Episode 2 (la suite) – Le ciel dans une boîte turquoise
Acheté ! Elle est sublime.
Pas trop envie de se retrouver dans le métro avec la « jolie bête », alors on hèle un taxi. En 15 minutes on sera à l’hôtel. Mine de rien, il est déjà 16h45.
Titi n’en peux plus, on le laisse à l’hôtel. Et nous, c’est à pied que nous allons faire du shopping. Ni l’un, ni l’autre, adorons cet exercice, mais je veux acheter des jeans. Sur les conseils de Cessie

), nous sommes allés dans les magasins OMG, le nôtre sera sur Broadway, entre la 51st et 52nd St. Très bon choix, j’en essaie plein, j'en prends 2. Parfait !
On longe la 52nd St, direction la 5e Av. Puis on la remonte vers la 56th.
Et là, je vois la mine de mon mari. Tu ne veux pas entrer ici ?????????? Si, si, ça m’a l’air pas mal. « C’est juste pour regarder ».
On entre dans une légende, chez Tiffany.
Ici, même question qu’à Guitar Center : « c’est quoi votre budget ? ». Toujours aussi surpris par ce manque total de tact et de classe. J’ai bien compris, ils font le tri entre les touristes qui viennent juste regarder et les autres qui ont l’intention d’acheter. Mais…
Un gentil monsieur nous accueille au 3e étage. Comme je sais exactement ce que je veux, je lui dis : « la collection Infinity » Il nous la montre sur un catalogue virtuel, nous fais bien remarquer les prix (mais dis donc c’est une obsession chez eux) et je lui montre le collier que j’aimerais essayer. « Je vais le faire venir du coffre » Oui oui, j’attends !
Et mon collier arrive enfin. Wahou, il est magnifique, je l’adore

. Je regarde mon mari, il me fait un petit signe oui de la tête. Trop trop heureuse, merci mon amour !
Je vous raconte tout de même la petite histoire autour de ce collier. Je n’ai pas beaucoup de beaux bijoux, mais pour le peu que j’en ai, ils ont tous une histoire. La collection Infinity est sous le signe « infini » en mathématique. Quand notre fils était petit (mais encore maintenant) je lui disais « je t’aime comme un huit qui fait dodo ». D’où ce collier…
Il est 19h quand on arrive à l’hôtel et nous décidons de fêter dignement nos 2 achats de la journée. On prend un verre de blanc californien, au bar de l’hôtel.
Je ne vous ai pas encore dit où on logeait : The Algonquin Hotel : c’est un hôtel avec une histoire. Il a été construit en 1902, dès 1908 et jusqu’à ce jour, un chat s’y promène (actuellement, il est uniquement vers la réception) Ils ont eu plusieurs noms Billy, Rusty, Hamlet et en ce moment, c’est Madilda-3e du nom.
En 1933, à la fin de la prohibition (interdiction de la fabrication, le transport, l'importation, l'exportation et la vente de boissons alcoolisées), le propriétaire rouvre le bar et le comédien John Barrymore (grand-père de l’actrice Drew Barrymore) donne l’idée de mettre du gel bleu dans les lampes. Depuis ce jour, le bar est éclairé en bleu. En 2012, l’hôtel a été fermé pendant 9 mois pour faire peau neuve tout en gardant le style de l’époque.
Il y règne une atmosphère feutrée propre aux années 20 ; j’aurais bien vu un groupe de jazz ou Joséphine Baker dansant un charleston. Et quelques décennies plus tard, Audrey Hepburn, sortant du tournage de « Breakfast at Tiffany’s » allant boire un verre avec Marilyn Monroe.
J’espère que je ne vous ai pas ennuyé avec cette parenthèse « hôtelière ».
Il est tard, personne n’a envie de sortir trop loin ce soir, alors ça sera le Diner du coin et un dodo bien mérité.
Le top: tout avec mentions spéciales pour la guitare et le collier
Le flop : rien
Météo : toujours grand ciel bleu, mais il fait de plus en plus froid