J9
Petit dèj tellement copieux qu’on se fait avec l’autorisation de notre hôte des sandwichs pour ce midi. On part un peu avant 9 h, et le voilà l'Etna et il fume pas mal.
On arrive au pied de l’Etna un peu avant 10h.
On va voir ce qu’il est possible de faire, monter via le téléphérique plus les camions 4x4 coûte déjà 78€ par personne (belle augmentation en 1 an) et de là pas grand-chose de possible sans guide si ce n’est une petite marche vers un cratère secondaire. Tant qu’à être ici autant aller jusqu’au cratère principal avec un guide.
Allégé de 120€ / personne, le téléphérique et camion 4x4 sont compris dans le prix, la part du guide n'est finalement pas si chère, nous mettons de longues chaussettes et des chaussures hautes de rando fournies par les guides, casque et bâtons. Passage par le téléphérique puis route dans les 4x4 et c’est parti pour 1h45 de montée.
On va passer sur la coulée de lave du mois de mai, on grimpe tranquillement, on a quelques pauses où le guide nous explique différente choses à propos du volcan, de la dernière éruption, de la Sicile qui n’est pas une île volcanique mais bien sédimentaire sauf dans cette région. Il nous reste encore 15 minutes de montée quand on croise deux autres groupes qui eux viennent de descendre en ligne droite depuis le cratère.
On passe sur une zone où l’on voit la neige de cet hiver qui a été recouverte pas les cendre de mai. Et nous voilà en haut, avec vue sur le cratère,
il y a un gros nuage qui disparaît vite, et là....
les couleurs sont magnifiques, du vert du jaune, un peu de rouge, des fumerolles partout et de temps en temps un gros panache de fumée qui s’échappe d’une des bouches en grondant. Une petite bouche est apparue au fond du cratère il y a deux jours.
Le petit plus de tout ça, c’est qu’ici il fait frais !! Les guides ont même remis une veste.
Comme on marche bien les guides nous proposent, à condition de ne pas s’arrêter pour les photos, de passer entre deux des cratères principaux (donc celui qui a coulé en mai). C’est magnifique, un peu plus loin on s’offre une nouvelle pause contemplative de l’autre coté du cratère vu tout à l’heure.
Puis c’est l’heure de la descente (300m de dénivelé), tout droit à flanc de volcan sur les scories, les guides nous expliquent la technique, on plante le talon en premier, le buste légèrement en avant, on s’aide des bâtons et c’est parti. Notre fils est parti devant, on sera obligé, pour éviter de manger la poussière, d’en doubler certains qui mettent les pointes devant et qui glissent comme sur des ski.
La pause casse croûte se fait une fois le cratère descendu. On goûtera même un peu de vin de Sicile qu’un des guides à trimballé dans son sac depuis ce matin. On repasse par la coulée de lave de mai. Un guide creuse un peu et pose une feuille de papier qui s’embrase immédiatement, là dessous on est encore à 240°C. On fini par faire le tour du petit cratère secondaire.
Puis retour au parking par la navette. Il est 16h30. Ce fut une belle rando.
Plus bas la végétation reprend le dessus
On se dit qu’on a le temps de faire les cratères Silvestris.
C’est parti pour le supérieur,
mais pfff, on avance d’un pas on glisse de deux, est-ce la première rando qu’on a déjà dans les pattes toujours est-il qu’on décide de ne pas nous infliger ça, notre fils qui est déjà bien avancé finira de grimper et nous nous irons faire le cratère inférieur. Je crois que c’est la première fois qu’on abandonne une rando.
Après tout ça retour à la
voiture pour nous rendre à Nicolosi. Quand on arrive nos hôtes sont étonnés de nous voir, pour eux ils n’ont personne pour ce soir et nous nous avons bien une réservation.
Booking a annulé notre réservation auprès de nos hôtes mais sans nous prévenir. Ils sont un peu remontés contre
Booking, on comprend, mais nous serons quand même bien accueilli. Ce soir ce sera salade de tomates concombres à l’ombre de la terrasse.