J11, dimanche 24 juillet, Santorini (Oia/Red Beach/Pyrgos)
Bien que la météo fut au beau fixe toute la journée, 32-34°C, malgré le vent qui a soufflé très fort toute la journée, l’atmosphère ambiante était à l’orage un partie de la matinée. Je vous raconte tout ça.
Ce matin, la visite de Oia (ou ia qui se prononce ja/ya) est à l’ordre du jour. Je sais qu’on ne sera pas seul au monde là-bas et je sais aussi qu’on n’a pas envie de mettre le réveil pour y être aux aurores. Je briefe donc les deux autres sur ce qui nous attend et c'est plein d'entrain qu'on quitte le logement à 9h50.
Bert me dit qu’il va devoir s’arrêter pour mettre un peu d’essence. Hier quand on a pris la
voiture de location, la jauge d’essence était à 1/3 remplie et idem quand on rendra la
voiture. Vous devez aussi savoir que j’ai le meilleur mari au monde (si si c’est vrai

), mais il a un énorme défaut (à mes yeux hein, car lui il est parfait !

)…il n’a pas d’esprit pratique/logique, mais alors rien du tout, zéro, nada, que dalle, bref tout l’opposé de moi !
Donc l’ambiance est (encore) bonne, Noémie s’installe côté passager, moi derrière et Bert est l’unique chauffeur.
Le trajet du jour
Pour aller à Oia, le
GPS nous fait traverser des villages puis emprunter la route qui serpente à flanc de montagne. On passe devant une station d’essence, puis une deuxième, une troisième (vous voyez arriver l’orage au loin ?!) et peut-être même une quatrième. La question "mais, tu ne voulais pas mettre de l’essence ?" tente par tous les moyens de sortir de ma bouche, mais à chaque fois je l’en empêche. Après tout, ce n’est pas moi le chauffeur et je ne suis pas sa mère
Donc après 20 min de route légèrement sinueuse que j’ai trouvé assez longue, au détour d’une dernière courbe Oia nous apparait. J’avais repéré quelques parkings via google maps, situé en contre-bas de la route, route qui quand on vient par le haut est à sens unique. On bifurque à droite, dans une toute petite ruelle qui descend, et là surprise le parking a une barrière baissée et est réservé à un
hôtel. Mais à gauche, sous le terrain de foot, il y a un terrain vague (la barrière est levée là) où sont parquées des voitures. On y va, Bert coupe le moteur et nous dit qu’il doit à tout prix faire le plein, car d’après le tableau de bord il ne reste plus beaucoup d’autonomie. Il consulte google maps pour trouver une station d’essence (on vient donc de passer devant 3-4 stations, vous vous rappelez ?) Et bien sûr, il n’y en a pas à Oia, que à Fira ou proche de l’aéroport. Là je craque (oui, je suis faible

), j’ouvre (un peu trop) ma bouche avec ma question et toi lecteur attentif t’as déjà tout compris…l’orage éclate

. A vous de faire les dialogues

. Plusieurs longues minutes plus tard, monsieur rallume le moteur et là, surprise, l’autonomie a augmenté. Bin ouais, c’est logique ! C’est ce qui arrive quand on roule en montagne avec les montées et les descentes. On décide donc d’aller visiter Oia et ensuite de prendre la route par la plaine (côté Est) pour rejoindre en ligne la plus droite et plate possible une station d’essence proche de l’aéroport.
Vous vous doutez bien que les nuages noirs sont toujours au-dessus de Oia, enfin de nos têtes, et que de ce fait la visite de ce village a certainement modifié le ressenti que j’ai eu.
Mais assez de blabla, place aux photos. On décide de laisser la
voiture là en espérant que la barrière sera toujours levée à notre retour. Autrement on est mal barré !
Afin que vous ayez une idée de la boucle qu’on a fait. Mon modo est de ne jamais passer deux fois par le même endroit, dans la mesure du possible bien sûr.
On attaque la visite très tardivement, genre 11h, par l’église Saint Georgios Oia Holy Orthodox Church
(sorry pour les noms, je les ai cherchés sur google maps, je ne trouve plus mon guide vert)
Et à côté se trouve l’église Holy Church of the Assumption of the Virgin
Première vue sur la corniche dans un sens et dans l’autre
Au début de notre parcours c’est encore assez calme mais une fois sur la ruelle principale et les spots les plus photogéniques la foule est partout, compacte

. Tout le monde veut se prendre en photo aux même endroit (qu’est-ce que je déteste cette mode des selfies !

). Les jeunes filles sont (presque) toutes habillées la même chose et font (presque) toutes les même poses (qu’est-ce que je déteste cette manie instagramable !!

