J2 Malaga
La journée commence tôt. Trop tôt. Les enfants n'ont pas encore adopté le rythme espagnol ! Les parents auraient bien dormi un peu plus…
J'avais prévu une première journée plutôt tranquille. Pas grand-chose à visiter à Malaga mais il y a la mer, j'avais donc dit aux enfants qu'on pourrait aller à la plage s'il faisait assez beau. Et il fait plutôt beau ! Pas encore très chaud le matin donc ce sera plus ambiance balade et on réserve la plage pour l'après-midi.
Nous voilà donc partis arpenter les rue de Malaga, sans avoir oublié de mandater à nouveau le personnel de l'hôtel pour harceler le loueur de voitures afin de savoir ce que nous devions faire.
On reprend à peu près les mêmes rues que la veille au soir mais cette fois il fait jour et c'est beaucoup moins animé. Les terrasses des restaurant ne sont pas encore en service et puis, c'est dimanche, c'est donc plutôt autour des églises et de la cathédrale que se concentre l'activité. Ce que nous constaterons en arrivant au pied de ladite cathédrale.
Une petite pause s'impose sur la Plaza del Obispo (comme quoi, les chanteurs français sont appréciés en Espagne !) bordée sur l'un de ses côtés par l'imposante cathédrale, et sur un autre par le Palacio Episcopal, les 2 côtés restants étant constitués de terrasses de restaurants, une jolie fontaine trônant en son centre.
On entend une fanfare vers le côté gauche de la Cathédrale. Nous décidons d'aller voir ce qui se passe et nous prenons les petites rues (les premières d'une longue série dans les différentes villes visitées) en suivant la direction du bruit. On se retrouve finalement au point de rencontre de plusieurs fanfares, représentant apparemment diverses églises ; une dernière sort de la Cathédrale, et les voilà parties pour une sorte de mini procession ; il n'y a pas de christ ou de vierge portés mais juste des étendards et des "maîtres de cérémonie à l'avant du cortège. La musique est assez envoutante, parfois tout le monde s'arrête et on entend plus que les tambours, puis la progression reprend en même temps que les cuivres.
On abandonne la fanfare et on reprend notre propre déambulation dans la "juderia" qui nous mènera jusqu'à la place, assez animée, ou se trouve l'amphithéâtre romain au pied de l'Alcazaba, que nous allons visiter.
Un peu de street art dans la Juderia :
L'Alcazaba, construite par les Maures entre le XIe et le XIVe siècle, servait à la fois de forteresse et de résidence royale. Une bonne introduction à ce que nous trouverons plus tard à Séville (l'Alcazar) puis à Grenade (l'Alhambra). On commence doucement
Après une petite pause déjeuner, nous rentrons à l'hôtel prendre des nouvelles concernant la voiture de location. Comme la veille, impossible de joindre le loueur où que ce soit… Une étape viendra donc s'ajouter malgré nous au programme de l'après-midi. Résolu à en finir avec cette histoire, nous nous rendons à l'agence de la gare (moins loin que l'aéroport) où nous trouvons une employée à qui j'explique notre cas et qui nous fait un petit grigri sur le papier (date et signature, pas de tampon). On espère que ça suffira et on reprend le cours des vacances. Quoi qu’il en soit, on décide de mettre cette histoire de côté, ça n’a que trop duré !
La suite de la journée sera une balade le long du port qui nous mènera jusqu’à la plage promise aux enfants. Cependant, un brouillard aussi épais que soudain tombe sur la zone juste avant notre arrivée sur la plage. Pas de quoi nous refroidir, il passe d’ailleurs assez rapidement, par nappes. La plage est plutôt accueillante avec ses lettres découpées imitation sable assez sympas.
Mais lorsqu’on s’engage sur le sable, ça devient beaucoup moins agréable, j’ai rarement vu une plage aussi sale et il est difficile de trouver un coin où poser sa serviette qui ne soit pas rempli de mégots, papiers de glaces collants et autres détritus. L’eau est tout aussi douteuse et ça devient franchement glauque quand une petite fille passe près de nous en courant et en hurlant. Une rapide enquête de mes enfants révèlera la présence d’un rat mort flottant tranquillement au flux et reflux des vagues ! Je décide donc de faire sortir les enfants de l’eau et là, je vois le type chargé de ramasser les transats… uriner le long desdits transats ! Cette fois c’en est trop et nous quittons la plage sans regrets. Ce sera heureusement la dernière mauvaise expérience du voyage.
Nous retournons donc dans la zone piétonne du port qui est plutôt bien aménagée et on se pose pour manger une glace. Le soleil va bientôt se coucher et nous avons prévu de faire un tour de grande roue à la tombée de la nuit. Ca c’est plutôt sympa. On commence à prendre de la hauteur, c’est que demain, on part dans la montagne !
