Voici la réponse
Avant tout, je constate que je me suis une fois de plus trompé dans certains événements. La veille au matin, nous n’avons pas été au B&h et chez le marchand de guitare. Nous avons trainé dans d’autres magasins en allant à Time Square.
Lorsque nous sommes retournés à l’hôtel faire nos bagages, Jonathan et moi avons aussi réservé les places dans l’avion. Déçus car nous étions mal placé (au centre).
Jeudi 16/04
C’est notre dernier jour, il faut quitter l’hôtel. En vérifiant les copies des cartes de la veille, Jonathan se rend compte qu’il manque des photos. Grosse déception, nous ne pourrons plus les refaire. Mon épouse veut acheter une « grosse » carte mémoire pour les voyages suivants et elle plonge dans le catalogue du magasin de photos. Je ne peux qu’approuver sa décision.
Le rangement prend plus de temps car Alexandre a perdu un cadenas de sa valise, certains achats risquent de se briser, il faut revérifier les sacs des enfants. Enfin, la chambre peut être libérée.
Je rends les cartes d’accès et nous déposons les valises à la consigne. Un rapide déjeuné au Starbucks. On passe au B&H et chez le marchand de guitare.
Le T-shirt acheté à la va vite chez M&M est trop petit. Comme on passe devant mon épouse va pour le changer. Il y a du monde à la caisse. Lorsque son tour arrive, la caissière lui fait remarquer que le ticket n’est pas le bon. Celui-ci concerne le distributeur des enfants. On essaye de retrouver les enfants dans le magasin, pour leur demander s’ils ont le bon ticket. Ils ne l’ont pas. En sortant, Alexandre trouve un ticket par terre… c’était le nôtre ! On refait la file et enfin on échange le t-shirt.
Mon épouse, toujours sur le coup de ne pas avoir une bonne photo de nuit de Radio City, demande que l’on repasse devant. Elle reprendra quelques photos tout en regrettant de ne plus avoir l’ambiance de la nuit.
Nous avions entendu parler d’un Outlet près de Ground Zero, on prend le métro.
En repassant par les fontaines, j’ai un coup de cafard. Une semaine cela passe vite. L’ambiance de tristesse du lieu n’aide pas.
On trouve l’outlet. Il y a juste un monde de dingue. On regarde les prix pour voir, si cela vaut la peine de perdre notre temps.

. On quitte cette folie et on se balade dans les rues.
Il est déjà tard... Le temps passe trop vite. Bien oui, les valises, les magasins…. On veut repasser par la pointe sud de Manhattan, mais je me trompe de route. On arrive dans un petit parc à côté de L’Hutson.
On profite un peu de la vue et on refait le point sur ce que l’on veut encore faire. Je ne me souviens plus trop, mais je pense que nous avons pris un sandwich.
On décide de remonter à notre aise vers l’hôtel. On reprend le métro, mais celui-ci tarde. La veille, nous avons été bloqués 15 minutes dans une station à cause d’un incident sur la voie. Il arrive enfin, premier arrêt à Union Square.
Ensuite on remonte à pied, vers le Flat Iron Building.
Il est temps de rejoindre l’hôtel. On essaye de trouver une entrée de Métro. On ne la trouve pas. Je demande à quelqu’un. Il m’indique un emplacement derrière les travaux. On ne l’avait pas vue.
On pointe, mais nous ne sommes pas dans le bon sens ! Je cherche un passage pour aller sur l’autre voie… il n’y en a pas. On sort et on trouve l’entrée en face. Impossible de pointer ! En effet on vient de le faire dans cette station. On doit soit attendre 15 minutes, soit faire la file pour avoir un billet (Mais d’où vient ce monde ?) Il y a aussi beaucoup de monde sur le quai. Il n’a pas l’air d’avoir de métro depuis un certain temps. On décide de prendre une autre solution, marcher rapidement vers l’hôtel. D’après mes calculs, nous sommes à 20 minutes de marche. Oui… si on marche bien et que l’on n’est pas bloqué trop longtemps au feu… on ne peut pas toujours traverser comme on veut.
Il nous faudra plus de temps que je pensais… zut il est 15h45 ! J’aurai vachement préférer déjà être dans le taxi. L’avion est à 19h30…. Pour l’instant, je suis le seul à m’inquiéter. La famille me dit toujours que je prends trop de marche de sécurité…. Mais ici nous n’en n’avons plus aucune !