). J’avoue aussi avoir cherché et photographié les plus beaux spots, après tout je suis moi-même une touriste, mais aucun selfie de mécol avec mon beau t-shirt quechua anti-transpirant
Les Américain.e.s sont aussi là et on les entend très bien. Qu’est-ce qu’ils peuvent être bruyant hors de leur pays !
Sur la place centrale nous voici face é l’église Panagia Akathistos Hymn
Et voici un des fameux spots
Et au loin le spot suivant nous attend
Au moins le message est clair
On s’y approche gentiment
Trois cents millions de touristes, et moi, et moi et moi…
Gentiment, mais sûrement les ruines du château St-Nicolas, posé sur un promontoire rocheux sont atteintes. La vue est ouverte sur la caldeira
L’objectif étant atteint, on décide de retourner à la
voiture en passant par d’autres ruelles que la principale, et c’était vraiment un bon plan, car on s’est retrouvé tout seul.
Les ruines du château que nous venons juste de quitter
Comme je consulte maps.me pour voir si on est juste, je me rends compte que j’ai loupé un point de vue que je voulais faire. On remonte donc à la place centrale et je m’en vais, seule, le chercher. Cette fois je le trouve assez facilement (il suffit de suivre les gens), je fais rapidement mes photos, retourne rejoindre les deux autres et on file à la
voiture.
Cette dernière est toujours là, la barrière est toujours levée et l’orage est parti sous d’autres cieux

. Nous quittons donc Oia, sans regret, en prenant la route qui longe la mer.
A la sortie de la ville, je vois qu’il y a bel et bien un grand parking public payant. Je l’avais aussi repéré, mais ne sachant pas si il était ouvert/accessible, et comme la rue est à sens unique, nous aurions dû faire un détour. Avec un réservoir plein, cela n’aura pas posé de problème, mais là on n’a pas voulu tenter le diable.
On voit bien la route prise à l’aller, elle "trace" dans la montagne. Au moins on aura vu une autre partie de l’ile
Quinze minutes plus tard, et sans devoir pousser notre véhicule, la station-service est atteinte. Bert fait mettre un petit peu d’essence. Un dernier arrêt au supermarché AB à Fira et à 13h on est de retour chez nous. Petit lunch salade avec vue depuis notre cuisine
Pendant que certains regarde la télé ou se repose, je décide d’aller me baigner dans la petite piscine (l’eau est glacée

, mais ça va une fois dedans à condition de bouger). Nikos est là et m’aide à déplacer le parasol à l’abri du vent contre la maison, car impossible de le garder ouvert sans qu’il ne s’envole (le parasol hein, pas Nikos) et impossible de rester en plein soleil. On discute un petit moment, il me raconte l’histoire de son airbnb. A l’époque c’était une cave où son grand-père faisait du vin. Il y a d’ailleurs quelques ceps à côté de la maison. Et cela fait 4 ou 5 ans maintenant qu’il a modifié la cave pour en faire des appartements. Il me dit aussi que le vent qui souffle sur l’île depuis plusieurs semaines est anormal. Normalement ça souffle un ou deux jours, mais jamais des semaines et que si cela devient la norme, il va devoir construire des abris en bois pour se protéger du soleil plutôt que des parasols.
Puis vers les 16h on reprend la
voiture pour aller voir la Red Beach cette fois, mais sans s’y baigner. Il faudra aussi vingt bonnes minutes pour y arriver. Le petit parking est complet, mais en attendant quelques minutes une place se libère.
Il faut marcher quelques minutes sur un chemin caillouteux avec de grosses pierres par moment. Rien de bien méchant, mais attention de ne pas se blesser si on est en nu-pieds/tongs
Nous n’irons pas plus loin que ce point de vue.
Sur le retour au parking que l’on distingue sur la première photo ainsi que Pyrgos qui est en hauteur
Il y a même une petite église/chapelle nichée à flanc de falaise
Puis petit arrêt à Akrotiri, au bord de la route, pour la vue sur la caldeira
Et on remonte à Pyrgos
Une fois à l’appart, et ne voulant pas y rester, je propose à ceux qui veulent venir d’aller explorer Pyrgos et sa colline. Bert se joint à moi tandis que Noémie préfère rester à la maison.
On profite de notre balade pour aller réserver une table pour le soir et on attaque la montée jusqu’aux ruines du château, point culminant du village. Ca grimpe bien et le soleil tape fort entre les maisons, mais c’est mignon comme tout, très calme et on ne croisera pas grand monde.
C’est vraiment très joli. On aime beaucoup ce petit village, bien moins touristique de Fira ou Oia et pourtant tout autant authentique
On finit par arriver sur les ruines du château, la vue est superbe
Puis le retour se fait par d’autres ruelles
Nous étions sur le mur en pierres situé en haut à gauche. D’ailleurs on décidera de venir demain soir pour le sunset
On se prend un petit apéro sur notre terrasse et on va souper vers les 20h d’où on aura un petit aperçu du couché du soleil
Franchement je n’ai pas eu de coup d’coeur pour Oia. Alors certes l’ambiance n’était pas au beau fixe, c’était blindé de monde, il faisait chaud et on y était trop tard, mais même ces jours, en triant et regardant mes photos je n’ai rien ressenti de particulier. Les points de vue sont très jolis, photogéniques et typique des Cyclades, mais je n’ai pas eu l’effet Wahhoou. Par contre j’ai adoré me balader dans Pyrgos qui a aussi des maisons blanches et des dômes bleus, mais bien moins de monde (quand nous y étions). Je suis très contente de ne pas y loger, car c’est vraiment la folie et je n’ose même pas imaginer ce que ça doit être pour le sunset et le soir. Pyrgos est vraiment un bon plan et le village est très central pour visiter toute l’île. Bien sûr ceci n’est que mon avis/ressenti. Quant à la plage rouge, c’est à voir si on a le temps. Cette falaise rouge est quand même spéciale.
Restaurants :
Soir : Kantoumi à Pyrgos. La terrasse est agréable et le personnel très sympa. Par contre je ne me rappelle plus ce qu’on a mangé. De la viande car Pyrgos n’est pas un village de pêcheur, dixit Nikos