Partout, par l'incroyable foisonnement de vie sauvage, avons été enthousiasmés
En découvrant les mustangs sauvages des Black Hills, avons été charmés
Les animaux, grands, petits, cornus, velus, à poils, à plumes... nous ont gâtés !
Scène 1 : Où l'on va à la rencontre des mustangs sauvages...
Ce matin, le réveil sonne le clairon à 6h30. C'est tôt et je vous avoue que ça pique un peu... Mais il y a une bonne raison à ce réveil si matinal : nous avons rendez-vous à 8h45, et l'endroit dans lequel nous nous rendons se trouve à 1h de route de Custer.
Vers 7h30, nous sommes en voiture. C'est à ce moment-là que nous expliquons à Louloutte que la sortie de la matinée lui est spécialement dédiée : nous allons à la rencontre des mustangs sauvages des Black Hills. Connaissant Louloutte et sa passion pour les équidés, vous imaginez aisément sa réaction à cette annonce !
La route serpente entre terres agricoles et petites collines. Nous arrivons en vue des premiers panneaux qui indiquent l'endroit où nous nous rendons.
A 8h30, nous sommes arrivés à destination : le Black Hills Wild Horse Sanctuary, géré par l'IRAM (Institute of Range and the American Mustang). Cette fondation privée, créée en 1988 par un dénommé Dayton O. Hyde, vise à protéger les mustangs et préserve un territoire immense à leur intention.
Nous avons un peu d'avance. Nous nous rendons tout d'abord à l'accueil, histoire de confirmer notre présence et de faire notre "check-in" pour le tour en bus de deux heures que j'ai réservé. J'avais fait les réservations, et payé, quelques mois auparavant par téléphone. Pour ceux que cela intéresse, le coût du tour était de 50$/personne pour Chéri-chéri et moi, 15$ pour Louloutte (moins de 18 ans) et 7.50$ pour Loulou (moins de 12 ans). Des tours privés en jeep sont également proposés, mais le coût en était prohibitif pour nous...
Une fois les formalités réglées (cette fois-ci, pas de
disclaimer à signer !

), nous faisons un petit tour du propriétaire en attendant le départ de la visite à 9h. L'endroit a tout d'un ranch, et est très agréablement aménagé.
Le Black Hills Wild Horse Sanctuary est la terre d'accueil de mustangs nés sauvages. De nombreux chevaux sont venus au monde sur ces terres, mais ça n'est pas le cas de tous : certains sont nés ailleurs, et ont été secourus et amenés ici pour y être pris en charge.
Nous faisons connaissance avec les pensionnaires du centre, dont un cheval quasiment aveugle qui a été recueilli et est soigné ici. Ces chevaux sont très maigres et font peine à voir !
A 9h tapantes, c'est le rappel des troupes pour le départ du tour. Notre chauffeur est un passionné de chevaux qui travaille ici bénévolement pour l'été. Deux familles américaines participent à la visite, mais le car est loin d'être complet : nous ne sommes pas plus d'une quinzaine de personnes au total.
Une fois tout le monde à bord, le car s'ébranle. Très rapidement, nous croisons un premier cheval.
Alors que nous nous éloignons du centre et de ses installations, notre chauffeur nous explique que pendant la conquête des Amériques, de nombreux chevaux des colons espagnols s'échappèrent et retournèrent à un état sauvage. Aujourd'hui, les descendants de ces fugitifs vivent libres dans des zones protégées de l'ouest des États-Unis, comme le Black Hills Wild Horse Sanctuary.
A bord de notre car, nous prenons peu à peu de la hauteur...
Nous marquons un arrêt pour observer le centre en contrebas. Ses installations sont devenues toutes petites...
D'en haut, nous assistons à une scène cocasse : un couple de chevaux vient saluer les occupants d'une jeep en visite privée...
De là où nous sommes, la vue sur le territoire géré par l'IRAM est magnifique...
En y regardant de plus près (avec un bon zoom

), on parvient à voir quelques chevaux broutant non loin de la rivière.
Nous repartons. Nous ne tardons pas à arriver sur un plateau.
Bientôt, nous croisons notre premier troupeau de chevaux sauvages. Notre chauffeur marque un arrêt près d'eux.
Scène 2 : Born to be wild!
Nullement effrayés, les mustangs continuent à brouter en nous ignorant de toute leur superbe...
Assez rapidement cependant, quelques petits curieux se détachent du groupe et viennent passer la tête à travers la porte avant du car. Le chauffeur les connaît bien, et chacun a son petit nom.
Il nous explique que certains chevaux, moins farouches que les autres, se laissent approcher et caresser par les quelques hommes qui sont parvenus à tisser des liens de confiance avec eux. D'autres mustangs resteront leur vie entière à distance respectable des humains.
Nous avons pour instruction de rester dans le car et de laisser faire les chevaux. A un moment, un mâle noir arrive. Cela-là est le moins sauvage du lot, et il acceptera volontiers une friandise de la main d'un(e) inconnu(e)... et c'est Louloutte qui remporte le droit de le gâter !