On récupère les bagages à la consigne… il en prend du temps ! On sort enfin… nous avons les valises, il est temps d’avoir un taxi.
Le portier m’invite à monter dans un gros 4x4 d’un privé en me signalant que c’est le même prix que le taxi. Le chauffeur me confirme son tarif. Ok On embarque. Il est passé 16h !
Et là l’horreur, des travaux dans le tunnel nous fait perdre un temps fou. Ensuite, c’est sur l’autoroute qu’il y a un embouteillage monstre : un accident et l’heure de pointe n’arrange rien. Forcément que l’on est dans l’heure de pointe, on a perdu près d’une heure entre le métro et la reprise des bagages !
Notre chauffeur de taxi est Ivoirien. Dès qu’il a entendu que nous parlions français, il a décidé de raconté sa vie. Très intéressante, je le reconnais. Il est à NY depuis plus de 20 ans. Il est arrivé en hivers. Il n’imaginait pas qu’il puisse faire si froid. Son premier job était laveur de voiture. Ensuite, il fut chauffeur de taxi et ensuite conducteur de limousine.
Je m’inquiète pour notre vol. Il m’annonce calmement. Vous n’avez pas beaucoup de bagages, ne vous inquiété pas…. vous êtes aussi sur une bonne compagnie, ils vont vous faire passer en urgence.
Le temps file et la voiture n’avance pas. Notre chauffeur décide de quitter l’autoroute et coupe par pleins de petites routes. On avance plus vite mais pas encore assez vite. Il est déjà 18h ! oui 18h. Cela fait 2h que nous sommes dans cette galère monstre ! On voit l’aéroport, il remonte sur l’autoroute et fonce !
Je fouille mon portefeuille, j’ai la somme en liquide plus quelques dollars pour le pourboire. Je dépose les billets dans le vide poche. Notre chauffeur comprend et me fait signe merci. Il connait le bon endroit pour nous déposer. Le feu est rouge… et le brule pour nous permettre de descendre. Il se précipite pour sortir les sacs. On déboule dans un immense hall. Il n’y a que des guichets de la British Airway. Merci le Chauffeur !
Il n’y a qu’une dame dans une des queues. Elle comprend que nous sommes pressés et nous laisse passer. La dame derrière son comptoir, me fait signe d’avancer. Je lui donne mon billet. Et là calmement elle annonce
« Oh… It’s too late ! » :??:

On a raté l’avion ! :??:
Grand moment de silence…

. Mon épouse reste calme. Je sais qu’elle n’avait pas envie de partir mais quand même. Mes enfants nous demandent et « maintenant on fait quoi ? ».
Bonne question. Je demande à la dame qui vient de m’annoncer que le mode galère venait d’être activé ce que l’on pouvait faire. « Allez au guichet à votre gauche et puis à droite.»
Sachant que cette personne n’a plus de rôle à jouer dans le monde parallèle qui vient de s’ouvrir, je reprends les sacs qui étaient sur la balance et me dirige vers la première quête de cette nouvelle aventure.
Nous arrivons devant le bureau indiqué. Les premiers niveaux dans les jeux sont toujours simples. J’explique la situation à la dame qui m’accueille avec un grand sourire. Elle me demande nos billets et attrape son téléphone.
Elle confirme, effectivement, il n’y a plus moyen de prendre cet avion. Ok on est dans le niveau on l’on aime tourner la plaie autour de couteau ! Et ?
« Allez-vous rafraîchir un peu aux toilettes, et buvez un coup, je vais vous trouvez une solution »
Ok C’est vrai que j’ai couru avec les sacs et que j’ai vachement transpiré. Je suis ses conseils et reviens dans une tenue un peu plus présentable.
Sitôt de retour, elle m'annonce :
« Voilà… vous prenez l’avion suivant. Il part dans 1h30. Seul problème, à Heathrow, je ne sais pas vous mettre dans un vol que 12h plus tard… Il n’y a pas 4 places de libres dans les autres vols »
« Ah… et si on voyage deux par deux ? »
« Non non, vous êtes venus à 4 vous rentrez à 4 ».
« Et le prix ? » je demande en relevant mon petit bouclier en bois en me demandant si le coup de massue ne va pas l’éclater !
