontario. On voit par exemple très bien Centre Island et l'aéroport qui en occupe le côté ouest :
Bref, je ne regrette pas d'y être monté, mais ça me confirme dans le sentiment que Toronto est une ville nord-américaine assez typique, lisse et sans aspérité, bref pas enthousiasmante à visiter.
Nous attendons jusqu'au coucher du soleil puis redescendons pour nous retrouver dans la rue.
Plutôt que de prendre le bus, nous décidons de marcher jusqu'à notre
hôtel, ce qui nous permet de trouver un très agréable restaurant, Jack Astor's Bar & Grill, sur le chemin du retour. Excellent hamburgers, mais "freezing cold" à cause de la climatisation. Nous avions oublié qu'il fallait venir dans les restos en Amérique du Nord avec un pull ou une polaire !
Quand nous ressortons, la nuit est tombée, ce qui nous donne une opportunité de voir CN Tower illuminée, elle est très belle comme ça :
Nous rentrons, fourbus, à l'
hôtel.
19800 pas au compteur soit environ 12 kms à pied.
Les tops de la journée :
L'hélicoptère au-dessus des
Chutes du Niagara
Centre Island, île très agréable, surtout pour Charlotte, et avec une vue splendide sur la skyline de Toronto.
Le hot-dog au pickles.
Les flops de la journée :
Pas vraiment de flops, mais je suis relativement déçu par Toronto. Peut-être faut-il y passer plus de temps pour en saisir la substantifique moelle.