Jour 2 : dimanche 07/04 - Part 2
On finit par prendre la route du parking où on arrive à 12h30 tapante. QR code scanné, on trouve une place sans soucis. On laisse les sacs à dos et appareils photos dans le coffre, car il était marqué dans leur FAQ qu’ils étaient interdits.
Cette partie du downtown est complètement refaite à neuf avec beaucoup d’immeubles récents.

La statue de Dirk Nowitzki, qui a été fidèle pendant 20 ans au Dallas Mavericks en gagnant le seul titre
NBA du club en 2011, orne la place qui mène à l’American Airlines Center.
Il y a une sorte d’énorme braderie avec d’anciens vêtements et goodies du club, qui attire un monde fou.
On fait un tour à la boutique officielle avant de se présenter devant l’entrée.
L’aspect extérieur tout en briques est très sympa.
On a l’impression de rentrer dans un aéroport, avec portiques de sécurité et vérification visuelle de l’intérieur des sacoches.
Pendant qu’on attend le dernier du trio, notre regard est attiré par une personne qui est en train de passer sous un des portiques à côté du notre, avec un maillot dont les couleurs du club dénotent énormément avec le bleu ou blanc de Dallas : un maillot sang et or du RC Lens !
"Oh bordel, même ici il y a des Ch’tis ! " que je lance.
Il nous regarde surpris pendant une seconde de voir des français, puis nous lâche "bah bien évidemment".
On part chacun de nos côtés.
On achète chacun une bouteille d’eau étant donné que les nôtres étaient restées dans le coffre. 6$ la bouteille !

On va les savourer…
Et tout ça pour tomber sur des fontaines à eau dans les travées 30 secondes plus tard…
Si l’extérieur de la salle était joli, que dire de l’intérieur !

Ça change des coursives avec aucun revêtement et des sols et murs en béton brut apparent des salles de basket chez nous.
On prend un escalator qui nous emmène à notre étage et on arrive dans l’arène, et là c’est la claque.

Impressionnant !

Un t-shirt se trouve sur chaque siège. Sympa
On s’amuse au bout d’un moment à jouer à Ou est Charlie et à chercher notre Ch’ti avec son maillot du RC Lens dans la salle. Trop facile. Les couleurs nous ont sauté aux yeux en moins de 10 secondes.
On parie une bière avec mon frère concernant le score, si les deux équipes passeront toutes les deux les 100 points. Je parie que oui, mon frère non.
La salle se remplit très lentement jusqu’à la fin des échauffements avant la présentation des équipes, et c’est là que le show à l’américaine se met en route avec l’hymne national et la présentation des équipes, d’abord celle des Houston Rockets, et celle des Dallas Mavericks dans un jeu de lumière et de pyrotechnie.
Les acclamations ont évidemment redoublées pour les deux superstars de l’équipe, Kyrie Irving et Luka Dončić.

Je n’avais reconnu immédiatement leur entraineur, Jason Kidd, joueur entre les milieux des années 90 et 2010.
Le match commence de manière catastrophique pour Dallas qui ne met pas un pied devant l’autre, mais surtout avec Houston à qui tout réussi en enquillant les paniers à 3pts.
A la moitié du 1er quart temps, Houston a plus de 25 points d’avance.

Mais, tournant du match, un joueur de Houston se fait expulser pour une faute antisportive à la 6ème minute, et Dallas se met lentement à remonter son retard.
27-42 à la fin du premier quart temps.
42 points en un quart-temps !!
Le pari semble bien parti me concernant.

Dallas recolle à -5 à la mi-temps.
66-71
L’ambiance monte doucement. La salle n’est pas pleine à 100%, mais s’est remplie au fur et à mesure des deux quart-temps.
Le show de la mi-temps était très sympa avec une acrobate debout sur une énorme boule en jouant avec des cerceaux.
Dallas continue à grappiller au 3ème quart temps, mais Houston reprend soudainement de l’avance à la fin du 3ème quart temps.
98-106
Une bière quasi assurée.
Avance qui s’accentue au début du 4ème quart temps, et Houston reprend 10 points d’avance.
Dallas arrive à revenir, et même à passer devant pour la première fois du match à +1 à 3 minutes de la fin.
Le public pousse de plus en plus fort.