Nous repartons. A plusieurs reprises, un peu partout sur la plaine, nous croisons des animaux, parfois isolés, souvent en groupe...
Notre chauffeur nous apprend que les mustangs sont des animaux éminemment sociables, et qu'il arrive souvent que certains se lient d'amitié à vie.
Magnifique, celui-là !
Les chevaux ont un fonctionnement hiérarchique, et il y a toujours un mâle dominant dans un troupeau. Les batailles sont âpres entre les étalons, et bien souvent, le perdant se retrouve mis à l'écart du groupe.
Le chauffeur nous raconte des anecdotes sur certains des chevaux que nous croisons... Le petit poulain Thunder, par exemple, a été nommé ainsi par le personnel du centre car il est né une nuit d'orage...
Nous croisons également un cheval que j'ai envie de nommer Belle Mirette... Un cheval aux yeux bleus, c'est très rare !
Au loin, les paysages sont superbes.
Nous n'allons pas tarder à entamer le chemin du retour.
Scène 3 : Où l'on croise la route des Lakotas et des pionniers
Mais notre chauffeur tient à marquer un arrêt sur un site sacré pour les indiens Lakotas.
Lorsque l'IRAM a acheté ces terres pour que les mustangs sauvages puissent y vivre en paix, les indiens ont obtenu le droit de continuer à perpétuer leurs traditions millénaires. Ils viennent donc ici en nombre chaque année pratiquer leurs rites ancestraux, liés aux célébrations du solstice d'été.
Notre chauffeur, qui semble connaître les Lakotas aussi bien que les chevaux, nous explique le déroulement des cérémonies qui ont eu lieu il y a quelques semaines.
Nous repartons en direction du centre, non sans faire un dernier arrêt en cours de route, près d'une formation rocheuse.
Le chauffeur nous apprend qu'à la fin du 19ème siècle, un certain Eddie vécut là pendant deux ans, dans une grotte minuscule.
Sur le site, on trouve également quelques pétroglyphes de toute beauté.
Encore une preuve, s'il en fallait, du fait que les indiens ont occupé ce territoire bien avant que les pionniers blancs viennent s'y installer...
Au terme de deux heures de vadrouille, nous voilà revenus au centre. Nous n'avons vraiment pas vu le temps passer, et nous avons tous énormément apprécié cette balade en pleine nature, en compagnie des chevaux sauvages, des chiens de prairie, et des fantômes du passé.
Nous donnons un bon pourboire à notre chauffeur et reprenons la voiture.
Avant de quitter définitivement les terres du Black Hills Wild Horse Sanctuary, nous nous arrêtons sur un site que notre chauffeur nous avait signalé mais auquel il n'avait pas marqué d'arrêt.
Il s'agit d'une vieille école en bois. Ici encore, nous venons à la rencontre des fantômes du passé...
Datant de 1891-92, le bâtiment fut rénové au cours de l'été 2008 par la famille Coffee, de telle sorte qu'il s'appelle désormais Coffee Flats School House.
Les enfants de pionniers âgés de 6 à 13 ans venaient parfois de loin pour recevoir un enseignement ici.
Quelques objets d'époque subsistent encore, comme cette chemise ou cette baignoire extérieure ! Je vous avoue que nous nous sommes demandés à quoi elle pouvait bien servir : à abreuver les chevaux, ou à laver les enfants ?
Alors que nous quittons le territoire du Black Hills Wild Horse Sanctuary, nous constatons que les chiens de prairie sont légion ici !
Il est quasiment midi lorsque nous parvenons en vue de la ville de Hot Springs, que nous avions traversée rapidement à l'aller.
Nous avons tous faim et décidons de nous arrêter dans un fast-food pour le déjeuner. Une fois rassasiés, nous profitons un peu du wifi gratuit pour consulter nos mails et prendre le pouls de nos réseaux sociaux favoris, puis nous reprenons la route.
Scène 4 : Où l'on survole Wind Cave...
Nous empruntons l'US 385 qui part de Hot Springs en direction du Nord. Nous traversons tout d'abord des terres agricoles.
Une dizaine de minutes plus tard, nous parvenons en vue du panneau de Wind Cave National Park, l'un des plus vieux parcs nationaux des Etats-Unis, et le tout dernier de notre séjour !
Wind Cave, c'est l'un des réseaux souterrains les plus longs et les plus complexes au monde, renommé pour ses formations particulières de calcite ressemblant à des nids d'abeille, à du pop-corn, ou encore à des cristaux de glace. Mais contrairement à ce que son nom laisse supposer, le parc national de Wind Cave n'est pas uniquement composé d'une grotte.
La prairie et les forêts de conifères qui se trouvent au-dessus de Wind Cave font aussi partie du parc national.
Ces verdoyants espaces sont réputés pour abriter une importante faune sauvage. Et effectivement, à peine quelques minutes avoir avoir pénétré dans le parc, nous apercevons un pronghorn qui broute...
Derrière lui, un chien de prairie vaque à ses occupations !
