-JOUR 1-
2.30 pm
Au- dessus de L.A.
Le 19 Mai 2019.
Meine Damen und Herren, es ist Ihr Befehlshaber, der zu Ihnen spricht. Wir werden in wenigen Minuten in
Los Angeles landen. Danke, dass Sie sich für
Lufthansa Airlines entschieden haben.
C’est la voix du commandant de bord annonçant notre arrivée qui me tira de ma léthargie. Le temps de me remettre les idées en place, je remarque que mon voisin, le fameux jlm47, n’est plus là.
M’adressant à une hôtesse.
-S’il vous plaît, mon voisin n’est pas à sa place, et comme nous allons atterrir…
-Mais monsieur, vous avez voyagé seul. Personne n’était assis à côté de vous !!
-Qu’est-ce que vous me racontez, nous avons discuté une bonne partie du voyage, et cette casquette, c’est lui qui me l’a donnée.
-Je vous assure monsieur qu’il n’y avait personne à côté de vous, et cette casquette vous la portez depuis notre départ.
Allez, attachez votre ceinture, nous allons atterrir…
C’est quoi cette embrouille, je deviens dingue ou quoi !!
3.00 pm
L.A. Terminal international.
Contrôle.
-Please sir… Ho you’re French…
-Oui, heu… yes.
-Humm, mister Jean-Luc, just a minute please.
Bon dieu, qu’es ce qui se passe encore… Et voilà que je te passe un coup de fil. C’est ça,… N’articule pas, comme ça, je ne pige rien. Allez, continu…
Et merde, voilà le comité de réception. Pfiouu, font au moins 2 mètres les armoires à glace…
-Please, mister, follow me.
-Ok, ok, what’s happen?
-Ne vous inquiétez pas, suivez- moi.
-Ho chouette, vous parlez Français.
-S’il vous plaît, entrez.
-Écoutez les gars, si c’est pour une fouille au corps, c’est mal barré pour vous, je fais du kung-fu, de l’aïkido, du jiu-jitsu, du judo, et j’en passe…
-Ha, ha, ha, toujours le mot pour rire, ces satanés bouffeurs de grenouille…
Seriously, cette valise, vous la reconnaissez ?
-Merde, oui, je la reconnais, c’est celle de Pascale…
-Nous l’avons trouvée hier, à la sortie du terminal, et on a failli la faire sauter. Mais quand on a vu qu’elle venait de France, on a trouvé ça weird. Alors, on a regardé les enregistrements des caméras extérieures, mais plus aucune ne fonctionnaient, de plus en plus weird…
-Mais comment savez-vous que je connais sa propriétaire ?
-Un de vos collègues de votre bureau nous a prévenus qu’un flic Français venait à L.A. alors peut-être que…
-Ex flic, mais peu importe. Thank’s guys.
-L’affaire est réglée, le reste ne nous regarde pas, mais juste un conseil, parait que vous êtes un pro pour mettre le merdier comme on dit chez vous, mais pas de ça sur le sol Américain. OK ?
-OK, OK.
Bon, à partir de maintenant, j’ai vraiment intérêt à rester sur mes gardes, quelqu’un m’a attiré ici, et ce n’est sûrement pas pour mon bien.
Il tient Pascale, pas de doute. Elle a laissé sa valise comme indice. Un peu maigre pour savoir par où commencer à la chercher.
Alors qu’il se dirige vers la sortie, quelques mètres derrière lui, un homme pianote sur son portable.
« Il sort, tenez-vous prêt il a la casquette sur la tête, il ressemble à ça ».
5.00 pm
Sur la route.
Elle se réveilla en sursaut, ballottée de droite à gauche sur la banquette arrière du pick-up, les membres entravés, elle reprenait ses esprits petit à petit.
Dans quel pétrin me suis-je fourrée ?
Et depuis combien de temps j’suis dans le coaltar ?
Qu’es ce qu’il me veut celui-là ?
Mais, qui est-ce ?
Lorsqu’elle croisa son regard dans le rétroviseur intérieur, elle sut.
La vitre de séparation entre les places avant et la banquette, s’abaissa sur son étonnement.
-Haaa, tu te réveilles enfin.
-Et toi enfoiré, tu t’es reconverti dans le rapt. Je croyais que tu préférais faire joujou avec ton clavier.
-Faut savoir s’adapter, et puis, ça brouille un peu la piste.
-Qu’est-ce que tu m’as injecté salopard, depuis combien de temps je dors ?
-J’ai trouvé ce produit sur internet. Sympa non !! Par contre, j’ai dû un peu trop forcer sur la dose, tu dors depuis 24 h environ.
-Hein !!! Putain d’enfoiré…
Sur ce, un petit bip se fit entendre.
-Désolé de ne pouvoir poursuivre cette discussion avec toi, mais j’ai un coup de fil à passer.
