JOUR 5 : 25/06/2016
« Maman, on va au Gros Nichon aujourd’hui ? », en quelque sorte ma chérie mais c’est Grand Téton … mais c’est la même chose non ? Euh…
Ça y est nous quittons notre charmant hôtel pour reprendre la route.
Ah j’ai oublié de vous parler du Westwood Lodge : deux pièces (chambre à 2 lit double) et salon, cuisine et un lit double pour 177$ la nuit, WIFI un peu capricieux. Très sympa.
Aujourd’hui, beau programme : le lac, la balade de Jenny Lake et le rodéo (plus tout un tas d’autres arrêts que j’ai noté mais que je n’insère pas pour ne pas décourager les troupes).
Ce matin, il fait frisquet, 10° à peine…
Tout commence par un arrêt au Visitor Center de West Yellowstone pour aller jurer et cracher la main levée face au ranger et récupérer le badge. Ah on me dit qu’il ne faut pas cracher

(ok je note).
Le ranger vérifie attentivement que les pages ont été correctement remplies par les Juniors, va chercher son chapeau (c’est important un chapeau, je vous le dis depuis le début) et entame The Star Spangled Banner, euh non la lecture d’intronisation (si, si) des Juniors Rangers. Les enfants jurent, promettent et c’est gagné, We did it yeah ! (comme dirait l’autre dinde de Dora).
Bon et ma montre dans tout ça ? Je demande au ranger s’il peut appeler Old Faithful (le visitor center pas le geyser, il ne répond jamais) pour voir si une montre (et me voilà à décrire la montre en long en large et en travers, et en mime parce que les mots ne viennent pas toujours au bon moment). Et chance pour moi, oui, elle a été ramenée. Youpi (je vais pouvoir dépenser mes sous autrement aux outlets). C’est ça les USA.
Nous repartons donc via Old Faithful (ça tombe bien c’est sur la route) pour récupérer le précieux. On en profite pour se faire une éruption de loin.

Arrêt pipi (on connaît toutes les toilettes des parcs nationaux avec 4 pisseuses)
Nous voici arrivés au lac, il fait un froid de gueux ( il neige sur le lac…,ben quoi 12°, c’est inacceptable en plein été). On voit de jolis zoizeaux (mince Laurence, tu m’as refilé le zozotement).

Direction donc Grosse Poitrine

(chez nous on dit : Mange béton cague maison Mange sardine, grosse poitrine,

mais je m’égare et Acaciane va dire qu’il n’y a que du vide dans ces pages, bah, pas plus que dans ma tête) avec comme premier arrêt le Jackson Lake.

On arrive ensuite à Jenny Lake, les ventres sur pattes crient famine. Bon, le parking est en pleine restauration, pas de tables de picnic

. Tant pis, on sort le plaid et nous nous installons au milieu du chantier pour manger (on a faim). Le ventre rempli, nous nous attaquons au Jenny Lake trail, direction les chutes. Un « Beware Bear » judicieusement placé au départ du sentier provoque dans le groupe une irrépressible envie de chanter. Ceux qui ont eu la chance de nous suivre ou de nous croiser ont :
- Vu aucun ours ou tout autre bestiole
- Entendu tout le répertoire de Louane (Straw quel dommage de ne pas t’avoir eu à nos côtés) et de Kendji
- Vu une élégante jeune femme avec un chapeau blanc très magnifaïque (comme dirait Cristina)

Les chutes sont sympa, mais le reste du trail pour aller plus haut(Ou l'on oublie ses souvenirs) est fermé.

Nous redescendons doucement vers le ponton pour prendre le bateau. C’est une chouette balade et le retour est agréable.

A notre arrivée, nous marquons sur le tableau blanc notre provenance (un peu comme on fait avec la viande) puis c’est l’heure du « Junior Ranger Program » sur, je vous le donne en mille : les ours. Bon, c’est clair qu’elle n’a pas besoin la rangeresse de nous rappeler que en premier lieu il faut faire du bruit (on a été efficace là-dessus). Elle demande maintenant qu’elle est la chose à faire en dernier recours ? A peine ai-je eu le temps de traduire aux 4 enfants que les voilà allongés au sol, mains sur la nuque et jambes écartés, ils font le mort. On a épaté la miss.
Ensuite elle nous propose « Manipulation de bombe à ours », bon si on arrive à faire fuir un ours comme ça, on a de la chance parce que :
- Il faut être à 4 m de la bestiole
- Viser un peu bas mais pas trop et plutôt centré
- Attendre de voir si ça a fait effet
- Sinon, faire le mort …
Bien, une fois de plus nous sommes aptes à devenir Junior Rangers. Nous partons donc voir les rangers. Mais c’est qu’il est drôlement charmant Justin le ranger

… il nous demande d’où on vient, où on va (partout avec toi) puis ravi d’avoir des Français, nous demande de lire certains lieux de Grand Téton tels que Nez Percé et nous demande la signification (pas pour Grand Téton, heureusement). Puis, il me demande de lire le discours de rangers pour les enfants (oui Justin, je le fais pour toi

). Je suis, vous vous en doutez, très applaudie pour ma prestation.
Nous repartons car il y a encore pas mal de chose à faire.
On rate bien sûr l’embranchement pour la chapelle, nous faisons demi-tour, pas question de la rater. Fort heureusement pour nous, un car de chinois fraîchement débarqué est déjà en phase d’embarquement, nous ne ferons que les croiser, ouf. C’est beau cette petite fenêtre qui donne sur la montagne.

Allez, on prend la route de Jackson car ce soir c’est rodéo (c’est la vie pas l’paradis)

.
Nous prenons possession de notre chambre au Virginian Lodge : 3 grands lits doubles. Nos copains héritent d’une chambre avec cuisine et jacuzzi (qu’ils n’essaieront pas vu le bruit équivalent à un avion au décollage que ça fait)

.
Allez, direction le rodéo à pied. On prend le repas là-bas (pour faire original, ce soir c’est hamburger/frites). On s’installe et c’est parti pour le pestacle. Comme vous pouvez le voir sur les photos, y’en a qui galèrent…
Avant de repartir, S. nous avait promis de monter un taureau et fortuitement, en voici un mécanique juste à la sortie. Elle se lance, s’installe. Moi, comme vous le savez, je suis une gentille et je vais voir le monsieur aux manettes pour lui dire « Fais-toi plaisir mon gars ».
Ah quel grand moment, elle est accrochée au taureau en mode « je te fais un gros câlin », elle crie « Au secours », le gars est mort de rire, son acolyte pareil, des gens s’arrêtent pour admirer le spectacle

. On a tout filmé, on pleurait de rire. Quand le taureau s’est calmé, elle en est descendue titubante, s’est vautré sure les coussins. Le gars m’a dit « Je n’avais jamais vu ça, je n’ai jamais autant ri ». Ben nous non plus.
Bon, retour au bercail dans une nuit noire, on voit pas à un mètre, heureusement que nos téléphones font tout maintenant (sauf choper du réseau pour téléphoner…). On passe par le R.V. park. Mon Dieu, ces énormes engins, je parle des camping-cars évidemment, ils ont même des rallonges sur le côté. On fait pâle figure avec Titine, notre Dodge.
Au lit, c’est pas tout ça mais demain faut rouler.