4 août : La journée à 3 000 m
Ce matin, on laisse le van sur le parking et hop hop hop, on prend la 2ème benne du matin vers le
Pic Corvatsch. On est quasi seuls.
Plusieurs guides suggéraient de monter en téléphérique (2 tronçons) et de redescendre à pied par un soit disant joli chemin après avoir fait un crochet par un col. Vu d’en haut, les chemins ne sont pas terribles...
M. : C’est des pistes de ski, ça se fait en vélo, ça...
C. : C’est pas moi qui ai cassé mon vélo !
Vu qu’on a des cartes payées, on décide qu’on redescendra en téléphérique.
En haut, il y a essentiellement un café-restaurant et une fabrique du whisky le plus haut d’Europe… Mouais… C’est clairement un sommet de station de ski et ça sent un peu l’attrape-touriste en été, non ? Par contre, la vue sur la vallée de Saint Moritz est superbe

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A 9 h 45, nous sommes redescendus.
Nous passons par le
camping tout proche pour rendre le badge et payer notre nuit et roulons vers le prometteur téléphérique qui monte à
Diavolezza.
Là aussi, il y a un café-
hôtel-restaurant en haut et la plupart des gens se contentent d’y boire un verre face au glacier. Je n’avais repéré aucune balade, mais sur un dépliant je vois qu’on peut monter à un sommet, le
Munt Pers, en 1 heure, 300 m de dénivelé. Nickel

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Bon, déjà, arrivés en haut, à 2 900m d’altitude, la vue qui s’offre à nous sur le glacier est superbe !
Nous voilà partis pour la rando : allez, il y a moins de 10 km et moins de 500m de dénivelé, mais vu que l’on marche entre 2 900 et 3 200 m d’altitude, sur un chemin très caillouteux où il faut parfois avoir le pied sûr, la balade mérite le nom de rando

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Ça grimpe, donc… Et même pas mal sur la fin où le souffle est un peu court…
Mais en haut, quelle récompense!!! C’est magnifique

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Bon, nous sommes en tee-shirt à plus de 3 000 m

donc ce n’est pas très « normal »

… et on voit bien que le glacier a rétréci

…
Mais le panorama est superbe. Nous grignotons nos compotes, barres de céréales et Figolus en guise de pique-nique et nous redescendons de ce "petit" sommet.
De l’autre côté du téléphérique aussi, on peut monter sur les hauteurs. Dont acte.
Finalement nous redescendons en téléphérique en milieu d’après-midi… et là, la question se pose :
on fait quoi ? On va où ?
Initialement nous voulions rester un jour de plus dans le coin pour remonter le
Val Roseg… en vélo (large chemin limite carrossable, donc même pour moi avec mon vélo tout chemin, c’était faisable).
M. : On n'a qu'à prendre ton vélo, tu te mets sur le porte-bagage…
C. : Oui, c’est ça, bien sûr !!!…
Bref, vélo cassé et pas de place au
camping : on s’en va !
Nous faisons le plein de provisions à la Migros de Samedan et nous nous dirigeons vers la route du
col de l’Albula... où il y a plusieurs possibilités de bivouac.
Dès les premier lacets qui montent au col, ça y est, il n’y a plus personne !

Enfin presque puisque des vans sont déjà installés au bivouac au col.
Pas grave, j’ai un super coin un peu plus bas, sous un viaduc du chemin de fer.
M. est sceptique, mais l’emplacement s’avérera excellent

: on est en contrebas de la route, au bord d’un ruisseau, pile sous le viaduc du train… et surtout, tout seuls !!!

Le plus perturbant c’est quand un train arrive… Il monte parallèlement à la vallée, entre dans un tunnel qui passe
sous le viaduc… semble avoir disparu… et ressort après quelques minutes,
sur le viaduc, perpendiculairement à la vallée :hein : . En fait cette portion du chemin de fer enchaîne tunnels hélicoïdaux et viaducs, afin de prendre l’altitude nécessaire pour monter au col.

Ils sont fous ces Suisses !
Nous passons donc un bon moment à guetter les trains

… avant le traditionnel apéro-repas-dodo au calme, car la nuit, point de trains !
Les photos ? un récit un peu différent ? C'est ici :
https://www.myatlas.com/Licare/les-grisons/t/1141711
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