La vitre de liaison se releva.
Déjà, dans sa tête, elle récapitulait.
1 Jour que je dors, je n’ai plus de portable, pas de flingue, je ne sais pas où je suis.
Comment je préviens Jean-Luc ?
Mais non, suis-je bête, ce n’est pas moi qu’il veut. Je ne suis qu’un appât. Sans doute Jean-Luc est-il déjà au courant. En un jour, il a pu rejoindre L.A.
S’il est là, il a même peut-être récupéré ma valise. S’ils ne l’ont pas faite sauter.
Avec des si !!
A ces mots, sa vue se brouilla.
Non, il est là, je le sais, je le sens.
5.00 pm
L.A. Terminal international.
A l’extérieur.
Bon, par quoi je commence.
D’abord, louer une caisse. Ensuite, laisser faire l’instinct.
Telulut… Telulut… Telu.
Le numéro de Pascale, mais ça m’étonnerait que ce soit elle.
-Ouais, allô…
-Dis donc, t’en a mis du temps pour sortir… Non, non, ne cherche pas, je ne suis pas là. Regarde plutôt en face de toi, tu vois la caméra sur le poteau, de l’autre côté de la route ? Voilaaa…
-Qui t’es enfoiré ? Qu’es ce que tu as fait à Pascale ? Qu’est-ce que tu me veux ?
-Doucement Jean-Luc, doucement. C’est moi qui mène la danse, alors tes questions tu te les mets où je pense…
-Ne me prends pas pour un bleu, si tu m’as fait venir jusqu’ici, c’est pas pour rien. Alors si tu veux que je rentre dans ton jeu, va falloir que tu causes, Pascale ou pas Pascale…
-…Ta Pascale, elle va bien, elle est derrière, et si elle avait un flingue, je serai déjà mort. Par contre, je ne te dirai pas qui je suis, il va falloir que tu trouves. Pour le jeu, tu ne crois pas si bien dire. J’ai disséminé un peu partout quelques indices qui te mèneront à moi. Si tu trouves avant la fin, peut-être que tu auras la chance de sauver Pascale. Sinon…
-Sinon quoi. Si tu touches à un seul de ses cheveux…
-Tss, tss. Si tu n’as pas de quoi noter, ouvre bien grand tes oreilles. Le jeu commence maintenant. T’as deux jours pour te rendre à la prochaine étape. A condition que tu trouves bien sûr, ha ha ha ha.
Au pied du crane ovoïde tu trouveras le premier indice.
-Hein, qu’es ce que…
Tut tut tut.
Et merde. Crane ovoïde !!! De quoi il me parle ?
Reste calme, réfléchi…Avant tout trouver une
voiture, je vais prendre la navette pour
Alamo, et je réfléchirai en route, même si la fatigue commence à me gagner.
Haaa, c’est quoi ce courant d’air frais sur mes épaules ?
Meeeeerde, au punaiiiiise, un fantôme…..
-Excusez-moi, je n’ai pas pu m’empêcher d’entendre votre conversation.
Il parle en plus, et en Français !!!!!
-Vous êtes Jean-Luc n’est-ce pas ?
Et il connaît mon Nom !!! Je suis bon pour l’asile !!!
-N’ayez pas peur, ce n’est qu’un drap. Comme je vous disais, j’ai entendu votre conversation, et je crois savoir où est ce que vous cherchez.
-Vraiment ?
-Oui, je pense que c’est un rocher dans un park à l’ouest de L.A. Il vous faut partir par la 105, ensuite la 60, et la 10. Vous arriverez par le sud… Mais je vous conseille de vous reposer en route, ça fait beaucoup de trajet.
-Attendez, je cherche sur mon portable… Ça y est, je crois que j’ai trouvé… Hé mais, où est-il passé ? Il s’est volatilisé !!!
Bizarre, vraiment bizarre, tous ces types qui apparaissent et disparaissent d’un coup. Trop de coïncidences. Qui veille sur moi ? Quel rapport avec l’affaire ?
Bon, les questions j’y répondrai après. Si le fantôme a vu juste, je dois me rendre à
Joshua Tree.
La navette
Alamo, pile poil.
Allô, grand chef sruo, c’est moi, trebuH, je lui ai indiqué la route, mais l’autre a vraiment l’air d’être un tordu.
Ha, je pense qu’il se doute de quelque chose aussi…OK, j’avertis les autres.
7.00 pm
Los Angeles
Sur la route.
Que de monde sur cette route. Faut que je trouve un
hôtel, mes yeux commencent à se fermer tout seul. Il avait raison le fantôme. Et puis je n’arrive plus à réfléchir. J’aurai les idées plus claires demain matin.
Tout ce que je sais, c’est que je suis en train de me jeter dans la gueule du loup.