Nous constatons bien vite que, si le pronghorn semble se passer de congénères, les chiens de prairie, eux, vivent ici en nombre !
Nous remontons la route en direction du Visitor's Center.
Nous ne tardons pas à marquer un autre arrêt... On se croirait presque revenus dans la Lamar Valley de Yellowstone !
L'émotion à la vue des bisons est toujours aussi forte...
Après avoir profité quelques minutes du spectacle offert par les ruminants, nous nous rendons au Visitor's Center.
Une fois sur place, c'est le choc : le parking est bondé, de telle sorte que nous avons du mal à trouver une place. Quant à l'intérieur du V.C., il fait penser au métro aux heures de pointe ! Ca change de notre balade paisible du matin et même de la route tranquille que nous venons d'emprunter !
Nous récupérons les livrets de Junior Rangers. Pendant que je pars faire la queue pour me renseigner sur les visites de la grotte, Chéri-chéri et les enfants cherchent à se poser quelque part pour commencer à remplir les carnets.
Il faut savoir qu'il n'y a pas de visite libre de Wind Cave. Il faut forcément s'inscrire à un tour. Différentes visites, de durées et niveaux de "difficulté" divers, sont proposées. Je vise le Natural Entrance Tour, un tour facile qui dure 1h15 et permet d'avoir un aperçu complet des différents types de formations de Wind Cave en 1h15.
Au bout d'une quinzaine de minutes de queue, la personne au guichet m'annonce que les prochains tours sont complets et que le premier disponible part à 15h40... sachant qu'il est 14h ! Il s'agit du Fairgrounds Tour, un tour un plus "difficile" que celui que je visais (avec des marches à monter), et qui dure 1h30.
J'hésite. Mais je me dis que nous pouvons bien patienter, et que nous en profiterons pour faire les livrets de Junior Rangers ! J'achète les billets et pars rejoindre ma petite famille qui s'est trouvé des places sur un banc.
Quand j'annonce l'heure et demie d'attente, c'est la bérézina... Chéri-chéri et Louloutte ne sont pas particulièrement motivés, préférant "se la jouer cool" cet après-midi, mais Loulou refuse carrément d'attendre aussi longtemps. J'insiste mais Chéri-chéri, qui sait que Loulou a une idée derrière la tête, me convainc de renoncer à cette visite.
OK, mais je fais quoi, moi, avec mes billets ?
Dépitée, je retourne faire la queue... Les tickets se vendent maintenant pour les visites de 17h. Au final, la personne du guichet trouve immédiatement un repreneur pour mes billets, ravi de sa bonne fortune. Une fois mon remboursement crédité sur ma carte, je récupère ma troupe et nous partons reprendre la voiture...
Je ne vous cache pas qu'à ce moment-là, je suis vraiment dépitée... Demain nous devons passer par Fort Laramie avant de prendre la direction de Cheyenne, et je n'ai pas prévu de passer par Wind Cave !
En voiture, Chéri-chéri m'explique que Loulou a répéré un mini-golf en face de notre hôtel et a vraiment, mais vraiment très envie de faire une partie ! Il avait peur que le site doit fermé si nous rentrions trop tard de Wind Cave... d'où le drame. Pauvre Loulou !
Scène 5 : Où l'on clôture tranquillement la journée
Après tout, pourquoi pas un mini-golf ? Ca pourrait détendre tout le monde et nous changer un peu des visites... Une fois arrivés à Custer, nous nous rendons donc directement au Grizzli Gulch Adventure Golf qui fait face à notre hôtel.
Hé bien, vous savez quoi ?
Au final, nous avons passé un très bon moment en famille !
Loulou aussi avait bien droit à son activité spéciale de la journée, après les mustangs sauvages pour Louloutte... N'est-ce pas Louloutte ?
Une fois sortis du mini-golf, nous décidons de finir la journée en beauté à la piscine de l'hôtel.
Et voilà comment, après avoir passé une matinée mémorable en compagnie des mustangs sauvages, nous avons totalement improvisé un après-midi cool, en famille. Et tant pis si, pour cela, j'ai dû faire une entorse au roadbook et éliminer la visite de Wind Cave du programme de la journée... Loulou était tellement content que cela faisait plaisir à voir !
Nous avons clôturé ce vingt-cinquième jour de roadtrip en commandant des pâtes et des salades à la pizzeria du coin et en nous les faisant livrer dans notre chambre.
Un mois sur la route, ça fatigue, et la motivation des troupes en fin de séjour a clairement tendance à s'éroder. Demain nous devons prendre la route pour Cheyenne, et y retrouver Mike et Teresa, mes "host-parents" américains. Je suis tellement heureuse à l'idée de les retrouver que ma petite déconvenue de la journée ne m'affecte pas plus que ça, finalement...
J'espère que vous avez apprécié cette journée en notre compagnie, malgré le loupé de Wind Cave... et comme on dit en anglais
Stay Tuned car demain, nous pourrions bien vous surprendre !
Qui devinera comment ?
