J7 : 15/04/2019 – Séville
Aujourd’hui, on a rendez-vous avec Lucas de Vivir Al Andalus. On a réservé une visite privée.
On doit se retrouver à 10H sur la Plaza Nueva. Fort de notre expérience d’hier, on s’arrête à la station de tram car même pour 2 arrêts, tout le monde est unanime : y’a pas moyen qu’on marche.
Il fait déjà chaud, il est prévu 37° (alerte canicule pour les Parisiens…

).
Dans des conditions d'hygrométrie normales, on constate qu'un Espagnol moyen se compose de trois quarts d'omnivore et d'un quart d'Arabe. Cette singularité chimique s'appuie en fait sur une réalité historique.
Arrivés sur la place, on est rejoint par famille N°2. Mais comme je ne connais pas Lucas, je regarde tous les hommes que je rencontre

. Je cherche un signe distinctif qui me ferais comprendre que c’est lui.
Loulou ? Loulou ? Oui Loulou c’est moi…
Bon, en plus comme j’ai pas internet et que c’est moi qui ai le numéro de Lucas ben on est dans la mouise…
L’homme, dans toute sa galanterie

m’offre le partage de sa connexion et je peux enfin appeler notre guide au-delà de l’éternel

. Ah, il est à environ 1m de nous, j’entends son téléphone qui sonne…
On fait les présentations.
C’est un Sévillan qui parle parfaitement le français (il a étudié chez Mireille M.

). Pendant 3H30, il va nous faire découvrir Séville et les Sévillans. Il a fait des études en patrimoine historique mais il a aussi envie de nous expliquer leur mode de vie.
On déambule donc dans toutes les rues que Séville peut compter, il nous indique les endroits magiques pour prendre des photos, nous raconte tout un tas d’anecdotes. On passe un moment génial, les enfants le bombardent de questions. Génial tout simplement.

A la fin de la visite, il nous mène à une bodega avec terrasse pour nous offrir un verre comme le ferait un Sévillan avec des copains. Comme il n’a pas d’impératifs pour l’après-midi, il passe encore une bonne heure avec nous où nous parlons royauté (Valérie il connaît tes cousins

), politique… et semaine sainte.
Demain tout est fermé c’est fête (enfin veille de fête donc on anticipe ici

).
Il nous conseille un restau dans les halles.
Il est temps d’aller manger et cet endroit est simplement parfait, on commande au comptoir, on a un carreau de carrelage à notre nom où chaque plat commandé est noté. On se régale de poissons, moules, fritures… Le serveur est croquignolet à souhait et sa maman qui travaille avec lui est une Rennaise tombée amoureuse de Séville (et pas que

).

On repart à l’assaut de la ville…et des processions

. Bon là ça commence à devenir très compliqué, il y a un monde agglutiné de malade, il est très difficile de se frayer un passage et éviter les processions devient un véritable casse-tête chinois, sans compter cette forte chaleur

.
C’est tout rouge (qu’obtenez-vous avec un garçon rouge de colère et une fille bleue de peur… du violé

) qu’on atteint enfin les abords du parc Maria Luisa.
On pègue

, on a soif, on est fatigué.

On se balade dans la cour du Palais de Theed, s’attendant à voir Anakin et Padmée à chaque colonne mais que nenni, doivent être sur Naboo (et Chewie en Belgique

).

Puis épuisés (mais ravis), chacun rentre chez soi. On passe chez le primeur, le charcutier et le boulanger et on profite de notre terrasse pour un nouvel orgasme culinaire (

)
Le bilan de la journée est excellent. Mais j’ai du mal à retrouver la ville dans laquelle j’avais flâné des années auparavant. Ce monde gâche un peu la douceur de vivre sévillane.