« Nothing … It's free »
Euh c'est mon cerveau qui a disjoncté ou il y a un bug dans le jeu. problème de traduction ? Je demande confirmation
Absolute nothing : It's free.
OOOOOOUUUUUUUUUUFFFFFFFF !
Mon épouse ose demander. Et si l’on prend un vol demain matin pour ne pas attendre trop longtemps….
La réponse fuse, alors là ce sera 800$ par personne.
Je signale à mon épouse que l’on ne teste pas le niveau 15 lorsque l’on vient de recevoir la potion magique pour retrouver tout son mana du niveau 1…. On remercie chaleureusement la dame qui nous demande de nous dépêcher… Il reste moins d’une 1h30 pour enregistrer les bagages et passer la douane.
On reprend nos bagages et on se précipite vers la porte du niveau 2… On refait la queue pour les bagages. L’hôtesse prend le listing informatif que la dame du niveau 1 m’a confié. Et je m’inquiète pour savoir si elle comprend bien.
« Pas de problème, je m’occupe de tout »….. et on attend. On attend même longtemps. Ah ! son imprimante sort l’étiquette pour le premier bagage. Les autres vont suivre…. Et bien non. On attend, Je regarde l’heure… il reste 1h avant le départ. Les étiquettes arrivent à la vitesse d’une tortue boiteuse soufrant d’un lumbago et marquant une pause pour laisser passer un escargot qui en pleine route se souvient qu’il ne devait pas traverser et fait demi-tour. Je me vois déjà retourner au niveau 1 signaler que nous n’avons pas réussi à passer le niveau 2 lorsque la dame nous annonce enfin : « Voici vos billets, vous pouvez passer la douane…ne trainez pas » !
On fonce vers le niveau 3, il y a foule… on avance doucement. Je constate que tout le monde doit passer pieds nus et sans plus rien dans les poches. A chaque fois qu’une personne s’approche, le douanier lui signale qu’elle n’a pas retiré ses chaussures. Et à chaque fois la même réponse « ah bon moi aussi ! ».
Lorsque c’est notre tour, le douanier nous voit arriver pieds nus, les poches retournées, tout placé dans les bacs et prêt pour le détecteur. Il repère le t-shirt d’Alexandre « Oh Los Angeles nice town » Il me voit « Oh San Francisco very good ». Super on est au niveau 3 avec des jokes, moi qui m’attendais à devoir sortir tous les livres de sorts pour prouver que nous sommes sur la bonne quête. « Ok, let’s go »
On file vers le niveau 4, la porte d’embarquement… Je me présente au guichet. Nous avons le temps… Il va y avoir du retard, tous les bagages ne sont pas embarqués me signale la dame du niveau 4. J’ai envie de m’excuser et de parler de la dame du niveau 2. Mais je vois une chaise et j’abandonne le combat dans un « Pas grave, nous ne sommes pas pressés ! ».
Dans un shop, j’ai le temps de prendre quelques friandises avec les derniers dollars de mon épouse. On refait le point. On a beaucoup de chance d’avoir pris une grosse compagnie. On n’ose pas imaginer notre situation si l’on avait pris un vol avec une compagnie n’ayant qu’un vol par jour voir par semaine…. Le fait que ce soit gratuit serait dû à ce que l’on se soit présenté avant le départ de notre vol et non après. La dame du niveau 1 aurait dit cela à un moment donné. J’avoue que je ne lis pas toutes les règles des jeux de pistes… il faudrait.
On embarque. On arrive à peine à se rendre compte que nos vacances sont finies. On passe la porte comme à San Francisco en se donnant la main. L’avion n’est qu’à moitié rempli. Après le décollage, je me mettrai sur une rangé du milieu où il n’y avait personne. Heureusement, mon voisin ronfle avant même le décollage ! Nous sommes dans un 757… initialement, nous aurions dû prendre un 747.
Le vol est hyper chahuté. Nous volons dans le jetstream à plus de 950 km/h. Cela va vite, mais ça bouge. Peu avant l’arrivé, je constate que la dame du niveau 2 nous a placé dans le vol Heathrow-Bruxelles initialement prévu. Or on arrive 15 minutes après le décollage de celui-ci. Ok, le jeu a encore des niveaux !
