Jour 4 - dimanche 14 août
Nous voilà au jour 4 du voyage, et déjà une première page se tourne, nous quittons Vancouver. Du coup, Florence nous fait remarquer que nous n’avons même pas vu le centre ville et ses grattes-ciels. Qu’à cela ne tienne, le détour par le centre-ville ne représente qu’une demi-heure. Nous voilà engagés sur le Lion’s Gate Bridge. Nous qui n’avons jamais vu le Golden Gate, nous lui trouvons un petit air de famille...
Nous traversons ensuite le centre-ville et ses buildings de verre. L’occasion de quelques photos volées au passage par Flo. Nous traversons ensuite des quartiers résidentiels comme dans les films, faits de routes larges qui se croisent…
Au bilan, Vancouver nous a paru être une ville très agréable!
La route jusqu’à la douane se passe sans aucun problème. Comme toujours en Amérique du Nord, les autoroutes sont agréable, tous respectent plus ou moins les limitations - Pascal a une dent contre les autoroutes allemandes et leur vitesse illimitée, ce qui fait qu’il y a des différences de vitesse énormes entre les usagers, ce qui rend la conduite bien plus pénible…
Par contre, une fois arrivés à l’approche de la douane, on se retrouve pour 30 minutes dans un bouchon. Il faut dire qu’à l’heure de l’Union Européenne (et de l’Espace Schengen pour nous autres les suisses), on est vraiment plus habitués au frontières terrestres en Europe Occidentale…
Puis voilà notre tour de passer la douane, depuis la voiture pour une fois (et non à la descente de l’avion comme d’habitude); nous tendons nos passeports à la croix blanche, ceux-ci ne posent aucune inquiétude au douanier. Par contre, il nous demande ce que nous transportons (normal). Comme toujours, nous la jouons carte sur table et expliquons que nous avons quelques chocolats suisses, ce qui est ok pour le douanier. Ensuite, nous tenons à lui dire que nous avons un spray au poivre - c’est quand même plus ou moins une arme; une décharge peut mettre un homme hors d’état de nuire. Là aussi, aucun problème pour le fonctionnaire. Pour nous, tout est en ordre, mais l’officier nous demande quand même si nous avons des fruits - presque par acquis de conscience. Le sourire en coin, nous lui disons, “oui, des pommes et des bananes pour notre fils”. Et là, c’est le drame! C’est à peine s’il ne dégaine pas son arme, nous ordonne de les jeter immédiatement. Hors de question de passer la frontière avec des fruits potentiellement porteurs de maladie originaires du Canada (surtout pour les bananes, tout le monde connaît les plantations de bananes du Canada ?!).
Conclusion : une banane est plus dangereuse pour les USA qu’un spray au poivre !
Ca deviendra notre running joke pour toutes les vacances! Dans le magasin, on prenait un fruit et on chantait la musique des “Dents de la Mer” ou de “Psychose” (la scène de la douche) ...
Malheureusement, la frontière n’est pas encore passée. Reste l’immigration. Cette fois, nous devons parquer la voiture et entrer à l’intérieur du bâtiment de la douane. Commence une attente de 45 min, au milieu de quelques touristes et de nombreux latinos. Après de longues minutes interminables à attendre, nous commençons à imaginer qu’ils ont fait exprès de faire durer l’attente, pour voir si certains d’entre nous deviennent nerveux… Il y a pas mal de douaniers qui vont et viennent, boivent des cafés, et très peu aux guichets.
Ce cinquième passage de l’immigration sera le premier à être pénible pour nous… Enfin, au final, tout est en ordre et nous pouvons reprendre la route - avec notre spray au poivre, mais sans nos redoutables bananes! Nous voici donc aux USA (et accessoirement, notre carnet mérite enfin sa place sur notre forum favoris, maintenant que nous sommes aux US).
Prochaine étape, le Safeway d’Anacortes pour compléter nos courses et acheter à nouveau des bananes

. Nous sommes à un mois de l’anniversaire de Pellok3, nous hésitons à commander notre gâteau ici...
Nous reprenons la route pour le Deception Pass State Park, un petit parc au niveau d’un détroit. Nous devons remplir un petit formulaire, le glisser dans une enveloppe avec quelques dollars et mettre le tout dans une urne pour y accéder. Nous aimons bien le système.
Nous profitons des tables pour notre pic-nic. Comme toujours, c’est très propre et bien tenu (les tables, poubelles et autres toilettes).
