Jour 2 : Otavalo -> Mindo
Le programme de la journée est assez chargé.
Nous commençons par visiter le Marché d’Otavalo. En fait le vendredi et le samedi il y a 2 marchés. Le marché aux animaux et le marché artisanal.
Nous débutons par le marché aux animaux situé en périphérie de la ville.
Le Vendredi, il est consacré aux gros animaux (lamas, chevaux, moutons, …) et le samedi aux petits animaux.
A droite le marché en lui-même, à gauche des restaurants et des boutiques variées.
Aujourd’hui c’est samedi nous allons donc voir beaucoup de coqs et poules, quelques dindes et surtout des … cochons d’Inde.
Et oui, le cochon d’Inde n’est pas un animal de compagnie en Equateur

mais un animal d’élevage comme un autre, sachant que c’est un met très apprécié dans le pays.
Nous verrons donc des femmes avec des sacs remplis de ces mignons petits animaux qui poussent des cris stridents (d’où son nom de « Cui » en rapport avec son cri) en attendant de passer entre différentes mains. On vérifie si l’animal n’a pas de défauts, ni de membres cassés.
Chaque animal est attaché par la patte pour éviter d'aller courir après lui au moment de la vente
J'en profite pour photographier les femmes avec leurs coiffes traditionnelles indiquant de quelle ethnie elle sont originaires.
Pendant ce temps-là, le travail continue dans les champs avoisinants
De l’autre côté de la route, des petits restaurants servent des plats traditionnels toute la journée et en particulier le Horno – plat constitué de viande de cochon grillé avec différents légumes.
Le cochon trône sur l’étal de la boutique et la tête attend de trouver preneur car c’est le meilleur morceau de la bête.
La banane plantain est très présente dans la gastronomie Equatorienne, sous forme de beignets mais aussi grillée.
Après une petite heure à se promener le long de la route du marché, nous reprenons la
voiture pour se rendre au centre de la ville au marché artisanal. Celui-ci se tient en fait tous les jours, mais le week-end il déborde de la place principale.
Le guide nous fixe une heure pour le retrouver et c’est donc tous seuls que nous déambulons dans les rues avoisinantes.
Les principaux articles sont tous fabriqués dans la région en tissant la laine de l’Alpaga avec d’autres fibres (principalement acrylique).
Le guide nous avait briefé que la négociation fait partie du rituel de vente donc nous nous prenons au jeu (plus pour respecter la tradition que pour le prix lui-même déjà assez bas) et nous repartons avec quelques articles et déjà quelques cadeaux pour la famille.
A côté du marché artisanal, il y a aussi des étals de fruits et légumes, et nous découvrons un certain nombre de nouveau fruits comme la narancia et la « tomate de Arbol » sorte de tomate qui pousse sur les arbres.
Le maïs sous toutes ses formes
Les fameuses "Tomate de Arbol" qui servent à la fois pour des jus comme pour des sauces "Chili"
Quelques exemples de la soixantaine de variétés de Pommes de Terre qui poussent en Equateur
Il y a aussi des marchands d'épices (cannelle, anis étoilé, toutes sortes de poivres et piments, ...)
Je continue à mitrailler les hommes et les femmes avec leur chapeaux ou habits traditionnels.

Certains Otqvaliens (plutôt les gens âgés) ne se coupent pas les cheveux et portent un natte sur le côté .
On en profite aussi pour admirer l'enchevêtrement de câbles électriques et Internet

. C'est comme ca dans toutes les villes.
Puis nous partons pour notre prochaine étape : la Cascade de Péguche.
Il s'agit d'un lieu sacré dans la culture des indiens du pays, c'est la qu'au Solstice d'Été (date très importante du calendrier des Indiens), les Chamans et autres leaders de la communauté viennent se baigner pour se resourcer pour cette nouvelle année.
On commence par une petite marche dans la forêt.
Arbre à Papier dont l'écorce s'effrite en centaines de couches qui une fois séchées permettaient aux Incas d'écrire dessus.
Pour finalement arriver à la Cascade
Nous reprenons ensuite la
voiture pour aller visiter notre premier volcan.
En fait, il s’agit du lac qui se trouve dans le cratère effondré d’un ancien volcan.
La Lagune de Cuicocha tire son nom des 2 iles qui se trouvent en son milieu et qui ressemblent au dos du Cochon d’Inde, « Cui » signifiant Cochon D’Inde et « Cocha » Dos.
On distingue les 2 iles au milieu du lac
On peut faire le tour complet de la lagune mais cela prend 4-5H, on se contentera de marcher 45mn, le temps gris et le vent froid ne donnent pas vraiment envie d’aller au-delà du point dominant le lac.
Derrière nous, le volcan Imbura a toujours la tête dans les nuages
On reprend notre route vers Cotachi, petite ville célèbre pour ses articles en cuir. Après un bon repas

dans un petit restaurant de la ville, le guide nous laisse 1H pour nous promener autour de la place principale.
Comme dans beaucoup de villages en Equateur, la place principale est entourée de l’Eglise et de l’autre côté, du bâtiment de la mairie.
Dans celui-ci, nous voyons 2 artistes en train de restaurer une fresque.
Madame et Mademoiselle s’empressent d’aller discuter avec eux dans un mélange d’Espagnol, d’Anglais et de Français

.
Il s’agit de l’artiste et d’un de ses aides qui restaurent une fresque vieille de 15 ans et qui avait besoin d’un bon coup de jeune.
On continue notre balade dans Cotachi, classée parmi les meilleurs endroits à vivre de l’Equateur.
Puis, on rejoint notre
voiture pour prendre la route vers Mindo.
Il y a 180km entre les 2 villes mais du fait de la circulation (on est un dimanche après-midi et la route passe par la banlieue de Quito

) et de l’étroitesse des routes, nous mettrons pratiquement 4H pour arriver.
C’est donc vers 19h30 que nous arriverons à Mindo, petit village situé au cœur de la Forêt des Nuages et à notre
hôtel niché au milieu de la végétation.
La Forêt des Nuages porte bien son nom
Photos de l'hôtel prises le lendemain matin
Vu l’horaire, on décide de rester diner à l’
hôtel, puis dodo pas trop tard car bien fatigués par cette longue journée.
A bientôt pour la suite de nos aventures.