Je me renseigne près de notre steward qui me signale que ce ne sera pas possible. J’avais presque oublié que l’on commence les niveaux avec un coup de couteau dans la plaie ouverte… et ?
Et bien, il faudra demander lorsque vous arriverez. Ok C’est un PNJ, je parle au décore… il ne fait pas partie du jeu.
On arrive (pour ma part sans avoir dormi) dès le débarquement je demande ce que je dois faire. On me donne un chemin comme le reçoit Hannibal Smith. « Ce message s’autodétruira après votre lecture »… Bon je retiens la route et en fais part à la famille. On trouve une autre personne qui nous envois chez une autre et ainsi de suite. Je me demande s’ils ne s’amusent pas avec nous en essayant de nous perdre dans le labyrinthe de l’administration anglaise.
J’ai la réponse ! « Il faut changer de vol »…. Ok super ! Et on fait cela comment ? Allez voir tel personne…
Cela doit être le niveau Boss du jeu, je sors tous mes livres de sorts et je réexplique la situation.
« Effectivement, je vous change cela de suite ». ouf mon livre de sors fonctionne. Je prépare un autre sort (On est bien chez Harry Potter !) «Et Il y aurair moyen d’avoir un vol plus tôt que celui dans 12h »
Alors là, je ne l’avais pas vu venir « Andoloris » est vraiment un sort de magie noir… « Non ce n’est pas possible c’est le seul vol que l’on peut vous proposer »
Ok, je masse là où cela fait mal… mon épouse demande s’il est possible de sortir de l’aéroport… « oui bien sûr ». Oh va-t-on pouvoir visiter Londres comme l’on a pu visiter Dublin lors de notre précédent voyage ?
Elle lance un autre sort dans la brèche « C’est loin ? »
La dame, cousine de Bertrange attaque sans même un regret… « Vous devez compter certainement 2h pour arriver à Londres. »
Ok on va trouver un coin dans ce terminal pour passer les 12 prochaines heures !
On trouve un bivouac sur une ensemble de pouffe… les enfants s’endorment rapidement…et moi j’essaye.
Ce fut long… très long. Je crois que j’ai tout visité dans ce terminal. J’en ai vu des avions décollés !
Notre vol est enfin annoncé… Mais on n’indique toujours pas la « gate »…. Ce jeu est avec plein de sous jeu… qui va voir la porte en premier.
Les minutes passent. Il reste 15 minutes avant le décollage… toujours pas de porte….Reste 10 minutes top : c’est dans un autre terminal. Il faut foncer prendre la navette automatique…. Reste 5 minutes. On arrive devant la porte « Vol retardé de 30 minutes » Mais c’est la bonne porte…..
Nous sommes tous les 4 séparés. Pas d’importance… on va enfin pouvoir rentrer chez soi… La quiétude des premiers jours me semble loin. Ce contretemps, m’a complètement fait oublier que les vacances sont finies….
Dans l’avion, je suis à côté d’une dame qui termine son voyage avec un groupe de 60 personnes. Ils reviennent de la côte Ouest. Que de souvenir. Je parle des lieux que j’ai visités cet été. Elle a vu les mêmes mais plus rapidement. Et comme elle n’a rien organisé, elle a simplement suivi les autres…Elle ne sait même pas le nom de l’hôtel qu’elle a eu sur le strip !
Jonathan était à côté de l’organisateur. Lorsque ce dernier a appris comment on a organisé notre voyage de cet été, il fut surpris d’apprendre qu’un site comme roadrippin existe !
Alexandre a fait croire à ses voisins qu’il voyageait seul….
On arrive à Zaventem… on passe la douane. Il reste plus qu’à prendre nos bagages…
Les trois premiers sacs arrivent assez rapidement…. Et puis plus rien. On attend. Il n’y a plus de valise.
Mon épouse constate que c’est sa valise qui manque….
Bon le jeu n’est pas terminé…. Où se trouve le bureau des bagages perdus ? Alexandre a une idée, il va voir les bagages non repris de la journée. Et trouve le sac de sa maman. Ce sac a probablement pris un autre vol.
La porte de sortie s’ouvre. Mon père nous attend…. Nous pouvons reprendre des activités normales. Le monde parallèle vient de se refermé en même temps que la porte de la douane…. Le jeu est fini.
Les vacances aussi.
