Day 10
Enfin on y est ! Après ces 2 jours splendides, enfin Uyuni !! Ce pour quoi on est là.
Pour une fois, tout le monde est prêt au petit déjeuner ! Lever à 4h.
On quitte l'
hotel de nuit pour rouler une 20aine de kms. Dehors il fait encore nuit même si les premières lueurs apparaissent. Puis les voitures s'arrêtent et grosse discussion entre les chauffeurs. On patiente et voilà le topo. Aucune
voiture ne passe dans le Salar. Les autres groupes passent par la côte. Eux sont ok pour le faire. On ne leur met pas la pression mais nous sommes partagés entre nos envies t les risques qu'on ne maîtrisent pas. Notre sort est dans leurs mains.
Et finalement go, tout doucement. C'est absolument magnifique, terrifiant, n'importe quoi et génial. La première
voiture s'élance
Les premières minutes sont très spéciales ! On est pas rassuré. Mais on s'y fait. Et puis le cadre est juste dingue.
Le soleil se lève peu à peu. Difficile de croire qu'on est sur une terre ferme.
On repart et c'est la catastrophe qui devait arrêter, on sort du chemin. Panique à bord, crise de nerfs des espagnols, les guides sont emmerdés. On sort de la
voiture, l'eau est très froide. Et ce sont des scènes surréalistes entre ceux qui craquent, ceux qui jouent, ceux qui poussent. Bref, je m'en souviendrait de ce moment !!!

Notre guide bien emmerdé
Après plusieurs tentatives, on finit par se dégager, cri de joies, etc... on rassure notre guide, que c'est pas grave, etc Il aura un bon gros pourboire à la fin (en fait s'il y'a des problèmes avec la
voiture, ils ne sont pas payés, donc ne lésinez pas sur les tips. Et puis ils font un boulot de dingue entre la conduite, la logistique, les repas... quand je lis certains commentaires, je me dis les gars, redescendez un peu)
On repart et regagnons un partie plus immergée du Salar. C'est l'occasion de se sécher, se dégourdir les jambes et de faire les fameuses photos de perspectives. Pas trop mon truc mais tout le monde s'amuse bien - allez voir sur le net, y'a quelques chefs d'oeuvres marrant. Moi je suis crevé à avoir pousser la bagnole, les autres n'ont rien fait, à essayer de calmer les allemandes et les espagnols, bref je prends un peu de distance. Ca tombe bien, y'a de la place
On repart et c'est le moment de grâce ! La
voiture s'élance au milieu de l'eau. L'horizon se confond, les ciel devient l'eau et inversement. Pas trop de mot et surtout dans la
voiture, on a l'impression d'être dans un bateau. Nous traverserons pendant 2h le Salar ainsi, 3 petits points au milieu de l'océan. Et on comprend pourquoi il faut des guides. Et le Salar sous l'eau n'a lieu qu'en février / mars.
Un vrai rêve. On arrive au lieu de départ du Paris-Dakar, et l'île aux drapeaux. Je trouverai un beau spécimen. Et non je ne le suis pas, ayant un peu vécu là bas, et ils sont vraiment partout !!!!

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Et c'est l'arrivée à Uyuni, comme la fin d'un trip. La ville n'est pas jolie, mais y'a une ambiance. Dernier repas, on se change, essaie d'enlever tout ce sel. Les groupes se séparent. Certains restent, d'autres continuent en Bolivie ou vers l'Argentine. Nous repartons en milieu d'après-midi pour le retour à San Pedro. On en profite pour faire un petit tour, ça fait bizarre après 3 jours hors sol total
En repartant d'Uyuni, un petit passage au cimetière des trains. C'est dommage, le lieu est splendide dans son genre mais trop de graffitis.
Bien sûr on ne prend pas la même route au retour. C'est plus rapide et le rythme est plus élevé. C'est la fin du trip et c'est vrai qu'il y'a comme un phénomène de descente. Et puis la fatigue s'installe. Au mois ils ont arrêté de s'engueuler dans la
voiture.
Dernière halte en Bolivie
On roule encore un peu, le soleil tombe et on arrive dans un village pour y passer la nuit. Pleins de monde (les groupes qui viennent d'Argentine et de Bolivie). C'est lors du repas du soir qu'on voit le décalage dans les différentes prestations.
Fatigué mais heureux, les yeux pleins de bleu, de ciel et d'eau, je m'endors d'un coup.
Demain, journée de transition