Houston reprend 3 points d’avance à 10 secondes de la fin.
Dallas fait faute en espérant des échecs aux lancers francs.
Le premier est raté. Et le deuxième… est également raté. Tout le monde pousse.
8 secondes à jouer…
Et Dallas égalise d’un panier à 3 points au buzzer !!!
Explosion dans la salle !
129-129 ! Prolongations !
L’ambiance est dingue !
L’égalisation au buzzer a achevé Houston, qui a fini par lâcher en fin de prolongation.
Score final : Dallas Mavericks 147-136 Houston Rockets.
Avec un match stratosphérique de Kyrie Irving avec 48 points et de Dončić qui frôle le triple double avec 37 pts, 12 passes et 9 rebonds.
Quel match, et quel scénario !
Ambiance très bon enfant avec les zooms dans le public des caméras, les jets au canon de maillot dans le public, les spectacles sur le terrain pendant les temps-morts et la mi-temps.
On ne voit pas le temps passer pendant ces animations et on ne remarque même pas que les équipes sont revenue sur le parquet.
Le seul point négatif que je trouve à l’ambiance, c’est que c’est un public 100% spectateur et consommateur et 0% supporter. A part crier « Let’s go Mavs » de temps en temps quand Dallas attaque et « Defense » quand ils défendent (comme dans toutes les salles de
NBA), il n’y a rien. Aucun chant de supporter local, fanfare ou autre…
Je comprends que les américains fans de basket soient interloqués quand ils voient des ambiances dans les salles de basket d’Athènes, Istanbul ou Belgrade.
Le match aura duré en tout 3 heures ! On récupère la
voiture au parking, et on se dit qu’on va passer la soirée à en sortir. Mais leur système est bien rodé avec des flics à tous les carrefours, on ne se soucie pas des feux de circulation, on avance quand on nous dit d’avancer, et on est sorti de la zone en 10 minutes chrono !
On va se garer sur un parking à côté de la Reunion Tower vers 18h00.
J’avais mis au programme de monter au sommet de Reunion Tower après notre tour dans le downtown, mais on va faire l’impasse. Je ne pensais pas qu’on sortirait si tard du match.
On prend la direction vers la seule chose intéressante du downtown, le lieu de l’assassinat de JFK.
Sur le chemin, on s’est rendu compte que le downtown de Dallas était différent de celui de Fort Worth. Moins propre et plusieurs homeless en plus.
On arrive sur Dealey Plaza, où l’essentiel des touristes de la ville doivent se trouver. Il y a foule.
Et il y a plusieurs stands éphémères vendant t-shirts et lunettes d’éclipse pour l’évènement du lendemain.

Le tireur se trouvait là où a été placé la boîte.
Une croix sur le sol pour chaque balle ayant touché Kennedy.
L’endroit ne nous a pas subjugué, sans doute parce qu’on ne l’a pas connu de notre vivant. On photographie 3 croix sur le sol et une fenêtre, et c’est tout.

Le nom de la rue où s’est produit l’assassinat m’a quand même bien fait rire. Les journaux auraient pu faire les gros titres le lendemain de l’assassinat avec un gros titre du genre Nightmare on Elm Street si le meurtre avait eu lieu 20 ans plus tard.
On a fait un tour du centre-ville en allant jusqu’à Pioneer Plaza.
On est ensuite retourné à la
voiture récupérer les trépieds pour aller faire quelques clichés du coucher de soleil de l’autre côté de l’autoroute sur le Houston Viaduct.
On ne s’en rend pas compte en
voiture, mais traverser à pied prend un bon quart d’heure.
J’espérais qu’il fasse suffisamment sombre afin d’avoir les filets des phares de
voiture sur l’échangeur entre la I30 et la I35, mais la luminosité est encore trop forte.

Étant donné qu’on avait un dernier spot à faire avant d’aller manger, qu’on devait re-traverser quasiment toute l’agglomération pour retourner au
motel, et qu’on se levait tôt le lendemain, on ne s’attardera pas.
On est un peu sur nos gardes en revenant sur le parking, car on aperçoit un sans-abri, légèrement défoncé, parlant tout seul et bien fort, tenant un tout jeune arbre déraciné à bout de bras, se trouvant juste à côté de la
voiture. Heureusement, il s’en éloigne un peu à notre arrivée.
Le dernier arrêt de la journée est à Edgeview Bridge, situé au-dessus de l’Interstate 30, qui a un point de vue très intéressant sur l’autoroute au 1er plan, avec la skyline de Dallas en arrière-plan.
On reprend ensuite la route de Fort Worth pour aller manger à un des meilleurs restos de burgers de l’agglomération selon plusieurs sites internet : Rodeo Goat.
Il y en 5-6 dans l’agglomération de Dallas Fort Worth, mais j’avais choisi celui-là car il était à peu près sur le chemin du retour, et qu’il y avait un parking.
Ça a été un peu brutal en arrivant dans le quartier. J’avais vu sur Google Maps en faisant mes repérages qu’il y avait beaucoup de restaurants et bars autour du Rodeo Goat.
Sauf qu’en arrivant de nuit, on était plus proche de bars et discothèques toutes portes ouvertes, que de restaurants. Il y avait un monde fou pour un dimanche soir, et un sacré boucan.
Et on a dû trouver une place dans la rue car le parking était plein.
Heureusement notre resto est calme.
Et les burgers excellents. Nos meilleurs du séjour.

On ne fera pas de vieux os une fois rentrés au
motel.
On a 3h50 de route pour arriver à Fredericksburg demain pour assister à l’éclipse qui commence à 12h30.
3h50 en théorie. Redoutant de forts retards à cause du monde sur la route, on a prévu d’être sur la route pour 6h00 grand max.
Mais depuis une semaine, je scrute la météo, et le temps annoncé là-bas n’incite guère à l’optimisme…
On a largement préféré le downtown de Fort Worth à celui de Dallas.
Mais le match restera un de mes meilleurs souvenirs du voyage.