Une fois le repas terminé, Pellok3 s’occupe avec ses petites voiture - ce qu’il appelle sa petite enquête...
… papa photographie l’ambiance particulière que la brume maritime donne à ce lieu...
… et maman s’adonne à la photographie animalière. Ici, qui cherche des animaux (loutres, phoques?) photographie des … écureuils...
… Florence semble avoir trouvé un “nid”...
Même si ce ne sont que des écureuils, nous éprouvons néanmoins un grand plaisir à les observer!
Nous nous lançons ensuite dans une petite ballade dans l’espoir d’apercevoir le pont métallique qui fait la réputation du parc. Peine perdue dans cette brume:
C’est néanmoins l’occasion - vaine - de chercher à observer des animaux marins. Par exemple des loutres marines dont ces algues sont un habitat typique :
Pas grave, la ballade est sympa !
Avec quelques belles photos à faire!
Nous prenons ensuite la température du lieux sur une plage de galets, au grand plaisir de Pellok3...
Vient ensuite le moment de reprendre la route. Nous passons par le fameux pont, et constatons qu’il était libre de brume. Par contre, on voit sur la photo que la brume coule dans le détroit...
Pour rester dans le registre aéronautique, nous passons devant la base aérienne d’où provenait un des avions de l’Air Show de l’avant veille… Ici, deux A6 Intruders du temps du Vietnam.
Après 45 min de route, nous atteignons Fort Casey pour prendre le Ferry. Et c’est la douche froide, il y a une énorme file d’attente en cette fin de dimanche pour faire la traversée.
Un conseil à ce stade : il faut à tout prix réserver la traversée à l’avance. Ce que nous n’avons malheureusement pas fait!
Régulièrement, une employée de la société de ferries remonte la file pour faire remonter la file les personnes avec réservation. Au final nous poirautons deux bonnes heures avant d’embarquer. Ajoutées à l’heure de la douane, ça commence à faire beaucoup!
Pour tuer le temps, nous observons les arbres au dessus de nous… et c’est la surprise! Un pygargue à tête blanche juste au dessus de nous! Quelle chance, jamais nous n’en avions observé un de si près!
L’aigle est en pleine toilette...
C’est clair qu’il a remarqué Pascal et son objectif… Mais nous ne semblons pas le déranger… Il n’a rien à craindre de notre part!
Je ne résiste pas au plaisir de partager encore quelques photos… Cette rencontre animalière dans ce lieu inattendu restera un moment fort pour nous!
Enfin, nous pouvons embarquer sur le ferry - nous sommes la dernière voiture!!! Heureusement, car sinon nous étions quittes pour 45 min d’attente supplémentaire!
La traversée est l’occasion de très belles vues rue le Mount Rainier. C’est la première fois du voyage que nous pouvons apercevoir le volcan. Il est magnifique et semble surgir de nul part sous cet angle!
Après cette longue attente, nous apprécions de prendre l’air sur le pont, la tension retombant...
Nous prenons le ferry pour rejoindre la Péninsule Olympique dont le nom provient de ces montagnes...
Nous qui ne sommes pas habitués à l’océan, voir des bateaux est toujours spécial. Ce n’est pas tous les jours que nous voyons des remorqueurs...
… ou des paquebots (surtout pas avec un tel arrière-plan)...
… ou des cargos (oui Pascal a fait une fixette sur le Mount Rainier)
N’oublions quand même pas le Mount Baker...
Ces volcans en bord d’Océan sont réellement majestueux!
Nous arrivons enfin à Port Townsend qui est une charmante petite ville portuaire. Au 19e, elle concurrençait Seattle pour devenir la ville principale du Nord Ouest. Et bien, nous avons toutes les peines du monde à y trouver un restaurant. Au final, nous nous rabattons sur une pizzeria à l’emporter. Ici aussi l’attente sera longue - pour une pizza plus que moyenne (vous mettez de la viande hachée sur vos pizzas, vous?!). Nous allons manger en bord d’océan dans l’espoir de voir des loutres. Pascal a pour objectif pour ce voyage de voir des loutres à l’état sauvage et Port Townsend est réputé pour ses loutres. Peine perdue… nous les chercherons plus loin…
Il nous reste encore une heure de route pour rejoindre Sequim où nous logeons pour 2 nuits…
A bientôt pour la suite
Pascal et Florence